Editions Thierry Marchaisse

  • Si la fécondité du dialogue franco-allemand n'est plus à prouver, il semblerait que la littérature allemande pour la jeunesse demeure relativement peu connue, voire méconnue en France. Tel n'a pas toujours été le cas : au XIXe siècle, les écrivains allemands font figure de modèles, ils sont traduits, imités et une certaine comtesse de Ségur en fait l'éloge auprès de son éditeur.
    Cette Histoire de la littérature allemande pour la jeunesse propose une synthèse chronologique qui, des origines aux années 2000, indique les principales tendances, les évolutions, les auteurs et les livres de référence qui ont accompagné des générations de jeunes lecteurs. Introduction à plusieurs siècles de littérature, cet ouvrage est une invitation à la découverte et à la lecture pour tous les amateurs d'histoire, de livres et de culture d'enfance.

  • Ces dix portraits en forme d'entretiens sont nés d'une volonté de rapprocher l'art moderne d'un large public.
    Ils ont été conçus dans un constant souci de clarté et relus par leurs modèles : Jean Arp, Marc Chagall, Josef Albers, Naum Gabo, Henry Moore, Alberto Giacometti, Hans Hartung, Victor Vasarely, Alfed Manessier, Jesus-Rafael Soto.
    Enracinant l'expérience esthétique de ces artistes dans leur vie, partageant discrètement leur quotidien, Jean Clay restitue à merveille les aspects les plus émouvants de leurs démarches, comme leur part d'aventure humaine.
    Jean Clay est critique et éditeur. Il a fondé la revue Robho, puis la revue Macula (avec Yve-Alain Bois), avant de diriger jusqu'en 2011 les éditions du même nom. Il a notamment publié chez Macula une édition annotée des Écrits du peintre américain Barnett Newman. Il a été pendant quinze ans le critique d'art de la revue Réalités.

  • « SA FIN SEMBLE DONNER RAISON À SES DÉTRACTEURS. Lacan s'y est montré méchant, tricheur, passant à l'acte avec violence. Faut-il en conclure que c'était là le fond du bonhomme, toujours voilé par la courtoisie ? Quelle différence, en tout cas, avec la mort de Freud, après sa si terrible maladie. Mort discrète, mort voulue.Quoi qu'il en soit, Lacan sera toujours, pour moi, l'objet d'une infinie gratitude et d'un infini respect. Au cours de toutes ces années, je n'ai jamais émis le moindre jugement sur Jacques Lacan. Je ne vais pas commencer. Je n'ai d'ailleurs jamais su s'il avait une opinion sur moi, parmi toutes ses ouailles, et encore moins laquelle.Le plus personnel des jugements dont il m'ait fait part c'est : "Vous devriez prendre comme emblème le lierre ; la fidélité est un de vos points de base. Vous savez bien : je meurs où je m'attache..." De fait, il est certain que si je tiens encore le coup, c'est parce que, comme les vieux lierres, je reste bien accrochée au monolithe facétieux qu'il a été. »

  • Les conséquences dévastatrices d'une mutation globale et planétaire qui encourage le quantitatif, l'évaluable, le simple, le visible, le consommable, le rentable, le rapide, le matériel apparaissent évidentes dans tous les champs où l'humanité déploie ses activités, souvent créatrices : politiques, économiques, sociales, culturelles, sanitaires. La question posée à la psychanalyse est celle de l'impact de ces mutations sur la construction identitaire de la personne, des effets de l'ultralibéralisme et de la technologisation des échanges sur la clinique de sujets anonymisés et incarcérés dans un nouvel ordre symbolique : contrôle social et formatage des individus, de leurs comportements et, plus grave encore, de leurs fonctionnements. La déshumanisation est en marche. Les psychistes, tous ceux qui veillent au développement, à l'accompagnement ou à la restauration du psychisme humain, ne peuvent accepter passivement ce processus de désubjectivation et de dépersonnalisation, pas plus qu'un monde absurde et monstrueux, où l'homme serait réduit à un misérable petit tas de neurones, à une alchimie d'acides aminés ou à d'improbables circuits bio-électriques, c'est-à-dire à une chimère scientiste. Il faut donc entrer en résistance - je n'emploie pas ce mot par hasard. L'objet de ce livre est de dénoncer ces impostures et d'affirmer que la psychanalyse peut et doit être un des points d'ancrage de ce mouvement de défense des références originaires et fondamentales de l'humain.

  • « Du vivant de Shakespeare, et longtemps après son décès, de nombreux témoignages évoquent l'acteur, l'entrepreneur de théâtre, l'écrivain, parfois avec envie, le plus souvent avec amitié et admiration. Aucun n'émet le moindre doute quant à la paternité de ses oeuvres. C'est seulement deux siècles et demi plus tard que commence l'ère du soupçon. Par un étrange renversement de perspective, « gentle Shakespeare » est devenu aujourd'hui « le médiocre homme de Stratford », vil spéculateur, illettré, usurpateur d'une oeuvre qu'il aurait été bien incapable d'écrire.En cette année 2016 où l'on commémore le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare, le 23 avril 1616, de nouvelles voix dissidentes se font entendre pour proclamer à la suite de Delia Bacon, Edward Looney ou Abel Lefranc, que le dramaturge connu sous ce nom et célébré dans le monde entier serait en réalité John Florio, fils d'un immigré, auteur de manuels de langue italienne, d'un dictionnaire anglo-italien, mais aussi et surtout traducteur des Essais de Montaigne. Les deux propagateurs de cette thèse, Lamberto Tassinari, journaliste et professeur émérite de philosophie à l'université de Montréal et Daniel Bougnoux, universitaire médiologue et spécialiste d'Aragon, prennent l'occasion de cet anniversaire pour faire la promotion de leurs livres et de leur thèse commune.Le présent ouvrage apporte la réponse de spécialistes français, anglais et américains face à un point de vue qui leur semble gravement méconnaître les réalités historiques caractérisant l'écriture et la condition théâtrales à l'époque élisabéthaine. Leurs regards croisés sur ces deux ouvrages, sans nier que subsistent d'importantes lacunes dans la biographie de Shakespeare, même si on en sait plus long sur lui que sur la plupart de ses confrères, grâce à un grand nombre de documents incontestables, entendent à leur tour verser au dossier quelques données dûment vérifiées.Alors Shakespeare, un « mensonge » qui n'aurait que trop duré, ou, au contraire, valeur sûre de l'Angleterre éternelle ? »« Au lecteur d'en juger ! Dominique Goy-Blanquet est professeur d'université. Son dernier livre est intitulé Côté cour, côté justice : Shakespeare et l'invention du droit (Classiques Garnier, 2016). François Laroque est professeur d'université. Il vient de publier un Dictionnaire amoureux de Shakespeare (Plon, 2016) »Contributions de : Roger Chartier, James Shapiro, François Laroque, Daniel Bougnoux, Christophe Camard, Jonathan Frances, Lois Potter, Jacques Darras, Gisèle Venet, Dominique Goy-Blanquet, Henri Suhamy, Paul Edmonson et Stanley Wells, Richard Wilson.

  • MICHEL WINOCK RETRACE DANS CE LIVRE l'itinéraire politique de Victor Hugo, né dans une famille royaliste, chantre des ultras catholiques dans sa jeunesse, progressivement converti à la République, farouche opposant à la peine de mort, défenseur des miséreux, cherchant à son retour d'exil à effectuer une médiation entre la Commune et le gouvernement bourgeois.
    Dans un récit vif et inspiré, Michel Winock donne à lire la trajectoire politique de Victor Hugo, qui eut droit à sa mort, le 22 mai 1885, à des funérailles nationales de la part de la Troisième République.

    Ce livre a été préparé à la suite d'une série de conférences prononcées à l'université de Bâle en 2002, à l'invitation du professeur Robert Kopp

  • ENTRE MARS ET MAI 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d'un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante.
    La Commune est un moment singulier dans l'histoire de France et demeure encore aujourd'hui l'enjeu d'une bataille mémorielle.
    Dans ce texte d'une grande clarté, richement illustré, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock évoquent l'avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme

  • NÉE SUR LES DÉCOMBRES DE L'EMPIRE EN 1870, engloutie par la Seconde Guerre Mondiale en 1940, la Troisième République a été longtemps un régime décrié, parfois même honni. Elle fut pourtant le cadre d'événements majeurs, tels que la Commune, l'affaire Dreyfus, la Première Guerre Mondiale, le Front Populaire ou encore la montée des fascismes. Avec une érudition impeccable, servie par un style limpide, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock nous proposent ici une synthèse de référence sur ce moment clé de notre histoire politique

empty