Littérature générale

  • Mis à part leur statut de détective chevronné, quel est le point commun entre Hercule Poirot, Reginald Wexford et Adam Dalgliesh ? Tous sont nés de l'imaginaire d'une écrivaine. Le roman policier est affaire de femmes, d'Anglaises tout particulièrement : Agatha Christie, Ruth Rendell, P. D. James. Ces « reines du crime », comme se plaît à les appeler la critique anglo-saxonne, ont façonné le genre du polar. Et si cette tradition féminine s'est épanouie, c'est avant tout grâce à un contexte politique et social propice au renouveau. Alternative féminine et féministe au roman d'aventure, le polar a cristallisé les angoisses, les modes et les mutations. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les auteures se sont faites enquêtrices ; elles ont questionné leur époque, remis en cause l'ordre patriarcal, repensé le marché de la littérature, donné naissance à un nouveau modèle d'héroïne émancipée. Plus que de simples fictions, les récits de détectives ont redessiné les contours de la société anglaise.

  • Cet ouvrage met en lumière les liens étroits établis entre le développement littéraire et l'évolution politique, morale et religieuse propre à la Grande-Bretagne. Des premières chroniques aux romans du XXe siècle, il offre un panorama historique complet de la littérature anglaise, en souligne les phases majeures, les genres particuliers, les auteurs remarquables.

  • Vers la fin du xvie siècle, lorsque la reine Élisabeth perçoit que la puissance de l'Angleterre devra nécessairement s'appuyer sur la maîtrise des mers, les Anglais prennent le large pour de nouveaux horizons. L'objectif principal de cet ouvrage collectif est d'étudier les modalités des premières rencontres dans les « zones de contact », lieux incertains où le même et l'autre sont jetés ensemble sur une scène à partager. Se dessine un espace intersubjectif non entièrement déterminé, où se mettent en place, s'inventent, s'ajustent, se négocient les modalités, linguistiques et pragmatiques, cognitives et herméneutiques, d'une expérience de l'Autre. On a voulu analyser en même temps dans quelle mesure l'identité anglaise, individuelle et collective, s'était nourrie de ces mises en contexte, tout en se construisant dans des récits particuliers. De la violence impérialiste au descriptif ethnographique, de la nostalgie de la transparence originelle à la revendication joyeuse de l'hybridation ou à la méditation métatextuelle, de Drake à Chatwin, combien d'utopies et de mirages, combien de scénarios fantasmatiques, combien de mises en scène de soi, pour satisfaire toujours à nouveau le désir de voir l'invu et de dire l'inouï ?

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