Cnrs

  • Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables ; cinq hommes qui se sont aussi fourvoyés, parfois lourdement, sur certains sujets. Darwin n'a pas bien évalué les effets de « dilution » dans la transmission des caractères génétiques ; Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Pauling s'est fait « coiffer au poteau » dans la découverte de la structure de l'ADN ; Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison.
    Il ne s'agit pas d'énumérer leurs erreurs, mais plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements qui ont permis, à leur façon, à la science d'avancer.
    C'est à une véritable enquête policière que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.

  • Cette étude fondamentale a révolutionné notre connaissance de l'opinion publique sous le IIIe?Reich. Une histoire des «?Allemands ordinaires?» dans une région emblématique, la Bavière, où Adolf Hitler fit ses premiers pas. La reconstitution vivante et minutieuse d'un quotidien marqué par le conformisme, l'inertie, l'adhésion, la peur ou le renoncement.
    Comment «?l'homme de la rue?», prompt à s'enthousiasmer pour les défilés nazis, réagit-il au boycott des commerces juifs, aux attaques contre le clergé, à la brutalité des SS et à la répression des opposants?? Quelles furent les réactions des églises, des ouvriers, des classes moyennes, du patronat et de l'aristocratie??
    À rebours d'une interprétation longtemps partagée par les historiens, Ian Kershaw entend rompre avec l'image d'une domination totale de la population par un régime répressif.

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  • Manger local, manger global Nouv.

    La science a lancé l'alerte. L'alimentation « globale », d'origine industrielle, est responsable d'une part considérable des gaz à effet de serre. Chacun est sommé de se convertir aux vertus du local, aux circuits les plus courts possibles, issus de réseaux identifiés, porteurs de culture. Sans compter le gain qualitatif : les produits frais sont plus riches en nutriments que ceux qui ont traversé les océans.
    Pourtant, manger local est-il encore possible aujourd'hui ? Peut-on vraiment se priver des aliments ou des plats qui nous connectent symboliquement au monde ? Car, à l'échelle locale, le monde est riche de diversité : sushi, pizza, nems, couscous, bretzel, cappuccino, paella, kimchi, bortch, tandoori, ceviche, tortilla et mille autres mots étrangers nous sont devenus familiers.
    C'est ce noeud local/global que l'on défait ici pour comprendre ce que manger veut dire.

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  • La contre-révolution ; origines, histoire, postérité Nouv.

    On a beaucoup étudié la Révolution, moins la Contre-Révolution. Pourtant, très tôt, la Révolution a trouvé en face d'elle nombre d'adversaires.
    La Contre-Révolution ne se résume pas aux Chouans. Diverse dans son inspiration, ses objectifs, ses assises sociales, sa presse, sa localisation géographique, ses réseaux, ses complots, ses combats, elle n'est pas facile à saisir dans toutes ses ramifications.
    Jean Tulard, aidé de spécialistes incontestés, a su relever le défi de faire entendre les idées souvent caricaturées ou méprisées de cette nébuleuse contre-révolutionnaire, plus variée qu'on ne le pense.
    Y sont posés les jalons de cette histoire, disséquées les origines, les composantes, les doctrines, les actes et la postérité et proposés des portraits de figures contre-révolutionnaires qui méritaient d'être redécouvertes pour appréhender dans sa totalité l'événement révolutionnaire.
    Une étude désormais incontournable sur le sujet.

  • Où sont-ils ? les extraterrestres et le paradoxe de Fermi Nouv.

    Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d'entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu'il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : « si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd'hui est si grand, comment se fait-il que nous n'en ayons jamais perçu aucun signe ? ».
    Près de 70 ans après, où en sommes-nous ? Alors que la liste des exoplanètes ne cesse de s'allonger, de quels éléments nouveaux les scientifiques disposent-ils aujourd'hui ? Y a-t-il des traces de vie dans l'Univers ? Que sait-on des mécanismes de formation des étoiles et des planètes et de ceux qui régissent la formation des molécules du vivant ? Comment s'y prendre pour écouter des signaux extraterrestres ? Qu'est-ce qui a déjà été fait en la matière ? Une civilisation intelligente est-elle nécessairement une civilisation technologique ? Les civilisations technologiques, énergétiquement instables, ne courent-elles pas toujours le risque de s'effondrer sur elles-mêmes avant d'avoir eu le temps d'inventer le voyage intersidéral ?
    Cinq scientifiques nous entraînent bien au-delà des sciences, vers une réflexion sur la place de l'Homme dans l'Univers et une prise de conscience des enjeux qui entourent la question de l'épuisement de nos ressources.

  • À la lueur d'une bougie, Howard Carter scrute l'intérieur de la tombe du pharaon Toutankhamon. Il cligne des yeux. Derrière lui, on s'agite, on l'interroge?: «?Que voyez-vous?? - Des merveilles?!?» répond-il. La découverte sera suivie de dix années de labeur, de fouilles minutieuses. Aujourd'hui, l'archéologue garde en main la pioche et la truelle, mais il n'hésite pas à se servir du tomodensitomètre, de l'ADN, ou du scanner haute définition. Les techniques d'investigation progressent et les mystères du pharaon s'éclaircissent.
    Eric H. Cline nous livre une fascinante histoire de l'archéologie. Fort de plus de trente ans de chantiers de fouilles, en Grèce et au Levant, il nous entraîne dans un Grand Tour haletant à travers les âges et les continents?: Pompéi, Troie, Ur, Copán... mais encore Chauvet, Göbekli Tepe, Santorin, Teotihuacán, Machu Picchu... Il nous guide aussi dans le panthéon des archéologues, à la rencontre d'un Heinrich Schliemann ou d'une Kathleen Kenyon, non sans parfois démythifier quelques figures tutélaires d'une aventure souvent collective.
    Son récit, au style enlevé, donne les clés pour comprendre l'archéologie en rendant compte des avancées les plus récentes. Il dévoile aussi à chacun les techniques aujourd'hui employées pour repérer, dater, fouiller, conserver... en une passionnante initiation.

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  • La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l'idéologie jacobine. Le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale, est renouvelé. Mais comment concilier respect des libertés individuelles et salut public ?
    L'auteur souligne l'impossible « rattrapage » de la Révolution au temps de la Convention nationale finissante. Réparations à l'égard des vaincus de la Terreur, politique de répression visant les « terroristes », recours à l'armée... Cette histoire peu connue de 1795 est aussi un essai sur la justice d'exception, la violence révolutionnaire et les limites du recours à l'arbitraire dans les démocraties.

  • Ce livre est un manifeste, l'un des premiers, pour défendre et protéger la nature. En 1952, Roger Heim (1900-1979), directeur du Muséum national d'Histoire naturelle, cherche à sensibiliser le public à la fragilité de la vie, à la dégradation des milieux, et au désordre des relations entre les hommes et la planète.
    En dix-neuf chapitres, le naturaliste traite aussi bien de la disparition de la grue criarde, des effets des pulvérisations de DDT, que de l'action des lobbies agricoles en Camargue. Fort de ses compétences en chimie, il explique les ravages en cours, notamment sur les insectes pollinisateurs. Et dénonce une « fausse » science inféodée aux intérêts économiques.
    Si l'on mesure, à sa lecture, combien des débats déjà brûlants dans la France des années 1950 restent d'actualité, cette oeuvre offre surtout une formidable initiation à ce qu'est le monde vivant et à ses subtils équilibres.

  • Phénicien, araméen, hébreu, grec, latin, étrusque, berbère, arabe, turc, espagnol, italien, français?: ces langues du pourtour méditerranéen nous parlent de l'histoire de ce continent liquide. Elles sont d'abord la trace des empires et puissances qui se sont succédé en Méditerranée, mais aussi celle du commerce des hommes, des idées et des denrées, qui ont constitué cet espace en un ensemble homogène.
    Ce livre se fondant sur une approche sociolinguistique et géopolitique, prend donc les langues comme le fil rouge de cette histoire, en tant que témoins des interactions, des conquêtes, des expéditions, des circulations. Que ce soit dans les emprunts, la sémantique, les alphabets ou la toponymie, les traces des échanges au sein de cette mare nostrum sont nombreuses.
    Du voyage d'Ulysse aux migrations d'aujourd'hui, en passant par les croisades et les échelles du Levant, ces langues ont façonné et habité la Méditerranée, laboratoire de l'humanité depuis plus de 3?000 ans.
    Prix Ptolémée 2016.
    Prix Georges Dumézil de l'Académie française 2017.

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  • Comment comprendre la notion de catastrophe naturelle dans la pensée médiévale ? Étonnement, puissance, terreur, fonction purificatrice, choc des consciences... Avec tous les fantasmes qu'ils drainent dans leur sillage et la stupeur qu'ils produisent sur les esprits, ces « accidents de la nature » ouvrent une fenêtre fascinante sur l'histoire des représentations au Moyen Âge. Revisitant les textes des chroniqueurs qui tentèrent d'en rendre compte, Thomas Labbé montre que le récit du phénomène extrême favorise toujours la déformation de la réalité vécue. La catastrophe apparaît comme une manière de donner un sens à l'extraordinaire, comme en attestent les récits de l'effondrement du mont Granier en 1248, de l'inondation de l'Arno en 1333 ou encore du tremblement de terre à Naples en 1456. Le processus d'« événementialisation » qui en découle s'opère plus à travers l'imaginaire et la sensibilité de la société que par ses capacités rationnelles d'objectivisation.
    Une grande étude à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des émotions en Occident.

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  • Qu'un vin ait de la «?jambe?» ou de la «?cuisse?», nul ne l'ignore, mais qu'il ait de la « mâche », qu'il « renarde », « terroite » ou soit « empyreumatique »...
    Une langue du vin sensuelle se dévoile dans ce dictionnaire des mots de la dégustation.
    Du xiiie?siècle à aujourd'hui, en passant de «?clairet?» à «?bodybuildé?», voici un voyage à travers les terroirs, les modes et les époques.
    Le vin appelle le verbe. Il incite à partager l'émotion qu'il procure, et à la commenter. Tout l'art du dégustateur, professionnel ou simple amateur, est de savoir mettre en accord la bouche qui goûte et celle qui parle.

  • L'oeuvre de Diderot se présente comme un tout paradoxalement inachevé, ouvert et changeant. C'est à cet univers d'une pensée gambadant de préoccupations métaphysiques au commentaire de l'actualité politique, entre romans, dialogues, articles, réfutations, correspondances, que nous introduit Colas Duflo. Le Diderot en mouvement, philosophe autant qu'écrivain, penseur par fictions autant que par concepts, promoteur de la diffusion publique des vérités et expert en jeux avec la censure, revit ici en pleine lumière.
    Rétive à tout système, sa pensée offre une cohérence subtile. Matérialisme, moi multiple, critique de l'illusion de la liberté?: tels sont quelques-uns des points forts qui traversent toute l'oeuvre. Comme le lecteur actif auquel s'adresse Diderot, Colas Duflo relie tous les éléments éclatés, de la philosophie à l'anthropologie, de la philosophie politique à la méditation sur la civilisation, et révèle une oeuvre d'une rare et saisissante présence, d'une exubérante liberté.

  • Depuis le début du XXIe siècle, les opérations extérieures de la France (opex), c'est-à-dire les interventions de ses forces armées à l'étranger, se sont multipliées. Des milliers de soldats sont aujourd'hui déployés sur plusieurs théâtres extérieurs, notamment au Sahel et au Levant. Alors que ces opérations doivent faire face à des défis croissants dans une période d'intensification et de diversification des menaces, cet ouvrage fait le point sur le cadre d'intervention des opex et tire quelques leçons de retours d'expérience. Croisant des regards militaires et civils, théoriques et pratiques, dans une approche globale et pluridisciplinaire (histoire, droit, science politique, sociologie), il permet de mieux saisir cette dimension importante et pourtant méconnue de la politique étrangère de la France.

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  • Druides perdus dans les forêts profondes, banquets orgiaques, boucliers et trophées, magies, sacrifices humains... Les clichés sur la religion gauloise ont la peau dure. Mais quelle était vraiment la religion de nos mythiques « ancêtres » ? Quelle était cette religion sans prophète, sans règlement, sans écrits, ni histoire à présenter ? Ces questions sonnent comme un défi : on ne dispose que des quelques pages de César et de quelques lignes dispersées d'auteurs antiques, dont l'interprétation peine à s'affranchir de la mythologie et du panthéon irlandais bien plus tardifs et si éloignés des rives de la Méditerranée gauloise.
    Cet essai croise les découvertes archéologiques récentes avec les textes antiques, et offre le plus fiable des exposés sur les religions celtiques dans les Gaules avant la conquête romaine. L'auteur nous restitue les pratiques anciennes des Gaulois, nous fait rentrer au coeur des sanctuaires et nous expose ces liens si particuliers entre les Celtes, leurs sociétés si diverses et leurs dieux.
    Un classique de l'histoire et de l'archéologie des Gaulois.

  • Boire en Gaule

    Fanette Laubenheimer

    Que buvait-on en Gaule?? Du vin, bien sûr, et les Gaulois de l'âge du Fer ont souvent été qualifiés par les auteurs anciens de buveurs de vin invétérés, célèbres pour leur ivrognerie. Vin importé d'abord, localement produit ensuite, exporté enfin, les Gaulois devenant, sous l'Empire, d'excellents viticulteurs. Mais, de plus longue date, on y buvait d'abord de l'hydromel et plus encore de la bière, véritable boisson nationale de nos ancêtres.
    Comment ces boissons alcoolisées se sont-elles développées en Gaule?? Quelles étaient les habitudes de consommation et les pratiques quotidiennes, mais aussi les rituels dans lesquels elles sont impliquées?? Qui buvait quoi, comment et pourquoi??
    Fanette Laubenheimer répond à ces questions en s'appuyant sur les textes antiques et sur de nombreux vestiges archéo-logiques, en Gaule et au-delà, ainsi que sur les résultats des analyses les plus novatrices destinées à identifier les traces des boissons contenues dans les vases.

  • Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d'entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins.
    2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. La violence de la répression les contraint à prendre les armes, à organiser une contre-société et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l'Armée syrienne libre.
    Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l'État islamique, marginalisant les groupes les plus modérés.
    Comment se structure l'économie de guerre ? Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens sont-elles affectées ?
    Un livre unique qui combine une recherche de terrain - rare sur le conflit syrien - et une réflexion théorique novatrice sur les situations de guerre civile.

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  • Pourquoi « dialoguer » avec l'Orient ? Le dialogue se serait-il rompu ? A-t-il d'ailleurs jamais réellement existé ? Les divisions renforcées du monde d'aujourd'hui nous invitent, sans doute, à remanier les schèmes de la Renaissance, pour les dépasser.
    Cette époque signe en effet un rapport fécond entre Orient et Occident, notamment grâce à deux foyers du platonisme, celui de Perse et celui de la Renaissance florentine, pouvant s'articuler au-delà des territoires et des siècles. C'est en convoquant Marsile Ficin, Sohravardî, Nicolas de Cues, Rûzbehân, Pic de la Mirandole, Ibn Arabî et Giordano Bruno, que Cynthia Fleury relit ces échanges et reformule nos héritages communs.

  • François d'Assise est le saint le plus fameux de l'Église catholique et sa popularité fait de lui une figure universelle. Il fut canonisé en 1228, moins de deux ans après sa mort. Dans les décennies suivantes, son parcours fut retracé par de nombreuses biographies. Leur complexe généalogie, les visions parfois contradictoires qu'elles donnent du saint d'Assise sont à l'origine d'un débat qui dure depuis plus de cent vingt ans.
    Jacques Dalarun soutenait de longue date qu'il manquait une pièce au puzzle, dont il avait même proposé la reconstitution partielle. La découverte, en 2014, d'un manuscrit qui contient l'intégralité de cette Vie - la deuxième écrite en prose sur François d'Assise - fut saluée comme un événement.
    C'est ce texte que Jacques Dalarun présente et traduit ici. Le lecteur pourra en savourer les épisodes neufs comme les subtiles inflexions apportées au portrait de François d'Assise.

  • La société de cour de Norbert Elias (1897-1990) s'est imposé comme un classique au croisement de l'histoire, de la sociologie et de l'anthropologie. Les trois articles rassemblés ici s'inscrivent dans le sillage de cet ouvrage. Ils prolongent la réflexion d'Elias sur la transformation de la noblesse seigneuriale en aristocratie curiale, en l'élargissant à de nouveaux domaines.
    D'un célèbre tableau de Watteau à l'avènement du " style kitsch " en passant par la poésie baroque allemande, Elias déploie ses analyses érudites et sensibles, éclairant les liens entre les configurations politiques et sociales, les structures psychologiques et les formes esthétiques. Chemin faisant, c'est un Elias plus intime qui se découvre, celui qui lisait et écrivait des poèmes, aimait Watteau et Mozart.

  • Les tout premiers siècles de l'islam furent marqués par deux faits majeurs indissolublement liés qui ont déterminé les évolutions historique et spirituelle de cette religion jusqu'à nos jours : l'élaboration des sources scripturaires, à savoir le Coran et le Hadith, et une violence chronique se manifestant principalement sous forme de guerres civiles.
    Pour la première fois, un ouvrage étudie l'articulation entre les deux phénomènes à travers l'examen minutieux de l'histoire de textes anciens aussi importants que peu connus. Il propose une nouvelle grille de lecture, un nouveau cadre de théorisation de l'histoire des débuts de l'islam, éclairant, en les mettant en perspective, jusqu'aux tensions contemporaines.

  • Septembre 1845. La conquête de l'Algérie paraît terminée. L'armée française contrôle tout le pays, à l'exception du Sahara. L'encombrant maréchal Bugeaud annonce sa démission. C'est alors qu'Abd el-Kader, réfugié au Maroc, reprend la lutte. Il anéantit une colonne française à Sidi-Brahim, prélude à une brillante campagne, dans laquelle il démontre ses qualités de stratège. Les plateaux d'Oranie, le massif du Dahra, la plaine du Chélif s'embrasent à l'appel des confréries. La France des notables s'obstine et envoie des renforts. Les généraux de l'armée d'Afrique recourent à des méthodes tristement éprouvées. L'insurrection est écrasée. L'armée triomphe, mais l'avenir de la colonisation demeure encore bien incertain. Jacques Frémeaux signe le premier ouvrage de fond sur cet épisode méconnu de la « pacification » française en Algérie.

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  • À la fin du XIXe siècle, de nombreux physiciens pensaient être arrivés au bout de leur discipline. La gravitation de Newton, la thermodynamique de Carnot, les équations de Maxwell : on pensait avoir tout compris, ou presque. Il restait bien quelques observations inexpliquées, que l'on pensait être des points de détail.
    Il n'en était rien. Un phénomène anodin va conduire les physiciens à la découverte des rayons cosmiques, ces particules extra-terrestres qui bombardent la Terre. Leur étude les accompagnera pendant près d'un siècle, et les aidera à formuler, à comprendre et à mettre en lumière de nouvelles théories. Pas à pas, l'observation attentive de ces rayons et de leurs propriétés les guide vers d'étonnantes découvertes, comme celle de l'antimatière. Peu à peu, le monde de la physique quantique s'ouvre, servant de base arrière à la physique fondamentale moderne, et repoussant sans cesse les limites de nos connaissances.
    C'est cette aventure scientifique et humaine que nous raconte Antoine Letessier Selvon qui mêle avec talent la grande épopée historique au récit de son expérience personnelle et de son quotidien de chercheur.

  • «?Gouverner, c'est prévoir.?» Mais comment prévoir l'avenir du monde du xxie?siècle?? Un monde aussi incertain, instable, indéchiffrable. Un monde marqué par une multiplication des acteurs et des crises, une redistribution de la puissance, une incertitude stratégique, une ivresse de l'immédiat. En un mot, un monde imprévisible?! L'exercice ne relève-t-il pas de la quadrature du cercle??
    Prévoir quoi et prévoir quand?? La prévision, envisagée dans sa dimension objective et scientifique, peut-elle penser l'impensable, réduire l'incertitude, dissiper le brouillard du présent pour éclairer la décision politique de demain?? Anticiper la crise pour mieux la préparer, à la lumière de la pandémie du coronavirus??
    Diplomates, économistes, acteurs du renseignement, universitaires, chercheurs, experts?: du croisement de leurs expériences, nous pouvons tirer quelques enseignements afin d'imaginer les linéaments d'un projet de prévision raisonnable pour le XXIe?siècle.
    Un projet ambitieux pour dépasser un certain conformisme de la pensée stratégique.

  • Sédentarisation, agriculture, élevage : avec la Révolution néolithique, l'espèce humaine accomplit la plus profonde mutation de son histoire. Révolution culturelle.
    Révolution des symboles. Révolution dans la division du travail. Révolution technologique, avec la naissance de l'irrigation qui permet de vastes surplus de production.
    Révolution intellectuelle, marquée par l'apparition du sacré et la construction des premiers systèmes de pensée hiérarchisés.
    Devenu un classique, l'essai de Jacques Cauvin fait revivre cette époque fondatrice de transition qui vit l'homme tourner le dos à sa condition de chasseurcueilleur et jeter les fondements des premières sociétés organisées. Car c'est bien dans la Révolution néolithique que s'enracine l'état présent de l'humanité.

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