Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 14/08/2021

Ariane Bayle

  • Ce travail comparatiste étudie la posture énonciative du boniment et ses rapports avec la production fictionnelle dans quatre oeuvres comiques du XVIe siècle : le poème macaronique de Folengo, Baldus (versions de 1521 et 1552), les romans de Rabelais, de 1532 à 1552, l'anonyme espagnol Lazarillo de Tormes (1554) et le roman du pamphlétaire élisabethain Thomas Nashe, The Unfortunate Traveller (1594). Aux seuils de la modernité, alors que le livre se trouve pris dans un réseau commercial élargi, souvent difficile à maîtriser, la promotion du récit par une figure auctoriale bouffonne, comparable au charlatan ou au mauvais prédicateur, permet de discuter les pouvoirs respectifs de la transmission orale et de l'imprimé. En interrogeant les mécanismes de la croyance, cette prise de rôle figure, sur un mode ironique, les tensions entre un auteur faisant l'éloge d'un bien idéal et son lecteur curieux. Elle déplace finalement la réflexion sur la fiction, de la traditionnelle alternative vérité-fausseté, vers une autre question : à quoi la fiction est-elle utile ?

  • Si la Renaissance a été l'âge conquérant des grandes découvertes, dans les bagages des explorateurs et voyageurs se sont glissés le sexe et la mort. Se répand partout en Europe une maladie nouvelle, sexuellement transmissible, dont les enjeux scientifiques et sociétaux sont immenses. Morbus Gallicus, plus couramment nommée en français la « grosse (ou grande) vérole ». Également nommée mal français, mal napolitain, puis syphilis, la maladie devient au XVIe siècle un objet de débats non seulement parmi les savants mais dans la société tout entière. Avec l'apparition de la grande vérole, c'est tout le regard sur la sexualité qui se transforme.
    Anthologie de cent textes, les auteurs confrontent le discours de médecins, de savants, de voyageurs, mais aussi de poètes et de romanciers.

  • Rassemblant des sujets aussi résolument variés que la comédie gréco-latine, le vaudeville, ou le journal de Bridget Jones, ce volume considère la manière dont la littérature peut dire l'émancipation féminine du point de vue décalé qu'est le rire. Le rire permet une mobilité des identifications, une reconfiguration des groupes et une recomposition de cet "autre", et devient dès lors une arme subversive : on peut rire de soi, des stéréotypes du féminin, rire contre les hommes ou contre les autres femmes.

empty