Iste

  • A l'heure où les rencontres virtuelles tendent à se développer et à envahir notre vie, il semble urgent de proposer un nouveau regard sur les processus qui accompagnent toute rencontre en face à face, où la confiance joue un rôle central. Les dynamiques de la rencontre offre un modèle qui décrit et intègre de manière interactive les processus liés à la communication interpersonnelle, les processus cognitifs et les processus d'individuation de la personne humaine. Ce modèle fait apparaître une compréhension nouvelle des enjeux multiples d'une rencontre. Cette démarche permet de poser un diagnostic, de se former en vue d'une amélioration des relations humaines et d'avoir une attitude constructive dans les conflits. Le modèle final permet d'identifier et de gérer les différences irréductibles qui s'y révèlent, et débouche sur une éthique de la rencontre qui propose un ensemble de conditions nécessaires à sa réussite.

  • La vie sociale est structurée par des formes, donnant tout leur sens aux relations, aux communautés, à la construction des expériences individuelles et à la transmission des valeurs collectives. Ces formes constituent des instances de médiation structurant les processus de communication, tout en configurant la perception que les acteurs ont de la réalité sociale. Elles sont à la fois technologiques, linguistiques, narratives interactionnelles, symboliques (tels les rites), culturelles, organisationnelles et architecturales. Mais il peut aussi s'agir de dispositifs techno-médiatiques ou encore de représentations, comme les formes mentales. Toutes contribuent à « architecturer » notre rapport à nous-mêmes, aux autres et au monde, formant notre perception même des choses. Proposant des analyses thématiques, mêlant approches théoriques et empiriques, cet ouvrage traite des formes de la communication dans toute leur richesse et leur complexité.

  • Les jeux avec but, ou GWAP, permettent de collecter des données ou de résoudre des problèmes trop complexes, ou trop coûteux en termes de moyens pour être résolus par des machines. Ces activités ludiques, qui représentent un type de jeu sérieux, sont délicates à concevoir, car elles doivent être à la fois attrayantes et utiles. Jeux et intelligence collective présente et analyse des GWAP à thématiques spécifiques (biologie, médecine, traitement automatique du langage, etc.). Il développe plus particulièrement le projet JeuxDeMots, un ensemble de GWAP dont l'objectif est de construire une grande base de connaissances lexicales à l'aide de jeux. L'étude de ces différents concepts permet de définir les critères qu'il est important de privilégier dans la conception d'un GWAP afin d'en faire un outil efficace pour l'acquisition de données exploitables ou la résolution de problèmes.

  • Les bouleversements scientifiques et technologiques du XXe siècle et les questions et difficultés qui les ont accompagnés (changement climatique, énergie nucléaire, OGM...) ont accru la nécessité de penser et d'encadrer le progrès technoscientifique et ses conséquences. Les évaluations d'experts et les comités d'éthique ne peuvent cependant plus être aujourd'hui les seules sources de légitimité pour appréhender l'acceptabilité sociale et la désirabilité éthique de ces progrès. La responsabilité doit être plus largement partagée, tant au sein de la société que dans la conduite des projets de recherche et d'innovation. Cet ouvrage présente les principaux travaux sur l'Innovation et la recherche responsables (IRR) envisagées sous l'angle de la responsabilité morale, dont il mobilise pas moins de dix conceptions pour dégager celles qui sont positives et défendre un pluralisme interprétatif et combinatoire. En ce sens, il fait preuve d'innovation morale. Il analyse de nombreux cas et propose des perspectives rarement abordées dans ce domaine émergent (pratiques actuelles d'évaluation éthique, souci de l'intégrité dans la recherche, dispositifs d'évaluation technologique participative...). Il contribue aux promesses de l'IRR, qui reste largement sous-déterminée théoriquement alors même qu'elle reconfigure les relations entre sciences, innovation et société.

  • La médiation est une pratique très ancienne qui renaît aujourd'hui pour répondre aux besoins du monde contemporain. Elle est ainsi de plus en plus présente dans les sociétés actuelles.

    Cet ouvrage présente les fondements théoriques de la médiation ainsi que la façon dont les enseignants-chercheurs en sciences de l'information et de la communication (SIC) s'approprient ce concept pour le développer et l'utiliser dans leurs problématiques. Qu'il s'agisse de médiation communicationnelle, informationnelle, culturelle, organisationnelle ou sociétale, elle appartient à un champ de recherche, pleinement investi par les SIC, qui voit en elle un processus de dépassement des conflits, de rétablissement de la communication et de construction des liens sociaux.

    La médiation inaugure cette série par sa contribution à un état de l'art théorique des concepts utilisés par la communauté des SIC. Il s'adresse aussi bien aux enseignants-chercheurs qu'aux étudiants, ou encore aux professionnels de l'information, désireux de réfléchir à leur pratique quotidienne.

  • Concept polymorphe, le pouvoir s'impose dès l'Antiquité. Que ce soit en caractérisant les phénomènes de domination, d'adhésion ou de soumission volontaire, il éclaire les rapports sociaux ainsi que, depuis le XXe siècle, les relations interpersonnelles.

    Cet ouvrage offre tout d'abord un panorama audacieux par ses rapprochements, à travers le temps et à travers les disciplines, de différentes propositions théoriques se rapportant au pouvoir. Il expose ensuite les travaux des chercheurs en sciences de l'information et de la communication qui puisent dans ces propositions les matériaux leur permettant de développer leurs propres analyses.

    Ces analyses revisitent le pouvoir discursif à l'aune des phénomènes de communication et d'information. Elles appréhendent les technologies du numérique en problématisant les phénomènes d'influence, de contrôle et d'accès aux savoirs. Enfin, elles pensent les médias à la lumière d'un pouvoir inhérent aux médiations sociales, publicitaires et journalistiques.

  • Les enseignants éprouvent le besoin d'obtenir des outils issus de leurs travaux, directement applicables en classe, particulièrement en didactique de la lecture-écriture. Ainsi, la diffusion des résultats de recherche interroge le rôle de la formation continue dans l'appropriation de ces résultats.

    Cet ouvrage s'empare de cette problématique et expose des projets de recherche menés au Québec et en France. À partir d'une variété de moyens, notamment en créant du matériel pédagogique ou en engageant les enseignants dans une démarche de recherche, les auteurs témoignent de l'importance accordée à l'appropriation et à la diffusion de leurs résultats dans les milieux scolaires. Bien que ces dernières étapes complexifient parfois le travail des chercheurs, elles sont nécessaires pour développer et maintenir des relations entre la recherche et la pratique.

  • L'importance des classements internationaux des universités n'ayant cessé de croître depuis la publication du premier classement de Shanghai en 2003, cet ouvrage interroge l'évolution des systèmes d'enseignement supérieur et le rôle des universités marquées par une compétition et des tensions accrues.

    Posant la question de savoir si le dynamisme des grandes universités est un indicateur adéquat de la vitalité intellectuelle des civilisations dont elles sont issues, Universités et civilisations analyse systématiquement l'évolution des universités dans les principaux classements, dont celui de Shanghai, depuis leurs origines. Cette approche éclaire la montée en puissance des universités chinoises, l'érosion des universités publiques américaines, le déclin des universités japonaises, les efforts des universités françaises et allemandes et la faible présence des universités russes, d'Inde, d'Afrique (à l'exception de l'Afrique du Sud) et d'Amérique latine.

    Cet ouvrage évoque une refonte des modèles traditionnels de coopération et d'échanges académiques à une époque de tensions internationales croissantes et de nomadisme des personnes et des savoirs.

  • Le monde numérisé et connecté produit de grandes quantités de données. Analyser automatiquement le langage naturel est un enjeu majeur pour les applications de recherches sur le Web, de suivi d'actualités, de fouille, de veille, d'opinion, etc. Les recherches menées en extraction d'information ont montré l'importance de certaines unités, telles que les noms de personnes, de lieux et d'organisations, les dates ou les montants. Le traitement de ces éléments, les « entités nommées », a donné lieu au développement d'algorithmes et de ressources utilisées par les systèmes informatiques. Théorique et pratique, cet ouvrage propose des outils pour définir ces entités, les identifier, les lier à des bases de connaissance ou pour procéder à l'évaluation des systèmes.

  • La conception est la partie du cycle de vie de l'artefact où il sort de son substrat d'émergence, la pensée humaine, pour être converti en diverses concrétisations partageables et communicables qui sont préalables à sa réalisation. De fait, les individus qui participent à la conception échangent exclusivement de l'information, sous forme de représentations, dans l'optique de communiquer entre eux pour une meilleure réalisation d'un projet dépourvu à ce stade de la moindre existence physique. Le design est ici étroitement tissé avec l'information et la communication dont il relève de façon décisive. Partager une même vision du projet, qu'il soit architectural, mécanique ou informatique, est fondamental. Quelle conceptualisation, quelle consignation de propriétés, dans quelles formes de représentation ; et pour quelle pertinence, quels points de vue, quelle écriture, quelles interprétations et quels construits de sens ?

  • La taxinomie est la discipline étudiant les principes de toute classification. Si philosophes, naturalistes et bibliothécaires ont étudié cette notion, il n'est pas simple de la définir dans sa généralité. Cependant, il l'est moins encore d'en déterminer des classifications structurellement stables. L'avènement des mathématiques de l'ordre, de la taxinomie numérique puis plus récemment les progrès de l'informatique, ont participé à son essor. Ces derniers ont notamment permis d'associer aux modèles théoriques d'autrefois des algorithmes effectifs favorisant la construction rapide de classifications empiriques finies. Abordant la question classificatoire sous un angle pluridisciplinaire, Taxinomie et réalité propose d'étudier le domaine de la théorie des modèles baptisé classification theory par Shelah, mais aussi des méthodes plus ancrées dans la réalité, à l'image de la « métaclassification », qui pose les fondements d'une théorie générale des classifications.

  • Au carrefour de la linguistique descriptive, de la linguistique formelle, du Traitement automatique des langues, de l'informatique formelle et de l'algorithmique de textes, cet ouvrage présente un projet complet de description formalisée des langues naturelles via l'approche de NooJ. Il analyse la représentation des objets linguistiques de base (lettres, mots et expressions), puis caractérise les dictionnaires électroniques, les différenciant ainsi des dictionnaires éditoriaux. Une définition mathématique des langages, des grammaires et des machines formelles est donnée, et les quatre niveaux de la hiérarchie de Chomsky sont présentés (langages rationnels, algébriques, contextuels et non restreints). Afin d'effectuer des analyses lexicales, syntaxiques et sémantiques automatiques, l'ouvrage détaille également la construction d'analyseurs linguistiques automatiques et en étudie les applications en TAL. S'appuyant sur les différents outils fournis par la plateforme de développement gratuite Nooj, La formalisation des langues propose des exemples et des exercices qui permettent de recenser et de décrire le plus grand nombre de phénomènes linguistiques.

  • Les phénomènes où l'on peut observer la reproductibilité d'activités techniques distribuées, qu'elles soient opérationnelles ou discursives, sont propices à l'usage du concept de dispositif.

    Cet ouvrage analyse ce concept selon des perspectives sociologiques, éducatives, philosophiques, technologiques, juridiques et économiques. Il en examine tour à tour les dimensions techniques, organisationnelles et discursives. L'hybridité, l'efficience, les rôles, les normes, les résistances et les flux liés à des jeux de pouvoir et de visibilité en enrichissent sa compréhension.

    Trois mobilisations actuelles du dispositif en sciences de l'information et de la communication sont aussi présentées, d'une part pour illustrer la portée heuristique des questionnements intégrant le dispositif, et d'autre part pour démontrer son aspect fédérateur dans ce champ disciplinaire. La première questionne la complexité des productions de contenus médiatiques, la deuxième interroge les traces d'activités à l'aide du concept de dispositif d'information secondaire. L'usage du dispositif dans des contextes de participation numérique est également traité en fin d'ouvrage.

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