Nicole G. Albert

  • La castiglione

    Nicole G. Albert

    • Perrin
    • 1 June 2011

    Née en Italie, dans une grande famille d'aristocrates génois, petite fille choyée et adulée pour sa beauté, à 15 ans La Castiglione ne compte déjà plus ses admirateurs. Mais Virginia Oldoïni n'a pas que la taille bien faite. Son intelligence, une éducation soignée lui ont donné le goût de la découverte, du pouvoir aussi.
    Ainsi le nom de la comtesse de Castiglione, s'il est lié au Second Empire, désignera longtemps celui de la flamboyante favorite de Napoléon III, émissaire envoyée en France en 1855 pour séduire l'Empereur et défendre auprès de lui la cause de l'unité italienne. Pourtant cette femme, " la plus belle de son siècle ", égérie parfois haïe de ses contemporains, ultra élégante dont les costumes suscitaient le scandale aux bals des Tuileries, sera à titre posthume célébrée et reconnue.
    Délaissée par l'Empereur, elle sombre dans la dépression et se fait soigner par le célèbre docteur Blanche. Peu à peu son oeuvre artistique prend forme : la comtesse réalise elle-même plus de 450 portraits photographiques afin de célébrer sa gloire comme sa déchéance. La Divine Castiglione mourra folle et oubliée en 1899.
    Dépassant le purement factuel et l'extrapolation psychologique sans fondement, Nicole Albert s'est plongée dans les archives pour raconter à la lumière de l'histoire du genre mais aussi de l'art cette vie singulière. C'est là l'originalité de son travail, la regarder comme une artiste, pas seulement comme la courtisane qui la caractérisa jusqu'à présent dans les biographies qui lui ont été consacrées. Marginale sous le Second Empire, sa modernité apparaît évidente aujourd'hui.

  • Figure majeure de la Belle Epoque, Renée Vivien, disparue il y a juste cent ans, ne s'est aventurée dans le 20e siècle que pour y déposer une oeuvre en vers et en prose qui rayonne encore. Ce volume commémoratif marque le renouveau des études vivienniennes et consacre la postérité de cette "exilée de Mytilène" tournée vers l'intériorité et le monde hellénique, qui a largement alimenté sa mythologie personnelle.

  • Réédition de ce numéro du magazine humoristique le Rire de 1932 consacré aux lesbiennes.

  • D'une vie courte mais riche et agitée, Renée Vivien a su faire une aventure littéraire et une quête poétique. Issu de la journée d'étude organisée à Paris en 2009 pour commémorer le centenaire de sa mort, ce volume le prouve, qui explore et revisite de multiples aspects de son oeuvre, poésie et prose confondues : la question du genre, l'humour, les jeux avec la fiction, la place du platonisme et de la spiritualité, la relecture de Sappho.
    Depuis sa disparition en 1909, la postérité de Vivien s'est déclinée au pluriel, confirmant sa légitimité - et sa marginalité - dans les lettres françaises. La poétesse demeure plus largement une icône, une figure emblématique du saphisme dont la sépulture fait l'objet d'un culte discret mais vivace. Derrière l'image séduisante bien que mortifère de la muse 1900, la modernité de sa plume et de ses choix ne laisse pas de surprendre. Son oeuvre a repris le chemin des éditeurs, les études vivieniennes connaissent un nouvel essor attesté par la variété des contributions recueillies dans cet ouvrage. Celui-ci comporte d'abondantes annexes reproduisant des pièces rares ou inédites, lettres, photos, critiques et autres documents personnels destinés à enrichir l'exploration d'une figure littéraire singulière.

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