Mathieu Larnaudie

  • Un auteur part travailler au calme dans la petite ville d'Arromanches. Il déambule parmi les vestiges du débarquement, se laisse envahir par la mélancolie des lieux. 

  • Longtemps speech writer d'un ministre, Müller vit désormais retiré dans sa propriété à la campagne où il s'obstine à tenter de rédiger l'allocution politique idéale, mais doit composer avec les suicidaires qui viennent se jeter du viaduc surplombant son jardin. Impeccable d'éloquence et de lucidité, Acharnement est un roman corrosif, dense et actuel, qui dit beaucoup sur les moeurs politiques de notre temps et sur la parole menacée, stéréotypée, ou impuissante à prendre en compte ce qui survient.

  • De Bordeaux, où les bateaux en partance autorisaient toutes les rêveries, à la bohème parisienne de la Belle Époque, Strangulation relate les fantaisies et démystifie les fantasmes d'un jeune dandy solitaire qui, pour tromper l'ennui, exécute ses animaux domestiques. Une écriture à la fois précise et baroque qui interroge l'art du roman.

  • Une coupe transversale dans le milieu des "décideurs" financiers et politiques, au moment où la crise ébranle l'idéologie d'un capitalisme invulnérable.

  • L'existence mouvementée et dramatique de l'actrice américaine Frances Farmer (1913-1970) a largement excédé son emploi cinématographique de jolie blonde à la raisonnable impertinence. Ce roman découpé en sept tableaux, de la lumière à l'ombre, de Hollywood à la claustration, soutient une réflexion politique sur le corps jeté en pâture à la gloire.

  • Brillant diplômé de la promotion Senghor de l'ENA (2002-2004), Boris Vallaud lançait en guise de plaisanterie, quand on lui faisait remarquer que ses camarades et lui avaient investi à une vitesse éclair les sommets de la République  : «  N'exagérons rien. J'ai 38 ans. À cet âge, Napoléon était déjà empereur...  » Il ne savait pas encore qu'à tout juste 39 ans, Emmanuel Macron deviendrait chef de l'Etat, et ferait de la cour Napoléon du Louvre le lieu de son couronnement.
     
    Depuis lors, la classe Senghor est associée au nom du plus jeune président de la Vème République. Emmanuel Macron est-il le fruit très exceptionnel d'une cuvée comme une autre de l'école du pouvoir ? Ou bien tout le millésime a-t-il quelque chose d'unique  ? Que nous dit son histoire sur l'évolution de l'ENA, institution parfois décriée mais considérée comme le fleuron de la République, le creuset de son élite  ? Vite présents dans les cabinets ministériels, à l'Elysée, dans les ambassades, au directoire des banques et des grandes entreprises, ses élèves ont-ils eu des parcours originaux, novateurs, étonnants  ?
     
    Mathieu Larnaudie a rencontré près de trente  «  Senghor  ». Il raconte leurs parcours, leur vision de l'école, explique les ressorts de leur ambition, la façon dont elles et ils ont élaboré leurs carrières. À travers ce dynamique et souvent sympathique club de jeunes gens, se dessine la fabrication d'un réseau de pouvoir dont l'aura est cardinale dans l'imaginaire politique français.
     
    Avec, entre autres, Gaspard Gantzer, Boris Vallaud, Sébastien Veil, Mathias Vicherat, Marguerite Bérard-Andrieu, Sébastien Proto...
     

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