Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • Les grandes manoeuvres de l'opium. La drogue est, comme l'uranium ou le pétrole, marquée du sceau des intérêts d'État. Dans les pays victimes de la toxicomanie, réprimer l'abus des stupéfiants est une mesure d'assainissement social. Dans les pays où l'on cultive l'opium, la lutte contre cette production peut prendre l'allure d'une attaque contre le niveau de vie de larges couches de la population. Une partie serrée se joue entre les uns et les autres, dans les couloirs des chancelleries et des organisations internationales comme dans les villages de la jungle, les casernes et les bouges des grandes villes. Catherine Lamour et Michel R. Lamberti s'y sont rendus : ils décrivent et expliquent ce qu'ils ont vu à Genève et à New York aussi bien qu'en Thaïlande, en Birmanie, en Turquie et en d'autres lieux moins connus.

  • Comment le gosse du Bourget sans le sou est-il devenu si riche, si célèbre, si adulé, si décrié ? Chanteur de charme, vendeur de téléviseurs, sponsor d'Hinault, député, patron de l'OM, repreneur de Manufrance, Look ou Adidas, leader de la gauche contre Le Pen, éphémère ministre de la Ville, l'itinéraire de Tapie est un inventaire à la Prévert. Sa réussite et ses échecs s'inscrivent dans une décennie où l'argent est devenu roi, l'entreprise une valeur, le sport un opium, la politique un show. Dans cet univers, vainqueur ou K.O., Tapie est incontestablement une star. Éclairer les zones d'ombre d'une biographie souvent opaque n'a pas été facile. Il a fallu des années à Christophe Bouchet pour retrouver des dizaines de témoins, des copains d'enfance aux partenaires industriels et politiques. La première enquête en profondeur pour savoir qui est vraiment Bernard Tapie.

  • « Une certaine désillusion accompagne à l'Est comme à l'Ouest l'effondrement de l'ordre totalitaire et le progrès des libertés dans le monde. J'ai nommé ce phénomène la mélancolie démocratique et celle-ci constitue bien la tonalité dominante de notre temps. Le sentiment d'avoir perdu ses repères avec la disparition de l'adversaire soviétique, de se retrouver sans ennemis déclarés et donc face à soi-même, d'avoir remporté une victoire paradoxale qui laisse derrière elle autant de problèmes qu'elle en résout, tels sont quelques-unes des causes de ce désenchantement post-totalitaire qui se traduit chez nous par un renforcement de l'apathie civique et de la résignation. Pour éviter que cette dépression ne mette en péril le renouveau libéral, il convient de se montrer critique vis-à-vis du triomphe de nos propres idées. Il convient surtout de pratiquer un scepticisme actif qui, sans nourrir d'espoirs excessifs sur la perfectibilité humaine, travaille dès maintenant à réaliser les promesses des Lumières : le refus de la servitude, l'élargissement des droits et des libertés, la civilisation progressive de l'humanité entière. Si elles ne veulent pas se repentir d'avoir vaincu, les démocraties sont condamnées à se faire militantes et conquérantes : au Nord comme au Sud. » Pascal Bruckner

  • Comment le gosse du Bourget sans le sou est-il devenu si riche, si célèbre, si adulé, si décrié ? Chanteur de charme, vendeur de téléviseurs, sponsor d'Hinault, député, patron de l'OM, repreneur de Manufrance, Look ou Adidas, leader de la gauche contre Le Pen, éphémère ministre de la Ville, l'itinéraire de Tapie est un inventaire à la Prévert. Sa réussite et ses échecs s'inscrivent dans une décennie où l'argent est devenu roi, l'entreprise une valeur, le sport un opium, la politique un show. Dans cet univers, vainqueur ou K.O., Tapie est incontestablement une star. Éclairer les zones d'ombre d'une biographie souvent opaque n'a pas été facile. Il a fallu des années à Christophe Bouchet pour retrouver des dizaines de témoins, des copains d'enfance aux partenaires industriels et politiques. La première enquête en profondeur pour savoir qui est vraiment Bernard Tapie.

  • Deux millions de handicapés physiques et mentaux sans compter les personnes âgées invalides, trois à quatre millions d'inadaptés sociaux !... Aucune famille, aucune catégorie sociale n'est à l'abri : drogués, malades mentaux, fugueurs, délinquants, handicapés réunis dans une commune exclusion, représentent le dixième de la population française. Au-delà de l'émotion facile et de la mauvaise conscience passagère provoquée par tel ou tel fait divers, prenons le temps de regarder le problème en face. Certes, il faut soigner, aider, réadapter - les services spécialisés et les associations s'y emploient - mais il faut aussi prévenir. Nouvelle édition mise à jour de ce livre qui a imposé le problème à l'opinion et ajouté une expression au vocabulaire courant : les exclus.

  • Deux millions de handicapés physiques et mentaux sans compter les personnes âgées invalides, trois à quatre millions d'inadaptés sociaux !... Aucune famille, aucune catégorie sociale n'est à l'abri : drogués, malades mentaux, fugueurs, délinquants, handicapés réunis dans une commune exclusion, représentent le dixième de la population française. Au-delà de l'émotion facile et de la mauvaise conscience passagère provoquée par tel ou tel fait divers, prenons le temps de regarder le problème en face. Certes, il faut soigner, aider, réadapter - les services spécialisés et les associations s'y emploient - mais il faut aussi prévenir. Nouvelle édition mise à jour de ce livre qui a imposé le problème à l'opinion et ajouté une expression au vocabulaire courant : les exclus.

  • « Une certaine désillusion accompagne à l'Est comme à l'Ouest l'effondrement de l'ordre totalitaire et le progrès des libertés dans le monde. J'ai nommé ce phénomène la mélancolie démocratique et celle-ci constitue bien la tonalité dominante de notre temps. Le sentiment d'avoir perdu ses repères avec la disparition de l'adversaire soviétique, de se retrouver sans ennemis déclarés et donc face à soi-même, d'avoir remporté une victoire paradoxale qui laisse derrière elle autant de problèmes qu'elle en résout, tels sont quelques-unes des causes de ce désenchantement post-totalitaire qui se traduit chez nous par un renforcement de l'apathie civique et de la résignation. Pour éviter que cette dépression ne mette en péril le renouveau libéral, il convient de se montrer critique vis-à-vis du triomphe de nos propres idées. Il convient surtout de pratiquer un scepticisme actif qui, sans nourrir d'espoirs excessifs sur la perfectibilité humaine, travaille dès maintenant à réaliser les promesses des Lumières : le refus de la servitude, l'élargissement des droits et des libertés, la civilisation progressive de l'humanité entière. Si elles ne veulent pas se repentir d'avoir vaincu, les démocraties sont condamnées à se faire militantes et conquérantes : au Nord comme au Sud. » Pascal Bruckner

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