Viviane Hamy

  • " Mon roman est un portrait d'artiste mais également un portrait de femme. À travers le personnage d'Ariane Claessens, j'ai travaillé à ma propre définition de la grâce, un mélange paradoxal de force et de fragilité. Ariane en est l'incarnation. Je l'ai voulue la plus humaine possible, c'est-à-dire pleine de contradictions. " Alexis Ragougneau

    " Un jour, dans mille ans, un archéologue explorera ton refuge. Il comprendra que l'ouvrage militaire a été´ recyclé en ermitage. Et s'il lui vient l'idée de gratter sous la peinture ou la chaux, il exhumera des fresques colorées intitulées
    La Vie de David Claessens en sept tableaux. Je les connais par coeur, ils sont gravés à tout jamais dans ma médiocre mémoire, je peux vous les décrire, si vous voulez faire travailler votre imaginaire :




    L'enfant prodige choisit sa voie.
    Il suscite espoirs et ambitions.
    Le fils trébuche, s'éloigne, ressasse.
    Dans son exil, l'enfant devient un homme.
    Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s'égare.
    Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.



    Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c'est moi qui l'ai, David. Moi, Ariane, ta soeur. "

  • Une saga ambitieuse, puissante et détonante qui s'étend sur trois générations. Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d'un pays qui s'en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d'une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L'histoire d'André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu'il en reste. Trois générations confrontées à la folie de l'Histoire, au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. Saga portée par la fureur et la passion, Trois Saisons d'orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, " forteresse de falaises réputée infranchissable ", où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s'étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n'y peuvent rien ; mais ils l'acceptent, car le reste du temps, elles sont l'antichambre du paradis. Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection - la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l'homme et la nature - qui sont les battements de coeur du très grand succès que fut Le Roi n'a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012).

  • Enzo, 13 ans, est délaissé par sa mère. Ni bonne, ni mauvaise, elle ne sait pas vivre sans amants depuis la mort de son mari. Quand Enzo l'entend jouir avec l'une de ses nouvelles conquêtes, il quitte sa banlieue natale et rejoint Greg, son grand frère. C'est l'été, la campagne s'ouvre à Enzo, généreuse et omniprésente. La colère laisse place à la curiosité de retrouver son aîné. Grâce à Greg, figure paternelle et masculine dont il envie la beauté (et la taille du pénis), Enzo livre ses complexes, ses espoirs et son impatience d'être « grand ». Parenthèse bucolique et lumineuse, Soleil de juin explore les méandres de l'adolescence et décrit ces pas de côté nécessaires à toute prise de conscience, avec ce sentiment d'avoir enfin une chance à saisir et que le bonheur est là, à portée de main.

    Né en 1982, Thomas Oussin a passé son enfance dans un petit village de la Nièvre, auquel il reste profondément attaché. Après une maîtrise de Lettres Classiques obtenue à Dijon, il enseigne le français, le latin et le grec d'abord à Pantin puis à Paris. Parallèlement à son métier d'enseignant, il suit une formation d'acteur au Cours Florent et joue dans deux longs-métrages. Il s'adonne également au dessin ainsi qu'à l'écriture de scénarios et de chansons.

  • - On s'appelle Dutheil. Avant, on s'appelait Deutsch, mais maintenant c'est Dutheil. Dutheil, c'est très bien. En France, il y a plein de Dutheil.Il y en a qui n'ont pas de h mais nous, on a gardé le h, comme le h de Deutsch. [...] Avec un nom comme celui-là, il n'y a rien à craindre.À sept ans, le narrateur apprend de ses parents qu'ils ont changé de nom, mais il n'accorde pas grande importance à ce secret. Quelques années plus tard, à la faveur d'un jeu reposant sur l'étymologie des patronymes, il révèle en classe son « vrai » nom. Quand l'enfant le raconte à ses parents, le soir même, il n'a aucune idée de la boîte de Pandore qu'il vient d'ouvrir. Car de Dutheil à Deutsch surgissent une multitude de questions que l'oubli et le silence privent de réponses.J'ai 7 ans est l'histoire d'une révélation qui tire sa force de sa pudeur.

    Laurent Dutheil est né à Paris en 1956. Avocat, homme politique, responsable de collectivités publiques, il a créé avec Jean-Paul Huchon le « Lieu du design », organisme d'innovation et de recherche qui invite au mariage de l'art et de l'industrie organisant de nombreuses expositions.

  • « Comment résoudre définitivement tous les problèmes que se posent l'être humain ? Comment faire qu'il cesse d'avancer d'erreurs en fourvoiements ? Fred Vargas nous livre un petit opus d'un humour dévastateur. Où l'on comprend enfin pourquoi le bus n'arrive jamais, pourquoi le sable s'enfuit lorsqu'on le serre ou pourquoi il est bon de parler sans arrêt. Bref, ce petit traité est indispensable ! » - Le Nouvel Observateur

  • Courir toujours plus vite, plus loin, à en user son corps, sa jeunesse, ses rêves...
    Anthime est un gamin comme les autres quand il découvre, avec sa soeur, la bourgade sans caractère où ses parents emménagent. Jusqu'au jour où il se démarque par sa rapidité à la course et devient le Pélican, une sorte de mythe dans la région.
    Seulement l'adulation, la notoriété et le succès se fracassent sans rémission quand ses tendons d'adolescent mal entraîné le trahissent en plein élan...

  • « Qu'est-ce qui vaut le plus cher ? Une oeuvre de jv ou le risque de devenir la sixième victime connue d'une entreprise qui nous dépasse ? Comportement suicidaire ou génie des affaires ? La distinction entre les deux se révèle de plus en plus mince. Risquer sa vie, c'est aussi excitant que risquer sa mise, pour des individus riches et peut-être blasés. »Le narrateur, un expert en art contemporain, est chargé par un groupe de collectionneurs surnommé « le consortium de l'angoisse », d'enquêter sur des incidents étranges ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. Il constate que le seul point commun entre les victimes serait leur passion pour les créations d'un certain « jv »...Provocation ? Bluff ? Manigance d'une organisation criminelle d'ampleur mondiale ou d'un serial artiste doublé d'un serial killer ?François Vallejo avec Efface toute trace embarque son lecteur au coeur d'une enquête palpitante où les apparences sont autant de trompe l'oeil s'éclairant les uns les autres. À la question de ce qu'est une oeuvre d'art, se révèle la contemporanéité d'un monde avec ses fantasmes et ses réalités dans toute leur cruauté et leur vanité. Talentueux et féroce.

    François Vallejo sait de mieux en mieux d'où il vient et cherche de moins en moins à savoir où il va.La seule voie qu'il persiste à suivre est celle du roman, et c'est pour lui un chemin de traverse.Il a exploré une dizaine d'itinéraires singuliers, depuis Vacarme dans la salle de bal, en 1998 jusqu'à Hôtel Waldheim en 2018.Il considère que, sur ces routes secrètes de la vie et des romans qu'il découvre comme elles viennent, le plaisir d'aller dépasse le bonheur d'arriver.

  • Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons ? les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

  • " Et si Hôtel Waldheim était le chef-d'œuvre de François Vallejo ? " Claire Julliard, Bibliobs
    Ce roman était présent dans les deux premières listes du Prix Goncourt 2018.

    " À l'entendre, j'étais très fort, à seize ans, pour tout effacer, et ça continue. Pourtant, à force de déblatérer sans réfléchir, j'ai commencé à lui prouver et à me prouver que je me suis fourré dans de drôles de situations. Si quelqu'un m'avait dit hier : tu t'es comporté comme le pire voyeur, pour surprendre un couple dans son lit, je ne l'aurais pas cru. C'est revenu tout seul, devant cette fille dans son fauteuil. Je sentais son souffle sur ma peau, incroyable ce qu'elle m'insuffle. Presque malgré moi, j'ai reconstitué la scène oubliée. Et d'autres. Elle va finir par me convaincre que je lui cache quelque chose. Que je me cache quelque chose ?

    Comme l'impression de rencontrer un inconnu qui s'appellerait Jeff Valdera. Et dans le genre inconnu, elle se pose là aussi, avec ses questions insistantes... "

    Lors de ses séjours avec sa tante à Davos, à l'hôtel Waldheim, l'adolescent Jeff Valdera n'aurait-il été qu'un pion sur un échiquier où s'affrontaient l'Est et l'Ouest au temps de la guerre froide ?

  • PAYS : Inconnu REGIME : Totalitaire ENNEMI PUBLIC N°1 : La littérature NOM : 1075 / PARTICULARITE : Analphabète Désormais, seuls circulent librement les livres officiels. Le Grand a mis au point les « Manifestations À Haut Risque », des lectures publiques qui ont lieu dans des stades de plus en plus grands pour permettre de réunir toujours plus de consommateurs. Sy déchaînent les passions furieuses des spectateurs. Les Agents de sécurité impérativement analphabètes sont engagés et formés pour veiller au strict déroulement du spectacle, éviter les débordements excessifs.
    1075, compétiteur formidablement robuste et endurant, issu de nulle part et incapable de déchiffrer la moindre lettre, est lAgent parfait. Il atteint vite le sommet...

  • À la fois autoanalyse et thérapie de groupe, mais loin de toute démonstration académique ou érudite, ce traité se propose, avec humour et autodérision, d'alléger notre tracas, de déposer ce fardeau sur le bord du chemin. Cette douce rébellion est un voyage initiatique au coeur de la pensée zigzagante de l'auteur, en quête de béatitude et d'harmonie.

  • " Savamment orchestré, Niels mêle la fiction à l'imaginaire collectif pour une plongée en apnée dans l'une des périodes les plus troubles du roman national français. " Laëtitia Favro, Le Journal du dimanche

    " -
    Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ?

    -
    Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ?

    -
    Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ?

    -
    Je n'ai pas peur. À Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. "

    Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du
    Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Épuration' Niels lit :

    C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi.

    Éperdu d'incompréhension et pour sauver son " frère de cœur ", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration.

    Roman d'aventures, enquête introspective,
    Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question :
    Et vous, qu'auriez-vous fait ?

    Ce roman a reçu le Prix Infiniment Quiberon 2018 et le Prix Goncourt du Lycée Français de Chicago.

  • C'est l'histoire de Lua, une petite fille qui passe son temps avec Eddy, son voisin, un vieux rocker! Dans cette petite ville tranquille du sud des États-Unis, il était son seul ami. Puis Lua a grandi. Ses parents n'ont rien compris, rien vu. Mais cela les intéresse-t-il vraiment ? Lua ne sera plus une enfant sage.

  • Né dune mère indienne de la tribu Nez-Percés et dun père américain richissime héritier. Ainsi se présente Nicholas Stanley. Il dévore E.A. Poe, H.D. Thoreau, Stephen King, les comics. Il dessine, enivre sa solitude de musiques et de films. Rebelle sans cause, il croise Pearl Van Leu, lartiste vietnamienne de dix ans son aînée, qui linitie à la révolte, au grunge et au sexe. Confronté à la spirale de lautodestruction, Nick fuit vers le Grand Nord, puis vers lAmérique latine , où la vie, selon lui, sapparente à celle, rude, digne et fière des Origines. Sur la route, pourtant, les rencontres excitent ses démons. Et commence la lente descente aux enfers...
    Cet Itinéraire est celui dun « voyant », la trajectoire dun Rimbaud métis du XXIe siècle.

  • Sous le ciel qui brûle est un magnifique hommage à la langue française et à la puissance des mots qui consolent, voire qui guérissent. " La veille du nouvel an 1954, l'oncle Chinh avait annoncé à sa femme sa décision de rejoindre l'armée populaire. Elle devait se réjouir d'entrer dans le camp de la Révolution - c'était l'éducation qu'il voulait pour son fils et sa fille : qu'ils se battent pour leur pays. Il était leur père, et rien ne lui interdisait de les emmener avec lui - il n'y avait nulle échappatoire. Le jour de leur départ, dans un mouvement de désespoir, Tuân avait crié en français : -; Vous êtes un monstre, laissez-moi au moins dire au revoir à ma cousine. Son oncle le considéra de son regard glacé et lui répondit en vietnamien : -; Mày là th

  • « Savez-vous pourquoi l'on a accepté de nous livrer ainsi à vous, dans ce que nous avons de plus intime. C'est parce que vous avez marché avec nous. Vous avez couru à nos côtés, la caméra embarquée. Vous avez marché aux côtés de nos mères, lorsqu'elles vendaient nos haricots, nos oeufs et notre lait. Vous avez partagé la sueur de nos mères. Vous les avez suivies tout le temps. Vous nous suivez partout, que nous nous battions, que nous vendions, que nous produisions. Vous avez constaté une chose : nous marchons. Nous marchons toujours. La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation de femmes. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. » Dans ce pays d'Afrique, la guerre civile fait rage et nul destin n'est tracé. Celui de Séraphine s'annonce heureux - elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime -, mais il bascule lorsque des miliciens saccagent son village. Elle perd alors toute sa famille, et son innocence. Sauvée in extremis grâce à l'intervention d'une faction de l'armée régulière conduite par l'exceptionnelle Blandine, elle se joindra à sa troupe de « Lionnes impavides », qui luttent dans l'espoir fou d'un retour à la paix. Il est impossible de lâcher ce roman - d'une pudeur et d'une justesse saisissantes -, hymne à l'héroïsme des êtres qui transforment leurs silences en un cri de courage et de fureur. Céline Lapertot, 29 ans, est professeur de français. Des femmes qui dansent sous les bombes est son second livre aux éditions Viviane Hamy.

  • 1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille...

  • Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, au milieu d'un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le gardechasse, aurait dû être un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps de maladie rentrée.
    Non, entre lui et le jeune de L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était d'emblée sensible, l'affaire aurait dû rester là.
    L'affaire n'en restera pas là. Elle va durer dix années, et s'achèvera en carnages.

  • En dépit de la nourriture que ses parents lui imposent et qu'il rejette avec constance, Élie Élian s'attarde à l'arrière du restaurant qui s'est ouvert dans son quartier. Les gestes qu'il observe, les effluves dont il se délecte sont une révélation : il sera chef-cuisinier. Son passage dans l'établissement de la veuve Maudor sera déterminant. Elle l'initie à l'amour fou et lui offre d'exercer son incroyable génie culinaire. Puis ses errances dans un Paris en proie aux émeutes le mèneront jusqu'au Trapèze, le restaurant où son destin de magicien des sens, des goûts et des saveurs s'accomplira.

  • Céline Lapertot se confronte à son passé. De ce combat nécessaire avec elle-même et ses souvenirs est né ce texte qui n'est pas un livre comme les autres. Ce qui est monstrueux est normal n'est pas une autofiction, c'est un récit autobiographique, un long cri plein de rage.

    "
    Ce qui est monstrueux est normal, c'est une phrase qu'elle écrira souvent, l'enfant devenue grande, sans savoir que cette litanie constituera le fil rouge d'un récit. Oui, ce qui est monstrueux est normal, pour un être jeune dont l'œil s'habitue aux fissures dans les murs blancs et aux odeurs d'urine dans les couloirs d'immeubles. Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, dit l'adage populaire, à peine conscient de son héritage. Rire de l'homme qui nous élève, chercher tout au fond de soi le respect qu'on lui doit, mais rire – un rictus qu'on n'effacera jamais – pour oublier qu'on voudrait lui balancer un bon coup de pied dans la nuque. "

  • « Fleur et Sang » entrelace deux destins, deux époques.
    Né sous Louis XIV, Urbain Delatour fait son apprentissage auprès de son père, maître chirurgien apothicaire, tout en s'interrogeant sur son manque d'ardeur à embrasser la profession familiale, quand il est foudroyé par la vision des seins et des cuisses d'Isabelle de Montchevreüil... Dans la France d'aujourd'hui, Étienne Delatour, l'éminent cardiologue, pétrissant les chairs, tranchant les poitrines, prêt à tout pour sauver ses patients, est, lui, fasciné par Irène Saint-Aubin l'intrigante. Mais la passion le mènera au bord du précipice. Quels liens mystérieux se tissent, par-delà le temps, entre ces deux vies d'exception ?

  • Charlotte a 17 ans. Elle a tué son père. Pourquoi? Dans une lettre adressée au juge devant lequel elle répondra de ses actes dans quelques heures, elle pousse le cri qui la libérera... peut-être. Ce récit bouleverse parce que Céline Lapertot a trouvé le

  • Quand s'ouvre ce roman, Alix apprend que son demi-frère, Alban Joseph, a changé de nom pour devenir Albdelkrim Youssef et a basculé dans l'extrémisme musulman.
    Elle tente de saisir les « métamorphoses » de cet être si proche d'elle, et d'enrayer le processus. Qui est Alban ? Quand a-t-il basculé et jusqu'où sa quête de sensations fortes va-t-elle le mener?
    Métamorphoses coupe le souffle par son analyse féroce des méfaits que peuvent provoquer les dérives de notre époque sur des individus en quête d'un destin.

  • De quelle couleur surgira la voile ?

    " An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix – et leur accorder la grâce de vous rencontrer. "

    Ainsi commence le nouveau livre d'Hoai Huong Nguyen, un roman épistolaire vibrant où l'amour imprègne chaque page et chaque haïku. Face à l'éloignement et à la mort, la puissance de cet amour – ici pluriel – sera la lumière qui guidera pas à pas les personnages jusqu'à leur renaissance finale.

    De quelle couleur surgira la voile ?

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