Viviane Hamy

  • L'histoire d'une jalousie, l'histoire d'une vie...
    Eszter est une comédienne célèbre.

    Pourtant, les frustrations de son enfance – entre des parents ruinés mais de très vieille aristocratie – renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, l'ancienne gamine trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime, et qui l'aime.

    Le Faon dit la jalousie, plus, la haine, vécue comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la petite fille que fut Eszter n'a pas connu, n'a pas été.

    Son monologue est celui d'une femme qui se donne, se confesse et expie.

    " Construit comme une tragédie antique,
    Le Faon explore les Enfers d'une Médée hongroise dont le monologue tient autant de l'exorcisme que de l'expiation. "
    L'Express

  • " L'Heure du roi devrait faire partie du patrimoine de l'humanité " Le Canard enchaîné
    Chaque livre possède son histoire. Celle de
    L'Heure du roi, bijou de finesse littéraire et politique, est à l'aune de son contenu : extraordinaire. Publié dans une revue israélienne avant d'être reproduit dans les samizdat russes, il finit en Allemagne. Atypique dans la production russe contemporaine (par sa brièveté, son style, son propos, son intemporalité), le roman de Khazanov est à ranger dans la catégorie culte.

  • Une histoire d'amour, d'incompréhension et de désespoir.
    Dans sa maison de la Grande Plaine, Mme Szöcs attend : son mari est en train de mourir, il ne reconnaît plus sa femme et sa dernière phrase est destinée à Iza, leur fille trop aimée.

    Une fois son père enterré, Iza emmène sa mère vivre avec elle dans son appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à abandonner, arrangé la chambre, sans rien demander à sa mère, ni son avis ni ses envies.

    Peu à peu, la fragile petite vieille se pétrifie dans la non-existence qui lui est ainsi offerte, jusqu'au jour où elle décide de retourner dans son village...

    " Après le succès de
    La Porte, Prix Femina étranger 2003,
    La Ballade d'Iza est une poignante réflexion sur la difficulté d'aimer, de comprendre l'autre et sur la solitude intrinsèque des êtres. " Claire Julliard,
    Le Nouvel Observateur

  • " Un roman férocement satirique signé par un des plus grands écrivains hongrois du début du siècle. " L'Événement du jeudi

    " Déjà en 1919, à Budapest, on ne trouvait plus de bonnes. Bonnes, frugales, modestes, vertueuses, qui baissent les yeux et dorment à la cuisine.

    Anna, enfin, entra chez les Vizy, fit des parquets lumineux, des vitres transparentes, des plats moelleux. Et planta son couteau de cuisine par neuf fois dans le corps de ses patrons, une nuit de fête après la vaisselle. Pourquoi ? Anna ne dira rien. Mais l'auteur, à phrases feutrées, se glisse dans le clair-obscur des obsessions bourgeoises, les silences mesquins, les ragots, la pesanteur sociale, l'indifférence. Anna la soumise n'a rien à dire sur cette nuit-là. Pas même à elle-même.

    Une histoire lisse sur les sables mouvants de l'âme. Un chef-d'œuvre de pointillisme. "

    Juliette Boisriveaud, Cosmopolitan

    Les Éditions Viviane Hamy ont publié trois romans –
    Alouette,
    Anna la douce,
    Le Cerf-volant d'or – et un recueil de nouvelles –
    Le Traducteur cleptomane – de Dezsö Kosztolányi.

    Il faut découvrir et redécouvrir Kosztolányi (1885-1936), il faut lire et relire cet immense écrivain, " une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle " selon Georges Kassaï.

  • Onze nouvelles, d'une ironie mordante, qui décrivent les travers de l'homme et la décadence du monde qui s'annonce à l'aube du fascisme en Europe centrale.




    " Il est des livres qu'on sirote sans se presser, en modérant volontairement les signes d'impatience de l'index qui froisse les pages, comme si on voulait en préserver le parfum le plus longtemps possible.
    Le Traducteur cleptomane a le bonheur de faire partie de ces ouvrages-là. "


    Le Journal de Charleroi (Belgique).



    " L'humour de Kosztolányi fait des ravages dans ces récits tranchants comme des rasoirs : l'avant-dernier, par exemple, qui raconte les tribulations d'un chapeau melon, est un petit chef-d'oeuvre de dérision chaplinesque. Kafka chez Ubu... "

    André Clavel,
    L'Événement du jeudi



    " On pense bien sûr à Kundera. Le romancier hongrois, tout comme le Tchèque, a cet art de dire l'indicible, la sclérose et la mort sur un air de fugue et un ton de plaisanterie. "

    Michèle Gazier,
    Télérama


    " Parce que
    jamais dans la vie ne s'est encore produite une situation à laquelle on n'ait pu appliquer cette phrase "c'est la vie", ne mourez pas avant d'avoir lu ces nouvelles ! "

    Florence Lorrain, Librairie Atout-Livre (Paris XII)

  • " L'existence d'Alonso de Contreras, racontée par lui-même : le plus beau roman picaresque connu, parce que vécu. " Fernand Braudel

    Contreras naît à Madrid le 6 janvier 1582, dans une famille très pauvre. À 14 ans, il s'engage dans l'armée. Il va parcourir les terres et les mers, trucider à tour de bras, embrocher des poulets et des hommes, faire un carnage de Turcs, couler des brigantins et des gabarres. Sa vie ressemble à un film de cape et d'épée tourné en technicolor à hollywood : il sera grand capitaine, puis gouverneur de deux îles, enfin commandeur de l'Ordre de Malte ; pour ne pas être en reste, il obtiendra une audience du pape, et rencontrera trois fois le roi d'Espagne.

    " Ces
    Mémoires sont un chef-d'œuvre, car Contreras dit tout en ne disant à peu près rien. En effet, il se borne à raconter laconiquement ses aventures, et il surgit de cette succession d'épisodes un des tableaux les plus puissant du XVIIe siècle. D'un bout à l'autre du livre, le lecteur a l'impression de se promener dans une gravure de Callot. Il y a des habits déchirés, des feutres à plume, des forêts de hallebardes, des gueules patibulaires, des miquelets avec l'arquebuse sur l'épaule, des pendus qui se balancent aux arbres, des maisons qui brûlent. La Guerre de Trente ans est partout. " Jean Dutourd

  • " C'est une vie, c'est une claque, c'est inoubliable. " ​Olivia de Lamberterie, Elle​

    " C'était la mort et non le sexe, le secret dont les grandes personnes parlaient en chuchotant, et sur lequel on aurait bien voulu en apprendre davantage. "

    Juive, Ruth Klüger est née à Vienne, en 1931. À onze ans, elle fut déportée avec sa mère à Theresienstadt, puis à Auschwitz où cette dernière lui proposa le suicide en se lançant contre les barbelés électrifiés. " Par miracle ", toutes deux furent expédiées à Christianstadt, d'où elles réussirent à s'échapper avant de débarquer à New-York.

    La jeune fille se maria, eut deux enfants, puis divorça. Elle devint une germaniste émérite.

    À soixante et un ans, un accident survenu à Göttingen la convainquint qu'il était nécessaire de témoigner.

    Continuer à vivre ? Comment y parvenir tout en récusant aussi bien l'oubli qu'on veut vous imposer que l'apitoiement ou la muséification de cet épisode de l'Histoire ?

    Peut-on refuser de témoigner et de fournir un récit taillé comme l'autre l'attend, selon le bon patron, dans le bon tissu, cousu avec le bon fil ?

    Refus de témoigner a été écrit en allemand et l'auteur l'a dédié à " mes amis allemands ".

    Ce livre a reçu le prix Mémoire de La Shoah 1998.

  • Ce voyage accompli comme un exorcisme est incomparable, un feu d'artifice de drôlerie, d'introspection et de désespoir transcendé.

    " Je ne connais pas de livre aussi beau, aussi "soutenable' dans l'appréhension qu'il nous communique, aussi extrême sur la confrontation morale et physique non pas tant à la mort qu'à l'intégrité du corps : machine, refuge, compagnon des heures. Comme si c'était cela, le vrai miracle de la visitation. Magnifique. " C.-M. Cluny,
    Le Figaro littéraire

    " Sous sa plume, la misère humaine, la sienne mais aussi la nôtre, devient une aventure inoubliable. Vivre, vivre à tout prix, malgré les angoisses et les peurs : c'est là la leçon de ce livre. " Francine Paillet,
    Télérama

    /> " Ce voyage autour d'un crâne, c'est finalement une célébration de l'intelligence. Et de la liberté que donne une intelligence en éveil. " Nicole Zand,
    Le Monde

  • " Épatant. " L'Express

    Frigyes Karinthy disait : " je ne plaisante jamais avec l'humour ". Et on vous en donne la preuve avec les quarante nouvelles rassemblées dans Je dénonce l'humanité.

    L'ironie karinthienne appuie férocement sur les petits défauts et les grandes manies de l'espèce humaine. Ses mesquines préoccupations quotidiennes, ses nombreuses inquiétudes existentielles et métaphysiques pointent ici leur nez dans des tableaux où l'absurde et le paradoxal sont rois.

    Un père essaie d'aider son fils à résoudre un problème de mathématiques, un joueur d'échecs se met à chanter pour retrouver vigueur et courage, un arrogant clame sa discrétion légendaire, un détective tire des conclusions bien trop hâtives... et le banal devient grandiose.

    La modernité insolente de ces " tranches de vie " résonne fort dans notre XXIe siècle. Leur humour corrosif convoque celui de Charlie Chaplin, ou de Pierre Desproges.

  • " La lecture du Bouc émissaire est d'un enchantement drolatique et désespéré. " Le Nouvel Obs
    Quand l'Étranger arriva, Askanius fut son bon génie : il lui prêta la somme pour ouvrir son cabinet d'avocat. Une fois installé, Édouard Libotz voulut se faire des amis, se marier, " faire sa vie ". " Il fit le bien et résista au mal parce qu'il ne pouvait faire autrement : la vertu était son destin. "

    Mais Libotz ne réussit pas à sauver son ami Askanius du désastre déclenché par le procureur – symbole du mal absolu –, pas plus qu'il ne parvient à se faire accepter dans la province. Il part, il " supporte les coups du destin, l'un après l'autre, sans laisser s'éteindre son espoir tout ensanglanté ".

    " Libotz est un homme ordinaire, mais il est entouré d'une aura qui fait penser à ces jeunes gens dostoïevskiens, pareils à des saints. Nul ne semble s'être rendu compte, lorsque parut
    Le Bouc Émissaire en 1907, qu'on avait là l'un des plus grands récits écrits dans la langue suédoise. Il n'a pas été surpassé par la suite, ni même égalé. " (Sven Stolpe, biographe de Strindberg.)

  • " Un chef-d'œuvre de l'écrivain et Européen, Róbert Hász. " Le Monde

    Dans un pays et un temps indéterminés, quinze jours avant d'être démobilisé, le lieutenant Livius fait l'objet d'une mutation dans la montagne, vers une lointaine forteresse. Une fois sur place, le jeune homme découvre un univers à part, absurde et paranoïde, où des hommes qui ne savent rien de leur situation, sinon qu'ils doivent obéir à un Ordre énigmatique s'accrochent à leur passé et à leurs certitudes...

  • " L'art de Kosztolányi est de faire surgir la tragédie des événements les plus anodins, de transformer le moindre personnage vivant dans l'obscurité et l'aphasie en héros digne de Sophocle. " Le Figaro littéraire

    Veille du bac, début du XXe siècle. Vili Liszner excelle dans la course à pied mais guère en géométrie. Antal Novàk enseigne les mathématiques avec foi et enthousiasme, et ne peut, en dépit de sa bonté et sa compréhension, accorder l'examen à l'adolescent. Les cancres recalés sont dangereux la nuit, et complotent contre le professeur, déjà abattu par la fuite de sa fille avec son amant.

  • " Le savoureux, délicat, pudique, émouvant Alouette de Dezsö Kosztolányi. Tout est juste, tout est déchirant dans ce livre : la valise qui résume les vains espoirs d'évasion, le papier à fleurs du salon, la cuiller qui tourne dans la tasse de thé. " Le Nouvel Observateur

    Alouette doit partir une semaine à la campagne ! Ses vieux parents achèvent amoureusement la valise. Comment vont-ils survivre à une si longue absence ? Quand Alouette paraît, le sourire se fige. Elle a trente-cinq ans. Elle est laide. Très laide.

    Cette semaine sera la semaine de tous les possibles.

    Mais Alouette revient. Grossie, encore plus laide, encore plus grotesque. Tout rentre dans l'ordre. Et les parents, émus, soupireront : " À tire-d'aile notre petit oiseau nous est revenu. "

    Alouette est un des classiques incontestés de la littérature hongroise, et Kosztolányi le considérait comme son " plus grand roman ".

  • " Le portrait d'une femme admirable. " Mona Ozouf, Le Nouvel Observateur

    Édith Thomas, chartiste, historienne et romancière, fut un être entier, épris de vérité et d'une liberté abrupte et revendiquée. Est-ce pour cela que l'Histoire ne lui a pas rendu justice ?

    Résistante de la première heure, elle rejoint la rédaction des
    Lettres françaises et le CNE après la mort de Jacques Decour. Elle en est "
    la cheville ouvrière, celle qui assurait toutes les liaisons indispensables ", écrit Claude Morgan. Dans le même temps, elle s'inscrit au PCF clandestin. Six ans plus tard, en pleine affaire Tito, elle est l'une des premières à en claquer la porte.

    1952 : Paulhan publie sa
    /> Lettre aux directeurs de la Résistance. Édith Thomas, elle, rédige
    Le Témoin compromis. Elle y analyse au plus près son cheminement politique et existentiel au cours de la décennie écoulée. Qu'en était-il de la Résistance ? Qu'en est-il du communisme ? Qu'est-ce qui l'a menée à cette partition brutale avec ses " camarades ", alors que son adhésion au Parti avait tant signifié pour elle ?

    Les Éditions Viviane Hamy font reparaître son
    Jeu d'échecs, publié en 1970, quelques mois avant sa mort. La critique pointe alors la lucidité extrême de ce roman autobiographique qui "
    propose [...]
    des éléments nouveaux à l'examen du paradoxe de la femme d'aujourd'hui. Il faudra s'y référer à l'avenir ".

    Il était donc essentiel de rééditer ces Mémoires afin de mieux appréhender, soixante-dix ans après les faits, le rôle majeur que cette femme hors normes joua dans la Résistance intellectuelle et les années de l'immédiat après-guerre.

  • " Lire Gazdanov, c'est se prendre de passion pour ses personnages "surréalistes', pour ses allers-retours incessants entre rêve et réalité, pour sa peinture des bas-fonds parisiens (digne d'un Francis Carco), pour sa philosophie de l'errance. " L'Alsace

    Dans les années 30, à Paris, un étudiant russe sans le sous se lie d'amitié avec un clochard qui devient milliardaire grâce à un héritage inattendu. Le " miracle " ne modifie en rien leur relation, chaque semaine ils se rencontrent dans le luxueux appartement du vieillard... jusqu'au jour où il y est retrouvé assassiné. Le jeune homme, naturellement suspecté, est arrêté... Il ne devra son salut qu'à une statuette du bouddha mystérieusement disparue de la scène du crime. Qu'on la retrouve, et elle révèlera l'identité du meurtrier !

    Des portraits de la diaspora russe drôles, émouvants, inoubliables, ponctuent cette quête " policière " qui sert de toile de fond aux interrogations de l'auteur sur les déchirures de l'exil et les impostures du réel.

  • " Ce qui triomphe, c'est la valeur de l'amour. Et les diverses péripéties du roman nous importent moins, dans leur enchaînement de cruautés et de renversements, que ces moments que le bonheur sauve. Peut-être parce que c'est ce que nous appelons l'éternité. " Le Figaro
    La rencontre du prince Hamid el Ghâzi avec le jeune esclave révolté qu'un marchand s'apprête à châtrer ouvre ce conte des Mille et Une Nuits.

    Dès le premier regard, un lieu indéfectible unit celui que l'on appelle
    el Ghâzi – le Guerrier – à
    Shahin – le Faucon –, l'adolescent qui a perdu la mémoire. L'étrangeté de leur relation exacerbe les jalousies et les haines : celle de Harazad, le propre fils du prince, celle de l'ennemi ancestral, l'émir Hussein ibn 'Ali...

    L'auteur, fille d'un consul général à Alexandrie, vécut très longtemps en Égypte. Elle fit paraître
    Le Myrte et la rose en 1982 sous le pseudonyme de Gamila Ghâli avec le parrainage de Leonardo Sciascia qui garda le secret. L'enthousiasme de la presse et l'engouement des lecteurs furent tels, qu'Annie Messina accepta de dévoiler son identité et d'inscrire son nom sur la nouvelle édition.

    " Annie Messina est sicilienne – la parenté de la Sicile et des Lumières n'est plus à prouver. On retrouve donc, naturellement, dans cette petite merveille, tour à tour le ton abstrait des moralistes et la fantaisie provocatrice des conteurs malicieux. " René de Ceccatty,
    Le Monde

  • " La magie est là, immédiate, dès la première ligne. Même si on n'est pas familier de ces contrées, impossible de se garder du trouble qu'elles dégagent et de ne pas conclure, avec Filip David, que la plupart des choses échappent à la raison des humains. " Lire

    Dans
    Le Prince du feu, Filip David mêle en virtuose passé, présent et futur. Fantastique et mystère nous font perdre toute notion de temps. Primitif et sauvagerie subsistent dans nos métropoles modernes car l'univers reste gouverné par les lois ancestrales et inexorables. Dibbouks, fantômes et démons sont aussi réels que nos trains. La grâce de la poésie s'est pourtant posée sur ces récits, elle adoucit l'amertume d'un monde où la mort est partout présente.

  • " L'œuvre de Denton Welch est unique. " Le Monde

    L'été, les bords de la Tamise, Orvil Pym a quinze ans. C'est l'Aventure, la découverte des correspondances entre une croupe et une pêche Melba, la révélation de la beauté devant Aphra, qui " profitait de chaque seconde pour se métamorphoser "...

    Ce sont les derniers jeux de l'enfance, le trouble qui s'immisce, le plaisir, la peur délicieuse.

    Comparer
    Soleils brillants de la jeunesse à
    L'Attrappe-Cœurs ? Ce serait desservir deux très grands livres.

    Curieusement, il s'agit là de la première traduction française du roman-culte d'un écrivain anglais mort en 1948 à l'âge de trente-trois ans.

    " Welch est un écrivain dont la modernité du style résonne aujourd'hui étrangement quand on le compare à Hervé Guibert, avec qui il partage, à un demi-siècle de distance, la fougue, les dons, la maladie et le destin, comme lui violemment attentif aux éclats intimes d'une vie tronquée qui s'accroche à l'essentiel : le sexe et l'amour transfigurés par l'onirisme. " Hugo Marsan,
    Le Monde

  • " Toutes les jeunes femmes d'aujourd'hui doivent lire ce manuel qui pourrait s'appeler : "Comment manipuler votre entourage et l'amener à faire tout ce que vous voulez'. " Elle

    " Dans mon enfance, j'ai beaucoup appris grâce aux histoires. Ce qui m'a le plus marquée, c'est que les méchants utilisaient leur cervelle et parvenaient toujours à quelque chose. [...] Aussi j'ai pensé qu'on avait besoin de gentils qui avaient quelque chose dans le crâne, des gentils actifs, et non pas des nouilles passives. " Un méchant
    gentil. Est-ce que ça n'existe pas ?' Alors, peu à peu, j'ai décidé d'en être un. "

    Benigna déborde d'optimisme ; rouée, futée, elle se présente comme la descendante de Machiavel.
    />

  • " Une histoire singulière emportée par un beau souffle romanesque. " Le Figaro magazine

    Aux environs de l'an 1000.

    L'Europe centrale est l'objet de toutes les convoitises. Le pape décide alors de confier à un bénédictin retiré à l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus de Pannonie, une mission capitale : convaincre les Magyars païens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereur germanique Othon Ier. Voilà Stephanus sur les routes. À la frontière du monde chrétien, il est capturé par les " barbares " qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant l'oiseau Togrul, insigne du
    Künde. Ses ravisseurs se persuadent alors qu'il est ce chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...

    Des guerriers fougueux à cheval, une époque troublée, des intrigues, des trahisons...

    Le Prince et le Moine, roman historique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans le mythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.

    Au gré des guerres ottomanes et des légendes, les chroniques enchâssées du moine Stephanus de Pannonie forment une époustouflante chanson de geste.

  • " Retenez bien son nom. Ricarda Huch, auteur d'un de ces livres sublimes qu'on lit d'un trait avec le sentiment que c'est sûrement cela un chef-d'œuvre. " Télérama

    Sur notre si bel été glisse une petite ombre, venue on ne sait d'où.

    En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur de Saint-Pétersbourg, vont se révéler justifiés.

    Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun, bouleverse les esprits. Il suscite l'émoi des jeunes filles, Katja et Jessika, impose sa volonté au fils, Welja : il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

    Émule des Romantiques, biographe de Bakounine et de Garibaldi, Ricarda Huch, que Thomas Mann appelait la première femme d'Allemagne, écrivit
    Le Dernier été en 1910.

  • " Ce qui confère à ce roman toute sa beauté, c'est la grande sensibilité de son auteur. Le Château d'Ulloa, chef-d'œuvre du naturalisme espagnol, a toute la saveur de la terre et les couleurs de la Galice, mais aussi descend avec bonheur au centre du cœur des hommes. " Le Magazine littéraire

    Au tréfonds de la Galice, le marquis d'Ulloa ripaille, boit, chasse avec le curé, vit en concubinage avec sa servante, tandis que Primitivo, l'intendant du château, joue de tous les vices et faiblesses de son maître pour le voler et s'approprier le domaine.

    Frais émoulu du séminaire, Julian, le chapelain, tente de sortir le marquis de cette féodalité archaïque, de le soustraire à l'influence maléfique des lieux et au machiavélisme de son régisseur : il en sera la première victime.

    " Une fresque où l'on respire par tous les sens l'air galicien, avec ses superstitions, et ses fêtes, ses beuveries, perdrix et loups, braconniers et aristos, bourriques et curetons. Quel film on en ferait !... " Jean-Charles Gâteau,
    Le Journal de Genève

  • " Ce livre provoque la honte et l'admiration. Il est de ceux qui restent longtemps dans les mémoires. " Jeune Afrique

    Harriet Jacobs, fille d'un homme libre, est née en 1813 en Caroline du Nord. Sa mère est une esclave : elle l'est donc, elle aussi. Adolescente, elle aurait dû subir le sort commun : être violée, et donner naissance à une vaste progéniture qui aurait enrichi le " cheptel " de son propriétaire. Mais, ce destin, elle le refuse.

    Elle choisit son amant, un homme blanc, dont elle a deux enfants. Pour échapper à la colère de son " maître ", elle vit enfermée dans une minuscule soupente pendant près de sept ans... Jusqu'au jour où elle parvient à fuir et à rejoindre les États du Nord.

    Après une série d'aventures inouïes, elle trouve refuge auprès des abolitionnistes et rédige ce témoignage, qui démonte et met au jour toutes les perversions du système esclavagiste.

    La sobriété du récit le rend d'autant plus implacable, d'autant plus efficace ; il fut publié à Boston en 1861, puis à Londres l'année suivante. Considéré comme un classique aux États-Unis, il n'avait jamais été traduit en français.

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