Outre Mesure

  • Chants libres est le fruit d'une longue recherche historique et musicologique permettant de mieux comprendre les mutations survenues dans le jazz et la musique improvisée en France durant les quarante dernières années. Le contexte socio-historique européen permet de cerner le désir profond de toute une génération de musiciens de s'affranchir de la tutelle du jazz noir. Jef Gilson, Jean-Louis Chautemps ou François Tusques sont parmi les premiers à tenter l'aventure libertaire qui culminera, non sans excès ni impasses, au tournant des années 1970. Ce sera alors l'éclosion des collectifs (Dharma, Perception, Cohelmec.) et avec eux la recherche d'une affirmation plus structurée de la liberté. L'ouvrage s'appuie sur une documentation importante et met en avant la parole des musiciens, à l'époque du free jazz comme aujourd'hui, grâce à de nombreux entretiens. L'étude musicale prend en compte les disques publiés ou, dans certains cas, les archives sonores et s'efforce de situer chaque production dans son contexte.




  • L'auteur se penche, dans ce 2e tome, sur la période cruciale des années 40 et 50, s'arrêtant à l'orée de la période contemporaine qui sera l'objet du troisième volet. C'est bien, à travers la batterie et les batteurs, une étude de la naissance et du développement du jazz « moderne » qui est ici proposée. Le propos de l'auteur est moins de transmettre une érudition biographique et musicale - pourtant réelle - que d'amener à une compréhension profonde des mécanismes par lesquels se transmet une tradition vivante et évolutive. L'auteur est particulièrement attentif aux années d'apprentissage et aux influences reçues par les batteurs, d'où un recours abondant à la parole et aux écrits de musiciens. L'attention se porte également sur l'évolution du matériel utilisé, sous l'impulsion le plus souvent des innovations apportées par les batteurs eux-mêmes. MEILLEUR LIVRE DE JAZZ 2000.




  • L'ouvrage de Derek Bailey concerne l'ensemble des pratiques musicales, bien au-delà de tel idiome ou de tel style. L'objectif premier de l'auteur est de mettre en évidence la présence de l'improvisation dans les domaines les plus variés de l'histoire et de l'expression musicales (musiques indienne, flamenco, baroque, d'orgue, rock, jazz, contemporaine, improvisation libre). L'auteur s'est appuyé sur les témoignages de nombreux improvisateurs, pratiquant leur art dans des contextes les plus divers. C'est au terme de ce tour d'horizon qu'il se tourne plus précisément vers sa propre expérience, l'improvisation libre ou « totale », lieu de tous les possibles. À l'opposé du manuel ou du traité, ce livre nous invite à examiner les questions soulevées par l'improvisation et plus généralement par la pratique de la musique : technique instrumentale, rapports avec le public, composition, enregistrement, pédagogie, notion de groupe.




  • La première biographie en langue française du cornettiste de jazz Bix Beiderbecke (1903-1931). Cet artiste singulier, au parcours fulgurant et mouvementé, est souvent reconnu comme le premier grand jazzman blanc. Personnage paradoxal, discret autant que résolu, sa fragilité s'impose comme une évidence : il a ouvert la voie à une expression intimiste et ciselée, donnant accès à un univers sonore qui privilégie, face à la clarté fougueuse d'Armstrong par exemple, la nuance et la demi-teinte. Ce relâchement influencera plusieurs générations de musiciens, de Lester Young à Boris Vian. Précocement disparu au terme d'une auto-destruction lente et irrémédiable qui en fera la première « légende » du jazz , Bix Beiderbecke a inspiré le personnage du Jeune homme à la trompette de Dorothy Baker en 1938. Au-delà de la biographie, l'ouvrage brosse un « portrait social » des États-Unis des années 1920. L'ouvrage est complété d'annexes et de documents exclusifs (dont une discographie exhaustive du musicien), ainsi que d'une riche iconographie composée de nombreuses photographies inédites.




  • Après avoir parcouru les premiers âges de la batterie jusqu'en son classicisme (Tome I - Des origines aux années Swing) puis analysé la contribution des batteurs à l'aventure tumultueuse de la modernité (Tome II - Les années Bebop : la voie royale et les chemins de traverse), Georges Paczynski consacre le dernier volet de sa trilogie aux pères de la batterie contemporaine que sont Elvin Jones, Tony Williams et Jack DeJohnette. C'est là le parti pris audacieux assumé par l'auteur : au survol de la multitude d'excellents batteurs ayant accompagné les évolutions complexes du jazz depuis 1960, Paczynski a préféré l'analyse détaillée du parcours et de l'oeuvre de ces trois artistes majeurs, sans lesquels cette évolution ne saurait se comprendre ni s'entendre. En effet, aucun batteur d'importance apparu durant les dernières décennies n'a pu totalement échapper à leur influence. Cela est dû, certes, à leurs apports individuels et techniques, mais plus encore à leur position centrale aux côtés des maîtres du jazz dont ils ont accompagné, voire suscité les innovations. Elvin Jones a habité avec passion et luxuriance le quartette légendaire de Coltrane ; la décontraction de son geste et sa maîtrise du son furent sans égales, de l'accompagnement attentif aux échappées les plus chaotiques. Incarnation de la précision rythmique absolue, Tony Williams fut le partenaire incontournable des nouvelles conceptions de Miles Davis de 1963 à 1969 avant d'inspirer tous les batteurs du jazz-rock. Jack DeJohnette enfin, également pianiste et leader, représente bien plus dans l'histoire de la batterie de jazz qu'une synthèse réussie de l'art de ses prédécesseurs. Clef de voûte du magistral trio de Keith Jarrett, ce batteur polyvalent dont « les pieds sont pensés comme des mains supplémentaires » a croisé la route des musiciens majeurs du jazz depuis les années 1960. L'histoire de ces trois géants de la batterie dont la modernité s'appuie sur une tradition séculaire renvoie le lecteur aux maîtres de la batterie abordés dans les volumes précédents, de Baby Dodds à Roy Haynes, et rencontre la trajectoire de batteurs contemporains incontournables - Paul Motian, Sunny Murray, Peter Erskine sont de ceux-là. Fidèle à la démarche et à la position affirmées dès le début de son monumental ouvrage, le batteur-écrivain Georges Paczynski appuie ses recherches et son érudition sur sa propre expérience musicale. Plus encore, il renvoie passionnément et sans relâche le lecteur à l'écoute indispensable des enregistrements les plus marquants, au moyen de nombreuses transcriptions, analyses et commentaires.




  • Une histoire de la batterie de jazz de Georges Paczynski vient combler une lacune incroyable : c'est en effet la première fois qu'une histoire de cet instrument nous est proposée dans la littérature, française ou étrangère. Pourquoi ce silence sur cet instrument qui sait d'ordinaire si bien se faire entendre, et le seul que le jazz ait réellement inventé.
    La batterie porte en elle une part de mystère. Écrivains et journalistes hésitent toujours à affronter ce mariage des tambours et des cymbales, car s'ils peuvent évoquer la vie ou le style d'un batteur, il leur est bien difficile - ainsi qu'à quiconque ne pratique pas l'instrument - d'aller au fond de son oeuvre, faute de pouvoir en réaliser une analyse musicale convaincante. Batteurs et percussionnistes ont trop souvent consacré leurs efforts à perfectionner leur technique instrumentale, au détriment d'une culture historique et d'une réflexion musicale. Quant aux autres musiciens, ils n'abordent la batterie qu'avec prudence et circonspection : les partitions sans accords, sans chiffrages, sans enchaînements harmoniques, remplies d'ésotériques « ra de 3 », « paradiddles », « frisés » ou autres « press roll », leur sont si peu familières...
    Pour oser - et mener à bien - une histoire de la batterie, il fallait donc un homme qui ait mis la main à la pâte, qui soit batteur et écrivain, musicien et chercheur : Georges Paczynski est tout cela à la fois, et l'histoire qu'il nous propose, il l'a vécue lui-même, de l'intérieur.
    Batteur de jazz, percussionniste, compositeur, pédagogue et Docteur ès Lettres, Georges Paczynski s'est produit avec de nombreux artistes de premier plan, franc¸ais et ame´ricains (Phil Woods, Art Farmer, Eddy Louiss, Jean-Luc Ponty, Jean-François Jenny-Clark, Michel De Villers, Freddy Redd, Mal Waldron, Tony Scott, Jean-Paul Celea, Franc¸ois Moutin, Eric Watson, Ricardo Del Fra...). Il enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et anime régulièrement des stages et des master-class sur la batterie.

  • Une histoire du banjo raconte, depuis sa genèse complexe et tourmentée jusqu'à nos jours, le parcours d'un instrument emblématique des États-Unis. Ses disparitions ou résurgences, ses adaptations, améliorations ou accouplements successifs (avec la mandoline, la guitare, le ukulélé.), son apport décisif à l'histoire de la musique populaire des États-Unis et à la culture de l'entertainment : tous ces éléments sont traités avec méthode et passion. Derrière le destin de cet objet en tout point singulier apparaissent en filigrane l'histoire d'un peuple déraciné et les grandes étapes de l'histoire musicale et culturelle américaine. L'ouvrage comporte quatre grandes sections (de l'esclavage à la guerre de Sécession, l'entre-deux-guerres, le banjo ténor à cordes de 1914 à nos jours, survie et renaissance du banjo 5 cordes).




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