Langue française

  • C'est en 2013 que l'illustrateur Quentin Fovet fait son premier long voyage d'une année en Nouvelle- Zélande. Là, il s'immerge dans la vie de «backpacker», baroudeur sac au dos, sillonnant le pays du grand nuage blanc, avec la volonté de vivre au grand air, de parcourir le territoire de long en large, dans un van, à la découverte de ce pays-monde.
    Il en ramène un carnet de voyage coloré et humoristique, mettant en exergue les contrastes saisissants qui animent cette région du monde.

  • L'auteur-narrateur voyage dans les airs, sur terre et dans sa mémoire. Il nous convie, sur les traces de Blaise Cendrars, dans la Russie hivernale traversée par le transsibérien. Ecrit durant son voyage, ce long monologue est l'adaptation d'une pièce de théâtre intitulée " Mes pas captent le vent ", qui sera jouée à plusieurs reprises en 2011.

  • En septembre 2008, la NASA lâche 90 canards en plastique jaune dans le glacier Jakobshavn, au Groenland, pour étudier sa vitesse de fonte et les effets du réchauffement climatique.
    Depuis, aucune nouvelle. Les volatiles ont disparu. Où sont passés les canards ? Et qu'est-ce qu'ils pourraient nous dire des basculements de notre monde ?
    Un homme décide de partir à leur recherche et d'enquêter sur place. Il en fera théatre. Auparavant, voici dans ce passeport, sa quête des canards à Ilulissat, baie de Disko, Groenland, l'un des endroits qui cristallise les questions et enjeux climatiques de demain.

  • De quel rêve et de quelle réalité le Pays de Cocagne est-il l'image¦?
    «Au pays de Cocagne, plus on y dort, plus on y gagne», et de là viendra le mythe du pays d'abondance, dont Rabelais se fera le chantre.
    Mais le pays de Cocagne, c'est aussi, et avant même cela, le pays du pastel et de sa «cocagne», de la teinture bleue qui enrichira la région toulousaine et lauragaise et dont témoignent aujourd'hui nombre d'hôtels particuliers de la ville rose.
    Voyage dans le temps et dans l'espace du Languedoc historique, entre mythe et humanité, de l'âge d'or du pastel au patrimoine d'aujourd'hui, ce Passeport pour le Pays de Cocagne nous conte le rêve, l'histoire et le réel.

  • À l'occasion de l'anniversaire de la construction du Phare de Cordouan, il y 4 siècles, Jean-Pierre alaux, grand amoureux de la mer, revient sur son histoire parfois tourmentée, et sur le départ cette année du dernier gardien de phare en mer.

  • « Avec ce que je connaissais de la ville, mon regard n'était pas entraîné à comprendre ce petit bout de rue. Il a fallu que je prenne le temps d'apprendre à voir, à en différencier les éléments constituants, à les nommer, les ordonner. Le temps aussi de comprendre la vie à la maison, les relations entre les gens, entre les gens et les choses, entre la rue et la maison. En même temps que j'apprenais à me faire une idée, la plus juste possible de ce monde, nouveau, je réapprenais à être, ailleurs. Apprendre à être, c'était apprendre, par mimétisme, les gestes de là-bas, les gestes de chez les autres. Ceux qui leur sont faciles, et pas à nous. Ceux que le temps nous rend anodins. C'est alors là que je pouvais voir, et comprendre. »

  • " L'auteur n'a jamais, en aucun sens, photographié le Japon. Ce serait plutôt le contraire : le Japon l'a étoilé d'éclairs multiples ; ou mieux encore : le Japon l'a mis en situation d'écriture. " (extrait de L'empire des sens - Roland Barthes).
    " Juillet 2005 : J'arrive à Tokyo pour un séjour de six semaines... j'y vit désormais depuis cinq ans ! Je photographie, dessine, et note dans des carnets de vie ou de voyage cherchant l'image-mémoire. Je tente de quérir un moyen de toucher le moment et d'étaler sur un support des sensations, un vécu, une atmosphère ou une histoire de cette culture riche et originale. "

  • Ancienne colonie britannique revenue à la Chine en 1997, Hong-Kong est aujourd'hui la ville la plus prospère du pays. D'un siècle à l'autre, elle est devenue le théâtre d'une urbanisation galopante et l'une des plus importantes places financières mondiales. Alors où sont donc passés les sampans qui naviguaient dans la baie ? Les montagnes qui encerclaient le port ? Les gargotes où l'on se nourrissait sans regarder l'heure ? Ce Passeport pour Hong-Kong nous plonge dans l'autre voie de la Chine...

  • Les textes et les photos parfois improbables qui suivent, constituent un journal.
    Une photographie improbable est une photographie qui ne devrait pas exister. Prise sur un réflexe, à travers la vitre d'une voiture en marche, ou celle d'un train, sous un angle curieux.
    De fait, c'est un regard hors des conventions de l'homo touristicus que nous propose l'auteur : il observe la Chine, débarrassé du filtre de nos usages et coutumes et note bien souvent que ce qui semble relever de circonstances exceptionnelles, est ici, en réalité, tout à fait normal.

  • Architectes et urbanistes du monde entier le savent bien. La capitale du Brésil est construite suivant un plan d'une symétrie absolue, qui reproduit selon les uns l'image d'un avion, selon les autres celle d'un oiseau. Pour ma part, j'ai vite découvert qu'il s'agissait d'un volatile : un oiseau-carcasse, né géant dans le désert, mort à la naissance. Un oiseau aux ailes démesurées, qui aurait abandonné les formes mathématiques de sa mue au milieu du désert, avant de laisser fuir son âme.

  • Marcher dans Antananarivo.
    Parcourir les rues et ruelles, rechercher les strates d'une histoire qui se cache derrière la foule qui grouille et le silence des quartiers de la Haute Ville. Et plus proche, sous les yeux, la plaine encaissée et les marais asséchés. Les noms chantent : le dernier mont, la colline des jeunes gens, la butte qui fut nivelée, la petite forêt, les marais sans canaux... Que l'on quitte Tana ou qu'on y revienne, de toutes façons, de la route digue, elle vous la jouera lointaine...
    Lointaine et mystérieuse, ville sortant d'un lac, maisons grimpant la colline pour fuir l'étendue d'eau.

  • Laurent Barisy était officier de la Compagnie des Indes, comme la plupart des mandarins français majoritairement bretons, qui furent au XIXe siècle au service de l'empereur d'Annam.
    Ami d'enfance de Jean-Baptiste Chaigneau qu'il avait connu à Lorient, tous deux s'étaient retrouvés en Cochinchine et avaient combattu pour l'empereur Gia Long. Barizy n'avait plus qu'une fille, Hélène, lorsqu'il mourut. Son éducation fut confiée à Chaigneau, qui par la suite, devenu veuf, l'épousa. De retour en France, l'humiliation fut grande pour la Tonkinoise, qui ne fut guère acceptée à Groix, dans la famille de son père.
    Elle quitta l'île pour s'installer à Lorient. Ils vécurent chichement jusqu'à leur mort, dans un monde qu'ils ne connaissaient plus. Ce Passeport pour Hué revient sur cette épopée des mandarins français et sur l'histoire singulière de la Tonkinoise de Groix.

  • Québec, la verticale, regarde vers l'Europe du haut de ses toits de cuivre. Jusque sur les rives de son fl euve, elle porte la mémoire de son aventure politique et sociale. Bordeaux l'horizontale, suit la courbe de l'estuaire qui l'a nourri. Ses façades rectilignes racontent l'histoire de sa splendeur au front fi gé de mascarons de pierre. Claude Ader-Martin et Philippe Roy proposent aux «cousins» bordelais et québécois, une découverte parallèle de leurs cités jumelles.

  • Alors qu'il revient du Groenland, après une livraison de matériel à Paul- Emile Victor, le navire Le Pourquoi pas ? du commandant Jean-Baptiste Charcot, fait nune escale à Reykjavik avant de reprendre la mer pour Saint-Malo, le 15 septembre 1936. Pris dans une violente tempête, il sombre au large des côtes islandaises le 16 septembre. Le maître timonier Eugène Gonidec est le seul rescapé.

  • L'île de Cheju, au large de la Corée du Sud, majestueuse et envoûtante par la beauté de ses montagnes, fut le théâtre d'une répression sanglante en 1948. Cette année-là, le soulèvement de la population en lutte contre les inégalités sociales et pour un meilleur partage des terres, entraîne une véritable guerre civile. La dictature en place, soutenue par l'armée américaine alors basée en Corée du Sud, choisira alors l'extrême violence comme réponse à cet élan démocratique. L'île des pêcheuses de perles change brutalement de visage.

  • Un banquet autour de l'explorateur et navigateur Jacques Cartier, et voici l'occasion de revenir sur l'histoire des étranges indiens qu'il rencontra lors d'un voyage d'exploration du Saint-Laurent.
    Tout un faisceau de présomptions, des récits de voyages celtiques aux sagas scandinaves, en passant par les théories des Indiens Micmac, nous incitent à penser que des Celtes avaient pu mettre les pieds en Amérique du Nord vers l'an 500 de notre ère, soit environ un millénaire avant la découverte officielle de l'Amérique par un certain Christophe Colomb. Alors qui sont vraiment ces «naturels des Indes» dont nous parle Cartier ?

  • Saviez-vous qu'il n'y a pas de vagues à Miami ? Et que, par conséquent, le surf n'y est qu'une légende ? Saviez-vous qu'en cette ville, vos voisins sont écureuils ou perroquets ? Miami, Magic City entre pluie diluvienne et cagnard, non loin de laquelle, dans les Everglades, les alligators vous suivent paisiblement et peuvent partager votre eau de baignade. Ville où l'on rit autour d'une dinde au barbecue à Thanksgiving, où l'on pleure avec le quartier de Little Haïti lorsqu'un terrible séisme secoue l'île haïtienne. Alice Raymond nous livre ici les épisodes d'une immersion en territoire subtropical, la rencontre avec les habitants d'une ville terriblement contrastée, loin des (seuls) clichés d'un paradis de fête. Miami, Magic City, trop au sud pour n'être qu'américaine.

  • Passeport pour la Touchkanie est un improbable carnet de voyage dans un pays qui n'existe pas. Largement inspiré des anciennes républiques soviétiques, la Touchkanie est prétexte à l'invention d'un univers où se mêle dérision dans le fond et dans la forme, à travers les traces que tout voyageur peut produire : photos, billets, notes manuscrites, dessins etc. C'est donc à une vraie rencontre ethnographique, menée avec toute la rigueur qu'exige la complexité du peuple touchkan, que nous invitent les auteurs, premiers voyageurs occidentaux à avoir foulé ces lointaines terres. Légendes, traditions, culture, tout ce que vous devez savoir sur son peuple solidaire, uni dans le froid glacial de ses plaines ventées et industrielles, se trouve dans ce carnet inédit.

  • Le désir de comprendre et de dépasser les clichés et autres idées reçues, fait partir l'auteur pour l'Iran. Il écrit alors un journal de route qui relate au quotidien ses découvertes, ses rencontres et impressions en alternance avec des croquis, photos et témoignages. Ce voyage est l'occasion d'une confrontation avec un pays qui trouble et fascine l'Occident depuis toujours, et au-delà la découverte d'un peuple hospitalier à nul autre pareil.

  • C'était l'époque où le paysage était absorbé par le tout minier.
    L'Égypte noire avec ses pyramides de schistes sombres et ses galeries souterraines où s'activaient les mineurs de fond. C'était l'époque où l'on privait de liberté des serins pour les enfermer dans des cages posées en profondeur, pour y détecter l'insidieux puteux, le gaz carbonique qui asphyxiait les mineurs quand la ventilation des puits faisait défaut... La dernière fosse ferma en 1990, et une partie des terrils, ces montagnes noires constituées de cailloux indésirables qu'avait célébrées Zola dans Germinal, furent utilisés comme remblais d'autoroutes. Aujourd'hui, contre toute attente, la nature jadis refoulée reprend ses droits sur ces imposantes pyramides.

  • C'est en décembre 1967 que sort le premier Concorde des hangars toulousains, et en 1976 qu'a lieu le premier vol commercial de cet avion supersonique hors-normes. Il fut le résultat d'une collaboration étroite entre la France et la Grande-Bretagne. Réussite technologique incontestable mais échec commercial, l'avion fi t son dernier vol commercial entre New-York et Paris en 2003.
    L'auteur, Frédéric Dufourg, raconte ici cette expérience unique que fut son vol dans cet avion mythique.

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