Patrick Mouton

  • La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu´est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d´ombre de l´un des drames les plus effroyables qu´ait connus la plus ancienne cité de France. et nous aide à nous en poser une autre, toujours d´actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l´épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.

  • Le plus grand événement de l'histoire de la cité phocéenne raconté en chapitres brefs et clairs. Le 26 mai 1720, au terme de son voyage annuel de négoce en Méditerranée orientale, le " Grand Saint Antoine " arrive à Marseille. Dans ses cales : des ballots de soie, des cuirs et des peaux finement travaillés, de précieuses cotonnades, du coton filé " de Jérusalem ", de la bourre de Damas, de la laine rousse, des sacs de cire etc. En tout une véritable fortune, appartenant aux principaux échevins de la ville et à de riches négociants, attendue avec l'impatience que l'on imagine pour l'opulente foire de Beaucaire, prévue au début de l'été.
    Mais le " Grand Saint Antoine " a dans ses flancs un tout autre passager, terrifiant celui-là : la peste bubonique, sous la forme de puces du rat, présentes au coeur de la cargaison. A bord, un homme, au moins, sait bien quel épouvantable danger va débarquer à Marseille. C'est Jean Baptiste Chataud, le capitaine du navire. Mais, malgré toutes les mesures préventives en vigueur pour protéger la ville, le fléau va s'abattre et causer la mort de cinquante mille personnes " intra muros " et autant aux alentours : Cassis, Bandol, Toulon, Arles et jusqu'à Alès, en Cévennes.
    Le drame de la grande peste de Marseille est un des temps forts de l'histoire de la plus ancienne cité de France. Mais, aujourd'hui encore, le public se pose sur ce sujet des questions qui, très logiquement, demandent, si possible, leur part de réponses. Le but de ce livre est d'apporter, ou de tenter d'apporter, sous la forme d'une mise au point très attendue, les réponses à ces interrogations, à ces zones d'ombre historiques qui, presque trois cent ans après l'arrivée du " Grand Saint Antoine " en vue de l'archipel du Frioul, suscitent chez de nombreux Marseillais, mais aussi un peu partout en France, la curiosité et l'envie d'en savoir un peu plus.

  • C'est Tailliez qui initie "Cousteau" au monde subaquatique. Il est à l'origine de la formidable aventure des «Mousquemers»: "Tailliez", "Cousteau", "Dumas" offrent la plongée moderne à des millions de passionnés."Le Commandant Cousteau" lui a dit: «Il y avait l'athlète, c'était toi. Et, chose extraordinaire, tu étais aussi le plus poète d'entre nous. Nous regardions les formes, toi tu regardais à travers les choses.»Né à Malo-les-Bains en 1905, touché dès son plus jeune âge par le virus de la mer, Philippe Tailliez devient officier de Marine, comme son père. L'univers sous la surface des flots le passionne: il est un des premiers chasseurs sous-marins des côtes pr ovençales. Esprit sensible, cultivé, auteur de pages parmi les plus belles écrites sur la mer, notamment dans "Plongée sans câbles" et dans "Aquarius", il participe aussi à l'épopée des bathyscaphes français, il est un pionnier de l'archéologie subaquatique et un des grands tenants de la protection de la vie marine."Patrick Mouton" a eu la chance de côtoyer cet alerte et enthousiaste nonagénaire entièrement ouvert sur le monde. Il nous permet de rencontrer à notre tour Philippe Tailliez, humaniste, témoin et acteur d'un siècle d'exploration du Sixième Continent.

  • Révélé au grand public par le film de Luc Besson, Le Grand Bleu, Jacques Mayol a marqué le monde de la plongée en apnée. Par-delà les records de profondeur, il a constamment recherché le moyen d'adapter la physiologie humaine à des immersions prolongées.
    Toute sa vie a été marquée par son goût des voyages et de l'aventure - notamment en Italie et au Japon, où son aura était extraordinaire -, ainsi que par son amour immodéré de la mer et son intérêt pour les dauphins, qui l'inspirèrent dans la pratique de son sport.
    Le 22 décembre 2001, à 74 ans, Jacques Mayol a mis fin à ses jours dans sa maison de l'île d'Elbe. Pierre Mayol et Patrick Mouton ont voulu raconter la vie exceptionnelle de cette personnalité hors du commun.

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