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Orly Castel Bloom
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Un biotope est un milieu offrant « des conditions de vie homogènes ». Ajoutez-y des habitants, vous tenez un écosystème. Orly Castel-Bloom règle son microscope sur le coeur de Tel-Aviv avec ses gratte-ciels, son trafic démentiel, ses SDF, ses escrocs immobiliers et, au centre de ce carrefour, un être humain démuni : Joseph Shimel, un presque frère du Joseph de Kafka, témoin attentif et victime ahurie de notre modernité. Quelqu'un a dit homogène ? Avec un humour tendre et ravageur, Orly Castel-Bloom revisite son cultissime Dolly City à l'heure épileptique des métropoles contemporaines.
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Pour dolly, tout est toujours possible - le pire surtout.
De visions inquiétantes en scénarios cauchemardesques, le cours de la vie de cette jeune femme, médecin à tel-aviv, s'infléchit définitivement à partir du jour où elle recueille un bébé abandonné dans un sac-poubelle sur le bord d'une autoroute. devenue mère adoptive malgré elle, dolly panique, dolly délire dans une métropole frénétique, misérable, "mutante", dévorée par son anarchique vitalité. né de l'alliance d'un imaginaire audacieux et d'un hyperréalisme très personnel, ce livre suscita, lors de sa parution en 1992, des controverses passionnées.
Ce premier roman inclassable sur les dérives du sentiment maternel et l'hystérie des cités des temps modernes signait avec éclat l'entrée sur la scène littéraire israélienne d'une romancière hors du commun.
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Parcelles humaines
Orly Castel-Bloom
- Actes Sud
- Romans, Nouvelles, Récits
- 1 September 2004
- 9782742751655
Un froid polaire s'est brutalement abattu sur tout le Moyen-Orient. En Israël comme ailleurs, la population, désorientée, tente de faire face à la catastrophe climatique intervenue en pleine deuxième Intifada. Mais la neige incessante étouffe les bruits du monde et brouille les repères... Pour exorciser une inquiétude aux multiples visages - des attentats suicide aux apocalypses cosmiques - chacun s'en remet à la mécanique du quotidien qu'agrémente l'inoxydable magie télévisuelle dispensatrice de quarts d'heure de célébrité et garante des plus fabuleux destins. Consommation d'images, de biens matériels, obsession de l'argent, vies atomisées ne se rejoignant qu'à la faveur d'un événement violent que le patient tissage du cocon personnel ne suffit plus à tenir à distance : c'est bien au coeur battant de notre temps sans frontières qu'Orly Castel-Bloom inscrit ce roman où, du riche héritier issu de l'élite ashkénaze à la simple concierge d'un immeuble des cités, de l'arrière-plan kurde à la jeune Éthiopienne devenue mannequin ou à la mère de famille divorcée tirant le diable par la queue, se trouvent représentés tout le spectre de la communauté juive israélienne et les inégalités sociales longtemps occultées par la problématique sécuritaire.
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orly castel-bloom est née, en 1960, à tel-aviv, où elle a étudié le cinéma à l'université et où elle vit encore aujourd'hui. comptée parmi les auteurs qui ont su provoquer ces vingt dernières années une véritable mutation de la littérature israélienne, elle a reçu, en 1990, le prix de tel-aviv pour la littérature et, en 2007, le prix leah goldberg (2007). son oeuvre est publiée en france par actes sud
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Elle s'appelle Mina et son mari Oved. Il travaille et nourrit la famille. Elle est l'irréprochable mère au foyer qui s'occupe des enfants et du ménage avec toute la ferveur qui sied à sa condition. Au sein de cette famille magnifiquement ordinaire, débarque un jour l'étrange personnage qu'est Flora, la grand-mère d'Oved. Mina s'aperçoit bientôt que celle-ci se débarrasse discrètement de la nourriture qu'elle lui prépare avec soin pour dévorer, littéralement, les manuscrits des scénarios que la jeune femme écrivait du temps de son ambitieuse et insouciante jeunesse.
Révoltée par la boulimie tyrannique de l'aïeule, dont elle a entre-temps appris sans perdre son sang-froid qu'elle était née en Crète au XVIIIe siècle, Mina finit cependant par accepter de s'embarquer en sa compagnie pour un fantastique périple dans le temps. Ce voyage sera pour l'exemplaire mère de famille l'occasion d'une radicale confrontation avec des questions aussi essentielles que celles de la création et de l'imagination, telles que notre époque s'emploie à les asservir. -
À travers l'errance géographico-politique des Castil, une famille (la sienne) qui cristallise à elle seule un pan d'histoire juive de la Bible à nos jours, l'auteur de Dolly City dynamite la saga familiale et signe un grand retour en fanfare. Avec sa singulière fantaisie grinçante et une liberté d'écriture renouvelée, elle réinvente la narration romanesque et livre un objet littéraire unique, appelé à faire date. Déroutant, renversant, salutaire.
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De ces dix-neuf histoires, toujours pétries en profondeur de la réalité israélienne, Orly Castel-Bloom dit qu'elles constituent "des tentatives de l'individu d'appartenir à la communauté humaine et de se laisser entraîner par le quotidien, de se mêler presque chimiquement aux autres, tout comme les radicaux libres, ces molécules ou éléments mobiles chargés d'air, qui suivent un sujet pour se mêler à lui.
Les personnages de ces histoires se meuvent au cours de leur vie sur un axe situé entre un arbitraire absolu et une signification momentanée. Et, dans chaque nouvelle, la mort les guette, exactement comme dans la vie réelle". oeuvre de la maturité, d'une force et d'une profondeur nouvelles, Les Radicaux libres est le neuvième livre d'Orly Castel-Bloom : l'auteur y atteint à une pleine maîtrise de son talent très singulier pour mettre en scène l'absurde en descendant jusqu'à "l'élémentaire" - comme pour cerner de plus près l'essentiel.
C'est dans cet esprit qu'il faut lire ces textes graves, urgents, mais toujours aussi burlesques d'un écrivain dont l'oeuvre ne cesse de s'imposer au plan international.
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Nouvelle "Alice au pays des merveilles", l'héroïne de ce livre se trouve précipitée dans l'étrange envers du décor de Tel-Aviv, métropole survoltée, hérissée d'obligations et d'interdits qu'elle transgresse avec une ardeur qui n'a d'égale que son ignorance du fonctionnement de la machine sociale contemporaine. Peu "qualifiée", insuffisamment "rentable", accumulant les erreurs et adoptant des comportements proscrits par les impératifs du paraître et de la productivité, la jeune femme pose les questions dangereuses et voit bientôt tous ses rêves démentis par la tranquille corruption morale de ses contemporains.
Dans une langue subversive qui élabore une véritable esthétique de la provocation, Orly Castel-Bloom, romancière de la révolte, met en pièces le périlleux conformisme d'un discours social absurde, cruel, soumis aux seules lois de l'intérêt et du pouvoir.