FeniXX rédition numérique (Les Éditions de Minuit)

  • On parle beaucoup, ces temps-ci, de la "classe ouvrière". Romanciers, sociologues, économistes, journalistes et hommes politiques, tout le monde exprime sur le sujet une opinion plus ou moins qualifiée, plus ou moins désintéressée. Tout le monde, sauf, jusqu'à présent, les ouvriers eux-mêmes. Mais voici le témoignage de Daniel Mothé, "P. 2" aux usines Renault. A l'occasion des événements de ces deux dernières années (les luttes syndicales, l'affaire hongroise, la guerre d'Algérie et le rappel des disponibles, le 13 mai et l'instauration de la Ve République), il trace un portrait vécu du métallo parisien. Que ce soit à propos du rôle des syndicats, de la solidarité prolétarienne ou même de la conscience de classe, on verra que ce portrait diffère sur plus d'un point de l'image un peu mythique à laquelle nous avait habitués, depuis cent ans, une certaine "littérature". Aussi bien, au moment de repenser les problèmes, convenait-il d'en définir exactement - et de l'intérieur - les données.

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