Marie-Christine Bureau

  • De la notion de progrès social de la fin du XIXe siècle à la crise de l'État social, Marie-Christine Bureau dissèque l'évolution des efforts humains pour améliorer le sort commun, au fil des décennies. La perte de légitimité des forteresses institutionnelles conduit certains observateurs à annoncer la fin de l'histoire et une crise des institutions, suscitant une recherche pragmatique de progrès, ici et maintenant.
    Dans un contexte de bouleversements à l'échelle planétaire (économiques, sociaux, culturels), le présent ouvrage invite à s'emparer de la question d'une nouvelle manière : comment penser ce qui surgit, ce qui émerge dans un monde bouleversé, sans perdre de vue le lien social ?

  • La révolution technologique dont l'imprimante 3D n'est qu'un des vecteurs les plus médiatiques a d'abord été portée dans des espaces qui ressemblent davantage à des garages qu'à des laboratoires de pointe. Animés par une même volonté de bricoler, détourner, récupérer, inventer, leurs promoteurs, les makers, sont à l'origine d'un mouvement culturel de transformation, par la pratique, des manières de faire, de produire, de consommer et d'apprendre. En expérimentant des formes inédites de fabrication par soi-même des biens de consommation, inspirées par un principe de libre accès aux outils et aux savoirs, ils ambitionnent de transformer leur environnement, leur vie quotidienne, voire la société tout entière.
    Cet ouvrage, issu d'une enquête au long cours, nous ouvre les portes d'une trentaine de hackerspaces, fab labs, hacklabs et autres tiers-lieux en France et à l'étranger (Allemagne, États-Unis, Sénégal) afin de comprendre ce que font concrètement les makers et l'impact de leur action sur le travail, l'économie, l'écologie, la formation, le droit, l'art ou les sociabilités.
    En analysant les valeurs communes comme les tensions qui structurent le monde du « faire ensemble », il prend au sérieux ses promesses de rupture avec le capitalisme et l'ordre industriel dominant pour les interroger. À quelles conditions ces nouveaux modèles de travail et de coopération constituent-ils une alternative durable pour la société de demain ?

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