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  • Ce travail propose une analyse cohérente de l'environnement médiatique, tous supports confondus, avec un éclairage inédit en France, inspiré des recherches internationales en cognition sociale. Il montre comment les représentations mentales et les représentations médiatiques sont en miroir l'une de l'autre. S'appuyant sur des exemples précis de contenus et comportements à risque (violence, pornographie, conduites ordaliques...) ayant suscité beaucoup d'émoi dans l'opinion publique, l'auteur démonte les mécanismes de la réception et de l'impact des médias. Son approche dynamique de la socialisation des jeunes par les écrans est complétée par des solutions pratiques et constructives pour les parents et les éducateurs qui répondent à leurs inquiétudes et leurs interrogations.

  • Deux constats préoccupent fortement aujourd'hui parents, enseignants et membres de l'Éducation nationale, éducateurs sociaux et judiciaires, responsables de MJC, centres sociaux, maisons de quartiers... D'une part, les filles sont victimes d'incivilités, pressions diverses, harcèlements ; d'autre part, les garçons obtiennent de moins bons résultats qu'elles dans bien des domaines. Cependant, devant cet état des lieux inquiétant et incontestable, il est hors de question de se laisser aller à la facilité et d'abandonner la mixité filles-garçons. L'auteur démontre qu'on peut réussir cette impérieuse obligation dans tous les lieux d'éducation, quels qu'ils soient.

  • Une leçon de civisme constructif par un formateur militant qui n'a pas perdu espoir dans l'institution scolaire pour laquelle il appelle la société à se fédérer et les enseignants à s'engager.
    La société a l'école qu'elle mérite ; l'école ne peut pas tout mais, sans elle, on ne peut rien. Or, aujourd'hui, sur qui peut-elle espérer s'appuyer pour réussir sa mission ? Il y a nécessité d'un consensus social à retrouver, nécessité d'une société qui se rassemble autour de son école et non qui se déchire à son propos, lui redonne sa juste place et participe avec elle à sa réussite. L'auteur pose des jalons pour avancer et, en s'appuyant sur son expérience d'enseignant et de formateur, il engage les adultes, enseignants et parents, à se mobiliser pour l'avenir de nos enfants.

  • Les parents et l'école n'ont plus aujourd'hui le monopole de l'éducation, d'autant que les modèles dominants d'autorité parentale accordent une attention particulière au développement personnel et à l'autonomie qui peuvent faciliter l'influence des discours extérieurs, celle des pairs comme celle des médias, sur les préadolescents. Après avoir évalué les risques médiatiques auxquels sont soumis les préadolescents et l'impact des régulations proposées par les institutions (classification des programmes en fonction de l'âge par exemple), l'enquête réalisée auprès de plus de 1000 préadolescents et de leurs parents permet de mieux comprendre les stratégies parentales d'éducation avec les médias mais aussi les stratégies des préadolescents eux-mêmes qui varient selon leur genre et leur environnement social. Elle incite à organiser une résistance adulte et citoyenne pour assurer une corégulation des médias compatible avec l'enjeu anthropologique que représente l'éducation des plus jeunes.
    Sophie Jehel, docteure en sciences de l'information et de la communication, agrégée en sciences économiques et sociales, ancienne élève ENS, a été chargée de mission auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel pendant quinze ans (1991-2006).

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