Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 14/08/2021

Andre Carpentier

  • Dans ce recueil de nouvelles, André Carpentier présente des marginaux qui n'en ont pas toujours l'air. Accablés par des faits de la vie, ils se répartissent en trois classes : « Les égarés », « Les éprouvés », « Les éclopés ». Ils peinent à s'expliquer ce qui leur arrive et à mettre des mots sur leurs émotions. Ils aspirent à se constituer une mémoire, à voyager, à créer, à aimer, mais rien ne leur est jamais facile. Ce qui les sauve peut-être, c'est de chercher à comprendre... même en vain.
    Si le propos semble grave, tout n'est pas sombre ici. L'auteur a la formule heureuse, et on sourit souvent, reconnaissant sans doute certains traits ou comportements qui sont loin de nous être étrangers !

  • Après ses flâneries dans les ruelles montréalaises (Ruelles, jours ouvrables, 2005), André Carpentier s'est plongé quelques années dans l'ordinaire quotidien des cafés, carnet à la main, y consignant ses observations, impressions et intuitions, y ouvrant sa « géographie affective ». Il invite ici le lecteur à sortir flâner dans ses propres cafés, puis à revenir à une lecture par bribes de ce livre, s'il le veut bien, pour dialoguer avec lui. « Ces notes ont été prises à l'ombre de l'Amérique, à Montréal, où l'histoire des cafés est trop récente pour s' être constituée en tradition ; elles ont été tirées du paysage mutant des cafés d'ici et d'aujourd'hui, qui, j'en ai bien peur, tombent lentement dans le décours des modes. Les cafés de Montréal ne sont pas des centres incontestés de la vie sociale, comme autrefois ceux de Constantinople ou de Vienne, ni même des laboratoires d'idées, comme dans le Paris postrévolutionnaire, mais ils demeurent des lieux publics ouverts à tous. On y croisera, à la suite et sans surprise, une chemise indienne, un tailleur Chanel, un jeans troué, une veste Armani, des sandales bibliques... Il s'agit d'un lieu où le fondement de l'activité est de n'en avoir pas trop ni de très importantes, un lieu où chacun s'autorise de lui-même à garder le silence ou à jaser tout son soûl. » A. C.

  • Cet ouvrage de flâneur, comme les deux précédents consacrés aux ruelles («Ruelles, jours ouvrables») puis aux cafés («Extraits de cafés»), porte témoignage, au fil des jours, sur un réseau spatial qui est aussi un espace humain. Durant cinq ans, j'ai en effet plongé mes racines et déployé mes antennes dans l'archipel des parcs montréalais. Il en ressort un patchwork de moments de parcs où les sens et la sensibilité furent sollicités. C'est d'ailleurs ce que signifie le titre de ce livre, que les parcs y sont saisis dans les moments de leur fréquentation. Voici donc onze douzaines de fragments aussi autonomes qu' interdépendants, en quelque sorte des stances de flâneur portées par le dessein de côtoyer, sans souci d'exhaustivité ni de synthèse, cette part du monde qu'est le familier quotidien.
    J'ai choisi d'écrire sans plan sur l'expérience de juste être là, parmi d'autres, dans un espace commun, sans trop épier, mais de manière à saisir des extraits du sous-texte des choses humaines.
    André Carpentier

  • Abandonné enfant dans les poubelles des soeurs de la Charité de Québec par une fille à marins, Gésu Retard, né un 26 décembre, autrefois professeur de géographie au secondaire et maître ès canulars, vit aujourd'hui sur le Plateau Mont-Royal, sous son casque et ses lunettes d'aviateur de la Première Guerre mondiale, en original un peu détraqué qui n'aime rien tant qu'agir en critique de tout et de rien. Gésu est membre du réseau Spek, mouvement poétique international dont la vocation consiste à épier la banalité coutumière, autour de soi et en soi, et d'en témoigner par des haïkus diffusés anonymement auprès de membres locaux du Réseau.

    Or, un jour, Gésu accueille chez lui un célèbre mathématicien antillais, Washington Desnombres, membre bostonien du mouvement Spek, dont il ne sait guère rien et qui disparaît aussitôt arrivé. Séduit et intrigué par cet homme venu lui imposer le mystère de sa disparition, Gésu part à sa recherche sur le Plateau, qu'il sillonne à bicyclette, car pour lui il n'est rien de tel que ces flâneries sur deux roues.

  • En territoire tibétain, sur un plateau de 4500 mètres d'altitude, se dresse le mont Kailash, chaos de caillasse, de sable et de moraine. En faisant le récit de son voyage au Kailash, André Carpentier « déplie l'aventure », fût-elle tout intérieure.

  • Aux premiers jours du printemps 2000, André Carpentier entreprend ce qu'il appelle ses « flâneries en ruelles montréalaises ». Loin d'être un guide touristique, ce livre mêle littérature et réflexion d'admirable manière. Second volet des Fragments nomades - le premier racontait un voyage au Tibet (Mendiant de l'infini, Boréal, 2002) -, ces fragments ont été écrits durant trois ans et en toutes saisons. André Carpentier nous transmet magnifiquement sa fascination pour ces ruelles, son « promenoir », lieu de spontanéité et d'improvisation. Montréal en dissimulerait quelque 475 kilomètres ! Enfant élevé à la très montréalaise formule du « va donc jouer dans la ruelle ! », Carpentier nous entraîne dans ses errances, celles des pas et celles de l'esprit. Les fragments proposés ici peuvent se lire par bribes et par secousses, laissant le lecteur libre de son parcours, ébloui le plus souvent par la grâce de l'écriture. Et peut-être dorénavant déambulerez-vous à votre tour plutôt côté ruelle.

  • « J'étais sans faim ni autre soif que d'ajouter de l'inédit à ma vie, ou de la réorienter. N'était-ce pas, inconsciemment bien sûr, pour cette raison que j'avais accepté cette aventure artistique à deux ? Pour me retrouver, moi, dans une nouvelle expérience de vie, comme on se retrouve soi et soi seul en voyage, en relation de front à front avec la multitude. Mais cela je le dis avec le recul. Sur le coup, je pensais à fuir. » Après ses flâneries dans les ruelles montréalaises (Ruelles, jours ouvrables, 2005) et dans les cafés (Extraits de cafés, 2010), André Carpentier revient au roman avec une l'histoire envoûtante d'une improbable rencontre. Un homme répond à une petite annonce parue dans un hebdo culturel. Il est médecin et il est en convalescence à la suite d'un cancer. Ladite annonce propose « une expérience artistique à deux - galants s'abstenir ». Après quelques échanges de courriels, il se rend à l'atelier d'artiste de Dylanne, et il est déconcerté devant l'originalité du projet qu'on lui propose. L'homme de raison se plie néanmoins aux directives de l'artiste et accepte de la suivre, même s'il ne comprend dans quelle voie elle l'engage. Quelques mois plus tard, au retour d'une mission humanitaire, il revoit Dylanne lors d'une séance de signatures pour son livre intitulé Derniers regards. Il comprendra alors la nature du lien qui unit le modèle et l'artiste. André Carpentier propose ici une réflexion sur l'intériorité, la beauté, la complicité entre deux êtres, mais aussi sur l'imprévu qui peut survenir et auquel parfois on tente de se dérober.

  • Cette livrée printanière des Cahiers de lecture de L'Action nationale propose de recensions d'essais regroupés autour du thème de « ce qui se dépose ». Le numéro met d'ailleurs de l'avant l'ouvrage La préhistoire du Québec de Patrick Couture dont vous pourrez aussi lire un entretien. Ce qui se dépose donc, d'abord dans le présent, avec des recensions de Lettre d'un député inquiet à un premier ministre qui devrait l'être, puis Sale temps pour les émotifs. Ce qui se dépose ensuite pour la pensée, avec des recensions entre autres de L'Action nationale. Le long combat pour le Québec, Continuons le combat. Étude anthropologique sur la lutte, L'économie de la nature et L'économie de la foi. Vient ensuite ce qui se dépose dans la culture avec des ouvrages sur Félix Leclerc et Anne Hébert et enfin dans l'histoire avec L'Amérique fantôme. Les aventuriers francophones du Nouveau Monde et une Brève histoire des idées au Québec 1763-1965.

  • Montréal s'incarne, dans ce numéro d'XYZ. La revue de la nouvelle, dans son futur et son passé, entre mémoires et fantasmes. Neuf auteurs, montréalais et non montréalais, ont ainsi relevé le défi de dévoiler une facette de leur Montréal imaginaire. Entre le Montréal historique d'André Carpentier et de Maxime Raymond Bock et le Montréal fantastique et anticipatoire de Jean-Pierre April et de David Dorais, reconnaissez les mêmes espaces. Les lieux nostalgiques de Denise Brassard, Christine Champagne, Jeanne Crépeau et Christine de Camy ou ceux irritants décrits par Jean-Paul Beaumier se rejoignent aussi dans les mêmes carrefours. Ce dossier est accompagné d'une série de six photographies de l'artiste Martine Rouleau intitulée Montréal, le temps de quelques clics , qui attrape la ville sur le vif. Hors dossier, retrouvez une nouvelle du Paris d'Alexandra Estiot, une autre sur le monde de l'art signée Emmanuel Bouchard et un texte d'Antoine Dion-Ortega sur la famille.

  • Des rues de Montréal au village nordique de Salluit, de la Bretagne du Nord à l'Afrique du Sud, en passant par la Grèce antique et la Bulgarie postsoviétique, le 150e numéro de la revue Les écrits a beaucoup voyagé. Il a ramené de ses périples de nouveaux extraits inédits des carnets d'André Major ; des récits de Laure Morali, Benjamin Hoffmann, André Carpentier, Jean Désy et Vincent Brault ; des poèmes de Michaël La Chance, Patrice Desbiens, Jonathan Lamy, Laurent Cauchon et Jean-François Bernier ; une oeuvre théâtrale de Dario Larouche ; une suite de poèmes bulgares traduits par Marie Vrinat ; et des chroniques littéraires de Sherry Simon et Raymond Gervais, qui signe aussi dans ce numéro un portfolio d'oeuvres visuelles inspirées par la musique et qui explorent les rapports entre la vue et l'ouïe, le regard et l'écoute, le regard qui écoute...

empty