Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Du chien au singe, du chat à la vache, Luc Marcy nous entraîne sur les chemins de sa vocation. Rien ne prédestinait l'enfant des villes qu'il était à devenir un amoureux des animaux. Il nous conte, ici, comment cette passion lui est venue. Vétérinaire praticien depuis quinze ans, il s'occupe tout particulièrement des carnivores domestiques, mais ses années de jeunesse ont été émaillées de nombreux contacts (dont certains furent mouvementés) avec les bêtes de la campagne. Il a vécu et vit chaque jour avec de nombreux amis à quatre pattes. Il les aime, il a appris à les comprendre, à lire dans leurs yeux la confiance ou la peur ; il sait les rassurer. Son expérience, il nous la livre - et ses conseils. Son récit est celui d'un homme passionné qui sait, d'une plume alerte et généreuse, faire vivre son métier sous toutes ses facettes, avec son cortège d'amour, de peines et de parfait bonheur. Au passage, il ne cesse de nous faire entendre l'essentiel : les humains ont des devoirs envers les animaux, ils se doivent de les protéger et de les aimer. Nous ne survivrons pas sans eux.

  • Marie-Madeleine Leloup a trente-trois ans. Depuis plusieurs années, elle est institutrice dans une école maternelle du XXe arrondissement, à Paris. Mais, ses premières armes, elle les a faites en province, dans l'Yonne, où, au fil des postes, elle a enseigné dans tous les cours de l'école élémentaire, y compris dans la « classe unique » des petits villages de campagne. Riche expérience. Ce métier difficile, Marie-Madeleine Leloup l'a choisi, l'a voulu, et elle l'aime. Simplement, franchement, elle dit ce qu'il est, avec ses exigences et ses joies ; elle traite sans détour tous les problèmes que posent les relations avec les enfants, les parents, les collègues, l'Administration. Son livre, histoire d'une expérience lucidement et passionnément vécue, ne s'adresse pas qu'aux jeunes enseignants (à qui pourtant il sera fort utile) ; tous les parents doivent le lire pour comprendre mieux ces femmes et ces hommes à qui, un matin d'automne, ils confient en tremblant leurs enfants.

  • Parmi les métiers qui participent de l'aventure moderne - ceux qui font rêver -, le journalisme se situe dans les tout premiers rangs. Mais le journalisme est divers : politique, économique, judiciaire, littéraire, etc., il recouvre toutes les activités sociales. Dont le sport. Et c'est pourquoi il y a un journalisme sportif, le plus populaire de tous, sans doute - et donc des journalistes de sport. Parmi eux, Roland Passevant. Depuis 1963, Roland Passevant est chef des services sportifs de « L'Humanité ». Chef des services sportifs d'un grand quotidien, il a, depuis treize ans, tout fait, tout « couvert », tout vu des grandes manifestations du sport national et international : des coulisses de la boxe (son livre Boxing business a fait grand bruit) aux Jeux olympiques, de la route du Tour de France au « Mundial » de football, de La Havane à Tananarive, de Mexico à Berlin et à Moscou. Le reste, aussi, au fil des semaines. Journaliste à « L'Humanité », il porte sur certains aspects du monde du sport un regard qui correspond à ses convictions et à sa morale - et c'est ainsi qu'on l'a vu descendre dans l'arène pour dénoncer les match makers du sport-spectacle. Si son livre se lit avec passion, c'est qu'il est l'oeuvre d'un homme passionné, d'un lutteur généreux. Roland Passevant dit tout ce qu'il pense, et c'est bien ainsi - « même si ça dérange ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Terres vivantes, L'Afrique noire est mal partie, L'utopie ou la mort... Tout au long de ces ouvrages, devenus aujourd'hui des classiques, René Dumont a retracé ses expériences, livré le cheminement et les fruits d'une réflexion qui apparaît comme une des plus riches de notre temps. Dans ce livre, en revanche, il se penche sur lui-même, c'est-à-dire tout à la fois sur son métier, agronome, et sur l'idéal qui l'anime : lutter contre le redoutable fléau de la faim. Aussi, le professeur, chez lui, est-il indissociable de l'homme d'action. René Dumont enseigne à l'« Agro » de Paris de 1933 à 1974. Mais, de 1929 à 1932, il travaille autour d'Hanoï, dans la rizière tonkinoise, où il découvre l'oppression coloniale, et il étudie les campagnes de la Chine et de l'Inde, où se dévoile à lui le problème de la faim auquel il va consacrer sa vie. C'est pourquoi, au lendemain de la guerre, il est sollicité par divers gouvernements comme conseiller en matière de politique agricole, ce qui le conduit à déborder sur de multiples disciplines difficiles à maîtriser simultanément - économie, sociologie, politologie. De solides empoignades le confrontent à Ben Bella, Sekou Touré, Bourguiba, Fidel Castro, Norodom Sihanouk. Il sera mieux suivi en Chine, au Nord-Vietnam, en Zambie et en Tanzanie. La famine mondiale, cependant, qui s'accroît jour après jour, témoigne de l'échec de notre génération. René Dumont, aujourd'hui, est mondialement célèbre, mais il sait que le combat auquel il a consacré son existence ne souffre aucun répit. Aussi n'est-ce pas le moindre mérite de ce livre, familier et généreux, passionné et passionnant, que de nous inciter à la plus nécessaire des prises de conscience.

  • Maurice Aydalot vient de quitter ses fonctions, après quarante-cinq années consacrées exclusivement à son métier. Le métier de magistrat qu'il avait choisi, il l'a vécu totalement, aussi pleinement qu'il est possible, puisque le sort lui a réservé les postes les plus lourds de la carrière judiciaire : procureur de la République et procureur général à Paris, procureur général puis premier président de la cour de cassation. On parle volontiers de la justice, parfois dans l'absolu, parfois à propos d'un fait divers. On en parle souvent sans bien connaître ses possibilités et même sans avoir réfléchi sur sa finalité. Maurice Aydalot, tout au long de sa carrière, s'est interrogé, ce qui n'est peut-être pas aussi banal qu'on pourrait le croire. Voyant se creuser un fossé d'incompréhension entre le juge et la nation, il n'a cessé de lancer des appels à ses collègues pour qu'ils donnent aux hommes de leur cité et de leur siècle la justice que ceux-ci attendent et aux pouvoirs publics pour qu'ils assurent aux magistrats les moyens nécessaires. Il a trop souvent et trop longtemps prêché dans le désert. Dans la conception de cette collection, il réfléchit sur son métier, sur sa place et sa fonction, lucidement, sans complaisance. Se défendant de faire oeuvre de mémorialiste, se défiant des histoires pour tribunaux comiques, s'écartant des règlements de comptes de pouvoir à pouvoir, Maurice Aydalot, premier président honoraire de la cour de cassation, nous livre sa méditation sur la justice, ses inquiétudes, son espérance.

  • A vingt ans, seule à Paris, elle vendait des journaux dans la rue pour vivre. A vingt-quatre, ayant monté sa propre entreprise avec toutes ses économies - 109 000 anciens francs ! - elle était le plus jeune P.D.G. de France. Aujourd'hui, Chevalier de l'Ordre national du Mérite, Claude Bourg est à la tête d'une affaire de travail intérimaire qui traite avec la Chine, l'Amérique, la Russie, les pays arabes... Rien ne la prédestinait à cette carrière : orpheline, à neuf ans, d'un résistant mort en sauvant les hommes de son maquis, cette petite fille de l'Est, née dans une famille modeste, dut à l'héroïsme de son père d'être élevée dans les Maisons d'Education de la Légion d'honneur. « Une éducation rigoureuse, reconnaît-elle, mais à laquelle je dois la plupart des qualités qui ont permis ma réussite. » Son histoire, cependant, n'est pas seulement celle d'une affaire ; elle est surtout celle d'une femme, mariée, mère de trois enfants, confrontée au problème majeur de la condition féminine contemporaine : concilier ses responsabilités professionnelles et ses aspirations familiales. Captivant comme un roman, le récit de sa vie s'apparente, en un sens, aux meilleurs ouvrages de ce genre : comme eux, il constitue un remarquable témoignage sur notre temps. Et la spontanéité avec laquelle son auteur en conte les péripéties, lui confère une rare saveur d'authenticité. La saveur même de la vie.

  • Rien ne destinait Suzanne Leroy à ce métier singulier : directrice d'une agence matrimoniale. Si ce n'est, peut-être, son ascendance orientale (par son père) : la femme arabe passe en effet pour être la meilleure « marieuse » du monde. Elle a commencé il y a vingt ans, à une époque où existaient, en tout et pour tout, dix agences à Paris et une soixantaine en France. À travers le récit de vingt années d'expérience personnelle, Suzanne Leroy décrit un monde insoupçonné, l'explique sans en dissimuler les insuffisances et les tares, invitant le lecteur à devenir tour à tour client, complice de ses surprenantes découvertes, puis confident de sa foi inébranlable en l'utilité de sa fonction. Elle dit ce que sont les femmes et les hommes qui s'adressent à elle, leur psychologie, leurs besoins, leurs exigences et leurs caprices. Sans oublier les farfelus et les êtres au destin pathétique qu'elle a rencontrés parmi les milliers et les milliers qui ont franchi sa porte. Car si les gens heureux n'ont pas d'histoire, ceux qui viennent à l'agence en ont généralement une - qu'ils se sont décidés un jour à raconter à Suzanne Leroy. Ce livre est le récit d'un témoin privilégié de « la Comédie humaine » dans ce qu'elle a de plus secret, de plus intime : la solitude et la quête du bonheur.

  • Un homme, une profession, une vie. Des succès, des angoisses, vécus dans bon nombre des grandes affaires de ce temps, au civil comme au pénal : le drame algérien à travers Jean-Jacques Susini, l'affaire Jeremy Cartland, celle de Bruay-en-Artois, celle d'Albertine Sarrazin, tant d'autres. Des certitudes, des doutes ; la défense sous toutes ses formes et sous toutes ses faces : celle des criminels comme celle des victimes ; la mise en accusation de la peine de mort ; l'apparition des « Juges rouges » ; la pérennité et la réforme de la profession - bref, la remise en cause de la Justice. Plaider, vivre, n'avoir vécu que pour défendre, et constater, tout juste parvenu à l'âge mûr, qu'il faudra toujours assurer cette tâche dans la solitude, c'est cela, en un mot, être avocat. C'est aussi garder à vif une sensibilité que l'humour n'arrive pas à voiler... courir après un taxi, un train, un avion, sa vaste robe noire sous le bras, et demeurer disponible pour toujours écouter, comprendre, conseiller, prévenir, faire face et obstacle au mauvais destin des hommes. Dans ces pages de liberté, de générosité et d'insolence, Paul Lombard, l'un des grands de sa profession, se livre. Chacun d'entre nous, qu'il soit ignorant des mécanismes de la Justice ou qu'il en connaisse tous les détours, tirera plus d'une information utile et surtout un bel enseignement de ce témoignage passionnant et passionné. Telle est en tout cas notre intime conviction.

  • A bord de son énorme engin avec lequel il finit par faire corps comme le bernard-l'ermite à la coquille qu'il choisit, le routier international « taille sa route » dans des conditions souvent acrobatiques, au coeur de pays lointains et desservis par des voies si mauvaises qu'on les aurait jurés inaccessibles. Les « Internationaux », ces nouveaux pionniers, doivent savoir tout faire, au long de leurs raids de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres : réparer leur mécanique, la réinventer souvent, se dépêtrer des arcanes de la paperasserie dans les différents pays traversés, s'adapter à tous les inconforts, digérer le sable, la poussière et l'eau croupie... et enfin, faire face aux problèmes en tous genres que leur ménagent la nature et les hommes. Henri Hernandez restitue ici cet « appel de la route » sans hâblerie, avec une intensité qui est toute la passion de son métier. « Dans ma tête, dit-il, je n'ai jamais cessé d'être un nomade... Il faut que je bouge, que je change d'air. Bientôt peut-être s'ouvriront des lignes nouvelles sur Bombay, Karachi ou Pékin... Je suis partant ! »

  • Désormais, presque tous les sourds et les sourds-muets du monde entier peuvent entendre grâce à une découverte française : Claude-Henri Chouard, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, a trouvé et mis au point, avec son équipe de l'hôpital Saint-Antoine et le laboratoire du Dr Mac Leod, un procédé qui permet enfin de réinsérer les sourds dans la vie normale. Il a fallu organiser la recherche, inventer un appareillage électronique entièrement nouveau, étudier et pratiquer une technique chirurgicale révolutionnaire puis, surtout, oser. Et le miracle s'est produit : les sourds opérés ont entendu.

  • Victor Vasarely est certainement l'un des artistes les plus mondialement célèbres de notre époque. Pour la première fois, il retrace dans cet ouvrage ce qu'a été sa carrière et le difficile combat qu'il a dû mener pour faire comprendre ses idées et les réaliser. Il décrit son enfance en Hongrie, puis son arrivée à Paris et explique comment il a pu vivre grâce à la publicité : ce que beaucoup n'oseraient avouer fait au contraire sa fierté. En effet, créateur d'une nouvelle philosophie des arts plastiques, Vasarely refuse l'étiquette de peintre et surtout l'idéologie qui la sous-tend. Pour lui, l'oeuvre unique, née de l'inspiration du moment et authentifiée d'une signature, ne favorise que les marchands de tableaux, qui font flamber les prix, et quelques rares privilégiés. Constatant que la technologie contemporaine met à notre disposition des outils prodigieux qui garantissent une qualité de reproduction inégalable, il a mis au point une méthode de travail qui lui permet de tirer ses oeuvres en quantité plus ou moins limitée, sans qu'il y ait d'« original » à proprement parler. Il s'intéresse aussi beaucoup aux problèmes d'urbanisme, suggérant des solutions, pour le moins originales et colorées, à la laideur grisâtre de nos cités actuelles. On a quelquefois reproché à Vasarely une certaine froideur ; les lecteurs constateront qu'il s'agit simplement de réserve et de discrétion. Ils découvriront un homme chaleureux, humain, visant sans démagogie un idéal démocratique de l'art ; un homme qui tient davantage à faire connaître ses idées que son nom. William Desmond.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Savoir ce qui se passe derrière les murs de l'apparence, déjouer les plans de ceux qui complotent le mal, retrouver des êtres enfuis sur les sentiers de la déroute morale et humaine, dépister les voleurs, empêcher que les secrets d'une invention soient dérobés et exploités ailleurs, autant de souhaits que chacun a fait au moins une fois. Les détectives privés, ces « flics de l'impossible », ces redresseurs de torts à qui l'on va se confier parce que la solitude n'est plus tenable, que l'angoisse se fait trop précise, exaucent quotidiennement ces souhaits. Albert Duchenne, directeur de la célèbre agence Dubly, soulève pour nous le voile qui recouvre ce métier de l'ombre, secret et mal connu parce que trop souvent romancé. Il raconte ce qu'est la vie quotidienne d'une agence, il révèle les coulisses et les arcanes de ce métier difficile, dangereux parfois, et qui se fait autant avec le coeur qu'avec la tête... et les jambes.

  • Pour Maurice Coutot, généalogiste, l'aventure commence chaque fois qu'un homme, une femme, possédant quelque fortune, meurt sans laisser de testament et qu'on ne lui connaît aucun parent proche. Alors s'ouvre la « chasse aux héritiers » : une équipe d'enquêteurs part en campagne, s'en va fouiller les archives des mairies et presbytères, interroger les mémoires des vieilles gens. Cela peut durer des mois, entraîner jusqu'au bout du monde ; cela exige une persévérance à toute épreuve, et aussi, bien souvent, un flair de Sherlock Holmes. Car c'est aussi un vrai métier de détective que celui de généalogiste. Que d'énigmes à résoudre ! Parfois c'est le mort qui a pris un faux nom et il faut commencer par rétablir son identité : tel ce milliardaire de Chicago, Apollinaire Price, dont on découvre, grâce à la bizarrerie de son prénom, qu'il était un ancien prêtre normand défroqué. Ou bien une vieille Américaine a eu le caprice de léguer deux cent mille dollars « au dernier homme qu'elle aurait accueilli dans son lit », et c'est la découverte d'un porte-cigarettes en or engagé au Mont de Piété qui permet d'identifier l'heureux élu, un docker du Havre. C'est un métier qui a aussi ses risques : quand le succès n'est pas au bout de l'enquête, soit qu'il n'y ait plus de parents au degré légal, soit que l'on découvre un testament excluant la famille. Il arrive aussi que l'héritier lui-même refuse la fortune qui lui est apportée, par exemple parce qu'il faudrait révéler à ses proches qu'il est bigame - alors l'État empoche l'héritage et le généalogiste en est très exactement pour ses frais. Mais à lire les histoires plus étonnantes les unes que les autres qu'évoque Maurice Coutot au fil de ses souvenirs, qui l'ont entraîné dans tous les milieux et lui ont fait démonter tous les ressorts du coeur humain, on comprend à quel point, en dehors même de l'appât de la réussite, le métier si ignoré de généalogiste peut fasciner celui qui l'exerce.

empty