Flammarion (réédition numérique FeniXX)

  • L'islam est devenu l'enjeu d'un combat sans merci entre un obscurantisme sans pitié et une vacillante modernité. Sur la rive arabe de la Méditerranée, les confréries intégristes ont resurgi, absurdes et violentes, hors du temps. Les chrétiens d'Orient ont été repris par leur millénaire angoisse. Les musulmans modérés se taisent. Mais en Occident les "Turcs de profession", orientalistes complaisants ou abusés, se sont donné pour tâche de présenter un "islam à l'eau de rose", à l'heure même où des musulmans de France sont confrontés, eux aussi, à la tentation fondamentaliste. Jean-Pierre Péroncel-Hugoz

  • La mélancolie, cette « bile noire » que les Anciens considéraient comme constitutive de l'être, occupe une place de choix dans la théorie psychanalytique. Freud la définit comme une destruction, marque d'un deuil impossible qui touche à la structure même du sujet. Elle se signale effectivement comme suspens du désir, emprisonnement dans la mort, ressassement, apathie, cruauté - et jouissance - exercée à l'endroit de l'autre et de soi-même, et va de pair avec une réduction des fonctions du vivant au seul ordre du besoin et de la survie. La souffrance, la passion, la toxicomanie, la violence, le désespoir politique et l'appel à la tyrannie sont autant de manifestations d'une affection dont Jacques Hassoun entreprend ici d'analyser le fonctionnement et les causes à travers la clinique et la littérature.

  • Maître de la comédie sophistiquée, du clin d'oeil ironique, du sous-entendu sexuel, Lubitsch a signé des films pétillants et capiteux comme des cocktails : Haute Pègre et Sérénade à trois, Ninotchka et Jeux dangereux (To be or not to be), Rendez-vous et La Folle ingénue ne cessent de séduire et de surprendre, de faire rire et d'émouvoir. Ces titres, familiers aux cinéphiles et aux téléspectateurs, constituent le sujet principal de Lubitsch ou La Satire romanesque. L'oeuvre est ici, pour la première fois, restituée dans sa plénitude : à l'évolution de son style et de ses techniques répond l'unité foncière de sa veine satirique et même de son engagement idéologique. Lubitsch prend pour cibles les militaires, les publicitaires, les capitalistes, les communistes et les nazis. Il exalte les marginaux, les bohèmes, les roués, et surtout les femmes belles et spirituelles, incarnées par Pola Negri, Miriam Hopkins, Marlène Dietrich ou Carole Lombard, qui usent librement d'un corps parfumé, svelte et soyeux.

  • Les idéologies agonisent, l'imaginaire - qui fut leur aliment divin - s'est tari et les hérauts de l'idéal sont fatigués. Mais cette fin de cycle est-elle un retour en arrière, à l'avant-68, au temps des silences et au poids des choses ? Quittant la scène où l'on brûle à petit feu et à grandes flammes les rêves d'une décennie, Mouléman Marlopré est allé flâner aux quatre coins de l'hexagone, avec une seule question : « Et pour vous..., la société idéale, ce serait quoi ?... », juste pour réamorcer la pompe de la parole. Un auteur, qui n'arrête pas de revenir lui-même d'une Histoire, se retrouve éparpillé dans une foule d'énoncés incodifiables, en marge des autocritiques sans faille comme de la sociologie chiffrée. Un voyage où les chuchotements qui se sont levés sur ses pas rencontrent l'éclat de ses souvenirs ou la froideur de ses déceptions. Où l'on découvre quelques-unes des figures inattendues sous lesquelles les images de l'idéal d'après 68 ont été saisies, digérées, intégrées jusqu'à devenir des évidences... mais pas toujours les mêmes pour tout le monde. Où l'on voit comment l'Idéal a perdu de son piment et de son mystère, comment par procuration les médias ont fait vivre à tout le monde le voyage de l'écologie à l'austérité, de l'autogestion à l'autocensure, des communautés aux sectes et des rapports libérés à l'ennui. Tout le monde est plus ou moins « dans le coup » mais plus personne n'« y » croit. Tout autour de l'autoroute Révolution-Désillusion se dessine un paysage de consciences mélangées, où chacun habille ses rêves au marché aux puces, attife son idéal comme Arlequin avec des secrets de Polichinelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La rencontre avec le monde indien n'est plus un luxe aujourd'hui. C'est devenu une nécessité pour qui veut comprendre ce qui se passe dans le monde moderne. Comprendre n'est rien ; mais tenter d'aller au bout de tous les corridors obscurs, essayer d'ouvrir quelques portes : c'est-à-dire, au fond, tenter de survivre. Notre univers de béton et de réseaux électriques n'est pas simple. Plus on veut l'expliquer, plus il nous échappe. Vivre au-dedans, hermétiquement clos, en suivant les impulsions mécaniques, sans chercher à transpercer ces murailles et ces plafonds, c'est plus que de l'inconscience ; c'est s'exposer au danger d'être perverti, tué, englouti. Nous savons aujourd'hui qu'il n'y a pas de vérités ; il n'y a que des explosions. Partir, nous voulons partir. Mais pour où ? Tous les chemins se ressemblent, tous sont des retours sur soi-même. Alors il faut chercher d'autres voyages. J.M.G. Le Clézio

  • Le mérite de l'ouvrage de R. Abellio est de nous entretenir d'une Europe encore invisible, celle des prêtres, qui ne dit plus rien aux jeux discrédités de la politique et de l'argent. Celle dont l'auteur annonce la venue est une caste révolutionnaire en train de dépasser les valeurs de pure dévotion et de les intégrer dans les valeurs de connaissance. Un tel ouvrage ne se laisse pas résumer. Il traite ensemble de l'Europe de saint Thomas, Descartes et Husserl, et celle de Nietzsche, Spinoza et maître Eckhart.

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