Le dossier « Espace cartographié », dirigé par André-Louis Paré, s'intéresse aux ¬manoeuvres¬ artistiques axées autour de la cartographie. Parmi les nombreuses approches recensées dans ce numéro double très étoffé, nous retrouvons les « topographies du pouvoir » de Mark Lombardi, l'imaginaire cartographique dans les oeuvres de Pierre-Alexandre Remy, la géolocalisation comme inspiration chez David Renaud et la nostalgie du voyage dans l'oeuvre de Jean-Yves Vigneau, pour ne nommer que ceux-ci. La section « Événements » présente la critique de Laurent Vernet sur l'exposition ¬Oh, Canada¬, qui tenait l'affiche au ¬MASS MoCA¬ jusqu'en avril dernier, revient sur les installations transdisciplinaires de Louise Viger que l'on a pu voir au ¬Centre d'exposition Circa¬ à l'automne 2012 et commente l'¬Ultime Dialogue¬ de Roland Poulin, une exposition qui réunissait les plus récentes sculptures de l'artiste au ¬Battat Contemporary¬ de Montréal.
Intitulé « Espace architecturé », le dossier de cette édition regroupe des textes signés André-Louis Paré, Nycole Paquin, Éric Valentin et Jessica Li. Il y est question, notamment, de Collective Folie, la tour gigantesque de Tadashi Kawamata au parc de la Villette à Paris, de l'univers à couper le souffle de Dale Chihuly au MBAM, de l'installation de Yam Lau à la Fonderie Darling, et du travail de Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen abordé sous l'angle de la sculpture comme subversion de l'architecture. Hors dossier, un retour sur la temporalité des oeuvres publiques, un entretien avec Laurent Gagnon et un compte-rendu de l'exposition Michel de Broin au MAC, entre autres.
Avec ce numéro 107, la revue Espace inaugure un nouveau format, logo et design. Pour marquer le coup, le dossier « Re-penser la sculpture? » propose de se questionner sur ce que veut dire la pratique de ce medium aujourd'hui. Après un bref historique de la sculpture depuis les années 1960-1970, certaines propositions d'artistes (Tatiana Trouvé, Guillaume Leblon, Thea Djordjaze) sont interrogées dans leur rapport au concept de « champ élargi » avancé par Rosalind Krauss. La question de l'ombre projetée en sculpture (Tim Noble & Sue Webster, Mac Adams, mounir fatmi), trop peu souvent analysée, est aussi investiguée, ainsi que le travail d'artistes de la jeune génération (Francis Arguin, Chloé Desjardins, Dominic Papillon), caractérisé par une esthétique de la répétition.
Ce numéro présente le deuxième volet de la réflexion « Re-penser la sculpture? » en vue de découvrir d'autres façons de contribuer au passage pouvant avoir lieu entre la sculpture, reconnue comme médium, et celle exigeant d'autres usages de l'espace. Un essai de Maxime Coulombe, « La sculpture, vous dites? », une analyse de Marie-Hélène Leblanc, « L'homme et la machine dans la sculpture comme dans la guerre », et un entretien avec Guillaume Labrie sont notamment au menu. Hors dossier, Josianne Poirier étudie « Le paysage sonore comme matière », Rupert Nuttle s'entretient avec Derya Akay et les comptes-rendus de la dernière Manif d'art de Québec, de Chantier Libre 4 et le troisième acte de la trilogie de Sarah Pierce.
Lorsqu'il est question de migrations humaines, spontanément nous pensons aux personnes qui, de par le monde, sont dans l'obligation de quitter leur pays pour un autre, considéré plus sécuritaire. Les raisons de ces migrations forcées sont multiples : politique, économique, ethnique, religieuse, voire de plus en plus climatique. Dans le domaine artistique, le phénomène migratoire se présente sous divers aspects. Contrairement aux données statistiques, celui-ci se montre sous forme de récits, mais aussi de productions d'objets symbolisant l'expérience exilique. Parmi les textes de ce dossier intitulé « Migrations_Frontières », notons la contribution personnelle de l'artiste Michael Blum sur le thème de la frontière comme construction humaine, le commentaire de Geneviève Chevalier, historienne de l'art, sur l'évolution de l'événement américano-mexicain inSite et l'analyse de Bernard Lamarche à propos de certaines actions transculturelles de l'artiste François Morelli, entre autres.
Le visage : un grand classique de l'art depuis toujours. En buste ou en portrait, il a longtemps exprimé un certain idéal de l'être humain; il introduit également le rapport au monde, à l'autre, le vis-à-vis. Cet automne, Espace place tous ces Visages au centre des pratiques et perspectives en art actuel. Nous en découvrons de nouvelles optiques et de nouvelles lectures de l'identité, telles que les figures expressives du Franz Xaver Messerschmidt, le masque autochtone, l'égoportrait ou la surveillance de la biométrie. Hors dossier, Jérôme Delgado revient sur l'exposition protéiforme Peut mieux faire, basée sur un matériau imposé, le cahier d'exercices Canada Hilroy. Alain-Martin Richard nous présente Les Attracteurs, trente-six graciles sculptures de bronze installées dans le quartier Saint-Roch à Québec. Magnifiquement illustrée et bilingue, la revue propose également de nombreux comptes rendus de livres et d'expositions, allant de Montréal à Sherbrooke en passant par Bruxelles et Helsinki.
Le numéro hivernal d'Espace art actuel a pour thème « Blessures ». Ses blessures, peut-on en guérir ? « Faut-il, dans ce cas, les rejeter dans l'oubli ou plutôt entretenir avec elles une forme de réconciliation libératrice ? [...] Dans le domaine de la représentation esthétique, qu'est-ce que le geste artistique est en mesure d'apporter pour soulager les esprits ? [..][ Et si] les représentations de la souffrance peuvent éveiller les consciences, peuvent-elles réparer ce que l'histoire a fait subir à des individus ? »(André-Louis Paré) Édith-Anne Pageot, Florian Gaité, Ray Cronin, Sydney Hart et Mirna Boyadjian explorent ces questions dans leur texte en s'intéressant au travail des artistes Nadia Myre, Rebecca Belmore, Jaime Black, Hannah Claus, Maria Hupfield, Sonia Robertson, Kader Attia, Emily Falencki, Eric Fischl et Teresa Margolles. Le dossier est suivi, comme d'habitude, des sections « Entretien », « Événement » et « Comptes rendus d'exposition » dont ceux de la documenta 14 de Kassel et de Skulptur Projekte de Münster.
C'est sous le thème des substances psychoactives, licites ou illicites, et de leur influence dans le domaine des arts que se présente ce numéro automnal de la revue ESPACE art actuel. Quels liens les pratiques artistiques entretiennent-elles avec les substances psychotropes? La relation entre les deux peut ouvrir sur le désir de capter des univers intimes d'une rare intensité, mais elle peut aussi contribuer à prendre position en vue de dénoncer son omniprésence dans une société qui voue un culte à la bonne forme physique et à la santé. Ce dossier donne à voir et à lire sur la pratique de Bruce Conner, Beverly Fishman, Nan Goldin, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Carsten Hller, Henri Michaux, Willem de Koening, Brian Gysin, Arnulf Rainer, Frédéric Pardo, Philippe Mayaux, Takashi Murakami, Annie Ratti, Roxy Paine, Martial Raysse, Jean-Jacques Lebel, Bryan Lewis Saunders, Sarah Schnfeld, Jeremy Shaw et Colleen Wolstenholme.
L'édition printemps-été de la revue Espace art actuel est consacrée à l'art spatial. Le dossier commence avec la présentation du projet S.P.A.C.E. de Joseph McShane et celle d'ARSAT de Pierre Comte, dans les années 1980. La fascination pour le cosmos remonte toutefois au début du XXe siècle, en témoigne le travail d'Arseny Zhilyaev qui s'inspira pour son exposition Cradle of Humankind du futurologue Nikolai Fyodorov, membre du mouvement cosmiste russe. Ce philosophe a d'ailleurs eu une influence sur l'esthétique de Dragan Zivadinov et son projet Noordung 1995-2045 sous l'égide du collectif Postgravityart. Des oeuvres d'artistes des espaces géoculturels arabes s'inspirant de l'imaginaire de la conquête spatiale sont ensuite étudiées, puis l'oeuvre Red Star de l'artiste israélienne Noa Yafe et la démarche artistique de Simon Faithfull sont analysées. Le dossier se clôt sur deux entretiens autour de la fascination pour l'espace des artistes Holly Schmidt et Rober Racine.
Ce printemps, la revue espace art actuel s'intéresse à la dictature. Celle de nature politique, en opposition à la démocratie, mais aussi celle qui s'incarne dans les sociétés néolibérales. « Devant ces diktats du marché auxquels nous consentons, souvent aveuglément, certains discours critiques que promeuvent les artistes se révèlent éclairants. » (André-Louis Paré) Diogo Rodrigues de Barros analyse certaines interventions de l'artiste chilienne Voluspa Jarpa, alors que Juliette Soulez se penche sur l'opposition de certains artistes et commissaires de l'Europe de l'Est à la volonté des autorités politiques de museler les institutions culturelles. Puis, Cristina Moraru analyse diverses propositions artistiques qu'elle considère être des zones non consensuelles. Umut Ungan analyse aussi cette tension entre art et politique en s'appuyant surtout sur l'esthétique conflictuelle d'Oliver Marchart. Ariane Daoust et Aline Ginda signent, elles, un texte sur la dictature de la croissance. Ce numéro inaugure aussi une nouvelle rubrique, Débat, qui a pour but d'offrir des réflexions sur l'expression artistique susceptibles d'engendrer des points de vue contraires.
La revue espace art actuel propose, pour son édition automnale, un dossier autour de la notion de laboratoire. Imaginaire des laboratoires, et ce que cela induit au sein des institutions culturelles, expérimentation créative à la croisée du monde de l'art et de l'industrie ou rôle de l'imagination en science sont autant d'angles abordés. Découvrez Forensic Architecture, un groupe de recherche qui mènent des enquêtes à des fins humanitaires et légales et le travail de plusieurs artistes qui arriment leur recherche aux sujets et aux méthodes de la recherche scientifique comme Hicham Berrada, Eve Andrée Laramée, Susanne M. Winterling et le tandem Marjolijn Dijkman et Toril Johannessen. Lisez des entretiens avec Erin Manning fondatrice de SenseLab, un laboratoire polymorphe intégrant philosophie, art et activisme, avec l'artiste Laurent Lamarche sur sa fascination pour ce que propose la recherche scientifique en termes de connaissance du réel, ainsi qu'avec Massimo Guerrera et Sylvie Cotton autour de l'idée du laboratoire comme espace de discussion.
Le Conseil des arts du Canada s'interrogeait récemment sur la place du numérique dans l'univers actuel de la création. Résultat : une consultation auprès de différents acteurs du milieu, et une étude approfondie pour comprendre une nouvelle façon d'appréhender le monde. Le numéro de printemps-été d'Espace explore ainsi les mutations engendrées dans le travail artistique. Car le numérique, qui a envahi nos vies par une série d'appareils désormais « indispensables », est bien plus qu'une forme ou un outil. Encadrés par d'intrigantes iconographies, les textes de neuf auteurs nous éclairent tour à tour sur l'impression 3D dans la sculpture et l'installation, le travail du collectif London Fieldworks ou les mystérieux cubes de Jesse Colin Jackson. Le tandem de Grégory Chatonsky (artiste numérique) et Dominique Sirois (sculptrice) s'exprime sur sa collaboration ponctuelle et la relation symbiotique de leur pratique. Autant de réalisations passionnantes mêlant art, science et technologie.
Le dossier du numéro d'automne d'Espace art actuel proposé et codirigé par Aseman Sabet, a pour thème Frissons/Shivers, et témoigne de la réactualisation de la dimension affective dans le domaine artistique. Qu'il s'agisse de réflexions à partir d'oeuvres abordant les émotions en art ou de réflexions théoriques sur la réception esthétique, les textes de ce dossier démontrent que l'art actuel offre un bassin particulièrement fertile pour analyser le thème du frisson, et ce qui en découle, tant du point de vue de l'objet que du sujet. Reste à se demander jusqu'où les émotions régénèrent notre être sensible. Comment des expériences immersives peuvent-elles développer un imaginaire apte à réaffirmer notre présence au monde ? Ce numéro est aussi l'occasion de présenter, dans la section « Évènements », la 57e édition de la Biennale de Venise et la 8e édition de la Manif d'art de Québec. Il coïncide également avec le 30e anniversaire de la revue.
La revue ESPACE consacre le dossier thématique de son numéro d'automne à la transparence. Transparent comme ce que l'on voit, en opposition à l'opacité qui dissimule, voilà ce qui est mis de l'avant dans le travail des artistes iraniennes Shokoofeh Alidousti, Mehraneh Atashi et Shirin Neshat. Transparent comme la technologie de la blockchain, comme le présente Aude Launay dans son étude du travail de Jonas Lund et de Harm van den Dorpel. Transparence comme celle du verre ou transparence comme notion ayant traversé la modernité esthétique, ou encore transparence comme idéologie, la réflexion d'André-Louis Paré, appuyée sur des oeuvres de Michel de Broin et de François Lemieux, en témoigne. En complément à cette réflexion, un article de Josiane Poirier examine des propositions artistiques qui recourent à la lumière pour révéler l'embourgeoisement en milieu urbain et ses conséquences. Enfin, un entretien avec Ghislaine Vappereau porte sur la sculpture et la transparence dans l'oeuvre de cette dernière.