Anne-Marie Dubois

  • Dès les années 1950, il y eut un véritable engouement des psychiatres du monde entier pour ce qu'on appela alors l'« art psychopathologique ». De nombreuses recherches sur les productions artistiques des malades mentaux furent alors menées. En se remémorant l'exposition qui eut lieu à l'hôpital Sainte-Anne en 1950, cet ouvrage, qui reproduit de nombreuses oeuvres françaises et étrangères, met en perspective l'histoire de la Collection Sainte-Anne et celle de la psychiatrie entre les années 1950 et 1970.

  • Au-delà de l'engouement du monde artistique et psychiatrique pour « l'art des fous », puis pour « l'art brut », la Collection Sainte-Anne a toujours su garder sa singularité, comme support de réflexion quant à l'identité de l'homme qui s'engage dans un processus de création, qu'il soit malade ou non.
    Ce livre présente les oeuvres, parfois fort anciennes et rares, qui sont à l'origine de ce fonds. Elles sont remarquables par la multiplicité de leurs styles et de leurs intentions. Certaines ont permis, en 1949 et en 1950, à l'artiste Jean Dubuffet et au médecin psychiatre Robert Volmat de confronter leurs conceptions respectives de l'art et de la folie, au travers de la présentation inédite des mêmes artistes.

  • Le deuxième volume de la série de l'art des fous a l 'oeuvre dort inaugure la présentation des oeuvres majeures de la collection sainte-anne.
    Le fonds du centre d'etude de l'expression, dirigé par anne-marie dubois, a été créé en 1954 par robert volmat. il contient près de 70 000 pièces (textes, carnets, dessins, peintures), oeuvres diverses réalisées par des aliénés à sainte-anne ou dans d'autres hôpitaux, entre 1880 et 2006. ce nouvel ouvrage, catalogue raisonné, se consacre aux oeuvres les plus anciennes de la collection, celles dont les auteurs ont vécu au début du xxe siècle.
    A cette époque, toutes ces créations étaient des initiatives personnelles, des expériences à la fois vitales et artistiques, des marques d'existences moins marginales qu'il est coutume de l'imaginer. emile gros-brun, auguste millet, celle dont on ne connaît que les initiales h. a. r. , guillaume pujolle et bien d'autres encore, ont réalisé, avant 1939, les oeuvres représentées et commentées. présenter la collection sainte-anne au travers d'une démarche chronologique et documentaire répond à la nécessité de situer les productions qui la constituent dans une double histoire: celle de ces artistes, dont il ne reste parfois que quelques éléments biographiques, et celle de l'histoire de l'art dans laquelle, envers et contre toute idée reçue, ils s'inscrivent le plus souvent.

  • Ce premier d'une série de quatre volumes De l'Art des fous a l'oeuvre d'art est un préalable à la présentation raisonnée de la Collection Sainte-Anne. Il pose la question des liens entre folie et création - même si cette discussion remonte à la nuit des temps. Cet ouvrage expose les outils, qu'ils soient philosophiques, psychiatriques, psychanalytiques ou artistiques, qui permettent d'avancer dans cette recherche de liens ou d'absence de liens entre maladie et génie. Quoiqu'il en soit, si les liens entre création et folie intéressent de façon permanente les acteurs du monde culturel et artistique, les oeuvres issues des collections hospitalières et les artistes qui en sont les auteurs sont diversement perçus - parfois stigmatisés - selon les époques et selon les idéologies dominantes. Un des objectifs de cet ouvrage est de redonner à ces oeuvres comme à ces artistes une place qui leur est souvent interdite. L'autre objectif est de raconter l'histoire singulière de la constitution de la Collection Sainte-Anne. Cette Collection hospitalière, tout à fait remarquable par son nombre, sa diversité et sa qualité, sera par la suite présentée chronologiquement dans trois autres ouvrages. Ce repérage historique montrera à quel point certaines oeuvres de la Collection s'inscrivent non pas dans une histoire marginale, mais bien dans l'histoire de l'art contemporain. C'est peut-être ce que Jean Dubuffet voulait dire en déclarant : "Le vrai art, est toujours là où on ne l'attend pas".

  • De l'art brut aux années pop : voici le quatrième volume de la série De l'art des fous à l'oeuvre d'art consacrée à la Collection Sainte-Anne.
    Il fait suite à la présentation générale du fonds (vol. 1), et aux oeuvres de la première moitié du XXe siècle (1900-1939, Du réalisme au fantastique, vol. 2 ; 1939-1950, Une collection venue d'ailleurs, vol. 3). 1950-1970... l'auteur se penche sur les processus de création qui semblent être pour l'artiste tantôt inhérents, tantôt étrangers à lui-même : la folie comme le recours aux paradis artificiels sont questionnés.
    Le comble du vide réoccupe une place laissée vacante dans l'histoire de l'art avec les oeuvres de Fikret Moualla, Maurice Blin, Charles Schley... - ainsi que celles des "oubliés de 1950 ", en leur temps mises à l'écart. Présenter la Collection Sainte-Aime au travers d'une démarche chronologique et documentaire répond à la nécessité de situer les productions qui la constituent dans une double histoire : l'histoire de ces artistes, dont il ne reste parfois que quelques éléments biographiques, et celle de l'histoire de l'art dans laquelle, envers et contre toute idée reçue, ils s'inscrivent.

  • L'art-thérapie connaît un engouement sans cesse croissant au sein des institutions de soins. Les ateliers à médiations artistiques se multiplient, et la demande des patients augmente considérablement dans de nombreux pays. Les techniques thérapeutiques de l'art-thérapie sont utilisées dans de nombreux domaines (psychiatrique, éducatif, social, etc.). Cette diversité rend complexes la définition et la pratique de l'art-thérapie, mais aussi la formation des arts-thérapeutes. L'art-thérapie est pourtant un outil spécifique d'aide et de soin qu'il est indispensable de pouvoir cerner et décrire.
    Cet ouvrage fournit tous les repères nécessaires à la compréhension et à la pratique de l'art-thérapie. Il expose dans un premier temps les fondements historiques, conceptuels et théoriques de l'art-thérapie, avant de présenter les différents types de médiation (arts plastiques, modelage, écriture, musique, théâtre et danse). La participation de spécialistes et les cas cliniques développés permettent de saisir les spécificités de chaque discipline. Enfin, l'ouvrage offre toutes les indications nécessaires à la pratique concrète de l'art-thérapie, selon la structure psychique et les symptômes du patient.
    Ce livre est destiné aux thérapeutes désireux de constituer un atelier d'art-thérapie et à toute personne intéressée par les psychothérapies à médiation artistique (psychologues, paramédicaux, éducateurs, etc.).

  • Couloirs aux plafonds de verre taillés dans le tissu urbain, les passages couverts parisiens connaissent leur apogée sous la Restauration. Ils sont les héritiers architecturaux du souk oriental dont ils reprennent les coupoles et la juxtaposition des boutiques mais aussi du cloître monastique dont les arcatures rythmant la déambulation donnent le modèle de la répétition régulière des travées commerciales.
    Les galeries parisiennes présentent l'immense avantage, dans une ville largement dépourvue de trottoirs et d'égouts, de permettre un cheminement à l'abri des intempéries et des voitures. Ces raccourcis commodes deviennent vite des lieux d'attraction et s'offrent, selon l'expression de Walter Benjamin, en « rues lascives du commerce ».

    La grande refonte haussmannienne de Paris sera fatale à beaucoup de passages, emportés par les percements des larges avenues et des boulevards. Les intérêts se déplacent, tout comme changent les formes du commerce... faisant de la vingtaine de galeries couvertes encore accessibles des parenthèses désuètes au coeur de la ville.

  • Pour la première fois de leur histoire, le Musée d'art et d'histoire de l'hôpital Sainte- Anne (MAHHSA) à Paris et la Collection Prinzhorn de l'Hôpital universitaire de Heidelberg s'associent. Un thème unique a été imaginé pour réunir des oeuvres de ces deux collections : celui de l'humour. Le mot d'esprit, la plaisanterie, la caricature sont en fait fréquents dans ces deux collections. Il est question de montrer que « folie » ne va pas nécessairement avec « drame », que certains artistes qui ont été malades peuvent manier le non-sens et la dérision avec talent, distanciation et drôlerie.
    Erstmals arbeiten das Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) (Museum fu¨r Kunst und Geschichte des Krankenhauses Sainte-Anne) in Paris und die Sammlung Prinzhorn des Universitätsklinikums Heidelberg zusammen. Um die Werke der beiden Sammlungen zusammenzufu¨hren, fi el die Wahl auf ein einzigartiges Thema: den Humor. Geistreiches, Ulk und Karikaturen sind in der Tat häufi g in diesen beiden Sammlungen anzutreffen. Es soll gezeigt werden, dass „Wahnsinn« nicht unbedingt mit „Drama« einhergeht und dass manche Ku¨nstler, die krank waren, auf talentierte, distanzierte und witzige Art mit Unsinn und Spott durchaus umzugehen vermögen.

  • Exposition organisée par le Musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne, du 31 janvier au 31 mai 2020.
    L'artiste et écrivain allemande Unica Zürn, de son vrai nom Nora Berta Unica Ruth Zürn, naît le 6 juillet 1916 à Berlin. Après des études commerciales, Unica Zürn devient scénariste et auteur de films publicitaires jusqu'en 1942. A partir de 1939, sa mère l'introduit dans la haute société nazie. En 1949, année prolifique, elle publie ses premiers récits en prose dans la presse, réalise plusieurs contes radiophoniques et fréquente le milieu du cabaret.
    C'est en 1953 qu'elle rencontre Hans Bellmer qui devient son compagnon, et ce, jusqu'à la fin de ses jours. Lui écrit, elle compose des anagrammes et des dessins. A la même époque, elle rompt de manière définitive tout contact avec sa mère qui l'avait associée à la «période criminelle nazie».
    1956 est l'année de sa première exposition personnelle parisienne à la galerie Le Soleil dans la Tête. Et en 1959, elle participe avec Hans Bellmer à l'Exposition internationale du surréalisme chez Cordier. En 1957, elle rencontre Henri Michaux qui lui inspire le personnage de son roman « L'Homme-Jasmin ».
    À la suite d'une dépression nerveuse et d'une « crise » schizophrénique, elle fait un séjour à la clinique Wittenau et une première tentative de suicide. Pendant une dizaine d'années, les crises alterneront avec des séjours en clinique, à Sainte-Anne à Paris (septembre 1961), à La Rochelle, à Maison-Blanche à Neuilly-sur-Marne (1966, 1969 et 1970). En clinique, elle dessine à l'encre de Chine et peint. Le 19 octobre 1970 autorisée à sortir de Maison-Blanche où elle est internée depuis 1969 , elle se rend chez Bellmer et se suicide en se jetant par la fenêtre de son appartement.
    Cette exposition s'inscrit dans la continuité historique des présentations de la Collection Sainte-Anne, et de la préfiguration des prochaines salles d'exposition du musée dans l'ancienne chapelle de l'hôpital.

  • Quand la création échappe au symptôme - La collection Sainte-Anne Cet ouvrage est le cinquième volet des parcours chronologiques qui ont été proposés depuis septembre 2017 au MAHHSA. Il est en quelque sorte la dernière étape des expositions de préfiguration de ce que sera le futur musée permanent.
    Cette fois-ci encore, le propos vise à clarifier la notion d'art psychopathologique déjà abordée lors des précédentes expositions du Musée. Il s'agit de questionner notamment les processus de lectures des oeuvres au travers des concepts élaborés dans les années 60-70 par les médecins pour décrypter les oeuvres de leurs patients, pratique qui n'a plus cours aujourd'hui.
    Sur le plan artistique, les oeuvres exposées se situent parfaitement dans le contexte artistique de cette époque, entre la figure, le paysage, jusqu'à l'abstraction. Il est question de présenter onze artistes di?fférents avec, pour chacun d'eux, un corpus d'une dizaine d'oeuvres. Plus de la moitié d'entre elles n'ont encore jamais fait l'objet d'une exposition.

  • L'art-thérapie est un outil spécifique d'aide et de soin. Cet ouvrage se propose de fournir tous les repères nécessaires à lacompréhension et à la pratique de l'art-thérapie. Il expose dans un premier temps les fondements historiques, conceptuels et théoriques de l'art-thérapie, avant de présenterles différents types de médiation (arts plastiques, modelage, écriture, musique, théâtre et danse). La participation despécialistes et les cas cliniques développés permettent de saisir les spécificités de chaque discipline. Enfin, l'ouvrage offre toutesles indications nécessaires à la pratique concrète de l'art-thérapie, selon la structure psychique et les symptômes du patient. Cette nouvelle édition étoffe la partie dédiée à la musicothérapie (la voix comme médium), la partie dédiée aux évaluations desrésultats et des techniques de l'art-thérapie. De nouveaux cas cliniques sont ajoutés, une partie dédiée aux activitésocupationnelles est proposée afin d'en faire la distinction avec l'art-thérapie.

  • Cet ouvrage traite de l'art-thérapie à médiation graphique et picturale pour la prise en charge de l'enfant.
    Il aborde en trois grandes parties :
    - les différentes étapes du développement de l'enfant, en lien avec son activité grapho-picturale, les références théoriques concernant la place du dessin d'enfant en pédopsychiatrie, en psychologie et en milieu éducatif ;
    - la psychothérapie à médiation artistique avec ses cadres, dispositifs et consignes. L'accent est mis sur les similitudes et les différences d'un tel dispositif, chez les enfants et chez les adultes, et une partie est dédiée à la formation et l'éthique de l'art-thérapeute.
    - les développements cliniques sont enfin proposés avec des parcours de soin et des cas cliniques.

  • Sur les 30 à 100 millions d'espèces qui existent probablement dans le monde, nous en connaissons à peine 1, 9 million. Aurons-nous le temps de découvrir les autres avant qu'elles ne disparaissent à leur tour ? Seuls la disparition des mammifères nous émeut, mais quand on brûle un hectare de forêt, on fait probablement disparaître un million d'espèces qui vivent dans le sol ou dans la canopée. Les grenouilles et, plus généralement, les amphibiens sont très représentatives des espèces en danger comme des ressources de la biodiversité. Or, d'ici la fin du siècle, on s'attend à ce que la moitié des espèces que l'on connaît ait disparu ! Puisque, hélas, on sait qu'on ne pourra pas les sauver (déforestation, changement de mode de vie ou d'agriculture), au moins faut-il se donner les moyens de les étudier. D'autant qu'en perdant ces reflets de la biodiversité, nous perdons de merveilleux outils pour mettre au point des médicaments ou des traitements nouveaux. Ainsi, l'étude de la Rhéobatracus silla, découverte en 1973 et disparue en 1990, a permis de comprendre un mécanisme très étonnant qui a ouvert la voie des traitements de l'ulcère de l'estomac : cette charmante grenouille australienne, victime de la culture du bois et de la disparition des rivières qui s'en suit, avale ses tétards à peine pondus, et les garde bien au chaud dans son estomac le temps qu'ils soient prêts à affronter l'extérieur, sans les digérer !

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