Glenat

  • Le Pape face à l'Empereur.

    Né en 1742, Pie VII est d'abord connu sous le nom de frère Grégoire. Il commence sa carrière ecclésiastique en tant que simple moine bénédictin, grimpe les échelons à force d'érudition et d'exemplarité et finit par être intronisé en 1800 à la suite d'un long et délicat conclave organisé à Venise. Il prend le nom de Pie VII en l'honneur du pontificat de son prédécesseur et protecteur Pie VI. Pie VII est le pape qui aura couronné Napoléon Empereur en 1804. Pourtant, à partir de cet événement, la relation entre les deux hommes se désagrège... Napoléon refusera toujours de se soumettre à l'Église et Pie VII n'acceptera jamais de céder aux demandes excessives de l'Ogre Corse. Il ira même jusqu'à l'excommunier. L'obstination du Pape à son encontre fait enrager l'Empereur qui l'emprisonne à partir de 1809. Ce n'est qu'en 1814 qu'il est libéré, un an avant la défaite de Waterloo et l'exil forcé de Napoléon vers l'île de Sainte-Hélène.Relatant la vie d'un pontife irréprochable par le biais de sa relation avec l'un des plus grands personnages de l'histoire, ce nouvel opus de la collection « Un pape dans l'histoire » permet de mettre en lumière la vie d'un combattant émérite et pacifique de l'Eglise. Un album qui rend également hommage au bicentenaire de la mort de Napoléon.

  • « Par la guerre, tout peut être perdu ! ».

    Paris, 12 décembre 1963. Rachel, une jeune femme de 21 ans, assiste à une pièce de théâtre : « Le Vicaire ». Elle est juive et née en 1942. Sa mère et elle ont échappé à une rafle mais tous les autres membres de sa famille furent déportés et assassinés par les nazis. Or, la pièce présente un pape Pie XII complice implicite de l'horreur en n'opposant pas de résistance ni de condamnation claire alors qu'il avait, semble-t-il, connaissance de ce qu'il se passait. La représentation est interrompue par des extrémistes catholiques vociférant leur colère contre la pièce : « sacrilège », « caricature », « interdiction » et même un terrifiant « sales juifs » !... Rachel, bouleversée, fuit sur les pavés mouillés de la ville. Alors qu'elle chute, une femme plus âgée l'aide à se relever. Il s'agit de Miriam, une italienne, fille d'Israel Zolli, le grand rabbin de Rome qui s'est converti en 1945 au catholicisme et a pris Eugenio comme nom de baptême en hommage au pape. Toutes les deux, elles vont retracer le parcours d'Eugenio Pacelli, de son enfance érudite à Rome jusqu'au conclave de 1939 l'appelant à la plus haute fonction de l'église catholique. Mais Pie XII est très vite emporté dans la tourmente de la guerre qui s'annonce. Le 24 aout 1939, il s'adresse au monde par la radio : « Par le sang du Christ, il est encore temps ! Rien n'est perdu tant que la paix subsiste. Par la guerre, tout peut être perdu ! ». Ses paroles se mêlent au vacarme métallique des chenilles des chars d'Hitler qui franchissent la frontière polonaise.

    Après une enquête précise débouchant sur deux tomes, les auteurs ont choisi de se placer au plus près de l'homme, dans l'intimité d'Eugenio Pacelli, devenu pape malgré lui. Ainsi tentent-ils de déjouer les partis-pris idéologiques de tous bords qui se disputent encore une vérité difficile à établir au sujet d'une des polémiques les plus sensibles de notre histoire !

  • Un Pape face au roi de France.

    Lyon, 15 novembre 1305. Philippe le Bel, le puissant souverain, assiste au couronnement de Bertrand de Got devenant ainsi le pape Clément V. A la sortie de l'abbatiale Saint Juste, le nouveau pape, ému, est acclamé par les lyonnais. Il est le dixième pape français de l'histoire. Une foule immense et joyeuse s'est rassemblé sur le chemin du cortège qui traverse la ville. Mais soudain, un immense mur s'effondre sous le poids et l'agitation des gens venus voir le nouveau pape ! C'est la catastrophe, les corps inanimés s'entremêlent dans les gravats, la poussière et la décombres. Le roi est sauf mais le cheval du pape, en se cabrant, fait basculer celui-ci qui n'est finalement que blessé ! Onze personnes décèderont des suites de cet accident, parmi lesquels le duc de Bretagne et le jeune frère du pape.

    Cet évènement dramatique ouvra le pontificat tel un mauvais présage sans que Philippe le Bel ne laisse ni répit ni ne montre d'indulgence à l'égard de son rival au pouvoir bien encombrant. Pendant les six premières années de son pontificat, le pape résista plus ou moins aux injonctions du roi de France - qui exigeait, par exemple, que son adversaire défunt Boniface VIII fût condamné par un concile, et que son conseiller Guillaume de Nogaret, celui qui avait arrêté l'ancien pape à Anagni, soit absout par l'Église dans une bulle spéciale ! Philippe le Bel, sous une personnalité un peu secrète, est aussi cruel que déterminé...

    Le roi obtint aussi de Clément V qu'il condamne l'ordre du Temple et proclame sa dissolution. Devant les aveux des dirigeants de l'ordre, pourtant arrachés sous la torture par l'instruction diligenté par le roi, le pape ne peut empêcher que Jacques de Molay et ses compagnons ne soient menés au bûcher. Ainsi furent sacrifié les Templiers qui avaient pourtant servi avec ferveur le royaume et la chrétienté menant les grandes croisades en Terre Sainte.

  • L'histoire d'un pape. Le récit d'une dynastie.

    Rome, 26 août 1492. Neveu et fils adoptif du pape Calixte III, Rodrigo Borgia triomphe et s'assoit sur le trône pontifical ! À coup de corruption et de manoeuvres politiques au sein de la curie romaine, il a su déjouer son grand rival, Giuliano delle Rovere, futur Jules II, pour être élu 214e évêque de Rome, pape de l'Église catholique et occupé le siège du très saint Pierre. Alors qu'il savoure le moment, sous ses fenêtres gronde une foule partagée... De scandales en manipulations, de négociations en chantages, n'hésitant pas à avoir recours à l'assassinat et l'empoisonnement si nécessaire, Alexandre VI règne sans aucun scrupule pendant onze années, profitant de son pouvoir pour favoriser sa propre famille et accumuler l'une des plus grandes richesses de l'époque. Père de six enfants reconnus et sûrement de quelques autres qu'il aurait eu avec trois ou quatre maîtresses différentes, ce pape à la réputation sulfureuse, revendique quatre passions : sa famille, les femmes, le luxe et le pouvoir !

    « Un Pape dans l'histoire » est une grande collection pour redécouvrir l'Histoire du monde occidental. De l'Antiquité à aujourd'hui, en passant par le Moyen Âge et la période moderne, les grands papes ont toujours été, tant par leur statut religieux que par leur emprise politique, des acteurs de premier plan de l'Histoire. Évêques de Rome et chefs de l'Église catholique ils ont été pour certains des hommes d'influence, des diplomates, des négociateurs, des chefs de guerre, des chefs spirituels mais aussi, et tout simplement des hommes face à leur destin.

  • Mourir pour ses convictions.

    Rome, 64 après Jésus Christ. Un incendie ravage la cité antique. Et tandis que les flammes se reflètent dans ses prunelles, Néron, l'empereur sanguinaire, sur les hauteurs de son palais, joue de la harpe. Si la légende tragique n'a jamais été véridiquement accréditée, on sait avec certitude en revanche qu'il utilisa ce drame pour lancer une véritable chasse aux Chrétiens. Des centaines d'entre eux sont arrêtés, torturés, massacrés. Parmi les suppliciés, le plus célèbre des apôtres du Christ. Celui qui deviendra le symbole de l'Eglise et que Jésus avait désigné comme le Roc sur lequel il la bâtirait : Pierre.

    Cette histoire est celle de son agonie dans le cirque de Néron. Ces heures douloureuses qui précèdent sa mort et durant lesquelles il se remémore cette vie incroyable au côté de ce Messie qu'il a tant aimé malgré le doute qui le rongeait en permanence et l'a poussé à le renier par trois fois. Saint Pierre et Néron : deux figures à jamais associées dans le tumulte de ce premier siècle de l'ère chrétienne.

  • Le pape de la paix.

    Rome, 13 mai 1981... Au milieu de la foule rassemblée place Saint-Pierre, Jean-Paul II est victime d'un attentat qui choque le monde entier. Entre la vie et la mort, le pape, transféré à l'hôpital Gemelli, se remémore les moments forts de sa vie et de son pontificat...

    Premier pape d'origine d'un pays du bloc de l'Est qu'il verra se disloquer, Karol Wojtyla sera témoin et acteur des événements qui ont marqué une grande partie du XXe siècle : il aura vécu l'occupation nazie, les révélations sur l'horreur des camps et notamment celui d'Auschwitz... Évêque de Cracovie sous le communisme, il prendra parti pour les ouvriers opprimés. Élu pape, il soutiendra des dissidents comme Andreï Sakharov, ou encore Lech Walesa et son syndicat Solidarnosc. Mikhaïl Gorbatchev lui rendra une visite historique au Vatican, trois semaines après la chute du mur de Berlin. Voyages sur tous les continents, rassemblements gigantesques des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), prière devant le mur des lamentations à Jérusalem...

    Jean-Paul II n'aura de cesse que de prôner la réconciliation entre les peuples et les religions. « N'ayez pas peur ! » lança-t-il le jour de son investiture.

    « Un Pape dans l'Histoire » est une grande collection pour redécouvrir l'Histoire du monde occidental. De l'Antiquité à aujourd'hui, en passant par le Moyen Âge et la période moderne, les grands papes ont toujours été, tant par leur statut religieux que par leur emprise politique, des acteurs de premier plan de l'Histoire. Évêques de Rome et chefs de l'Église catholique ils ont été pour certains des hommes d'influence, des diplomates, des négociateurs, des chefs de guerre, des chefs spirituels mais aussi et tout simplement des hommes face à leur destin.

  • Le dernier rempart face aux invasions barbares.
    Au Ve siècle de notre ère, le pape Léon le Grand, qui règne fermement sur son troupeau alors que l'Empire romain se désagrège et s'effondre, est une figure centrale de la papauté. Imposant la tradition avec force et détermination, il contribue à structurer l'Église et impose le choix de Rome comme siège incontestable du Christianisme. Ses sermons, ses lettres, sont toujours aujourd'hui consultés et restent une référence. À ce titre, Léon est l'un des pères de l'Église. Mais plus encore, lorsque le peuple de Rome se retrouve désarmé devant l'avancée barbare, alors que l'Empereur est incompétent ou même a pris la fuite, Léon ira affronter tant Attila et sa horde de huns, que Genséric, le terrible chef vandale... L'empire s'effondrant, le pape reste le seul pouvoir auprès duquel les romains, terrifiés, cherchent refuge.

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