Desclée de Brouwer

  • Parce qu'elle touche aux relations passionnelles entre deux peuples, l'histoire des chrétiens d'Algérie est une mémoire blessée. Conquête et colonisation, affrontement des communautés, drame de la guerre et de l'exil, sentiment d'une occasion manquée en constituent la trame douloureuse, et ce jusqu'à aujourd'hui. Mais comment appréhender cette histoire, sans juger les choix des uns et des autres ? Avec courage, Pierre Boz revient sur ce " passé qui ne passe pas ". Le destin de l'Église des pieds-noirs, les personnalités comme Mgr Duval ou Christian de Chergé, le martyre et les disparus, les chrétiens kabyles, autant d'aspects que l'auteur prend à bras-le-corps. Quitte parfois à poser des questions difficiles...

  • Si l'on a beaucoup évoqué et débattu des relations entre le Vatican avec l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste, on connaît moins en revanche les liens de celui-ci avec le régime japonais au cours de la Seconde Guerre mondiale. C'est donc un aspect peu connu mais tout à fait intéressant et problématique de l'histoire de l'Eglise au XXe siècle qui se trouve développé ici. Au cours de cette période, Mgr Marella est envoyé comme nonce au Japon, empire alors sous la domination d'un régime autoritaire, voire fascisant. Dés lors, deux problèmes majeurs se posent à lui. Quelles peuvent être les relations du Saint-Siège avec un régime de ce type, allié aux puissances de l'Axe ? Comment l'Eglise et le Vatican doivent-ils se situer par rapport à ce type d'Etat ? Seconde difficulté, comment établir aussi des relations avec un régime soumis à un rite religieux d'Etat particulier, le shinto ? N'est-ce pas revenir à la fameuse querelle des rites chinois posées par les jésuites quelques décennies plus tôt ? Un tableau historique très fouillé que propose ici Régis Ladous.

  • L'historien livre un ensemble de réflexions autour du thème de l'identité catholique.

  • Vues autrefois comme un des moments les plus glorieux de l'Histoire de France, les croisades ont de nos jours de plus en plus mauvaise réputation, considérées comme les premiers symboles de l'expansionnisme et du colonialisme occidental. Le mot est tellement galvaudé qu'il a perdu son sens originel - dérivé de " croix ", insistant sur l'aspect religieux - pour ne plus signifier que " combat ". La politique elle-même s'en est emparée, à propos de la guerre en Irak. Or c'est bien là que se cache le malentendu fondamental : chaque siècle s'est intéressé aux croisades, et les a naturellement racontées selon ses propres critères. Ce livre dénonce les mensonges manifestes si répandus aujourd'hui, en cherchant à comprendre une époque fort éloignée de la nôtre, en se fondant, avec le recul qui s'impose, sur les textes du temps.

  • À l'heure où l'on se passionne pour l'Histoire, les Carnets de guerre de Pierre de Gaulle (1897-1959), frère du Général, livrent un autre regard sur le second conflit mondial. Appelé sous les drapeaux dès 1938 parce qu'il appartenait aux " détachements précurseurs ", mobilisé en aout 1939 et démobilisé en juillet 40, il est arrêté par la Gestapo le 16 mars 1943 pour ses activités de résistant. Emprisonné à Fresnes, il est ensuite déporté au camp de représailles d'Eisenberg, dans l'actuelle République tchèque. Les Alliés le libérèrent le 8 mai 1945. Conseiller général de la Seine, président du conseil municipal de Paris, sénateur, député de Paris, il abandonne la vie politique au moment où Charles de Gaulle retourne au pouvoir. Présentés par sa fille Véronique Gamblinde Gaulle, ces Carnets font revivre le quotidien de la France sous l'Occupation, à travers des pages fortes sur les interrogatoires de la Gestapo, le travail sous Vichy, l'attitude pétainiste d'une partie du clergé, l'organisation des camps. Propos émouvants d'un homme de conviction, avec en toile de fond l'ombre d'un frère illustre parti à Londres...

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