Sciences humaines & sociales

  • À la recherche d'un refuge dans une vérité révélée et confortable, de nombreux individus, déçus par les religions établies et les idéologies politiques, se tournent vers les sectes. Aujourd'hui, elles sont plus d'un millier à vivre et prospérer sur notre territoire. En Europe occidentale, les gouvernements font preuve, face au phénomène, d'un immobilisme révélateur et de leur impuissance. En Europe de l'Est, la situation se dégrade. Profitant de la dynamique des mouvements de libération, les sectes s'implantent au nom de la liberté. Aux États-Unis, véritable patrie des sectes (elles bénéficient d'exonération fiscale), l'utilisation du système atteint un tel niveau, grâce au cynisme des uns et à la crédulité des autres, que le télévangélisme, son illustration la plus parfaite, est devenu un scandale national. Actuellement, elles ont élargi leur champ d'action aux individus bien implantés dans la société, comme les cadres d'entreprise. Pour atteindre ce nouvel objectif, financièrement juteux, elles ont perfectionné leurs méthodes et amélioré leur image de marque. La métamorphose est en train de devenir un succès retentissant. Il ne s'écoule pas de semaine sans son lot d'informations. Aux faits divers sordides succèdent les prétendues performances commerciales réalisées grâce à des techniques irrationnelles, parapsychologiques ou mystiques.

  • Unité prestigieuse de la Résistance, le Corps Franc Pommiès a joué un rôle déterminant dans la libération du sud-ouest de la France. Exécutant, de décembre 1942 à août 1944, 750 opérations de sabotage et 102 embuscades, le Corps Franc Pommiès rejoint la 1re armée française, se bat avec héroïsme à Autun, dans les Vosges, en Alsace, en Allemagne, à la Pointe de Grave et défile à Berlin en 1945. Selon Gabriel Delaunay, chef régional des Mouvements Unis de la Résistance, « le Corps Franc Pommiès n'est pas seulement la plus exceptionnelle unité de la Résistance Française. Il est plus que cela. Il est la résistance dans sa pureté originelle, la résistance sans arrière-pensée et sans calcul, la résistance spontanée née d'un refus du fond des êtres. » De son côté, le maréchal de Lattre de Tassigny écrira : « Le Corps Franc Pommiès, unité très manoeuvrière et ardente, incarne l'esprit offensif des troupes du Sud-Ouest. »

  • Un destin de Journaliste. Raymond Marcillac n'a pas choisi ce métier. Le hasard l'y a conduit dès la Libération, après qu'il eût milité dans la résistance. Il a gravi un à un les échelons de l'audiovisuel, à la Radio puis à la Télévision, quand sa carrière fut brusquement interrompue par une chasse aux sorcières lancée sous l'appellation de « publicité clandestine » par une commission d'enquête du Sénat.

  • Les « adolescents à problèmes » - certains voient dans cette expression un pléonasme ! - sont minoritaires. Pourtant, l'adolescence est une période difficile non seulement pour le garçon ou la fille qui la vit, mais aussi pour ses parents et son entourage ! Entre 13 et 1 7 ans, l'adolescent se cherche, se pose des questions, tente de se trouver une identité et une personnalité... En même temps, il crée le désarroi, parfois l'angoisse, chez ses parents qui le voient se transformer, physiquement et psychologiquement... Les questions qu'on se pose - parent ou adolescent - à cette période sont nombreuses et touchent tous les domaines de la vie. Ce livre offre des solutions pratiques et des conseils qui permettent de mieux comprendre l'adolescence, une période bien à part au cours de l'existence, et qui a ses règles et ses principes. En plus de 150 mots, ce livre aborde des thèmes qui seront l'occasion d'un dialogue et créeront des passerelles pour aider les adolescents et leurs parents à mieux se comprendre, s'épauler et s'aimer.

  • En ce torride été 1942, les forces germano-italiennes, commandées par le maréchal Rommel, piétinent devant El Alamein. Certes, le « Renard du désert » a franchi la frontière égyptienne ; il fait peser une indéniable menace sur Alexandrie. Mais ses lignes de ravitaillement sont démesurément étirées et il manque de moyens pour asséner le coup de grâce, l'offensive finale qui lui ouvrirait la route du canal de Suez et du Proche-Orient. Il lui faudrait des renforts... Or, il reçoit une simple brigade à quatre bataillons d'infanterie, plus quelques unités d'appui. Mais elle regroupe des combattants de choc, des parachutistes placés sous les ordres du général Ramcke, un chef de guerre de grand style. Ramcke et ses paras vivront les heures les plus dures de l'offensive, puis de la retraite, avant d'échapper à l'encerclement par un exténuant raid à pied d'une longue semaine, dans le Grand Désert. Le 8 novembre 1942, les Anglo-Américains débarquent au Maroc et en Algérie. Les Allemands envoient quelques unités supplémentaires en Tunisie, par un minuscule pont aérien. Ce seront encore des paras, appartenant au 5e régiment de chasseurs parachutistes du lieutenant-colonel Koch. Ces hommes se battront devant Tunis jusqu'en mai 1943 et parviendront longtemps encore à bloquer les attaques des Britanniques, des Américains et des Français d'Afrique du Nord.

  • L'État français, sous tous les régimes, a pris la curieuse habitude de donner des leçons et de recommander le sérieux à ses citoyens, sans jamais se soucier de faire le ménage dans sa propre maison. « Charité bien ordonnée commence par soi-même » dit le bon sens populaire, et c'est tragiquement exact si l'on se penche sur le fonctionnement de nos administrations et institutions. Bertrand Deveaud, auteur des best-sellers « 110 moyens légaux pour arnaquer l'État et Comment berner le fisc en toute sécurité » s'attaque cette fois-ci, grâce entre autres au témoignage anonyme de hauts fonctionnaires, au coeur même de la machine. L'administrationite aiguë, l'absence de responsables ou la sur-hiérarchie, le détournement des lois, les dépenses les plus stupides et contradictoires, la guerre des ministères, voici quelques-uns des graves dysfonctionnements qui plongent l'action de l'État dans l'impuissance ou l'illégalité. Ainsi cadenassée, la France abordera-t-elle les années à venir avec l'efficacité requise ? Un livre rempli d'informations navrantes qui, selon votre humeur, vous feront ricaner ou pleurer.

  • Le premier volet de cet ouvrage était consacré à toutes les organisations, civiles et militaires, relevant directement de l'État français. En zone occupée - dite zone Nord, à partir de 1943 - l'ensemble de la vie politique est soumis au bon vouloir de l'occupant. Durant quatre années, les Allemands préféreront voir se multiplier les groupements et leurs mouvements de jeunesse plutôt que d'encourager le parti unique dont rêve chacun des Chefs, au lendemain de la disparition de la IIIe République. D'où la multiplicité d'organisations dont les effectifs ne seront jamais en rapport avec les prétentions des « frères ennemis ». Tous portent uniformes et insignes. Parfois des armes, car le « collabo » en uniforme est bien souvent l'homme à abattre. « Collaborationnistes », ils ne le furent pas tous. La défaite de la France a également encouragé les mouvements centrifuges et au régionalisme a parfois fait place l'autonomisme. En Alsace et Moselle, annexées par le IIIe Reich, ont existé des mouvements passerelles qui préludaient à l'entrée dans le parti national-socialiste. Les traces de cet ensemble complexe avaient été bien souvent perdues et l'histoire négligée. Une fois encore, Pierre-Philippe Lambert et Gérard Le Marec se sont attachés à les analyser dans ce « précis » où seules sont retenues les structures et non pas les motivations.

  • Avec ses vingt-huit ans de Journal Télévisé et les neuf années de son magazine « 1 comme », Robert Diligent est sans doute le recordman du monde de parution et de temps d'antenne à la Télé. C'est dire qu'il a connu les débuts de Télé-Luxembourg, l'époque héroïque où, loin de disposer des formidables moyens techniques actuels, « l'équipe » du Journal Télévisé - en fait, deux personnes - se débrouillait avec une caméra et une 2 CV dans laquelle elle amenait, de Luxembourg à l'émetteur, les bobines des reportages et parfois même le grand film de la soirée ! Tout se passait dans la hâte mais aussi la décontraction et la bonne humeur. Comme ils étaient insolites, drôles, inattendus, les dessous de Télé-Luxembourg à ses débuts...

  • De la Bretagne au Vercors, des Pyrénées aux Landes, région par région, l'héroïque combat de nos maquis.

  • Deux siècles après l'exécution de Louis XVI, qu'est-ce que le royalisme ? Une survivance désuète ? Un folklore suranné ? Un paravent du fascisme ? Autre chose ? L'expression d'une fidélité et d'une espérance. Pendant un demi-siècle, le royalisme est dominé par un mouvement, un journal aussi : l'Action Française, et un homme : Charles Mourras. Mais, compromis avec les autorités de Vichy, Maurras est condamné à la Libération, et l'Action Française, interdite. En est-ce fini de l'école du Nationalisme intégral ? Non. Elle connaîtra bien des avatars au cours des dernières décennies. Et ces royalistes, plus fidèles au Prince qu'à une doctrine, qui n'ont jamais accepté l'emprise maurrassienne, restent-ils inactifs ? L'Action Française affaiblie, ils essaient enfin de faire entendre leur voix, de proposer un autre royalisme, souvent empreint d'une forte spiritualité, toujours attentif à l'homme. Certains même se rallient aux institutions de la République, se proposant de les « couronner » pour assurer leur pérennité. Et le Prince lui-même ? La Loi d'Exil abrogée, le Comte de Paris retrouve la France. Il entend jouer sa chance, et son long dialogue avec le Général de Gaulle nourrira bien des rumeurs. La restauration de la monarchie était-elle le secret désir du Général ? Le Prince ? Mais quel Prince ? La légitimité du Comte de Paris et de ses descendants est-elle bien assurée ? Voilà que certains, mus par des raisons diverses, de la simple acrimonie au sens aigu d'une autre tradition, se tournent vers d'autres Princes. Non, au cours des cinquante dernières années, le royalisme ne s'est pas contenté de survivre. De bouleversements en crispations, d'espoirs en désillusions, il a connu de multiples aventures dont ce livre propose le récit.

  • De toutes les unités allemandes engagées sur le Front de l'Est, la division Totenkopf « Tête de mort » fut l'une des plus redoutables. Se targuant d'avoir été recrutés parmi les formations de l'Ordre noir SS, les combattants de choc qui servaient dans ses rangs étaient considérés comme des nationaux-socialistes fanatiques à qui on pouvait confier les plus dures missions. C'est sur le Front de l'Est que la « Tête de mort » devait donner toute sa mesure ; elle y gagna une réputation qui amena tous les généraux à souhaiter son intervention dans leur secteur. La division participa à la grande attaque sur Leningrad et s'ouvrit de vive force un passage à travers la ligne Staline. Encerclée au sud-est du lac Ilmen, par un froid de -40°, les combattants allemands, ravitaillés par avion, parvinrent à résister à tous les assauts russes. Pratiquement réduite à néant après ces durs combats, la Totenkopf fut reformée en France et équipée de blindés. Elle participa à la reprise de Kharkov avant de devenir, quelques mois plus tard, une unité d'intervention que l'on engageait partout où le Front allemand craquait sous les coups de boutoir des forces soviétiques, lancées dans la course vers l'ouest et le Reich lui - même. Les rares survivants de la formation se battirent en Autriche dans les derniers jours de la guerre. Ils furent livrés aux Soviétiques par les Américains. Bien peu revinrent des camps de prisonniers.

  • Savez-vous : Que les bébés ne babillent pas tous de la même façon ? Qu'il n'existe pas de norme linguistique en rapport avec l'âge ? Qu'un jeune enfant comprend toujours plus qu'il ne parle ? Savez-vous : Que les parents peuvent repérer très vite, bien avant les « spécialistes », les difficultés de langage de leur enfant ? Que s'ils n'ont pas toujours l'oreille pour déceler ses troubles de prononciation, ils peuvent évaluer avec justesse son niveau de vocabulaire et sa syntaxe ? Savez-vous : agir face à un enfant qui zozote ou bégaye ? Connaissez-vous : Les nouvelles théories sur le développement du langage ? Les avantages et les risques d'une éducation bilingue ? Ce livre - réalisé par des orthophonistes - vous informe, répond à vos questions, et dispense des conseils pratiques pour accompagner un enfant dans sa conquête de la langue parlée. Ses objectifs : Informer et rassurer les parents. Renforcer leur compétence en matière d'éducation langagière. Leur fournir des indices fiables pour qu'ils puissent déceler chez l'enfant d'éventuels retards ou troubles du langage. Proposer des idées de jeux et d'exercices à effectuer à la maison, pour l'épanouissement des enfants, et l'amélioration de leur apprentissage.

  • Charles Pasqua est devenu en quelques années un homme politique de tout premier plan. Rassurant pour les uns, ultra-sécuritaire et trop nationaliste pour les autres, il a marqué les esprits par un franc-parler peu habituel et des actions d'éclat dont l'arrestation du terroriste Carlos n'est que le dernier exemple. Charles Pasqua n'est pas seulement le Ministre de l'intérieur que l'on nous décrit. C'est avant tout un homme d'État, attaché aux valeurs du gaullisme et de la République, qui a développé sa propre vision de la société. Nul doute qu'à l'occasion des élections présidentielles, il aura à coeur de défendre les idées qui ont toujours guidé ses pas. À l'évidence, il ne restera pas inactif. Comme il l'a dit lui-même : « j'ai un petit matelas de confiance. Le moment venu, s'il le faut, j'utiliserai ce crédit ». Ce livre est essentiel pour comprendre sa pensée et contribuera peut-être à éclairer le lecteur sur les intentions, réelles ou supposées, de Charles Pasqua.

  • Un météore est passé dans la campagne présidentielle... Vibrionnant, pétaradant, le sémillant Jack Lang annonçait sa candidature le 18 janvier. Et le 25, la retirait. Martyr sacrifié à la cause du Parti socialiste, celui qui, en douze ans, a cumulé plus de portefeuilles qu'aucun ministre depuis que la République existe, s'effaçait avec une discrétion de violette - qu'à vrai dire on lui connaît bien peu... Celui qui nous a vendu la « mitterrandolâtrie » mieux qu'un paquet de lessive voudrait-il nous la jouer discrète ? Que cachent, tout d'un coup, les airs patelins du maire de Blois, ces discours melliflus ? Les paillettes et les strass ne suffiraient-ils plus pour compter en politique ? À moins qu'un bruit de casseroles venu de la rue de Valois - souvenir d'un temps où le ministre de la Culture signait d'une main ce que le maire empochait de l'autre - ne soit venu brusquement contrarier l'avenir de Lang de Blois... Croire que va s'en tenir là celui qui, dans ce monde si sélect de la « gauche caviar » représente surtout le courant caviar, serait mal le connaître ! Mais au fait, qui est donc Jack Lang ?

  • La justice peut-elle être contournée grâce au mensonge ? C'est la question que l'on peut se poser après le procès de l'affaire OM-Valenciennes. Recherche d'alibis à la dernière minute, tractations secrètes, manipulations et contre-vérité en tous genres ont tenu en haleine pendant des semaines une foule de téléspectateurs stupéfaits. Philippe Belin, l'auteur du « Menteur de Marseille ? » a mené une véritable enquête policière qui permet de suivre le travail de fourmi d'un juge et de son procureur, tout en assistant à la préparation de la défense des accusés, dans le secret des cabinets d'avocats. La plupart des acteurs de cette affaire ont accepté de se livrer longuement ici. Grâce à leurs témoignages et aux pièces du dossier, vous vous forgerez une première opinion, puis vous vous rendrez avec l'auteur au tribunal pour assister au procès, en vivant minute par minute les coups de théâtre qui s'y sont succédé. C'est au bout du compte à chacun d'entre nous de juger l'état d'une société qui autorise de telles mascarades. Ce livre est un document exceptionnel, vécu au coeur de l'action.

  • Une philosophie originale, le pragmatisme, est bien née aux États-Unis au tournant du siècle. Elle n'était pas la première. Elle avait été précédée du transcendantalisme, version romantique du kantisme, qui en était la promesse. Le positivisme logique et la philosophie analytique d'origine européenne furent bien reçus aux États-Unis, avant et après la seconde Guerre Mondiale, mais devinrent très vite « pragmatistes », au point de donner aujourd'hui naissance à un nouveau pragmatisme, oublieux parfois peut-être de ses origines. L'accueil fait au pragmatisme en Europe nous amène à poser la question du caractère américain du pragmatisme. Ne serait-il pas plutôt la nouvelle philosophie universelle ? Universelle, parce que, expérimentale et démocratique, elle s'est substituée à l'impérialisme d'une réalité et d'une vérité supposées absolues, d'une métaphysique et d'une éthique imposées par le pouvoir, qu'il fût d'État ou d'Église ? Universelle, parce qu'elle est porteuse d'espoir et qu'elle fournit les moyens intellectuels et matériels de le réaliser ?

  • La Légion perdue... telle semble bien être, durant l'année 1942, cette Légion des Volontaires français regroupant ceux de nos compatriotes qui ont accepté de revêtir l'uniforme allemand pour combattre sur le front de l'Est. Cette Légion est alors réduite à deux bataillons isolés l'un de l'autre, dont la force totale ne regroupe même pas quinze cents hommes. Ils ne sont pas envoyés en premières lignes, mais doivent combattre les partisans sur les arrières des forces du Reich engagées dans une lutte gigantesque contre l'URSS. Parmi ces hommes, quelques-uns ont connu le terrible premier hiver, où ils sont arrivés aux portes de Moscou par un froid atteignant - 40°. La plupart sont de nouveaux engagés venus de la zone occupée comme de la zone libre. Parmi eux, les anciens militaires de carrière formés à la dure école des campagnes coloniales côtoient de jeunes militants des partis politiques favorables à la politique de collaboration, tout aussi bien que des aventuriers que l'on retrouve dans toutes les armées mercenaires. Tous vont affronter un ennemi redoutable et souvent insaisissable, connaissant à merveille le terrain et parfois aidé par une population prise entre les deux camps ennemis. Les partisans ne sont pas seulement des civils armés dans la clandestinité, mais aussi des soldats réguliers de l'Armée Rouge, dont de nombreux parachutistes. Ils constituent des bandes organisées que les volontaires français vont pourchasser dans un pays de marécages et de forêts, où l'été russe, dans le bourdonnement des moustiques et les fièvres pernicieuses, se révèle désormais aussi redoutable que l'hiver. Il reste peu de survivants pour témoigner de cette aventure exceptionnelle et méconnue.

  • Les privilèges et avantages des salariés du secteur public.

  • L'irruption du Front National sur la scène institutionnelle dans les années quatre-vingt a beaucoup été commentée, tant ce parti, par ses prises de position comme ses conquêtes électorales, a inquiété et inquiète encore nombre de citoyens. Mais quels sont véritablement les idées et les hommes de ce mouvement ? En quoi consisterait l'application de son programme ? Combien compte-t-il d'adhérents ? Quel est son financement ? Quels sont les réseaux parallèles et les relais du Front National dans notre société ? C'est à ces questions, et à beaucoup d'autres, que s'est attelé Géraud Durand, en privilégiant l'étude sur le terrain et l'investigation. Le résultat de sa longue enquête apporte de nombreuses révélations sur ce parti « pas comme les autres », avec lequel un Français sur quatre se déclare en accord (sondage Le Monde, 2 avril 1996).

  • Depuis son arrivée au pouvoir, en 1933, Adolf Hitler prévoyait un conflit avec les démocraties. Il pensait qu'une guerre moderne n'était possible que sous la forme d'une attaque foudroyante, qu'il nommait « Blitzkrieg », ou guerre éclair. Le fer de lance de cette attaque éclair devait être constitué d'hommes hors du commun. Pour les former et les commander, le chancelier du Reich trouva l'homme dont il avait besoin, le général Kurt Student (1890-1978). Cet ancien pilote de chasse de la Grande Guerre était devenu un fanatique du vol à voile. Il forma, dans une semi-clandestinité, deux bataillons de chasseurs parachutistes, dont le premier venait de la formation d'élite de la Luftwaffe « général Goering ». À la veille de la guerre, Student fut nommé général de division et ses paras rattachés à l'armée de l'air. Tous volontaires, ces hommes étaient persuadés qu'ils formaient une troupe de choc sans égale dans aucune autre armée. De fait, le monde découvrit avec stupeur les paras du IIIe Reich qui muselèrent en un tour de main le puissant fort belge d'Eben Emael, tandis que d'autres unités sautaient sur des objectifs stratégiques en Hollande. Toutes les troupes aéroportées du monde se sont inspirées de la tragique expérience des parachutistes du Reich et ont adopté leur idéal de « combat sans retour ».

  • Au printemps 1943, les Belges francophones volontaires pour rejoindre le Front de l'Est à l'appel de Léon Degrelle, le chef du mouvement rexiste, forment une « Sturmbrigade », incorporée à la Waffen SS. Cette Brigade d'assaut est forte de plus de deux mille hommes, rassemblés au camp de Wildflicken. Les plus anciens ont combattu dans le bassin du Donetz et dans les montagnes du Caucase, où la Légion « Wallonie », levée en août 1941, a perdu de nombreux tués et blessés. De nouveaux volontaires, dont certains n'ont guère plus de seize ans, vont permettre de créer une redoutable troupe de choc, qui va rejoindre au cours de l'hiver la région de Tcherkassy, sur le Dniepr. Rattachés aux volontaires germaniques de la division « Viking », les Wallons sont pris dans un immense encerclement. La radio alliée annoncera que l'unité des « fascistes belges » a été totalement anéantie. Pourtant, après avoir vu tomber la moitié de leurs camarades, les survivants parviendront à percer les lignes soviétiques et à rejoindre les troupes allemandes. L'Armée Rouge voit lui échapper un nouveau Stalingrad, mais les combats ont été terribles, en plein coeur de l'hiver ukrainien, dans un paysage de neige et de glace. Les rescapés de cette sanglante aventure regagnent la Belgique, pour une prise d'armes à Charleroi et un défilé motorisé dans Bruxelles, le 1er avril 1944. Puis ils repartiront pour leurs derniers combats en Estonie et en Poméranie.

  • Reconstitution du Paris occupé, suivant cinq thèmes : la présence allemande, l'occupation des bâtiments officiels, la propagande, les loisirs, la rue de l'Occupation à la Libération.

  • L'histoire des paras depuis ceux de la France libre (les paras du BCRA, les Jedburghs, les SAS) jusqu'à leurs actions en Indochine, Algérie, Tchad, Kolwési, Liban.

  • Aujourd'hui, les adolescents doivent s'adapter à un monde en révolution rapide et de nouvelles souffrances touchent ces jeunes à la recherche d'eux-mêmes : des études longues, une prise de responsabilité retardée... Ce livre propose une analyse de ces souffrances à travers le regard du médecin spécialiste des adolescents et celui du père.

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