Flammarion

  • « Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase Fermez les cabarets, ouvrez les écoles », écrivait Zola en 1877.
    Afin d'atteindre son idéal - travailler, manger à sa faim et avoir toujours un endroit où dormir -, Gervaise, honnête blanchisseuse installée dans le quartier de la Goutte-d'Or, livre bataille à l'alambic du café voisin.
    Triomphera-t-elle de la « machine à soûler » les travailleurs ?
    Accusé de « bas-fondmanie » par les antinaturalistes, attaqué aussi par les républicains, qui lui reprochèrent d'avoir représenté le peuple sous des dehors hideux, Zola a voulu, dans le septième roman des Rougon-Macquart, « peindre la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs ».
    Roman sur les ouvriers parisiens du Second Empire, L'Assommoir a la langue et l'odeur de la misère.

  • Nana ruine ceux qui la désirent : le banquier Steiner, le capitaine Hugon... tous seront séduits et conduits au désespoir par la «Vénus blonde». En décrivant la vie d'une courtisane, Zola dépeint, à la manière des moralistes, la débâcle de la société bourgeoise du Second Empire en un saisissant tableau de moeurs.

  • Dans L'Avare, l'argent est le nerf de la guerre. Il détermine les êtres, qu'ils soient vieux ou jeunes, riches ou sans le sou, avares ou prodigues, et s'insinue au coeur des rapports humains. Cette grande comédie créée en 1668 met en scène un univers où tout n'est que contrats, et où tout a un prix : manger, boire, se vêtir, aimer, ne pas mourir ; un monde où les sentiments filiaux sont sapés par le vice pathologique d'un homme qui n'est pas seulement avare, mais aussi convoiteux et paranoïaque. Et le vice aura le dernier mot.
    L'Avare, pièce morale ? La question mérite d'être posée.

  • En imposant Hernani, chef-d'oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l'origine de l'une des plus célèbres batailles de l'histoire littéraire. « Tissu d'extravagances », fruit d'un « esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance », selon la censure, Hernani marquait l'avènement d'un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l'épique et la politique. Drame historique retraçant l'accession à l'Empire de Charles Quint, comédie d'intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l'honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l'avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût.

    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion (d'après un détail de la tapisserie de la tenture de la Comédie-Française, par Jacques Ferdinand Humbert, © Roger-Viollet)

  • Pierre et Jean : le docteur et l'avocat, le brun et le blond, le nerveux et le placide, le dur et le tendre. Radicalement opposés, ces deux frères, tout en menant une existence paisible au Havre, vivent sous la tension d'« une de ces jalousies dormantes » prêtes à se réveiller « à l'occasion d'un mariage ou d'un bonheur tombant sur l'un ». Or on apprend qu'un ami de leurs parents a légué sa fortune à Jean, seul. Pourquoi Pierre n'hérite-t-il pas ? Cette question lancinante le conduira à exhumer un vieux secret de famille... Psychologie, crise, émotion : Maupassant se renouvelle dans Pierre et Jean. Paru en 1888, alors que le naturalisme subissait de violentes attaques, ce récit marque un tournant majeur, du roman de moeurs au roman d'analyse, dans l'oeuvre de l'écrivain.
    Cette édition donne, pour la première fois, les variantes du manuscrit du « Roman », la célèbre étude dont Maupassant a fait précéder Pierre et Jean.

  • Pour obtenir la main de celle qu'il aime, le pêcheur Gilliatt, solitaire et contemplatif, honni des autres hommes, entreprend de sauver le moteur de la Durande, bateau échoué au large de l'île de Guernesey. Engageant une lutte à mort avec l'océan, il devra braver la fureur des flots, plonger dans les abîmes et vaincre les créatures cauchemardesques qui peuplent les fonds marins... Roman d'amour narrant la quête tragique d'un héros herculéen et damné, épopée sublime de la mer et du progrès, Les Travailleurs de la mer est aussi une puissante méditation sur les pouvoirs du songe et les mystères de la création. D'une plume virtuose, Victor Hugo y explore «l'innommable, le grouillement des formes, les profondeurs insondables ; il interroge le ciel nocturne, les météores. Il pose la question du sens de l'univers et de la destinée. Et il le fait avec un rare frisson d'authenticité.» Patrick Grainville

  • « L'oeuvre et l'exécution tuées par la trop grande abondance du principe créateur » : telle est, selon Balzac, l'idée commune aux trois Études philosophiques que sont Le Chef-d'oeuvre inconnu, Gambara et Massimilla Doni.
    Au début du XVIIe siècle, le peintre visionnaire Frenhofer est hanté par sa pièce maîtresse, La Belle Noiseuse, à laquelle il travaille depuis dix ans, et que nul n'a jamais vue : Nicolas Poussin lui propose un modèle féminin susceptible de lui inspirer la perfection qu'il veut atteindre (Le Chef-d'oeuvre inconnu). La même quête d'absolu anime le héros de Gambara, compositeur à la recherche du « principe musical » situé au-delà de toute réalisation, et dont la folie n'a d'égale que l'impuissance du ténor Emilio dans Massimilla Doni, récit à la gloire de Venise et de l'opéra italien.
    Comme l'écrivait Balzac en 1839, le lecteur de ces trois « contes artistes » apprendra avant tout « par quelles lois arrive le suicide de l'art ».

  • Armand Duval, jeune homme de bonne famille, s'éprend d'une courtisane à la mode, Marguerite Gautier. Mais le père d'Armand, soucieux des bienséances, persuade Marguerite de renoncer à cet amour déshonorant pour sa famille. La jeune femme se sacrifie et retourne à sa vie de demi-mondaine. Bientôt la phtisie, mal incurable, la ronge... Parmi les sujets du XIXe siècle qui ont connu le plus grand succès et la plus grande longévité, la «dame aux camélias» demeure le mythe féminin le plus populaire de l'ère bourgeoise. Ce sont les textes essentiels de ce mythe qui constituent l'objet de la présente édition. La première version en fut le roman d'Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias ; au roman succéda le drame homonyme du même auteur ; enfin l'opéra, La Traviata, composé par Verdi.

  • Tuez plutôt votre fille que de l'emprisonner dans un cloître malgré elle, oui, tuez-la : c'est ainsi que Suzanne Simonin, bâtarde contrainte par sa famille à s'engager en religion, s'adresse à l'honnête marquis dont elle attend secours en lui racontant une vie semée d'épreuves et d'humiliations.
    Roman pathétique d'une réprouvée en quête d'amour, roman politique d'une prisonnière en quête de justice, roman philosophique des passions troubles engendrées par les interdits sexuels, roman pictural du clair-obscur des corps et des âmes : La Religieuse est tout cela.
    Mais Diderot, avec ce récit de destin brisé, engage aussi son lecteur dur les sentiers tortueux d'un érotisme noir ; c'est que Suzanne, qui se proclame figure de l'innocence persécutée, est sans doute plus ambiguë qu'on ne le croit.

  • Pénétrer la Bourse, cette «caverne mystérieuse et béante, où se passent des choses auxquelles personne ne comprend rien» : tel est l'un des buts que se donne Zola en écrivant L'Argent (1891). Spéculation, fraude, liquidation, krach : l'épopée de la Banque universelle fondée par Saccard pourrait être l'histoire d'une grosse machine lente à s'ébranler puis formidable dans sa destruction, conduite par un poète du million qui la chauffe jusqu'à la faire éclater. Mais ici, l'argent ne se résume pas à la folie du gain. Du jeune Sigismond, disciple de Marx, à la princesse d'Orviedo, figure de la charité, le romancier esquisse une multitude de rapports à l'argent. Et fait apparaître celui-ci, au bout du compte, comme une incroyable force de vie : «Je ne suis pas de ceux qui déblatèrent contre l'argent, écrivait Zola. Je pars du principe que l'argent bien employé est profitable à l'humanité tout entière.»

  • En 1669 paraît un recueil de cinq lettres signées d'une religieuse portugaise : elle s'adresse, éperdue, à son amant infidèle, qui l'a abandonnée. Le succès est immédiat et immense - d'emblée, le livre s'impose comme un modèle de correspondance amoureuse. Pendant longtemps, cependant, la polémique fait rage : s'agit-il d'une fiction, comme le soutient Rousseau, ou de lettres authentiques ? Il aura fallu presque trois siècles pour que le texte soit rendu à son genre, le roman épistolaire, et à son véritable auteur, le poète et diplomate Guilleragues. Lamento de l'amour pur, les Lettres portugaises ont marqué et intrigué d'innombrables écrivains, de Saint-Simon à Guy Goffette, en passant par Stendhal et Rilke, qui les traduisit en allemand et en fit l'éloge suivant : "Les paroles de cette religieuse contiennent le sentiment tout entier, ce qu'il a d'exprimable et ce qui est en lui indicible. Et sa voix est pareille à celle du rossignol, laquelle n'a pas de destin."
    Dossier :
    1. Roman ou réalité ? L'épineuse question de la réception
    2. Suites et réécritures
    3. La lettre, une poétique féminine et galante
    4. Lettres de femmes abandonnées

  • Zola conteur et nouvelliste ? La réponse a de quoi surprendre : on ignore le plus souvent que l'auteur des Rougon-Macquart, tout au long de sa carrière, s'est adonné à l'écriture de récits brefs aux tonalités variées. Ce volume rassemble près de trente textes rédigés pendant ses jeunes années de bohème et de journalisme. À leur lecture, c'est un Zola méconnu qui surgit soudain : fantaisiste, lorsqu'il met en scène l'errance dans Paris d'un lion et d'une hyène échappés du zoo (Une cage de bêtes féroces) ou lorsqu'il raconte l'histoire d'un homme qui décide, un beau matin, de faire commerce de femmes laides (Les Repoussoirs), mais aussi promeneur inspiré et satiriste engagé... Qu'on ne s'y trompe pas : le romancier est déjà là tout entier. Qu'il croque le bourgeois (Villégiature) ou parodie l'engouement du public pour le roman populaire (Les Disparitions mystérieuses), qu'il s'indigne de la misère (Le Chômage) ou raille la montée en puissance de la publicité (Une victime de la réclame), le tempérament éclate à toutes les pages. Par la richesse de leur inspiration, ces petits chefs-d'oeuvre révèlent un auteur plus insaisissable et naturel que ne le laissent supposer les professions de foi naturalistes.

  • Janvier 1854 : en faisant paraître Les Filles du feu, recueil de nouvelles suivi de douze sonnets rassemblés sous le titre Chimères, Nerval, par-delà les crises de folie et la maladie, prouve au monde que son génie reste intact. Abolissant les frontières entre ici et ailleurs, entre autrefois et aujourd'hui, entre autobiographie et songe, ces textes ont fasciné les plus grands auteurs du siècle suivant, de Proust à Yves Bonnefoy, en passant par André Breton ou encore Julien Gracq, qui écrivait : «Il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain.»

  • La Duchesse de Langeais (1833-1834), roman inspiré à Balzac par son aventure manquée avec la marquise de Castries, est le second volet de l'Histoire des Treize. Après avoir déployé l'éventail de la séduction pour conquérir le général de Montriveau à seule fin de se désennuyer, la duchesse de Langeais se dérobe à l'amour de son prétendant... Celui-ci, membre de la société secrète des Treize, parviendra-t-il à la faire céder ? « Souverainement femme et souverainement coquette », la duchesse, mariée, abdiquera-t-elle sa réputation et son orgueil ? Reine du faubourg Saint-Germain et obscure servante de la religion de l'amour, Antoinette de Langeais méritait, comme la princesse de Clèves, de donner son nom à l'histoire d'une passion émouvante et tragique.

  • Si les contes et nouvelles de sa jeunesse frappent par leur fantaisie, les textes rassemblés dans ce volume, parus entre 1875 et 1899, font de Zola, à l'égal d'un Maupassant, l'un des maîtres de la nouvelle naturaliste, et l'un des maîtres de la nouvelle tout court. Tantôt librement inspirées de faits divers rapportés dans la presse d'alors (L'Inondation), tantôt proches de l'étude sociale (Comment on meurt) ou de la satire pittoresque - Les Coquillages de Monsieur Chabre est un petit chef-d'oeuvre d'amoralité sur le thème de l'adultère -, ces narrations donnent à voir le romancier en vacances, libéré du poids des théories, tout entier livré au plaisir d'écrire. Le résultat est souvent étonnant : explorant la veine fantastique, Zola conte dans Angeline l'histoire d'une maison hantée ; dans La Mort d'Olivier Bécaille, ce sont ses propres obsessions qu'il dévoile, à travers l'angoissante aventure d'un homme enterré vivant... Qu'ils soient célèbres, comme L'Attaque du moulin qui figura en tête du recueil naturaliste des Soirées de Médan, ou injustement tombés dans l'oubli, ces récits constituent une lecture indispensable pour tous ceux qui croient connaître l'auteur des Rougon-Macquart.

  • Dans le Paris des années 1840, Rodolphe, Schaunard, Marcel et quelques autres forment une petite société d'artistes marginaux, poursuivis par leurs créanciers et rêvant de gloire. Poètes et musiciens au ventre creux, rapins prompts à embobiner le bourgeois, philosophes fumeux épris de grisettes, ils ont vingt ans, peuplent les mansardes du Quartier latin, mènent une vie volage et aiment se retrouver au café Momus, où « le premier devoir du vin est d'être rouge ». Mais le désespoir guette, lorsqu'on chasse du soir au matin la pièce de cinq francs sans jamais sortir de la misère et de l'anonymat...
    Avec cette série de scènes fantaisistes inspirées de son expérience, Henri Murger, fils de concierge autodidacte qui fréquenta Nadar, Champfleury et Baudelaire, n'offre pas seulement un formidable document littéraire et social sur la condition de l'artiste : il signe aussi un texte au style tapageur sur la folie de la jeunesse et la perte des illusions. Mêlant romantisme et réalisme, marquant la naissance d'une langue et d'un mythe, les Scènes connurent à leur parution en 1851 un immense succès, et inspirèrent tous ceux qui, de Puccini à Aznavour, ont aimé la bohème.

    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion.

  • En 1832, parce qu'il s'ennuie à Civita- Vecchia où il occupe le poste de consul de France, Stendhal entreprend d'écrire l'histoire de son dernier séjour à Paris, onze ans plus tôt : la belle et indifférente Métilde venait alors de lui infliger un échec sentimental cuisant. Chronique d'une convalescence, les Souvenirs d'égotisme brossent ainsi le portrait d'un être dévasté, qui se laisse lentement reprendre par la vague de la vie.
    Rédigés à bride abattue, inachevés et publiés à titre posthume en 1892, ces souvenirs drôles et touchants constituent un document irremplaçable sur un grand homme en devenir, qui fréquente les salons, scandalise par son esprit caustique, multiplie les « fiascos par excès d'amour » et se demande s'il a bien un « esprit remarquable »... Galop d'essai pour la célèbre Vie de Henry Brulard, ils offrent le modèle d'une écriture autobiographique sans esbroufe, conjuguant avec brio introspection et improvisation.

    Texte intégral. Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • « Je ne connais personne qui n'aimât pas la littérature de M. de Musset, quant à moi, je le dis, elle me plaît infiniment » : c'est en ces termes que Balzac salua la parution des Nouvelles.
    Publiées dans la Revue des Deux Mondes entre 1837 et 1839, elles relatent des histoires de coeur tour à tour légères et graves, drôles et mélancoliques. Dandies et grisettes, espiègleries, baisers volés, rendez-vous furtifs, adieux déchirants : on devine toute la fantaisie des liaisons de l'auteur dans ces récits mettant en scène un homme épris de deux femmes (Les Deux Maîtresses), un amant artiste (Le Fils du Titien), ou encore un garçon sans le sou bien décidé à rassembler cent mille écus pour épouser celle qu'il aime (Croisilles)...
    Empruntant tout à la fois au roman d'analyse classique, au récit grivois et au conte de fées, Musset accède ici à la haute maîtrise de son art de prosateur.

  • « Les Jeunes France », c'est le nom que l'on donnait, dans les années 1830, à la jeunesse extravagante et chevelue gagnée à l'art romantique et aux idées contestataires. Dans ce recueil paru en 1833, Théophile Gautier, qui fut l'un des leurs, dépeint avec humour et panache leurs excès de langage, de conduite et de parure. Dialogue de deux ivrognes sur les vertus de leurs maîtresses (Sous la table), vie d'un peintre basculant dans la démence (Onuphrius), portraits de romantiques excentriques (Daniel Jovard, Élias Wildmanstadius), récit déjanté d'une orgie (Le Bol de punch), étude des mérites respectifs de l'amour domestique et de la passion impossible (Celle-ci et celle-là) : ces six « romans goguenards », injustement méconnus, dénoncent la folie de toute folie et marquent, deux ans avant Mademoiselle de Maupin, la véritable entrée de Gautier en littérature.
    À la suite des Jeunes France, cette édition rassemble une série de chroniques parues dans la presse à la même époque, qui témoignent d'un même esprit de dérision : Gautier y évoque les travers du bourgeois parisien, la laideur des acteurs, ou encore l'embonpoint des écrivains...


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Trois ans séparent Coeur double, recueil de contes à l'humour grinçant, du poétique et prophétique Livre de Monelle : par-delà leur différence de ton, ces deux oeuvres incarnent le goût de Marcel Schwob pour le mystère irréductible de l'être. Dans chacun des récits qui composent Coeur double (1891), cet écrivain inclassable - dont la légende dit qu'il avait horreur des miroirs - met en scène un personnage aux prises avec un étrange et épouvantable double surgi du réel... À cette galerie de portraits grotesques succède, dans Le Livre de Monelle (1894), un unique personnage, celui d'une petite prostituée : Monelle livre sa sagesse au narrateur avant de céder la parole à ses onze soeurs - l'Égoïste, la Voluptueuse, la Perverse, la Fidèle, l'Insensible... -, et de disparaître dans la nuit. Évoquant tout à la fois les Psaumes et Les Nourritures terrestres de Gide, Le Livre de Monelle constitue, selon Maurice Maeterlinck, « les pages les plus parfaites qui soient dans notre littérature, les plus simples et les plus religieusement profondes qu'il nous ait été donné de lire ».

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