Thierry Paquot

  • Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour contester l'accélération de l'urbanisation et faire advenir des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et libérés.
    Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel,
    gated communities et " grands projets " sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l'accélération de l'urbanisation partout dans le monde. Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du " progrès " et de la " marche de l'histoire ", ces désastres urbains n'ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.
    Cette enquête montre - visites de bâtiments, romans, essais, films ou rapports officiels à l'appui - comment ils façonnent l'uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l'enfermement et à l'assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu'ils se combinent aujourd'hui aux catastrophes dites " naturelles " (ouragans, tsunamis, séismes, inondations...) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.
    Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et émancipateurs.

  • Y a-t-il une " juste taille " des villes et une " bonne échelle " des territoires de notre existence ? Les métropoles actuelles, lancées dans une extension sans limites, encombrées de gratte-ciel et de centres commerciaux, sont-elles la solution ? Faudra-t-il privilégier des villes plus petites ?

    Depuis Platon, avec sa cité idéale de 5040 foyers, jusqu'à Ivan Illich, nombre de philosophes et d'intellectuels se sont penchés sur ces questions de la taille des villes, de leur mesure. Au-delà des statistiques, c'est bien une question existentielle et politique qui se pose à chacun d'entre nous.

    Dans cet essai foisonnant, Thierry Paquot entrelace démographie, histoire, urbanisme, écologie et nous guide dans le labyrinthe des idées et des expérimentations : naissance et croissance des cités, utopies phalanstériennes de Fourier, garden-city d'Ebenezer Howard, shrinking cities américaines... Il nous initie aussi à la pensée de théoriciens souvent méconnus en France (Kohr, Schumacher, Bookchin, Bairoch, Magnaghi, Sale...), parmi lesquels les partisans du small is beautiful ou des biorégions.

    Périple intellectuel et bibliographique, cet ouvrage propose des pistes concrètes pour définir une urbanité nouvelle, libre, respectueuse des humains et du monde vivant, des temps et des territoires.

  • Nouvelle édition de ce parcours pédagogique à travers l'histoire et les formes des diverses utopies : le travail et les loisirs ; l'éducation, la famille et les relations amoureuses ; la ville et l'architecture, l'uchronie et la S.-F.
    C'est avec la publication de L'Utopie de Thomas More en 1516 que le mot se répand et que naît un genre littéraire associant critique sociale et description d'une " société heureuse ". L'utopie n'est pas une anticipation, mais un présent qui mise sur le bonheur, l'équité, l'abondance et le respect de chacun. Thierry Paquot explore diverses utopies écrites ou expérimentées qui se sont succédé depuis le XVIe siècle, en privilégiant certains thèmes : le travail et les loisirs, l'éducation, la famille et les relations amoureuses, la ville et l'architecture. L'utopie s'enrichit au XIXe siècle de l'uchronie, puis de la science-fiction, pour proposer de nouvelles alternatives à la " société de consommation ". L'utopie contient le pire et le meilleur, elle se révèle parfois autoritaire, totalitaire, culpabilisatrice, triste et uniformisante, tout comme elle peut favoriser le déploiement des désirs, démultiplier les plaisirs, répondre joyeusement aux attentes de ses membres. Ce sont ces paradoxes qu'analyse cet ouvrage documenté à l'écriture directe et passionnée, en s'attardant sur les oeuvres de Thomas More, Francis Bacon, Fénelon, Diderot, Sébastien Mercier, Robert Owen, Saint-Simon, Charles Fourier, Edward Bellamy, William Morris et quelques autres " sublimes rêveurs ".

  • Issu du vocabulaire des peintres, le mot " paysage " a progressivement acquis d'autres sens selon les disciplines. Simultanément, il s'émancipe du seul regard pour se placer entre " environnement " et " nature ", quitte à provoquer quelques confusions... avec le rôle grandissant du paysagiste dans la fabrication de " paysages " aux côtés des architectes, designers, urbanistes, concepteurs lumière, écologues... Cet ouvrage offre un remarquable panorama de ce qui constitue le paysage d'aujourd'hui.
    Issu du vocabulaire des peintres, le mot " paysage " a progressivement conquis d'autres domaines et acquis d'autres sens selon les disciplines. Simultanément, il s'émancipe du seul regard pour devenir polysensoriel et se placer entre " environnement " et " nature ", quitte à provoquer quelques confusions... L'art des jardins, la création de parcs, la nécessité d'attribuer à la nature une place plus importante dans les villes et les territoires urbanisés confortent le rôle grandissant du paysagiste dans la fabrication de " paysages " aux côtés des agriculteurs, ingénieurs des infrastructures, architectes, designers, urbanistes, concepteurs lumière, écologues...
    Cet ouvrage, véritable état critique de la pensée en matière de " paysage ", examine aussi bien les paysages urbains que leur patrimonialisation, les transformations du sentiment de la nature que ses représentations. Il appelle à une " éthique paysagère " soucieuse des nouvelles exigences environnementales et conclut que le paysage s'apparente à un " don de sensations ", une poétique des écosystèmes.

  • En ce début de siècle, un constat s'impose : l'urbanisation est planétaire. Un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout, avec son cortège de normes de consommation, de comportements types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes.
    C'est cette révolution aux expressions paradoxales que Thierry Paquot explore ici sous ses multiples formes territoriales - bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne,
    global city, urbain diffus... L'auteur pointe les défis à relever : la " bonne " occupation des sols face à l'extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la " bonne " manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives...) ; la " bonne " façon d'assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la " bonne " gouvernance, qui exige l'invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la " bonne " habitabilité entre soi et les autres.
    Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l'éventail des croyances et des rites, de l'incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout
    homo urbanus peut assurer à tous un devenir urbain.

  • À l'occasion des 500 ans de la première publication d' Utopia, l'un des livres les plus célèbres de la pensée moderne, Thierry Paquot adresse plusieurs lettres à son auteur, l'humaniste Thomas More (1478-1535). Pourquoi une telle postérité ? Pourquoi son auteur l'a-t-il si peu mise en pratique ?, etc. Sur un ton amical et passionné, ce compagnon de route de toutes les utopies réanime les puissances d'une idée et les virtualités d'une oeuvre cinq fois centenaire.
    Mon cher Thomas,
    C'est inconscient de mon audace que j'ose m'adresser à toi, l'Humaniste, l'auteur de
    L'Utopie - publié il y a tout juste cinq cents ans -, d'abord pour te remercier de ce texte si original qui a nourri d'innombrables rêves pour changer la société.
    Tu ne me croiras pas, mais dans la jeune URSS, des ouvriers ont donné ton nom à leur soviet. Et, de son côté, le Vatican t'a canonisé ! Quel héritage ! Quand on pense que toi, l'Érudit, tu es devenu chancelier du roi Henri VIII (qui t'a fait décapiter...), que tu n'as pas mis en oeuvre une seule réforme digne de ce nom (toi, le saint patron des gouvernants), tu comprendras que ta vie, ton oeuvre et sa postérité restent un vrai mystère...
    Depuis quelque temps, l'utopie a mauvaise presse - il faudra que je te parle de ces " totalitarismes " qui ont abîmé ta belle idée. Et pourtant, je connais nombre de mes contemporains qui seraient ravis de ta proposition de réduire le temps de travail quotidien à 6 heures ou celle de laisser tout individu libre de croire dans le dieu qu'il veut. Qu'est-ce qu'un bon gouvernement ? Comment mettre fin à la guerre ? Comment libérer l'individu tout en assurant les conditions de son bien-être social ? Toutes ces questions étaient les tiennes. Je suis persuadé que notre époque est en panne, que notre imaginaire politique bégaie ou fait du sur place. Il lui faut carburer à l'utopie pour quitter cette désespérance et avancer sur le chemin des possibles.
    En ta précieuse compagnie.
    Bien à toi,
    Thierry

  • L'Inde est sujette à un profond remue-ménage qui s'appelle "urbanisation". C'est ce processus, d'une incroyable variété de formes sociales et culturelles, qui travaille toute la société indienne et la "déruralise" hardiment. Depuis une quinzaine d'années, de séjour en séjour dans plusieurs villes indiennes (Pune, Mumbai/Bombay, New Delhi, Chandigarh, Bangalore, Panaji), l'auteur observe à la fois cette urbanisation physique - la croissance géographique des villes, leurs transformations architecturales et urbanistiques - et cette urbanisation des comportements et des valeurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Évoquant la partie économique du programme qu'il a corédigé avec Guesde et Lafargue, Marx écrit à Sorge (le 5 décembre 1880) : « Ce fut un grand pas que de ramener les ouvriers français leur phraséologie nébuleuse à la réalité des faits ; aussi éveille-t-elle beaucoup de susceptibilités parmi tous les filous qui vivent de la fabrication des nuages ». Comment les thèses de Marx ont-elles été introduites en France ? Quelle audience avaient-elles ? Qu'est-ce qui caractérise le marxisme français de cette époque ? Qui en sont les principaux théoriciens ? À quels débats idéologiques participent-ils ? En quoi ce marxisme-là annonce-t-il les marxismes qui suivront ? À ces questions, l'auteur apporte quelques éléments de réponse : les thèses de Marx sont introduites tardivement et généralement caricaturées ; le marxisme de cette époque est le guesdisme dont l'influence idéologique reste très limitée ; ses principaux théoriciens sont Gabriel Deville et Paul Lafargue (injustement méprisés aujourd'hui) ; ce marxisme annonce le marxisme (bien que bolchévisé) du P.C.F. (faire payer les riches, fabriquons français, exproprions les expropriateurs, etc.). Participer à l'histoire des idéologies révolutionnaires et plus particulièrement des marxismes, tel est le principal propos de cet ouvrage.

  • Ce texte vibrant est un chant à la gloire de la wilderness, cette nature pas encore totalement dénaturée par les activités humaines. Les forêts profondes aux essences variées, les lacs miroitants, les ruisseaux murmurants et les cascades toniques, les montagnes imposantes participent, avec grâce et mystère, aux paysages américains traversés trop vite par une humanité plus préoccupée par ce que l'économie pourrait en retirer que par la beauté encore sauvage, inutile et gratuite, qu'ils offrent. John Muir, qui connait parfaitement ces lieux de solitude, nous les décrit avec précision et amour, inquiet de leur devenir, alors que retentissent les coups des haches des bûcherons...Comment les protéger d'interventions fatales ? En les sanctuarisant comme parcs naturels nationaux, ouverts néanmoins au tourisme ? Un article inédit en français de John Muir, présenté et commenté par Thierry Paquot

  • Penser la ville revient aujourd'hui à se pencher sur les conditions de vie de la majorité des Terriens. C'est décrire et analyser les réalités urbaines. C'est aussi se frotter aux mots des experts, des architectes, des urbanistes ou des élus. De « NIMBY » à « bobo » en passant par « PLU », « équilibre spatial » ou encore « gentrification », l'urbain suscite la création de néologismes et autres acronymes. Ce livre n'entend pas être un simple lexique. Il invite, au gré des mots - « bidonville », « Dubaï », « toilettes publiques », « aéroport » -, à une promenade sur la planète urbaine. Flânant entre réalités présentes et perspectives futures, les auteurs croisent des approches sociologiques, philosophiques, écologiques, juridiques, cinématographiques pour mieux saisir les ressorts de la vie citadine et inventer les territoires urbains de demain.

  • Villes voraces et villes frugales

    Agriculture urbaine et autonomie alimentaire

    Manger mieux, autrement, local, bio, équitable..., la question revient sans cesse, dans tous les médias et dans toutes les bouches de citadins inquiets.

    Nourrir les villes est pourtant une histoire qui plonge aux sources de l'agriculture. Car, avant de nourrir la planète entière, les fils de Caïn ont toujours satisfait l'appétit des urbains, fins gourmets ou insatiables gloutons.

    Les spécialistes ici réunis autour de Gilles Fumey et de Thierry Paquot reviennent sur cette longue histoire de l'alimentation des villes, sur les rapports intimes du mangeur citadin et de l'agriculture. Ils nous invitent à explorer des voies possibles vers l'autonomie à travers des exemples concrets à Paris – qui vient d'ouvrir la plus grande ferme urbaine d'Europe sur les toits de son Parc des expositions –, aux États-Unis, à Letchworth ou en Argentine.

    Après le temps des flux tendus et autres délices de la logistique glocale, un autre modèle de cité adviendra-t-il, plus résilient et plus frugal ?

    Avec les contributions de

    Marc Dufumier ; Daniel Cérézuelle ; Stéphanie Lemoine ; Yves Cabannes et Philip Ross ;

    Sabrina Arcamone et Mónica Bifarello ; Adrien Baysse-Lainé ; Stéphane Linou ;

    Yuna Chiffoleau ; Michaël Brucker.

  • L'urbanisation gagne inexorablement la planète entière. Ces formes de regroupements humains ont un point commun : les rues. Ce sont elles que ce dictionnaire encyclopédique honore en s'attardant sur le sens des mots qu'elles murmurent à l'oreille des passants.

    L'urbanisation gagne inexorablement la planète entière. Ces formes de regroupements humains ont un point commun : les rues. Ce sont elles que ce dictionnaire encyclopédique honore en s'attardant sur le sens des mots qu'elles murmurent à l'oreille des passants.

    Les notices sont sagement classées par ordre alphabétique, d'" Abribus " à " Zone " en passant par " Asphalte ", " Barricade ", " Carnaval ", " Dérive ", " Jardin ", " Métro ", " Mobilier urbain ", " Pavé ", " Taxi ", " Toilettes publiques ", " Trottoir "...

    Outre la géohistoire étymologique, l'auteur mobilise les travaux d'historiens, d'architectes, d'anthropologues et de géographes, tout en prêtant attention aux réactions des flâneurs, poètes, romanciers et cinéastes.

  • Le Corbusier (1887-1965) était aussi un grand voyageur. Sa curiosité pour d'autres paysages, d'autres architectures ou d'autres moeurs paraît toujours en activité, révélant parfois une attention presque naïve. Cet ouvrage original interroge des aspects moins connus de la vie intime et professionnelle de l'architecte de Chandigarh et de Ronchamp, avec ses zones d'ombre et ses ambiguïtés, et illustre le rayonnement international de son oeuvre.

  • Les auteurs de ce livre - architectes, urbanistes, philosophes, sociologues, juristes, historiens - explorent les implications de l'éthique pour les " faiseurs de ville ", ainsi que les interfaces entre opérations d'aménagement, pratiques démocratiques et exigences écologiques.

    L'éthique, selon son étymologie, est un ethos, c'est-à-dire une " manière d'être ". Séjour de l'homme au monde, elle est un mode d'existence qui s'adresse à chacun et se distingue aussi bien d'une morale comme rapport à soi que d'une pensée moralisatrice pour l'Autre. Ainsi, l'éthique participe à la relation à autrui et au monde - à la Nature, à ce qu'on nomme bien hâtivement l'environnement. Elle se confond parfois avec la responsabilité, que nos actes ordinaires ne peuvent pas esquiver, et la déontologie, qui règle les pratiques professionnelles. L'architecte et l'urbaniste, par exemple, sont non seulement responsables juridiquement de ce qu'ils édifient, mais éthiquement. À l'heure où ces métiers connaissent de profondes mutations, à la suite des nouvelles configurations territoriales et des nouveaux modes de vie urbains, la question de l'éthique se pose avec acuité. Bâtir la demeure de l'homme, aménager ses lieux et ses sites ne sont pas une mince affaire. Certes, de trop nombreux professionnels ne s'en soucient guère, préoccupés qu'ils sont par " leur " oeuvre ou leur chiffre d'affaire... Pourtant, chaque jour, s'affirme l'idée selon laquelle il n'y a pas d'esthétique sans éthique. Les auteurs de ce livre - architectes, urbanistes, philosophes, sociologues, juristes, historiens - explorent les implications de l'éthique pour les " faiseurs de ville ", ainsi que les interfaces entre opérations d'aménagement, pratiques démocratiques et exigences écologiques.

  • Pour la première fois en langue française, un ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d'auteurs majeurs de l'histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l'espace et le lieu. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.
    Que représentent l'" espace " et le " lieu " pour les philosophes ? Quelle place occupent ces " notions " dans les différents systèmes de pensée ? Sont-elles synonymes ? Ont-elles des sens qui changent avec les découvertes scientifiques (en géométrie, en physique, en astronomie...) ? Comment sont-elles, ou non, liés au concept de temps ? Ont-elles à voir avec d'autres thèmes, comme le territoire, la ville et la campagne, le paysage ? Pour la première fois, en langue française, un ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d'auteurs majeurs de l'histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l'espace et le lieu. Ce livre collectif complète Le Territoire des philosophes (La Découverte, 2009), qui se focalisait sur les penseurs du XXe siècle. Dix-neuf auteurs, de Platon à Nietzsche, sont ici questionnés quant à leur usage théorique de l'espace et du lieu, alors même qu'ils sont, pour la plupart, célèbres pour d'autres concepts et apports. Les contributeurs s'efforcent de situer la pensée de leur auteur dans son temps et dans la longue géohistoire des idées. La philosophie est ici entendue à la fois comme un " art de vivre " et une manière de comprendre le monde, deux dimensions inséparables dans la saisie et de l'espace et du lieu. Tout être humain est " spatio-temporalisé " et c'est seulement en ce sens qu'il habite la Terre et en fait sa demeure. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.

  • Cet ouvrage collectif veut questionner géométriquement et philosophiquement l'urbain contemporain et les architectures qu'il provoque : il tente de saisir à partir de la confrontation entre mathématiciens, géomètres, historiens, architectes, urbanistes, paysagistes, philosophes, l'expérience existentielle de l'espace-temps des lieux. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2005.)
    Les architectures molles, sculptées, transparentes, immatérielles prétendent se libérer des contraintes géométriques, comme si la géométrie ne revendiquait que la droite et la forme orthogonale ou le cercle ! Certains architectes s'abandonnent aux " hasards " informatiques et construisent des édifices à la géométrie chahutée par un logiciel. Des urbanistes opposent encore le plan radioconcentrique au plan en damier en ce qui concerne l'expansion des villes et, refusant d'imaginer d'autres morphologies, laissent faire la promotion immobilière, les opportunités foncières et le chacun pour soi. La géométrie, dans notre culture marquée par la philosophie grecque, est constitutive de l'architecture et de l'urbanisme. Elle est mise en débat par le jeu extraordinairement varié des formes et de leurs agencements, aussi bien que par des régulations qui donnent une mesure au monde et suscitent des questionnements quant à ce qui est à la mesure de l'existence. Depuis le simple pas jusqu'aux théories les plus sophistiquées, la géométrie - qui n'a jamais cessé de se complexifier depuis Pythagore ou Euclide - se rappelle à nous. C'est ce rappel qu'il nous faut entendre, comme une invitation à penser aussi bien notre corps que le paysage, aussi bien la maison que la ville et la cité. Cet ouvrage collectif veut questionner géométriquement et philosophiquement l'urbain contemporain et les architectures qu'il provoque. En d'autres termes, il espère saisir à partir de la confrontation entre mathématiciens, géomètres, historiens, architectes, urbanistes, paysagistes, philosophes, l'expérience existentielle de l'espace-temps des lieux. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2005.)

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