Viviane Hamy

  • " "Jubilatoire, enchanteur, génial, fantastique, inclassable, brillantissime...' Les lectrices ne ménagent pas leurs louanges à Fred Vargas. Il faut reconnaître qu'avec Pars vite et reviens tard, la romancière ne lésine sur aucun moyen pour nous scotcher à notre fauteuil. " Elle
    On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ?

    À l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : " Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. "

    Ce livre a reçu le Prix Des Libraires 2000, le Grand Prix des lectrices de Elle 2002, le Prix du Meilleur Polar Francophone 2002, et le Deutscher Krimipreis 2004 (Allemagne).

  • " Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains. Quant à savoir dans quel rayon le classer, peu importe. Vargas est unique en son genre. " Téléobs
    " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? "

    Ça amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs ; en leur centre, prisonniers, un débris, un déchet, un objet : trombone, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et des psychiatres. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite " suintent " la cruauté. Il le sent : bientôt, de l'anodin on passera au tragique.

    L'Homme aux cercles bleus, paru en 1990 (réédité en 1996 aux Éditions Viviane Hamy), était l'acte de naissance du commissaire Adamsberg. Après une longue absence, il réapparaissait en 1999 dans
    L'Homme à l'envers. Entre-temps, on découvrait la trilogie des " Évangélistes " (
    Debout les morts,
    Un peu plus loin sur la droite,
    Sans feu ni lieu), où trois jeunes chercheurs " dans la merde " - Mathias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le contemporanéiste – cohabitaient dans une baraque pourrie de la rue de Chasle.

    Ce livre a reçu le prix du Festival de Saint-Nazaire 1996.

  • " Fred Vargas griffe cet écrit au loup d'une prose incisive et singulière. Non contente de faire la peau au polar franchouillard, Fred Vargas le hisse au sommet. La meute des "crime writers" anglo-saxons n'a qu'à bien se tenir ! " Le Monde des Livres
    Le mardi, il y eut quatre brebis égorgées à Ventebrune, dans les Alpes.

    Et le jeudi, neuf à Pierrefort.

    Un loup solitaire ? Roué, cruel, avec son cul bas sur ses pattes grises ? La Bête du Mercantour.

    Mais au village de Saint-Victor-du-Mont, tous n'y croient pas, à la Bête. Ce n'est pas une Bête. C'est un homme. Un loup-garou.

    Elle
    était étendue dans la paille crottée, sur le dos, les bras écartés, la chemise de nuit remontée jusqu'aux genoux. À la gorge, une blessure avait laissé échapper un flot de sang.

    À Paris, devant son poste, Jean-Baptiste Adamsberg – le rêveur et " sylvestre " commissaire de
    L'Homme aux cercles bleus – guette les nouvelles du Mercantour. Il ferme les yeux. Son enfance pyrénéenne, la voix des vieux...
    Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit.

  • " Il suffit de voir la correspondance entre Moby Dick et le lion de Belfort, et de remâcher cette phrase : "La quête des paroxysmes à l'essentiel, qui est ordinairement caché." Et on obtient un franco-polar hilarant et de qualité. " Le Canard enchaîné
    Un hêtre peut-il pousser en une seule nuit dans un jardin, à Paris, sans que personne ne l'ait planté ?

    Oui. Chez la cantatrice Sophia Siméonidis ; et elle n'en dort plus. Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux. Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins " dans la merde ", aidés par l'ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

    On retrouve ici les qualités et l'humour de l'auteur de
    Ceux qui vont mourir te saluent (Éditions Viviane Hamy, 1994) que la presse a largement salué.

    Ce livre a reçu le prix Mystère de la Critique 1996 et le prix du Polar de la Ville du Mans 1995.

  • " Savoir surprendre, amuser, tenir en haleine le lecteur avec autant d'intelligence et de grâce ne mérite qu'un mot : merci, Fred Vargas ! " Le Figaro
    " Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien. "

  • " Fidèle à son style, Fred Vargas vient de conquérir définitivement son statut de reine française du polar. " Le Figaro Magazine
    " – Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg d'un ton uni. L'Ombre ?

    Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps.

    – Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde.

    – Humeur sombre ? suggéra le commandant.

    – Quelque chose comme cela. Autour de nous.

    Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ?

    – Depuis quand ? demanda-t-il.

    – Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages. "

  • " Avec une élégance tranquille, Fred Vargas tisse, dans la touffeur de la Ville éternelle, avec de fréquentes incursions dans le monde feutré de la Bibliothèque vaticane, une toile subtile, donnant au lecteur un divertissement de qualité. " Le Monde
    Claude, Tibère, Néron, les trois étudiants, les trois " empereurs ", promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de Rome.

    Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane !

    Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien – et père de Claude – est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.

    Que venait-il faire à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?

  • "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • " Un coupable idéal doucement timbré, quatre justiciers branquignols et des osselets. Sans feu ni lieu, comme les quatre précédents romans policiers de Fred Vargas, mise sur le décalage et l'absurde. " Libération
    Pourquoi Louis Kehlweiler dit l'Allemand, Marc, Lucien et Mathias – retranchés dans leur baraque pourrie de la rue Chasle à Paris -, s'intéressent-ils à un simplet à tête d'imbécile pas franchement sympathique, dont la culpabilité ne fait de doute pour personne, même pas pour eux ?

    Pourquoi tiennent-ils à sauver ce Clément Vauquer, un détraqué recherché par toutes les polices de Nevers et de Paris pour les assassinats effroyables d'au moins deux jeunes femmes ?

  • " De ce récit savoureux, on retiendra surtout le héros, philosophe obscur mais perspicace détective, imaginé par Fred Vargas qui confirme ici son réel talent de romancière. " Le Courrier de l'Ouest
    Embusqué sur le banc 102, celui de la Contrescarpe, Kehlweiler, " l'Allemand ", avise une drôle de " bricole " blanchâtre égarée sur une grille d'arbre.

    Ce petit bout d'os humain – car il s'agit bien de cela – l'obsède jusqu'à ce qu'il abandonne ses filatures parisiennes pour rallier Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne.

    Et l'attente commence dans la salle enfumée du vieux Café de la Halle. Il écoute, il surveille, de bière en bière, de visage en visage... Et, sans trêve, par les routes humides et les grèves désertes, il fait courir son assistant, Marc Vandoosler, le médiéviste rencontré dans
    Debout les morts.

    Qui tue ?

  • " Trois récits jubilatoires qui se lisent trop vite, avec un plaisir que complète la poésie en noir et blanc de sept beaux dessins inédits de Baudoin " Les Échos
    Publiées séparément à des périodes différentes, ces trois nouvelles rassemblées en un volume mettent en scène le commissaire Adamsberg confronté aux sans-abri, aux " clodos ". Elles ont été légèrement remaniées, mais Fred Vargas a tenu à leur garder leur forme et leur substance originales. Les dessins de Baudoin sont inédits et ont été réalisés spécifiquement pour cette édition.

    "
    Danglard connaissait assez le commissaire pour comprendre, à la variation d'intensité de son visage, que quelque chose d'intéressant s'était produit ce matin. Mais il se méfiait. Adamsberg et lui avaient des conceptions très éloignées de ce qu'on appelle un "truc intéressant'. Ainsi, le commissaire trouvait assez intéressant de ne rien faire, alors que Danglard trouvait cela mortellement paniquant. Le lieutenant jeta un coup d'œil soupçonneux à la feuille de papier blanc qui voletait entre les mains d'Adamsberg. (... /...) À vrai dire, il s'était accoutumé à cet homme, tout en s'irritant d'un comportement inconciliable avec sa propre manière d'exister. Adamsberg se fiait à l'instinct et croyait aux forces de l'humanité, Danglard se fiait à la réflexion et croyait aux forces du vin blanc. "

  • " Kabukicho s'impose avant tout comme un fascinant roman noir aux allures de théâtre d'ombres, où les apparences, les faux-semblants, les mensonges et les névroses brouillent sans cesse les pistes d'une intrigue aussi emmêlée qu'un délicieux plat de nouilles yakisoba. " Le Figaro Magazine

    Au cœur de ce théâtre, les faux-semblants sont rois, et l'art de séduire se paye à coup de gros billets et de coupes de champagne. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l'oreille attentive, et Kate Sanders, l'Anglaise fascinante, la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l'un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l'exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels.

    Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s'est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo oùelle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : " Elle dort ici. "

    Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l'aidera dans sa recherche. Yamada, l'imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l'enquête officielle.

    Entre mensonges et pseudo-vérités, il sera difficile de démêler les fils d'une manipulation démoniaque ; pour le plus grand plaisir du lecteur.

    Prix Interpol'Art Roman 2017

  • " Il faut lire ce livre parce qu'Alexis Ragougneau montre un talent incontestable et prometteur en tant qu'auteur de polar et romancier tout court. " Le Point
    " La touriste fit un signe de croix puis s'approcha du banc. Dans un murmure empreint d'un fort accent, elle demanda à la jeune femme en blanc s'il lui était possible de s'asseoir à ses côtés pour prier. Celle-ci ne daigna pas répondre, invariablement figée, le regard comme aimanté par la statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. L'Américaine, après avoir répété sa question sans davantage obtenir de réponse, finit par poser son séant sur le banc, dont le bois craqua légèrement sous l'effort. Alors, comme au ralenti, comme dans un cauchemar venu du plus profond de la nuit, la madone blanche hocha lentement la tête. Son menton vint se poser sur sa poitrine puis, en douceur, presque avec grâce, son corps entier bascula vers l'avant avant de s'effondrer sur le dallage à damier.

    C'est alors que la grosse Américaine se mit à hurler. "

    La police et Claire Kauffmann, la procureur, s'interrogent. Qui est cette morte à la robe blanche ? Au nom de quelle abomination lui a-t-on scellé le vagin à la cire de cierge ? Sa présence lors de la procession du 15 août tenait-elle de la provocation ou de la ferveur religieuse ? Le père Kern, le prêtre de Notre-Dame, est persuadé que l'enquête fait fausse route. Pour élucider le mystère de la Madone, l'homme de foi remontera jusqu'aux racines du mal...

  • " Vivement troussé, ce roman exerce sur le lecteur un charme irrésistible. Intelligence du cœur, distance et humour, écriture piquante où fantaisie rime avec poésie, ce Passage du Désir est à la hauteur de ses promesses. " Télérama
    " La jeune fille était allongée sur son lit, en pyjama. Chloé crut que son amie flemmardait, rêvassait les yeux grands ouverts, tête tournée vers les livres et les peluches qui encombraient ses étagères. Chloé s'approcha et se sentit aspirée par le regard fixe de Vanessa. Elle remarqua les traces rouges sur le cou très blanc et se rendit compte que ses chaussettes étaient mouillées. Elle pataugeait dans une flaque de sang. L'idée que le meurtrier pouvait être encore dans l'appartement ne lui vint pas à l'esprit. Son cerveau déconnecta le temps qu'elle imagine son œsophage transformé en un volcan tiède et elle se mit à vomir. "

    Passage du désir est le huitième roman de Dominique Sylvain, en même temps que l'acte de naissance d'un formidable et improbable duo d'enquêtrices, l'ex-commissaire Lola Jost, armée de sa gouaille et de ses kilos, et sa comparse Ingrid Diesel, l'Américaine amoureuse de Paris.

    Ce livre a reçu le Grand Prix des Lectrices de
    Elle (2005).

  • " Béni soit Kracauer pour avoir lancé Ragougneau dans le monde du polar où il développe une écriture juste et singulière. " Libération
    À la veille de Noël, un groupe de SDF investit Notre-Dame de Paris, revendiquant un logement pour tous. Les médias se déchaînent, l'événement fait la une. Après l'éviction des miséreux
    manu militari, le calme revient dans la capitale jusqu'à ce que, quelques jours avant Pâques, on repêche dans la Seine le corps étrangement mutilé de Mouss, le porte-parole des sans-abris. Quand Claire Kauffmann, la juge d'instruction, apprend que le Père Kern officiait dans la basilique au moment de son occupation, elle sollicite son aide pour faire éclater la vérité. En vain. Témoin autant qu'acteur, le petit prêtre a bien malgré lui favorisé l'intervention de la police. Depuis, perclus de culpabilité, il s'est enfermé au centre Wresinski, où il inventorie les maigres biens des plus démunis. Elle devra se débrouiller seule...

    Tel un peintre d'icône, Alexis Ragougneau procède par couches, il dissipe les ombres, jusqu'à la transparence. " Le sens de l'image n'apparaît qu'une fois les visages des personnages illuminés par la vérité divine. En somme, c'est une enquête. Il s'agit de savoir qui tient quel rôle dans la composition et cela n'intervient qu'à la fin. " Il use d'une écriture précise au millimètre pour pointer les maux de notre société. Il se délecte à brouiller les pistes pour offrir une œuvre aussi envoûtante que dérangeante.

  • " L'auteur, d'un bout à l'autre en verve, n'a pas eu à beaucoup forcer le trait pour signer LE thriller made in France qui fait aujourd'hui... jazzer. " Le Figaro Magazine
    À Paris, le XIXe est un arrondissement des plus cosmopolite : sushis kasher, restaurant turc, coiffeur juif, libraire arménien...

    Seul Ahmed Taroudant demeure à l'écart : prisonnier de son histoire, rêveur, lecteur fou de polars... jusqu'à ce qu'il découvre le corps affreusement mutilé de sa voisine et amie, Laura Vignola, attaché au-dessus de son balcon. Il comprend vite qu'il constitue le coupable idéal. L'horreur de la situation l'extirpe de sa léthargie, et il va collaborer avec les lieutenants de la Crim' qui mènent l'enquête, la flamboyante Rachel Kupferstein et le Breton Jean Hamelot. Les imaginations s'enflamment. Mais, ensemble, ils détiennent les éléments pour décrypter cette mort. Un meurtre symbolique exécuté par un fou de Dieu loubavitch ou salafiste ? Qu'en est-il du père de Laura, Témoin de Jéhovah, dont l'influence s'étend jusqu'à New York ? Quel rôle joue le
    Godzwill, cette si jolie pastille qui traverse les frontières ?

    Ce roman a reçu le Grand Prix de Littérature policière 2012 ainsi que le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2014.

  • " C'est un ring d'où il est difficile de ne pas sortir KO ! " Le Canard enchaîné
    "
    Le vieux approchait. Le Mur accéléra pour le croiser à la hauteur du parking souterrain. Tape pas trop fort George, va pas le tuer, l'ancêtre, reste calme. Bendjema s'arrêta et redressa. Qu'est-ce qu'il fout, bordel ? s'inquiéta le boxeur en ralentissant.
    C'était un sac d'os. Autour des yeux, au-dessus des pommettes hautes, des rhizomes de rides profondes.
    Les lèvres de l'Arabe tremblèrent :
    - Qui vous envoie, monsieur ?
    Crozat était pétrifié. Une fatigue centenaire embrumait le regard du vieux.
    - Vous ne savez pas ? Si vous voulez, je peux vous expliquer. Depuis le tabassage d'Alain Dulac, je savais que je serai le suivant.
    - Vous avez une arme dans votre poche ?
    - J'ai bien plus que cela, monsieur, j'ai une guerre. "

    Un voyage âpre dans le temps : 1957-2009. Dans les mois qui précédèrent sa mort, le père s'était décidé à dire son " refus " de partir pour l'Algérie, et la sanction qui s'ensuivit : l'affectation dans un DOP, un de ces lieux destinés à la " recherche du renseignement par la torture ".

    Le talent d'Antonin Varenne a fait le reste. Un exercice sur le fil de l'émotion et du besoin d'exorciser.

    Le Mur, le Kabyle et le marin... Un combat contre l'oubli. 2009. Sur un ring, un boxeur observe sans complaisance l'adversaire qu'il va affronter, un gamin de vingt ans...

    Faisant fi du manichéisme, le roman bouleverse par la justesse du plus humble de ses personnages, comme par son intuition des rêves d'une génération saccagée.

    Ce livre a reçu le Prix des Lecteurs Quais du polar - 20 minutes (2012) et le Prix du Meilleur Polar francophone (2011).

  • " Avec ce nouveau roman, L'Archange du chaos, l'écrivain démontre qu'elle n'a pas son pareil pour installer un décor et instiller une atmosphère. " Le Figaro littéraire
    Le commandant Carat – un sosie de Lino Ventura – doit débusquer un meurtrier qui sème l'horreur dans Paris et sa banlieue. Et ce, à un moment où il peine à motiver son groupe, qui a hérité d'une nouvelle recrue, le lieutenant Franka Kehlmann, protégée de la divisionnaire.

    L'adversaire, redoutable, semble croire en la justice divine. Détail troublant : il anticipe tous les mouvements de la police. Jusqu'au jour où l'enquête bascule...

    La femme repose dans le chœur. Qui est la Bête de nous deux ? Hein ?
    Idiote. Je vais t'apprendre.
    L'archange est celui qui sait sans réfléchir. Il est le peseur d'âmes. Le milicien du Très-Haut. Il ne craint jamais de lever son glaive, même au-dessus de l'agneau, car l'âme de l'innocent ne se détecte pas sans efforts.

    Rien dans ce monde n'est ce qu'il paraît.

    La collaboration de Bastien Carat et de Franka Kehlmann fait des étincelles tandis qu'ils explorent l'histoire universelle des châtiments infligés par l'homme, décryptent les destins, fouillent les âmes.
    L'Archange du chaos, porté par un style détonant, explose les codes du thriller et frappe très fort.

  • " D'emblée tout y est : une intrigue tordue et pourtant parfaitement crédible qui mêle complot politique et perversité. C'est le premier roman d'un auteur inconnu qui ne devrait pas le rester longtemps. " Le Monde des Livres
    "
    On ne sortait des Suicides qu'à la retraite, par démission, via une dépression ou en finissant soi-même avec son arme de service dans la bouche. De ces options, toutes étaient souhaitées à Guérin, dans un ordre variable. Mais celle que personne n'avait envisagée était qu'il s'y sente comme un poisson dans l'eau. C'était arrivé.
    Résultat, le lieutenant Guérin – flanqué de son stagiaire, Lambert – avait ajouté à la haine de ses collègues la répulsion viscérale qu'inspirent les pervers, lorsque, plongeant dans ce qui répugne à tous, ils semblent s'y régaler. "

    Ailleurs en France, au bord d'une rivière, John Nichols, un Franco-Américain installé dans un tipi, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Céré. Là, on lui apprend la mort de son ami américain, Alan Mustgrave, intervenue alors qu'il s'écorchait en direct sur une scène du Paris underground, fort cotée pour ses spectacles sado-maso.

    Soif de pouvoir, suicide, torture... On rit pourtant, jaune ou noir, c'est selon. L'auteur ne nous laisse aucun répit, et nous dépeint, en prime, de magnifiques personnages.

    Ce roman a reçu le Prix Michel Lebrun 2009 et le Grand Prix du Jury Sang d'Encre 2009.

  • " Avec des romans à couper le souffle, Dominique Sylvain s'impose comme la nouvelle figure de proue du polar français " François Busnel, L'Express
    - On a découvert le corps d'Arnaud Mars. À Abidjan.

    Lola Jost est sous le choc ; les souvenirs remontent douloureusement à la surface...

    Du mobile jusqu'aux preuves, tout accuse son ami Sacha Duguin du meurtre du divisionnaire Mars, l'ancien patron autant aimé que détesté. Pourtant, Lola et Ingrid, revenue d'Amérique, sont convaincues de son innocence et prêtes à risquer leur vie pour l'établir. Une course-poursuite infernale – dans les labyrinthes des scandales politico-judiciaires et du terrorisme international – les mène de l'Europe à l'Asie en passant par l'Afrique. À chaque détour de leur traque, surgissent des personnages inquiétants : anciens spécialistes du terrorisme islamique, mercenaires sadiques, hauts fonctionnaires véreux, para reconverti en serviteur modèle...

    Quelle est la puissance de l'ombre qui tient tant à récupérer les carnets de Mister Africa ? Dans quel but ? Pourquoi a-t-on fait du commandant Duguin le bouc émissaire idéal ?

    Entre manipulation, violence et trahison,
    Ombres et soleil flirte avec l'actualité en explorant les sphères les plus obscures de notre époque. Une construction machiavélique maintient le lecteur sur le fil, sauvé in extremis par l'humour de dialogues à la Audiard.

  • " Un petit bijou de polar ultraréaliste sur les scandales politico-financiers de l'armement. " Le Point
    " – C'est l'Afrique en plein cœur de Colombes, patron. Les connaisseurs appellent ça le supplice du Père Lebrun. Une technique en vogue à Haïti du temps des tontons macoutes. "

    Florian Vidal, avocat spécialiste des relations franco-africaines, favori de Richard Gratien, maillon essentiel de la Françafrique pour le secteur de l'armement, a été tué de manière atroce : brûlé vif près d'une piscine, un pneu enflammé autour du cou. Cinq ans plus tôt, Toussaint Kidjo, l'assistant de Lola - de père français et de mère congolaise – avait été assassiné exactement de la même façon. Bouleversée par ce meurtre jamais élucidé, l'ex-commissaire du 10e avait anticipé sa retraite.

    Le lien entre les deux affaires ne fait aucun doute. Pourtant, confrontées aux intérêts en jeu et aux milieux en présence, Lola et son amie américaine, Ingrid Diesel, s'inclinent et se résignent à collaborer avec Sacha Duguin, devenu Commandant à la Crim'...

    Ce roman a été élu meilleur polar français 2011 par la rédaction du magazine
    Lire.

  • C'est de ces cultures nourricières qu'avaient jailli la jalousie, la rancoeur, la malveillance et l'intolérance. À l'instar des hommes, elles s'étaient lentement desséchées, craquelées, pour devenir arides et infécondes. C'étaient ces terres brûlées qui avaient fini par dévorer les coeurs et les âmes. Le commissariat de Nancy subit une inspection générale. Andreani et son partenaire Couturier héritent du dossier Rémi Fournier, simple en apparence : retrouvé asphyxié, l'homme aurait succombé à une crise cardiaque lors de l'incendie de son pavillon. Les plus hautes instances policières les somment de clore cette affaire, et vite. Mais pour quelles raisons ? L'instinct d'Adreani le pousse une nouvelle fois à mener sa propre enquête. Commence alors un voyage dans le temps où il devra fouiller dans les souvenirs purulents laissés par les deux guerres mondiales, notamment en Moselle. Manipulation, délation, nationalisme et antisémitisme : Andreani et Couturier pourraient bien faire face à l'enquête la plus complexe de leur carrière. Après Un travail à finir, qui avait comme cadre la guerre d'Algérie, le duo, qui se dissimule, derrière le pseudonyme Eric Todenne continue de se pencher sur les liens et l'impact que peut avoir l'histoire collective sur les destins personnels.

    Après Un travail à finir (2018), Terres brûlées est le deuxième roman d'Eric Todenne. Ce pseudonyme réunit fois deux auteurs au talent prometteur et signe l'acte de naissance d'une équipe d'enquêteurs délectable, constituée de personnalités hors du commun usant parfois de moyens expéditifs... et des plus sophistiqués.

  • Un roman graphique signé Fred Vargas et Edmond Baudoin qui offrent aux lecteurs une enquête inédite du commissaire Adamsberg.
    Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus ou moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.

    Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans.

    Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg (
    L'Homme aux cercles bleus,
    L'Homme à l'envers) s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?

    Avec
    Les Quatre Fleuves, deux artistes ont dialogué pendant plus d'un an pour offrir au lecteur un roman d'un type inédit. Le pinceau et la plume magiques de Baudoin, en donnant un visage aux personnages, en explorant formes, rythmes et mouvements, exaltent la " singularité du style et de l'univers littéraire, l'humour ravageur, et la subversion du regard " caractéristiques de l'œuvre de Fred Vargas. (M. Abescat,
    Le Monde)

    Ce roman graphique a reçu le Prix Alph'art en 2000.

  • " Ce policier buissonnier parsemé de fragrances suaves ou empoisonnées est un bijou de poésie et d'humour, certainement le meilleur Dominique Sylvain. " Le Nouvel Observateur
    " Chaque homme porte en lui un jardin idéal. Celui de Louis Guillaume Giblet de Montfaury alliait délicatesse et luxuriance, fraîcheur et noirceur. Lumineux et ténébreux, mêlant les parfums de l'enfance aux effluves de mondes inconnus, il puiserait ses racines dans les voyages d'un jeune botaniste qui mettrait des années à le rêver, et une vie entière à le faire surgir de la douce France. "

    C'est cet éden, protégé depuis des siècles par les murs d'un couvent, qu'un promoteur immobilier veut éradiquer. Lou Necker, la rockeuse étranglée dans le parc Montsouris, s'était violemment opposée à l'opération " Tolbiac-Prestige ". Le meurtrier présumé, celui que toutes les polices recherchent, est un jardinier d'origine américaine dénommé Brad Arceneaux.

    Mais pour Ingrid Diesel, son ami Brad est le plus doux des hommes, son gabarit d'ogre n'est qu'un faux-semblant ! Reste à prouver son innocence à l'insupportable commandant Sacha Duguin.

    L'enquête qu'elle va mener avec son acolyte Lola Jost plonge ses racines dans le paradis du botaniste, le passé d'Ingrid et Brad, et mettra au jour les arcanes sinistres de Tolbiac-Prestige.

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