Larousse (réédition numérique FeniXX)

  • Après une étude serrée des conjonctures et des conflits qui conduisent à l'affirmation obsessionnelle d'une mythique baisse de niveau, André de Peretti invite à une réflexion sérieusement référencée sur les structures et les rythmes dans le cadre de l'école, notamment sur la taille des classes, les groupements d'élèves, l'organisation générale des études, les emplois du temps. Face à l'hétérogénéité croissante des élèves et des étudiants, il explicite l'urgence d'une différenciation d'une méthodologie d'enseignement, et les conditions de son application qui puissent assurer la progression optimale de chacun et de tous. Enfin, il analyse la sélection telle qu'elle s'opère d'une manière réductrice, mettant en évidence les principes et les pratiques d'une évaluation stimulante et diversifiée, selon les cursus appropriés aux mérites, différents mais complémentaires, des jeunes.

  • Malgré les progrès de la production agricole, de grands pays du monde vivent dans un état permanent d'insécurité alimentaire et sont périodiquement exposés à des famines meurtrières. Environ un milliard de personnes souffrent de la malnutrition, et de la faim. Face à ce chiffre effrayant, peut-on espérer parvenir à la satisfaction des besoins alimentaires de ces populations ? Question primordiale à laquelle Jacques Chonchol s'efforce de répondre. Dans cet ouvrage de synthèse et de proposition, l'auteur appuie son analyse sur la notion de système alimentaire, qui prend en compte l'ensemble de la chaîne, de la production agricole à la consommation, dont il souligne toute la puissance comme moyen de compréhension de la réalité. S'écartant des approches purement productivistes - selon lesquelles il suffirait de produire davantage pour nourrir mieux -, il envisage d'affronter le système alimentaire selon différents angles, afin d'en améliorer les multiples maillons, depuis l'économie paysanne jusqu'à l'aide alimentaire, en passant par la mobilisation des ressources naturelles, les formes de stockage et de commercialisation des produits. Conscient de la diversité du tiers monde, qu'il connaît bien, l'auteur s'attache à proposer des stratégies adaptées aux situations des grandes régions du monde en voie de développement : en Afrique, en Asie, en Amérique latine...

  • Le citoyen d'aujourd'hui est sollicité en permanence par les efforts de séduction de la communication politique. Roland Cayrol, que ses fonctions placent au centre du concert médiatique, se propose ici de vendre la mèche, c'est-à-dire d'expliquer comment les hommes politiques essaient de nous convaincre. Il scrute les techniques, les méthodes et les idées de cette nouvelle communication politique, fondée sur les sondages, la télévision et le marketing. Il analyse la façon dont l'électeur est influencé, et quels sont ses moyens de résistance aux mass media. Il observe combien cet usage mal maîtrisé des techniques modernes de la communication, risque d'aboutir à un rétrécissement du débat politique, au profit des formes les plus appauvries de l'univers du show-business.

  • Après tant de splendeurs, le français serait-il oublié des aînés, maltraité par les jeunes, négligé par l'école, voire envahi et bradé ? Ces questions, posées aujourd'hui avec tant d'insistance, ont conduit Émile Genouvrier à écrire ce livre pour redécouvrir les multiples visages d'une langue française extraordinairement vivante en France et dans le monde, traversée et transformée par l'écriture, lieu d'une culture rayonnante et support du savoir moderne... Autant d'occasions d'interroger l'histoire, la géographie, la sociologie, la littérature, la grammaire et les sciences... Sans arrogance ni exclusive, cette réflexion convaincra le lecteur que l'on peut aujourd'hui espérer et vivre en français. Avec la conscience que cette grande langue internationale demande à ceux qui la parlent de la connaître, de la soigner... et de l'aimer.

  • Développer la recherche scientifique et technique, susciter l'innovation, ce sont deux objectifs que les pays industrialisés reconnaissent comme essentiels et prioritaires pour renforcer leur puissance économique et militaire. Mais les hommes politiques sont-ils armés pour développer et guider les activités de recherche et d'innovation ? Ne risquent-ils pas de se laisser abuser par des simplifications d'une réalité qui leur échappe, de se laisser entraîner par des idéologies qui, pour être parfois généreuses, n'en sont pas moins irréalistes ? Le but de cet essai est de fournir aux politiques les repères qui semblent parfois leur manquer, mais aussi de répondre à nos interrogations sur les enjeux de la recherche : à quel progrès conduisent l'invention et l'innovation ? Qui le définit et l'oriente ? Ce progrès s'adapte-t-il à nos désirs, à nos besoins, ou est-ce nous qui nous transformons pour le suivre ? Pour tenter de prévoir où nous mènent les voies de la recherche, Pierre Piganiol décrit le "système du progrès" et analyse tous les éléments de son évolution. Après avoir mis en lumière les traits caractéristiques de quelques innovations connues, il explique les faits essentiels concernant la découverte scientifique et l'innovation technologique, les freins et les aiguillons qui agissent sur elles, présente quelques orientations nécessaires pour mieux préparer l'avenir et éviter ses pièges et propose une partie prospective qui esquisse le futur possible.

  • Jusqu'à une date toute récente, on ne savait rien sur l'origine de la cellule ni sur l'origine de la vie elle-même. Pourtant, de multiples hypothèses, plus ou moins fantaisistes, ont tenté de résoudre cette énigme... On a inventé mille mots pour couvrir notre ignorance. Mais, depuis quelques années, l'abîme est réduit à une crevasse. Sur sa rive non vivante, les expériences de Miller, Fox, Buvet et autres ont montré qu'il y a un milliard d'années la Terre pouvait former des molécules organiques très complexes, déjà "prébiotiques". Sur la rive vivante, les progrès décisifs sont dus tout d'abord aux courageuses méharées de Théodore Monod dans les Richât de Mauritanie, en plein Sahara, qui ont livré à la science les fossiles précambriens microscopiques, à structure plus simple que celle d'une cellule, que l'on nomme maintenant "coccoïdes et sphéroïdes collectifs".

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