Pauvert

  • L'écume des jours

    Boris Vian

    • Pauvert
    • 27 March 2013

    « Le plus poignant des romans d´amour contemporain.» Raymond Queneau« L´écume des jours, c´est Roméo et Juliette sans confl its familiaux, Tristan et Yseut qui n´ont pas besoin de philtre, Paul et Virginie à Saint-Germain-des-Prés, une Dame dont les Camélias sont remplacés par un Nénuphar, Héloïse sans castrer Abélard. Voilà un tournant : le moment, après la guerre, où le roman français se dit que ce qui importe, c´est de faire bouger le lecteur sur un air de be-bop. Boris Vian en a marre des académismes, il veut faire rire et swinguer la langue, il veut obtenir les larmes, il veut aussi faire rêver et proposer davantage qu´une romance: une fenêtre ouverte sur le merveilleux.» Frédéric Beigbeder

  • Chez le même éditeur poemes je voudrais pas crever romans l'herbe rouge suivi de les lurettes fourrées l'ecume des jours theatre les bâtisseurs d'empire, le goûter des généraux l'equarrissage pour tous le dernier des métiers aux editions de la jeune parque chroniques de jazz trouble dans les andains en avant la zizique

  • Tu es un bourgeois.
    Mais le propre du bourgeois, c'est de ne jamais se reconnaître comme tel.
    Petit test  :
      Tu votes toujours au second tour des élections quand l'extrême droite y est qualifiée, pour lui faire barrage.
    Par conséquent, l'abstention te paraît à la fois indigne et incompréhensible.
    Tu redoutes les populismes, dont tu parles le plus souvent au pluriel.
    Tu es bien convaincu qu'au fond les extrêmes se touchent.
    L'élection de Donald Trump et le Brexit t'ont inspiré une sainte horreur, mais depuis lors tu ne suis que d'assez loin ce qui se passe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
    Naturellement tu dénonces les conflits d'intérêts, mais tu penses qu'en voir partout relève du complotisme.
    Tu utilises parfois (souvent  ?) dans une même phrase les mots racisme, nationalisme, xénophobie et repli sur soi.
    Tu leur préfères définitivement le mot ouverture.
      Si tu as répondu oui au moins une fois, ce livre parle de toi.
    Prends le risque de l'ouvrir.
        Romancier, essayiste et dramaturge, François Bégaudeau est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Deux singes ou ma vie politique (Verticales, 2013) et En guerre (Verticales, 2018).

  • A l'heure où fleurissent les « journaux de confinement », signant pour la plupart l'appartenance des écrivains à cette classe sociale qu'on a désormais coutume d'appeler « déconnectée », Johan Faerber s'interroge sur cette figure étrange, se rêvant en grand témoin de son temps - mais depuis sa maison de campagne.
    Quand le désastre de la pandémie éclata, les Journaux de confinement fleurirent comme autant de bruyères à la Toussaint. Car comment la littérature, qui aime tant se mesurer à l'histoire, pouvait-elle rester silencieuse devant cette tragédie ? Mieux encore : la littérature n'était-elle pas, en définitive, la seule à pouvoir rendre compte d'un événement d'une telle ampleur dans toute sa complexité et toute sa puissance de sidération ?
    Quand la marche du monde se fait tumultueuse, la France, comme par réflexe, en appelle à ses écrivains. Grands si possible.
    Mais qu'est-ce qu'un « Grand écrivain » ? Comment se construit, entre écriture et politique, cette figure légendaire ? Et quel insatiable sinon coupable désir se propose-t-elle d'assouvir ?
    Convoquant Michel Houellebecq, Virginie Despentes, Sylvain Tesson, Emmanuel Carrère ainsi que Sartre, Zola ou Hugo notamment, ce livre tâche de décrypter ce mythe bien français, et les fatales névroses qu'il engendre.

  • Se réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l'on veut vous forcer à faire l'amour avec une très belle fille... l'aventure n'est pas banale. surtout quand on s'appelle rocky, que l'on est la coqueluche des demoiselles et qu'on voudrait se garder vierge jusqu'à vingt ans. le cocktail mis au point par boris vian (alias vernon sullivan) dans ce polar mené à un train d'enfer est tour à tour angoissant et hilarant. soixante ans après la première publication, l'anticipation ne nous paraît pas si fantaisiste...

  • Mouvement des " citoyens du monde (garry davis) et prend part à de nombreuses manifestations publiques, publication de martinique, charmeuse de serpents, ouvrage écrit en collaboration avec le peintre andré masson. 1952: polémique avec camus à propos de la révolte. 1953: publication de la clé des champs. 1956: fondation de la revue " le surréalisme, même ". prise de position contre l'intervention soviétique en hongrie. adhésion au comité des intellectuels contre la poursuite de la guerre en afrique du nord. 1960: breton signe parmi les tout premiers le manifeste des 121 sur le " droit à l'insoumission ". 1966: mort d'andré breton. une foule de jeunes gens se rend au cimetière des batignolles.

    Le surréalisme s'est attaqué, s'attaquera aux problèmes qui ne sont éternels que par la peur qu'ils n'ont cessé d'inspirer à l'homme.
    René crevel le temps était aux aurores boréales invisibles dans les salles d'attente du dictionnaire _ tu lançais le manifeste du surréalisme _ comme une bombe explosant en vol de paradisiers faisant le vide dans la basse-cour _ et les éclats atteignaient au passage quelque digne vieillard à trogne d'élégie...
    Benjamin péret ce qui frappe aujourd'hui dans ce texte historique (poisson soluble), c'est une certaine légèreté, _ une légèreté d'élément, qui n'est pas celle de la poésie légère, mais celle de la première montgolfière, et qui comme elle brûle le papier.
    Julien gracq nous ne savons ce qu'est réellement mourir, sinon que c'est la fin du moi _ la fin de la prison. breton plusieurs fois fit éclater cette prison, dilata ou nia le temps et, dans un instant sans mesure, coïncida avec l'autre temps. cette expérience, noyau de sa vie et de sa pensée, est invulnérable et intangible: elle est au-delà du temps, au-delà de la mort, au-delà de nous.
    Octavio paz

  • L'automne à Pékin

    Boris Vian

    • Pauvert
    • 20 September 2017

    A dire vrai il n'est pas question de Pékin dans ce roman, et d'automne guère plus - mais seulement d'un homme qui, ayant raté son autobus, se retrouve à construire des voies de chemin de fer en plein désert. Ils seront d'ailleurs plusieurs, bientôt, à s'en mêler : archéologue, médecin, abbé... , chacun venu là pour des raisons qui restent à élucider mais avec une vision des choses bien précise, des rêves et des désirs bien singuliers.
    Flirtant avec l'absurde de façon aussi drôle que poignante, ce roman de Boris Vian paru une première fois en 1947 puis une deuxième en 1956 n'a pourtant jamais connu le succès du vivant de l'auteur. Mais la postérité lui a rendu justice de manière éclatante.

  • "L'Histoire de l'oeil" sans doute le premier livre de Georges Bataille, a été publié en 1928 sous le nom de Lord Auch. Le "Plan d'une suite de l'histoire de l'oeil" a paru pour la première fois dans l'édition de 1967.

  • À la croisée de l'essai et des mémoires, Récits de la soif est un témoignage fascinant sur l'alcoolisme, le chemin vers la sobriété et leurs représentations. Prodigieuse érudition et plume acérée dignes d'une Susan Sontag ou d'une Joan Didion sont les ingrédients de cette cure salutaire.
    Quel point commun entre Billie Holiday et Stephen King ? Entre Amy Winehouse, Marguerite Duras et l'auteure de ce livre ? L'art - l'art et l'addiction.
    Après ses Examens d'empathie, Leslie Jamison se penche sur les liens entre écriture et toxicomanie, en commençant par sa propre expérience. De sa première gorgée de champagne au délitement de sa vie de jeune adulte, Leslie Jamison livre un témoignage sincère sur l'emprise de l'alcool et son chemin vers la sobriété. Elle met en regard sa propre trajectoire éthylique avec celles de femmes et d'hommes de lettres tels que Raymond Carver, William Burroughs, Jean Rhys et David Foster Wallace, déboulonnant page à page le mythe de l'ivresse inspirée. Ce choeur de voix dessine les contours d'un récit commun qui en dit autant sur les toxicomanes que sur la société qui, selon la couleur de leur peau, leur origine sociale ou leur genre, réécrit leurs histoires.
    À la croisée de l'enquête socio-littéraire et des mémoires, le nouveau livre de l'héritière de Susan Sontag et de Joan Didion est un témoignage fascinant ainsi qu'une somme d'une prodigieuse érudition sur l'addiction, et, plus encore, une cure collective salutaire.

  • Ma mere

    Georges Bataille

    • Pauvert
    • 3 January 1977

    La vieillesse renouvelle la terreur à l'infini. Elle ramène l'être sans finir au commencement. Le commencement qu'au bord de la tombe j'entrevois est le porc qu'en moi la mort ni l'insulte ne peuvent tuer. La terreur au bord de la tombe est divine et je m'enfonce dans la terreur dont je suis l'enfant.

  • PREFACE DE PATTI SMITH"Le ciel s´est éloigné d´au moins dix mètres." Ainsi débute ce livre culte, récit de la cavale d´une jeune fille de dix-neuf ans évadée de la prison où un vol l´a conduite et qui, dans sa fuite, s´est brisé un os du pied nommé astragale. La route d´Anne croise celle de Julien, qui deviendra l´amour de sa vie. Il parle comme elle le langage des prisons et va l´aider à échapper aux autorités qui la traquent. De planque en planque, de rencontre en rencontre, la mineure en cavale lutte au prix de toutes les audaces pour sa fragile liberté. Quoi qu´il en coûte, chaque rayon de soleil est à prendre.Anne, c´est Albertine Sarrazin (1937-1967), qui, avec ce livre paru en 1965, a fait découvrir à des milliers de lecteurs son style mêlant verdeur de l´argot, trouvailles poétiques et humour. Le destin scandaleux d´Albertine est devenu cette oeuvre romanesque dont la vitalité littéraire défie le temps. Au point que quarante-six ans plus tard, fin 2011, alors qu´elle vient elle-même de publier un livre, Patti Smith parvienne à convaincre son éditeur, New Directions, d´en rééditer la version anglaise devenue introuvable, et se propose de rédiger une préface à ce roman qu´elle désigne comme son préféré. Cette publication prévue en 2013 devrait être accompagnée de nombreuses autres dans différentes langues. Vitalité cinématographique, aussi, puisque longtemps après une première adaptation en 1969, Brigitte Sy en acquiert les droit en 2009, avec Leila Bekthi et Reda Kateb au casting.

  • Les désirs comme désordre

    Collectif

    • Pauvert
    • 16 September 2020

    Quatorze écrivains parlent du désir. Après le moment « Me too », dans une société post-Weinstein, post-Polanski, post-Matzneff, comment penser cet élan, tumultueux et vital, ce qu'il engendre ou bien entraîne ? Dans notre monde fracturé où tout est à la fois plus chaotique et plus conditionné, comment comprendre ses désordres ? Et qui mieux que des romanciers pour en saisir les enjeux politiques ou intimes, en explorer les ambivalences, les tensions, la beauté ?

  • Guillaume Apollinaire a écrit deux romans érotiques. Les Onze mille Verges sont infiniment plus célèbres que Les Exploits d'un jeune Don Juan, dont les éditions sont aussi beaucoup plus rares. C'est peut-être parce que les thèmes et la manière dont ils sont traités sont tellement différents dans les deux livres, que l'on a longtemps hésité à les croire du même auteur. La truculence, l'énormité et parfois la violence du premier, font place ici à la fraîcheur et à la naïveté de l'érotisme adolescent.

    Dans sa préface, le professeur Michel Décaudin restitue définitivement et magistralement Les Exploits d'un jeune Don Juan à Guillaume Apollinaire.

  • Les onze récits de ce recueil ont été rassemblés par Boris Vian lui-même; leurs nombreuses rééditions ont apporté la preuve de l'importance de cet ouvrage dans son oeuvre.
    Onze récits où se conjuguent l'émotion, la verve, la fantaisie, la tendresse et la saine insolence de Vian.

  • Le bleu du ciel

    Georges Bataille

    • Pauvert
    • 20 March 1985

    Le verbe vivre n'est pas tellement bien vu puisque les mots viveur et faire la vie sont péjoratifs. Si l'on veut être moral, il vaut mieux éviter tout ce qui est vif, car choisir la vie au lieu de se contenter de rester en vie n'est que débauche et gaspillage. A son niveau le plus simple, le Bleu du ciel inverse cette morale prudente en décrivant un personnage qui se dépense jusqu'à toucher la mort à force de beuveries, de nuits blanches et de coucheries. Cette dépense, volontaire et systématique, est une méthode qui transforme la perdition en connaissance et découvre le ciel dans le bas. Face à la mort, et sachant que rien ne lui échappe, il ne saurait être sérieusement question de " salut ", aussi la volonté de se perdre est-elle la seule éclairante _ la seule d'où puisse surgir une nouvelle souveraineté. Le Bleu du ciel en décrit l'apprentissage en dénudant au fond de chacun de nous cette fente, qui est la présence toujours latente de notre propre mort. Et ce qui apparaît à travers la fente, c'est le bleu d'un ciel dont la profondeur " impossible " nous appelle et nous refuse aussi vertigineusement que notre vie appelle et refuse sa mort.

  • >Boris Vian Elles se rendent pas compte Que Gaya s'apprête à en épouser un autre, Francis, son ami d'enfance et amoureux d'occasion, aurait peut-être pu l'admettre à la rigueur. Mais que le fiancé lui fournisse de la drogue, non !
    Surtout qu'il appartient à une drôle de bande, ce fiancé. Et qu'en plus il n'aime pas les filles. Et là, ça devient carrément louche. Parce qu'elle est d'une famille très riche, la petite Gaya.
    Alors il fonce, Francis. Beaucoup de bagarres, pas mal de sexe, quelques morts.
    Il faut ce qu'il faut : sans ça, elles se rendent pas compte !
    Un «Vernon Sullivan» percutant, qui classe sans conteste Boris Vian parmi les classiques du polar noir.

     

  • "Depuis Autobiographie de mon père, j'étais fasciné par ses livres, par cette voix sourde et obstinée, par cette façon de regarder sans ciller tout ce qui compose une expérience humaine. Toute son oeuvre est un exercice d'intranquillité et de vigilance.".
    Emmanuel Carrère (extrait de la préface).

    Ce volume contient :
    Autobiographie de mon père.
    Le Grand âge.
    Bêtise de l'intelligence.
    Conversations à Jassy.
    L'oeuvre des jours.
    Adieu.
    L'Amour dans le temps.
    Devant ma mère.
    Sans amour.
    Préface d'Emmanuel Carrère.
    Postface de Martin Rueff.
    Notices d'introduction de Yaël Pachet.

    Écrivain, essayiste, traducteur et critique littéraire, Pierre Pachet (1937-2016) s'est intéressé aussi bien au sommeil, à la littérature de l'Est, de Kafka à Soljenitsyne, qu'à l'Histoire et à la politique. Mais au-delà d'un apparent éclectisme, il a surtout laissé une oeuvre littéraire de premier plan. Le choix proposé dans ce volume, orienté vers l'écriture de l'intime, à l'écoute de personnes aimées et proches mais aussi des laissés pour compte de la vie moderne, permet de mieux saisir l'individu Pierre Pachet : un grand écrivain contemporain aux aguets, sensible au « devoir que l'on a d'être celui que l'on est ».

  • " il n'est pas dans mon intention, en présentant aujourd'hui cette variation sur saint-germain-des-prés, d'épuiser la somme des commentaires que l'on pourrait faire sur ce quartier de paris devenu brusquement vers 1947 un des pôles d'attraction du " monde intellectuel " (sic) ou plus simplement du public. ce n'est pas que le recul manque, car on prend le recul qu'on veut; c'est plutôt qu'il faudrait alors faire oeuvre d'historien véritable, et que je ne m'en reconnais ni les capacités ni la patience. " en 1950, boris vian remanie son texte, destiné à l'origine à la collection des guides verts publiés par les éditions toutain, et en fait un ouvrage retraçant avec brio et légèreté le quartier de saint-germain-des-prés des années d'après-guerre.

    Le manuel présente saint-germain-des-prés qui vit fleurir les nouveaux courants de la littérature moderne, du théâtre, de la chanson, du cinéma, des arts plastiques, de la danse, de la philosophie, de la photographie, de la musique contemporaine.

    Tous les amoureux du jazz se rencontraient dans les caves; tous ceux qui avaient en commun une furieuse envie de vivre se rencontraient à saint-germain-des-prés.

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