Monsieur Toussaint Louverture

  • Des côtes de l'Oregon à Portland, en passant par des torrents bouillonnants ou des cascades à-pic, qu'il y croise une sirène, un cadavre ou un chien philosophe, Gus Orviston est un prodige de la pêche. Oscillant entre désespoir et euphorie, une prise après l'autre, il nous entraîne avec drôlerie, sagesse et poésie dans sa quête du cours d'eau parfait, celui qui répondra à toutes ses questions. La Rivière pourquoi est un hymne à une existence réconciliée avec nos passions et nos obsessions. C'est libre, c'est foisonnant, c'est profondément tendre. David James Duncan est un conteur hors pair qui nous offre une odyssée spirituelle en forme de roman un peu fou, lyrique et surtout très drôle. C'est du Ken Kesey, c'est du Jim Harrison, c'est du Richard Brautigan.

    Les rivières ont toujours fasciné David James Duncan, né à Portland dans l'Oregon en 1952. Alors qu'il enchaîne les petits boulots, il écrit son premier roman, La Rivière Pourquoi, sur les rives de la Johnson Creek. Après une vingtaine de refus, son manuscrit est enfin publié en 1983. Ce roman d'apprentissage, qui apporte dès sa publication une immense renommée à son auteur, est une véritable quête philosophique durant laquelle Gus Orviston part à la pêche de son destin.

  • Années trente, alors que dans la chaleur de la Louisiane, ses ennemis manoeuvrent pour prendre sa place, Willie Stark, «l'enfant humilié» devenu gouverneur, se découvre un nouvel adversaire : le vertueux Juge Irwin. Le Boss charge alors Jack Burden, narrateur cynique en quête de sens, du fardeau de déterrer la vérité, car dans un monde de corruption « il y a toujours quelque chose à déterrer ». Mais déjà le Temps agit, le passé met en place le futur et tous les hommes du roi montent sur scène pour la tragédie à venir. De l'angélique Anne Stanton, à la diablesse Sadie Burke en passant par Adam l'esthète et Sugar-Boy le porte flingue, chacun jouera son rôle dans ce magistral roman à l'écriture époustouflante, qui de la vie donne son image la plus juste et poignante : celle de la fragilité.

    Robert Penn Warren (1905-1989) est ne a la frontiere du Kentucky et du Tennessee, du Nord et du Sud, mais c'est dans l'histoire du Sud qu'il trouve ses racines. Avant d'etre romancier, il étudit a Yale et a Oxford, devient poete et critique, puis professeur de litterature. Il a dirige pendant plusieurs annees la Southern Review. Il a obtenu trois fois le prix Pulitzer, comme romancier de Tous les hommes du roi (1946) et deux fois en poésie pour Promises (1958) et Now and Then (1979).

  • De San-Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d'opium, d'arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l'euphorie, Jack Black est un bandit: parfois derrière les barreaux, toujours en fuite. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du XXe siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions. Qu'il soit hors-la-loi, opiomane ou source d'inspiration pour Kerouac et Burroughs, qu'importe, qu'il vole au devant de la déchéance ou qu'il flambe comme un roi, qu'importe, Jack Black n'est guidé que par son amour de la liberté. C'est dur, inoubliable, profondément américain. Black est peut-être un vaurien, mais aussi un conteur né qui joue avec son passé afin de nous remuer, de nous remettre sur le droit chemin.

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