Jean-Paul Guérard

  • Repas idéal

    Jean-Paul Guérard

    • Edilivre
    • 30 March 2018

    Quel repas idéal ? Ce livre vous permet de reprendre en mains votre alimentation, avec vos objectifs, vos possibilités, pour vous ou votre entourage, même s'il est éclectique. Ceci en utilisant les aliments que vous connaissez déjà, ou en innovant si vous le désirez. Vous consommez certainement déjà des protéines végétales, vous en maîtriserez le concept ! Vous saurez que penser du bio. Vous saurez gérer votre poids (maigrir !), l'activité physique, l'avancée en âge, les inflammations chroniques, l'arthrose, les troubles digestifs les plus fréquents, être plus intelligent (non, c'est fait si vous lisez ce livre !). Nous aborderons clairement l'importance de notre psychisme dans notre alimentation. Vous saurez manger sans gluten, sans lactose, être végétarien,  végétalien, ou flexitarien !

  • Dans les années soixante-dix, un jeune enseignant est chargé par son ministère d'aller observer les systèmes éducatifs de différents pays.
    Ce voyage à travers des contrées imaginaires sert de prétexte au développement d'une série d'utopies (ou plutôt de contre-utopies) qui font ressurgir ironiquement les questions récurrentes du débat sur l'éducation : finalité de l'école, problèmes de la sélection, de l'évaluation, de la répartition de temps scolaire, des méthodes adoptées etc.
    On passe ainsi de la Probatie, où les ministres n'arrivent jamais au bout de leur réformes successives, à la Boltavie, où l'on commence par apprendre les choses les plus complexes, par souci d'efficacité ; en Caliganie, le week-end dure cinq jours ; dans la principauté de San Lucro, les élèves reçoivent de l'argent ou sont mis à l'amende, suivant leurs résultats ; en Sistercie, on apprend la même leçon toute l'année, chez les Phigrailles, c'est uniquement le rire ou les larmes qui servent de base éducative.
    La présentation sous la forme de carnet de voyage confère une sorte d'épaisseur réaliste à ces contrées imaginaires, nous plongeant à l'occasion dans une histoire récente (le livre commence par nous transporter dans « démocraties populaires » d'avant la chute du rideau de fer) .
    C'est donc en fin de compte à un voyage à la fois satirique, fantaisiste et onirique que le lecteur est invité, autour de la toujours actuelle question scolaire ; et les enseignants bien sûr, mais aussi les élèves et leurs parents y retrouveront aisément l'écho (souriant) de leurs préoccupations.
    Comme chez Swift, le propos conjugue des allusions assez précises à la réalité familière avec une dimension imaginaire plus marquée, suivant les contrées traversées. Face aux débats idéologiques autour de l'école, ce livre, on l'a compris, prend le parti de l'humour, ce qui n'exclut pas forcément quelque portée critique.

  • Destiné, tout comme leur précédent opus Petit almanach des mestiers improbables et disparus, à tous ceux que le réel ennuie, cet ouvrage est à l'histoire des sciences ce que l'étymologie populaire est à l'origine des mots : une rêverie qui prend résolument le parti de la fiction, préférant à la vérité sa « semblance ». Ce petit almanach, « à la manière d'un Diderot et d'Alembert » des plus insolites se présente comme un catalogue d'inventeurs aux activités improbables.
    Il va sans dire que les biographies relèvent de la plus pure « fantaisie ».
    C'est aussi le parti du pastiche qu'a embrassé le graphiste, en imaginant des illustrations « à la manière de... » chargées moins d'illustrer le texte que de dialoguer avec lui dans le même esprit, c'est-à-dire en toute liberté créatrice.
    Cette « forgerie » de l'imaginaire a connu d'illustres pionniers, et l'on pourrait ajouter à cet inventaire poétique et savoureux : Les Petits Métiers de Tony Duvert, Le Marchand de seins de Ramon de la Serna, Le Pointeur de cloches de Courteline, Le Tueur de mots de Pérec...
    Pour ne rien dire de Rabelais dont la verve et l'invention verbale ont, en quelque sorte, servi de référence.

  • Après les mestiers et les inventeurs, ce nouvel Almanach de Guérard et Plantive plongera les amateurs de merveilleux dans les ravissements de la Botanique improbable : s'il est préférable d'éviter de garer sa voiture sous le contredansier, le lecteur trouvera profit à installer une citrouille charentaise dans son séjour, gage de soirées paisibles et de soupes roboratives ! Sans oublier les précieux conseils du jardinier pour chasser les limaces, sélectionner les champignons comestibles ou connaître à coup sûr le temps du lendemain (voire du jour même).
    Comme le précise l'un des cinquante-deux dictons qui accompagnent ce précieux ouvrage, " C'est en lisant qu'on devient liseron ".

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