L'harmattan

  • "Peut-on encore croire aux frontières entre musique, bruit et silence au cinéma ? Dans ce livre, vous explorerez les ressorts esthétiques du silence et les enjeux de son application. Vous naviguerez le long de la frontière poreuse entre bruit et musique, croisant les considérations usuelles sur le bruit, et serez transportés aux racines de la musique occidentale qui tracent les prémisses de cette démarcation."

  • "L'harmonie est généralement conçue comme un accord entre parties au sein d'un tout : harmonie des tons en musique, des couleurs en peinture, des goûts en gastronomie. Pourrait-on aussi combiner des sensations qui relèvent de sens différents, superposer des images à de la musique, accompagner « harmonieusement » une dégustation avec des images ou des airs ? Cet ouvrage part de l'a priori qu'il existe derrière les oeuvres et les senteurs des formes similaires qui peuvent voyager, se répondre, se marier. Le langage n'hésite pas à nous le rappeler en proposant des mots identiques pour traduire des expériences qui relèvent de sens différents. L'étude des perceptions et des travaux d'artistes laisse entrevoir un « entre-deux » peu exploré où les sens dialoguent. La réalité heurte l'esprit sous des formes qui se parlent et c'est de ce bruit qu'émerge la signification des choses."

  • "On chercherait en vain dans l'art contemporain la séduction du grand art. Les oeuvres ne s'adressent plus à nous et ne sont plus faites pour être regardées, car leur originalité tient à une idée. Toutes les formes de la modernité portent l'empreinte du concept. Avec les ruptures successives du XXe siècle, l'artiste a endossé l'habit du critique et la négativité s'est substituée à la pratique effective. C'est en ce sens que l'on peut parler de la fin de l'innocence de l'art. C'est dans les écrits de Nietzsche que se dessine en creux ce thème. L'innocence renvoie à la résistance que l'art oppose à tout discours et à toute saisie réflexive, à la tension toujours irrésolue qui l'anime. L'oeuvre d'art est une énigme loin de la transparence des idées. Est-il possible de retrouver l'innocence ou est-ce la fin de l'art ?"

  • Sur les traces d'Anita Malfatti, Tarsila do Amaral, artiste peintre, fonde en 1928, l'esthétique anthropophage. Tout au long du XXe siècle, y compris pendant la dictature militaire (1964-1985), et jusqu'à ce jour, des héritières brillantes lui ont succédé : Maria Martins, Lygia Pape, Lygia Clark, Anna-Maria Maiolino, Adriana Varejao. Ce livre retrace le parcours artistique exemplaire, depuis la Semaine de l'Art moderne en 1922 à Sao Paulo, où ces femmes tinrent le premier rôle.

  • "Regardons le monde tel qu'il est, sans complaisance ni hostilité, et essayons de comprendre où nous en sommes. C'est ce que propose cet essai construit en dialogues : entre l'oeil et l'esprit, car philosophie et photographies s'éclairent réciproquement pour élaborer une compréhension de ce monde dont nul ne peut ignorer l'inquiétante fragilité. Dialogue également entre hier et aujourd hui. Si ces images donnent une vision incarnée du présent, la conversation avec des penseurs contemporains ou anciens pour les interpréter veut honorer l actualité toujours vivante de toute vraie philosophie."

  • "Je dure donc je suis. La connaissance du monde intérieur est réalisée dans pour Bergson par le moyen de l'intuition, et les Surréalistes réalisent par le voyage de l'imaginaire la découverte des réalités au-delà de ce monde. Dans le cas de Bergson, il s'agit de la durée, et chez les Surréalistes, de l'effondrement de la raison et du déplacement des limites habituelles du temps et de l'espace, conséquences de la création poétique. Bergson révèle la forme mouvante de la durée, c'est-à-dire la courbe, mouvement fondé sur la grâce et la dissolution des trois temps. C'est alors que la créativité artistique et poétique du Surréalisme se révèle proche de cette pensée. Cet ouvrage met en évidence la proximité entre le Surréalisme et Bergson. Il y met au jour la récurrence de la courbe et de ses caractéristiques formelles et internes."

  • "Comment rapprocher Diderot et Watteau, dont les conceptions artistiques diffèrent ? C'est au croisement de la théorie de l'art, de la critique d'art et des études littéraires que ces essais proposent une réflexion peu conventionnelle sur les perceptions de l'image au XVIIIe siècle. Au fil de notions difficilement définissables, telles que la mélancolie, le rêve, la grâce ou la légèreté, aptes cependant à s'ériger en concepts esthétiques généraux, les études réunies visent à tracer les contours d'une poétique de l'image. À travers ces catégories, qui peuvent servir de lien entre Diderot et Watteau, l'ouvrage prétend porter un éclairage nouveau sur les questions artistiques et contribuer ainsi à la réinterprétation des notions propres à la théorie de l'art française de l'époque classique."

  • "Peut-on peindre un morceau de musique, magnifier une dégustation en mariant goûts et images ? Ce deuxième tome aborde les techniques qui permettent de faire des associations harmonieuses entre des stimulations qui s'adressent à différents sens. Interpréter un air avec une séquence de photos serait donc possible ? Les algorithmes proposent des associations, mais sont-elles convaincantes ? Malgré de nombreux appariements réalisés au cours des siècles par des artistes, et aujourd'hui par des ingénieurs qui tirent parti de la digitalisation de l'information, certains restent sceptiques. L'analyse de leur point de vue et de leurs arguments, l'observation de sujets confrontés à des tâches d'appariement similaires à celles confiées aux ordinateurs permet de définir de manière plus fine le champ du possible."
    />

  • "La parole poétique jaillit-elle du désir d'être ? La phénoménologie de Mikel Dufrenne est confrontée à la lecture de poètes. L'expérience poétique est décrite par Dufrenn, pour en analyser les conditions de possibilité, et formuler l'hypothèse de son origine, s'inspirant de Spinoza lu par Schelling : une Nature au double visage, tantôt bienveillant tantôt aveugle. Ici la tentation métaphysique de passer du transcendantal à l'ontologique fait l'objet d'une critique. La question vise alors l'éthique du désir du sujet, auquel répond l'éclairage de psychanalystes. Enfin, la nature du désir d'être se précise à l'écoute des textes des poètes."

  • "Cet ouvrage rend compte de l'émergence d'une esthétique « expérimentale » à partir du XIXe siècle, présente ses précurseurs et ses suites, notamment sa critique dans la première moitié du XXe siècle, puis sa mise à l'écart par le postmodernisme et l'art relationnel, et enfin ses résurgences dans les arts numériques. Des fragments de textes connus ou plus confidentiels y sont commentés en suivant l'idée d'un morcellement qui laisserait toutefois subsister l'espoir d'un progrès des connaissances sur l'art : ce qui lui redonnerait une légitimité et fournirait des critères d'évaluation partageables, aspiration nourrie par le développement de l'intelligence artificielle au sein d'une industrialisation croissante des pratiques artistiques et culturelles."

  • Penser les regards photographiques Nouv.

    Comment penser les regards photographiques ? Alors que la photographie est couramment présentée comme un "art sans regard", c'est-à-dire comme une reproduction mécanique ou naturelle de la réalité, nous proposons de repenser la technique photographique comme la mise en oeuvre de dispositifs situés. Les regards photographiques apparaissent alors comme autant de processus sociaux, dont les photographes ne sont pas seuls responsables. En tant qu'activités situées, les regards photographiques réunissent de multiples facteurs qui les influencent et leur donnent à chaque fois une signification culturelle particulière. Les notions d'"expérience", de "perspective", de "cadre socio-technique", par exemple, permettent de penser leur caractère pragmatique et social et apportent un éclairage inter-disciplinaire sur leur activité.

  • "À quelles nouvelles sources d'émancipation pouvons-nous puiser dans le théâtre contemporain ? Brecht proposa de penser que le théâtre réinvente encore et toujours la libération du regard qui nous restitue à notre pouvoir de transformation. Il reconfigura le clivage entre une voie aristotélicienne de l'identification (le théâtre comme imitation et purgation des passions), et une voie platonicienne qui le bannit le poète. Au XXe siècle, c'est une refonte intégrale qui est théorisée et expérimentée à partir de Brecht (la distanciation). Pour autant, en avons-nous fini avec la fascination et l'identification suscitées par le théâtre ? Aujourd'hui, le théâtre prend en charge quelque chose de la philosophie, concernant sa forme et son adresse."

  • "Faut-il dénoncer un naturalisme occidental moderne conduisant à détruire une nature-objet ? La faute en incombe-t-elle à une intelligence dualiste du monde ? Pensées dualistes et anti-dualistes se répondent pourtant chez les modernes. Cet ouvrage montre comment les artistes témoignent de ce débat, comment ils délaissent une conception hylémorphique dualiste de la création opposant forme et matière, pour une intelligence du geste. La numérisation générale du monde et la considération d'une matière devenant elle-même information les sollicitent aussi en les invitant à faire oeuvre dans une intelligence ouverte et mobile du milieu, affranchie également des séductions de toute pensée dualiste."

  • "Ému aux larmes à l'écoute d'une musique, en arrêt devant ce tableau, vous ressentez un plaisir indéfinissable que n'a su provoquer aucune autre oeuvre. Perdu en elle, vous fusionnez avec le mystère de sa présence en un acte de communion proche de l'amour romantique ou de l'extase mystique. Entremêlant objet, culture et sujet, la relation artistique superpose aux significations de tous, un plaisir, des questionnements et des interprétations qui ne dépendent que de vous. Cet ouvrage pose la question suivante : comment la relation esthétique s'y prend-elle pour éveiller tant d'émotions et comment l'art s'y prend-il pour transmettre du sens ?"

  • Le langage intégral ; théorie esthétique des nouvelles technologies Nouv.

empty