Religion & Esotérisme

  • Histoire de l'eglise

    Jean-Pierre Béchu

    • Uppr
    • 15 February 2017

    L'Église satisfera-t-elle aux exigences d'un monde qui change si vite et si radicalement ? Sans doute n'a-t-elle jamais affronté autant d'épreuves qu'aujourd'hui : poussée du matérialisme et de la sécularisation en Occident ; violentes inégalités à l'échelle mondiale ; montée des intégrismes et fanatismes exacerbés ; nouvelles approches scientifiques de la matière bouleversant le questionnement métaphysique... Autant d'épreuves de tous ordres demandant à l'Église une ouverture et des réponses indispensables à sa pérennité. Beaucoup l'accusent d'immobilisme ou de conservatisme, mais c'est ignorer qu'au fil des siècles elle n'a cessé de braver des adversités, de vivre des reculs et des avancées en parvenant toujours à rétablir son rayonnement. Loin d'être une force d'inertie, elle s'est imposée comme une dynamique dans le développement de l'Europe. C'est pourquoi la connaissance de son histoire est nécessaire à qui s'interroge sur son aptitude à relever les défis du XXIème siècle.

  • Le protestantisme apparaît comme une mosaïque complexe de particularismes et, pour cette raison, il semble a priori difficile d'en saisir l'expression la plus authentique. Ce pluralisme tient à l'essence même du protestantisme fondée sur le principe de la liberté chrétienne, clairement défini par Luther, et constamment repris par les théologiens protestants. Il s'explique aussi par les contextes culturels, sociaux et politiques des pays où la Réforme a muri, et ce d'autant plus que les protestants se sont partout fortement impliqués dans les problèmes de leur temps. C'est pourquoi leur histoire les a conduits à l'apprentissage du dialogue et de la démocratie, à l'esprit d'entreprise et à la modernité. Libéralisme économique, avancées sociales, féminisme ou valeurs républicaines sont redevables à l'éthique protestante dont le grand apport au XXème siècle est l'oecuménisme. De telles contributions gomment l'idée d'un puzzle éclaté d'Églises au profit de celle d'une profonde unité. Jean-Pierre Béchu réussit, avec toute l'aisance et l'autorité qui font sa signature, à composer un texte aussi dense que fluide pour rendre compte de la grande complexité de ce thème incontournable pour qui veut comprendre plus en profondeur notre actualité.

  • Histoire de l'orthodoxie

    Jean-Pierre Bechu

    • Uppr
    • 15 February 2017

    En 1054, l'Église d'Orient se sépare d'avec Rome et prend le nom d'Église orthodoxe. Cette rupture résulte d'une incompréhension croissante entre les parties orientale et occidentale du monde chrétien, chacune ayant muri dans des contextes historiques et culturels différents. Avant tout sensible au mystère de Dieu, la pensée orthodoxe, étrangère à l'esprit juridique de la Rome antique, ne partage pas avec la pensée occidentale le besoin de tout définir et de tout enfermer dans des dogmes. Elle se présente comme un syncrétisme entre la culture grecque, attachée à la rationalité de l'homme, et la spiritualité orientale, fortement marquée par l'expérience mystique. C'est pourquoi l'Église orthodoxe prend volontiers plus de distances avec le monde que l'Église romaine : la contemplation et la prière intérieure lui semblent les voies les meilleures pour approcher l'Invisible. Depuis leur réconciliation avec les catholiques en 1965, les orthodoxes ont beaucoup oeuvré en faveur de l'oecuménisme tout en conservant leurs spécificités liturgiques et ecclésiales.

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