Artois Presses Universite

  • La voix des consommateurs : affirmation, impuissance ou ambivalence ? Nouv.

    Cet ouvrage expose des résultats de recherche sur des sujets d'actualité importants en marketing. Il dévoile la richesse des pratiques expressives des consommateurs qui sont souvent tenues pour un mode d'expression de soi qui serait en lien avec leur émancipation.
    Cet ouvrage présente un regard différent, qui a été peu étudié en marketing. L'expression de soi par la consommation y est présentée comme un moyen de manifester des tensions de l'identité et plus encore, sa fluidité. La richesse des modes d'expression des consommateurs remet souvent en cause l'émancipation et le bien-être supposés issus des expériences de consommation et des relations avec les marques.
    Ces études réunies s'adressent à la fois aux enseignants en marketing et comportement du consommateur et aux étudiants.

  • Depuis la naissance du professionnalisme en 1932, plus de 500 footballeurs algériens jouent dans le Championnat de France. D'Ali Benouna à Zinédine Zidane, qui sont ces travailleurs immigrés du sport ? Et quelles sont leurs histoires ? En croisant des archives et des entretiens exceptionnels avec une centaine d'anciens joueurs et leurs proches, Stanislas Frenkiel révèle un pan méconnu de l'immigration algérienne en France. Loin des masques du business et du spectacle, il met en lumière trois générations de footballeurs professionnels dont les carrières sportives et trajectoires sociales s'inscrivent dans les ambiguïtés et turbulences du XXe siècle :
    Décolonisation et mondialisation, désindustrialisation et émancipation, démocratisation et professionnalisation du sport. À la suite d'une passionnante enquête de terrain en France et en Algérie, l'auteur dévoile un livre de référence sur l'immigration dans le football. Il est issu du remaniement approfondi de sa thèse de doctorat.

  • Ce volume comporte neuf communications données à l'occasion d'un colloque international organisé par le CREHS (Anne Gagey, Pierre Schneider, Marie-Odile Laforge-Charles et Stéphane Lebreton), qui s'est tenu à l'université d'Artois les 15 et 16 octobre 2014. Le grand intérêt des communications a poussé plusieurs collègues à en souhaiter l'édition. L'intérêt de cet ouvrage consiste à confronter différents champs disciplinaires sur la notion de frontière au sens propre comme au sens figuré : frontière linguistique, religieuse, économique, sociale, géographique, culturelle, artistique, religieuse et naturellement politique. On y trouvera dès lors des contributions (3 pour l'Antiquité, 6 pour le Moyen Âge) portant sur l'histoire, la géographie, l''histoire de l'art, l'archéologie et les religions, mais aussi des études linguistiques et culturelles. La définition et la perception de la frontière sont envisagées comme une zone de rencontres, d'échanges, de regroupements mais aussi comme une zone de confrontation ou de fracture politique, religieuse, militaire.

  • La Révolution française et les secousses qu'elle a durablement engendrées en Europe ont souligné de manière inédite l'influence du Verbe sur la politisation collective.
    Selon quelles modalités le bouillonnement rhétorique de la Révolution a-t-il été assimilé, mis à distance et pour partie réinventé en Europe occidentale dans le demi-siècle qui a suivi ? Quelle a été l'incidence de cette rhétorique fondatrice dans la politisation d'individus de toutes conditions sociales ?
    Du monde anglo-saxon aux confins méridionaux de l'Europe en passant par le territoire flamand, la rhétorique de 1789 a fait l'objet d'adaptations profondes, quand elle n'était pas franchement rejetée. En France même, loin d'une diffusion de valeurs républicaines directement issue du Verbe révolutionnaire, les analyses présentées ici suggèrent toute la complexité des entrelacements argumentatifs dans la maturation progressive d'un modèle politique national jusqu'en 1848.

  • Président de l'Alliance française pendant la deuxième moitié du XXe siècle, Marc Blancpain (1909-2001) contribua beaucoup au développement de cette institution chargée d'assurer le rayonnement de la culture française. C'est à ce titre qu'il rencontra Henri Bosco avec qui il entretint de solides relations d'amitié.
    Cette correspondance croisée entre Henri Bosco et Marc Blancpain couvre un quart de siècle (1948-1975). Les cent dix-huit lettres de ce volume dévoilent la construction d'une amitié profonde. Ces « prestigieux feux d'artifice » ou ces « petits bouts de braise expirant sous la cendre », comme les nomme judicieusement Bosco, frappent par spontanéité comme par leur qualité littéraire. Ils révèlent plusieurs facettes de la personnalité de l'épistolier, comme sa passion pour la Provence, pour la Grèce ou pour l'Italie, sa faculté de dissiper la gravité du quotidien par le recours à une veine facétieuse, ou encore ses dispositions à la satire et à l'autodérision.

  • Cet ouvrage est un dialogue entre des chercheurs venus d'horizon différents (sciences de l'éducation dans ses différentes composantes disciplinaires mais aussi philosophie, littérature, mathématiques, sciences et techniques sportives, psychologie sociale). Dans cet espace de dialogue et d'échanges scientifiques se rencontrent des chercheurs qui n'éludent pas les tensions intellectuelles possibles. C'est, au fond, le projet même des sciences de l'éducation, depuis leur refondation en 1967.
    Les chercheurs ont pensé l'objet éducation dans toute sa complexité et ont montré les tensions qui le traversent. L'ensemble est organisé en quatre parties : tensions entre le local, le national et le global, dans la transmission des savoirs, entre le dedans et le dehors, tensions épistémiques enfin.

  • Jamais étudiées jusqu'à présent, les relations d'Henri Bosco avec Frédéric Mistral, père de Mireille et du Félibrige, et les résonances entre leurs oeuvres, font l'objet d'un dossier exceptionnel dans ce volume 55 des Cahiers Henri Bosco : cinq poèmes de jeunesse inédits de Bosco en hommage au « Maître de Maillane », récemment retrouvés, et plusieurs études et témoignages de Christian Morzewski, Michel Compan, Jean-Yves Casanova (spécialiste de langue et littérature provençale) et Joyce Zonana (traductrice américain de Bosco et de Joseph d'Arbaud) sur la « provençalité linguistique » du romancier de Malicroix. Sandra Beckett revisite aussi dans ce volume Le Récif, l'un des derniers et très troublant roman de Bosco, et Hervé Signore y présente la belle édition du Trestoulas illustrée par Edy Legrand. À noter en fin de volume, outre la bibliographie annuelle établie par Arnaud Dhermy : un index complet de près de quarante années de publications dans les Cahiers Henri Bosco recensant tous les textes (y compris ceux de Bosco) et articles parus de 1972 à 2020.

  • Le volume n°13 (année 2020) rassemble plusieurs inédits exceptionnels, dont un nouvel extrait d'une version de Deux cavaliers de l'orage, ainsi que le carnet de travail pour l'année 1960, pendant laquelle Giono se fait cinéaste avec le scénario de Crésus. Mais c'est le dossier d'archives sur Giono pendant la Seconde Guerre mondiale qui constitue la pièce maîtresse de ce volume : plus de cent pages de documents, dont le fameux tract pacifiste à l'origine de sa première arrestation en septembre 1939, les procès-verbaux de déclaration, de déposition, d'interrogatoire, les rapports de commission rogatoire et de nombreuses lettres qui aident à comprendre pourquoi et comment Giono a pu paraître suspect de collaborationnisme à partir de 1942, avant que les témoignages de nombreux amis et des résistants bas-alpins ne le lavent de tout soupçon.
    La partie critique du volume reprend notamment les principales communications prononcées à l'occasion des « Rencontres Giono » de 2019 à Manosque, placées sous le signe des relations qu'entretient aujourd'hui l'oeuvre de Giono avec les préoccupations environnementales et l'écologie.
    Une bibliographie actualisée de l' « année gionienne » 2019 clôture l'ouvrage.

  • Le jeu d'interaction entre le vivant et la marionnette est au coeur des pratiques marionnettiques contemporaines. Il pose concrètement la mise en fiction, par le rapprochement de deux états de corps, dans la manipulation à vue, interrogeant la zone frontière qui les sépare. Ce jeu, où la hiérarchie de l'organisation des corps varie, révèle un espace de tension, de friction qui interroge différents niveaux de perception. Le manipulateur devient personnage, au sein d'une dramaturgie de l'intermittence, entre vie et retrait, exposant une quête identitaire. Les technologies numériques de l'image créent des espaces composés d'écrans, d'objets, d'ombres et de leurs projections, autorisant des dédoublements incessants qui bouleversent les mécanismes de réception face à la pluralité des modes d'existence des corps. La musique parvient à transformer la représentation de l'espace et du temps, faisant appel à notre perception multisensorielle. Cette dramaturgie du surgissement met le regard en travail, en opérant un basculement entre matérialité et imaginaire. L'interaction entre le vivant et la marionnette révèle ainsi par les mots, les corps et les espaces, les enjeux éthiques et politiques de ces prises de position.

  • De façon récurrente aujourd'hui, dramaturges, acteurs ou metteurs en scène se réfèrent à la musique pour désigner une composante majeure de leur travail, voire un « modèle d'écriture ». On se propose ici d'étudier ce phénomène en l'abordant sous l'angle du corps, et d'explorer les modalités de mise en relation entre le corps et le fait musical (qu'elle soit littérale, ou plus symbolique), dans les textes comme sur les scènes du théâtre moderne et contemporain, en en cherchant la source dans quelques figures phare du XXe siècle, pour se concentrer ensuite sur quelques dramaturgies très contemporaines. De quoi ce « corps musical » est-il donc le symptôme ? La question est aussi bien esthétique que politique. Une première partie de cette étude abordera les écritures, au sens large du terme ; la seconde traitera de la question du corps au plateau, de l'acteur à la mise en scène : qu'est-ce que le corps fait à la musique, et la musique au corps ? Et surtout, quel modèle de pensée, via cet imaginaire musical, vient informer la représentation théâtrale dans son ensemble ?
    Clôturant chaque partie, deux tables rondes, - l'une d'écrivains et traducteurs, l'autre de musiciens pour la scène -, permettent d'entendre des points de vue parfois divergents sur cette question de la musique et du corps dans le processus de création.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans un contexte de changements de l'enseignement supérieur :
    Massification, harmonisation des cursus de formation à l'échelle européenne et internationalisation de la recherche. Il interroge la manière dont se construisent les identités dans des universités nouvelles en émettant l'hypothèse que la proximité, déclinée de différentes manières, peut être un marqueur de ces dernières. L'analyse porte sur les pratiques enseignantes, la vie étudiante et la recherche principalement en France, mais avec une ouverture sur d'autres systèmes nationaux (Italie, Belgique, Etats-Unis).
    Ces universités nouvelles constituent des lieux incontournables de socialisation et d'émancipation pour les étudiants, qui exercent, d'après les enseignants qui y sont affectés une véritable mission d'universalité. La proximité renvoie surtout à la petite taille qui favorise les relations et l'émergence de groupes qui respectent toutefois l'expression des individualités. La proximité joue moins à l'échelle de la ville qu'à celui du territoire : c'est dans ce dernier que l'université trouve des ressources qui lui permettent de nouer d'étroites relations qui nourrissent notamment les partenariats de recherche.

  • Sont-ce les nouvelles formes de terrorisme qui sont à l'épreuve du droit, ou plutôt le droit qui est à l'épreuve et éprouvé par les nouvelles formes de terrorisme ? Le temps du droit n'est pas celui du terrorisme a souligné le professeur Dhommeaux dans son rapport de synthèse. L'objet de cet ouvrage collectif tend à préciser si les réponses du droit international et les réponses du droit français dans toutes ses disciplines sont efficaces pour contrecarrer la menace terroriste dans ses nouvelles manifestations.
    Les deux journées d'études des 5 et 6 novembre 2015 organisées par les doctorants du Centre de Droit Ethique et Procédures (CDEP) ont été l'occasion de fournir des clés pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui en France et dans le monde en partant de la conceptualisation et de la rhétorique du terrorisme jusqu'à l'indemnisation de ses victimes. Face à un phénomène mondial, la réponse doit être globale, et le droit à lui seul ne suffit pas en réalité à répondre à toutes les questions soulevées par les nouvelles formes de terrorisme.
    Aux côtés des questions juridiques, la lutte contre la menace terroriste suscite des points de vue religieux, philosophiques, sociologiques, linguistiques et culturels et politiques. Le succès de ces journées de réflexion s'explique par leur approche pluridisciplinaire et l'originalité des thèmes peu abordés sur le plan théorique et pratique. La transversalité des thèmes abordés, le désenclavement des disciplines et l'entrecroisement fécond de tous les débats de ces deux journées d'étude consacrées au "droit à l'épreuve des nouvelles formes de terrorisme" ont permis de favoriser la complémentarité des savoirs, l'esprit d'ouverture sur un phénomène devenu mondial et de prendre la pleine mesure de tous les aspects de ce phénomène à la fois ancien et nouveau.

  • La laïcité est-elle une spécificité irréductible du « modèle politique français » (Pierre Rosanvallon) ? Ne peut-on pas confronter le modèle français à d'autres modèles nationaux, et notamment aux formes de relation entre État et Églises adoptés par certains pays de culture latine (Amérique latine, péninsule ibérique) où les conflits ont été historiquement nombreux ? De même, il peut être évoqué l'Afrique de l'Ouest francophone, qui est marquée par le paradoxe d'une stricte laïcité publique et d'une forte religiosité populaire.
    À partir de ces trois situations culturellement, géographiquement et politiquement différentes, la notion de la laïcité telle qu'elle est pratiquée en France sera interrogée dans une perspective comparatiste. Est-elle un principe transnational et « exportable » ? Quels compromis entre celle-ci et les réalités locales ont été élaborés ? Cette tension entre idéal universaliste et la nécessité de composer avec des systèmes éducatifs différents - et changeants - sera au coeur de ce volume.

  • En littérature comme au cinéma, la fantasy accorde une place de choix aux enfants, qu'il s'agisse de les mettre en scène au Pays des Merveilles, dans un univers parallèle ou tout autre école de sorcellerie, ou de montrer comment l'on grandit quand le monde est peuplé de dragons. Les personnages d'enfants, garçons et filles d'apparence ordinaire mais recelant d'impressionnants pouvoirs, apparaissent comme des héros privilégiés, vivant de grandes aventures magiques, mais où il est fréquemment question de transition vers l'adolescence ou l'âge adulte : l'enfance en fantasy ne serait-elle qu'un point de départ qu'il faut quitter ? Quels sont les thèmes spécifiques liés au monde de l'enfance, quand celui-ci est empreint de magie ?
    D'ailleurs, peut-on considérer qu'il existe une fantasy pour la jeunesse distincte de la fantasy pour adulte ? Si l'enfance en fantasy est aussi variée que dans la réalité, peut-on véritablement définir ce qu'implique de grandir en fantasy ? À travers des études de grands classiques du genre, de corpus thématiques internationaux ou de la question de la réception de ces oeuvres en bibliothèque, ce numéro des Cahiers Robinson étudie la place de l'enfance en fantasy.

  • Drame marqué du sceau de la faiblesse du roi déposé, Richard II est une pièce fascinante, ambiguë et foisonnante d'images qui frappent lecteurs ou spectateurs.
    Le renversement du pouvoir qui s'y opère et la déchéance de Richard donnent à voir une " tragédie historique " qui annonce par plusieurs aspects certaines grandes tragédies shakespeariennes comme Le Roi Lear ou Hamlet. La réflexion ontologique naît ici de l'impossibilité du regard sur soi, paradoxale clairvoyance qui se manifeste lors de l'épisode du miroir brisé, puissante métaphore qui révèle les fêlures de l'âme.
    C'est aussi une conception politique qui fait place à une autre, à une vision plus conquérante, explorée par Shakespeare dans les trois autres pièces de sa tétralogie (1 & 2 Henry IV et Henry V). Les études présentées ici proposent des points de vue complémentaires et parfois contradictoires de la pièce de Shakespeare, envisagée sous différents angles : esthétique, théologique, historique, politique, idéologique ou dramatique.
    Ces lectures en français et en anglais, menées par de jeunes chercheurs ainsi que par des universitaires de renommée internationale, sondent la profondeur du texte shakespearien et en démontrent toute la richesse au moyen d'analyses fouillées et stimulantes.

  • Dans la pensée contemporaine, l'esclavage est considéré comme un crime contre l'humanité, parce qu'il nie des droits universellement reconnus (la liberté, l'égalité), en faisant de l'être humain une propriété, un objet. Pourtant, l'affirmation de l'homme en tant qu'être juridique porteur de droits subjectifs est historiquement et culturellement marquée. Il a pu exister, même en droit français, un droit objectif de l'esclavage. Cette réalité conduit à s'interroger sur la logique de légitimation de l'esclavage, et à l'inverse sur l'émergence d'une définition juridique de l'homme comme sujet de droit. Le centre " Éthique et procédures " et la faculté de droit Alexis de Tocqueville (Université d'Artois), à l'initiative de Manuel Carius et de Tanguy Le Marc'hadour, ont invité juristes de droit public ou de droit privé et historiens du droit à réfléchir sur les rapports du droit et de l'esclavage. Leurs contributions, limitées à l'espace juridique français, mais étudiant des époques et des lieux variés, analysent le code noir et ses évolutions, ou le droit international contemporain, en passant par le droit du protectorat marocain ou le statut de l'indigène en Algérie. Le droit de l'esclavage ayant longtemps cohabité avec son interdiction, on constate un relativisme juridique qui lui donne des contours imprécis, sur deux points : il fait de l'esclave un être juridique hybride, à la fois chose et homme, dont le statut varie avec le temps, et il désigne aussi " l'autre humanité ", susceptible d'être mise en esclavage, et " l'autre lieu ", l'ailleurs où existera l'esclavage. Il crée alors une altérité mouvante qui prend des formes différentes selon les époques et les lieux. Les contributeurs du colloque présentent ainsi une réflexion sur un droit pris entre exigence morale et intérêts économiques ou sécuritaires.

  • Ce volume constitue le deuxième volet d'une recherche que nous avons voulu consacrer aux écritures théâtrales pour la jeunesse dont le premier est paru en 2015 dans la revue Recherches et Travaux. Ici encore, il s'agit d'examiner comment le rapport à la jeunesse correspond moins à une thématique qu'à un engagement dépassant le seul théâtre destiné aux jeunes et interrogeant à la fois le monde et le théâtre, la jeunesse et les adultes soucieux de regarder le monde tel qu'il va depuis l'enfance.
    Cet engagement est ici plus précisément étudié via la focale de la poétique du drame - une poétique résolument plurielle qui ne manque pas de vivifier le champ de la littérature théâtrale contemporaine dans son ensemble. Attentif aussi bien aux poétiques de l'engagement qu'à l'engagement du poétique dans le théâtre de jeunesse, ce volume propose d'aller à la rencontre de dramaturgies et de voix singulières, telles celles d'Edward Bond, de Joseph Danan, de Daniel Danis, de Philippe Dorin, de Mike Kenny, de Claudine Galea, de Suzanne Lebeau, de Sylvain Levey ou encore de Dominique Richard.

  • Enfin disponible en librairie et désormais diffusée par Artois Presses Université, la Revue Giono rassemble et publie dans chacun de ses volumes annuels des documents et études consacrés à l'oeuvre du grand romancier auteur de Que ma joie demeure et Le Hussard sur le toit. Le n°11 (année 2018) fait la part belle aux inédits de Giono, avec la publication, assurée par Jacques Mény, des correspondances de l'écrivain avec Louis Brun, directeur des éditions Grasset, et Henri Pollès, libraire, qui fut le principal « pourvoyeur » de la bibliothèque de Jean Giono. Ces deux ensembles de documents présentent un intérêt exceptionnel pour la connaissance des relations ambiguës de Giono avec le monde de l'édition, et son commerce avec les livres. Autre inédit, le texte du journal et des carnets de travail de l'écrivain, édité par Christian Morzewski, et qui couvre dans ce volume les années 1959 et 1960, apportant un éclairage nouveau sur l'intérêt de Giono pour le théâtre, avec un étonnant projet d'adaptation par ses soins de son grand roman Le Chant du monde.
    La partie critique du volume reprend les communications prononcées à l'occasion des « Rencontres Giono » de 2017 à Manosque, placées sous le signe de la « cause animale ». Les relations des oeuvres et des personnages de Giono avec le monde animal, réel ou métaphorique, y sont explorées par les meilleurs spécialistes (Alain Romestaing, Marie-Anne Arnaud, Sophie Milcent-Lawson...).
    Enfin et comme dans chacun des volumes de cette revue très soignée, un luxueux cahier iconographique en couleurs présente une « belle édition » de l'oeuvre de Giono, ici celle de Colline illustrée en 1931 par Amédée de La Patellière..

  • La publication du grand récit inédit de Bosco, « Un voyage en Provence » (1962) prend fin dans ce numéro des Cahiers Henri Bosco, emmenant les personnages au terme de leur pèlerinage dans les hauts lieux de la Provence profonde chère au coeur de l'écrivain : après Avignon, Arles et la Camargue, l'itinéraire initiatique s'achève en Luberon.
    Au sommaire du cahier critique de ce volume, on trouvera le témoignage par Joyce Zonana de son expérience de traductrice de Malicroix pour le public américain, ainsi que deux études originales sur le thème de « l'enfant unique » dans l'oeuvre de Bosco (Françoise Jean), et sur « le flambeau des Malicroix » (Fabienne Langoureau-Morel). Enfin, en hommage à l'auteur du Mas Théotime, Monique Baréa trace un portrait tout en sensibilité de l'écrivain, et de l'homme.
    La rubrique bibliophilique tenue par Hervé Signore présente cette fois Le Sanglier illustré par Pierre Ambrogiani, et la bibliographie actualisée des études bosquiennes est établie par Arnaud Dhermy en fin de volume.
    L'ouvrage est coordonné et dirigé par Christian Morzewski, Professeur à l'Université d'Artois et rédacteur en chef des Cahiers Henri Bosco.

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