Anacharsis

  • Avec ce troisième tome de Tristan, le roman flamboyant des chevaliers de la Table Ronde prend un tournant. Il s'ouvre sur la félonie du roi Marc, époux meurtris d'Iseult, qui s'emploie à nuire de toutes ses forces à l'honneur des dames et chevaliers. Et si ceux-ci parviennent à le circonvenir ; si Lancelot héberge en secret Tristan et Iseult sur son domaine de la Joyeuse Garde, refuge de leurs amours ; si le roi Arthur protège l'adultère des amants tout en refusant de voir qu'il est lui-même trompé ; si tout en somme devrait aller au mieux pour nos héros, l'inquiétude augmente au fil des pages.
    Des haines inexpiables accouchent de meurtres abjects, la mort frappe. Au milieu des exploits, de la joie et des hauts faits d'armes, de sombres nuées s'amoncellent, qui obscurcissent l'avenir.

  • Ragnarr, le Viking dans toute sa gloire, sillonne les mers en quête d'exploits. Mais lorsqu'il s'élance à la conquête de l'Angleterre, il affronte un sort funeste : il est précipité dans une fosse aux serpents. Là, il déclame son chant funèbre, le Chant de Kraka, un somptueux poème scaldique. Ses redoutables fils, Ivarr sans Os, Hvitserkr le vigoureux, Björn Flanc de Fer et Sigurôr Serpent dans l'oeil, viendront assouvir une horrible vengeance sur son meurtrier, le roi Ella d'Angleterre.
    La Saga de Ragnarr loobrok, ici accompagnée de la traduction du Dit des Fils de Ragnarr et du Chant de Kraka, est un chef-d'oeuvre de la littérature scandinave ancienne. Elle hante l'Occident depuis des siècles ; aujourd'hui, la série Vikings lui est consacrée.

  • À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odahm, de Mexicains et d'Américains massacrait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants.
    Avec un authentique talent d'écrivain, Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a gardé de la tuerie, il propose une vigoureuse réflexion sur les effets provoqués par les actes génocidaires dans la pratique historienne, le travail de mémoire et la production de la violence.

  • Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï. Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann. Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

    Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï.
    Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Qui, de Tristan ou Lancelot, sera proclamé meilleur chevalier du monde ? Tous deux se livrent dans ce deuxième tome de Tristan à une étrange passe d'armes, qui se joue par réputation interposée.

    Le long des routes périlleuses qui les conduisent à la Table Ronde, entre batailles dans les forêts profondes, titanesques tournois et joutes galantes, ils seront emportés dans le tourbillon insatiable de l'ignominie et de la grandeur, dont personne, hélas, n'est jamais exempt.
    Risquer son honneur, déchoir et se relever, c'est l'essence de l'aventure. En voici l'expression première, pure comme une aube nouvelle.

  • Liutprand de Crémone accomplit au milieu du Xe siècle deux ambassades à Constantinople, alors l'une des plus grandes villes du monde. Lors de la première en 948, il pénétra dans les salles les plus somptueuses du Grand Palais, en présence de l'empereur de Byzance. Il fut abasourdi par le faste de la cour, dont il rendit compte dans un bref récit. Vingt ans plus tard, il revenait au nom de l'empereur germanique Otton. Mal reçu, éconduit, traité comme un laquais, il retourna en Occident pour écrire un portrait au vitriol du monde byzantin.
    Ces deux récits constituent un témoignage primordial sur la cour byzantine : c'est en témoin oculaire que Liutprand nous autorise à pénétrer en des lieux fantasmatiques ;
    /> Mais son propos est aussi fondateur du dédain occidental envers l'Europe orientale.

  • L'expédition scientifique de L'Astrofant dans les contrées antarctiques était de calibre standard, avec au programme un petit supplément ludique : envoyer dans le ciel de minuit le 31 décembre 2000 un feu d'artifice depuis le pôle Sud pour célébrer l'avènement du nouveau millénaire. Du gâteau.
    Prétendre que tout a dérapé sur les pentes d'un iceberg serait trop facile - et très en-deçà de la vérité. Mika Biermann est parvenu à retracer la chronique de cette nef des dingues dans un récit polyphonique parfaitement givré qui inaugure d'éblouissante manière le roman d'aventures du XXIe siècle.

  • Booming

    Mika Biermann

    Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.
    « Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient » : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.
    Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.
    Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

  • De retour à Venise après des mois d'exil, Francesco Sacredo découvre que son père a dilapidé leur fortune au jeu contre la comtesse borgne Mathilde von Wallenstein. Celle-ci propose au jeune homme de miser sa propre personne, corps et âme, contre le retour de ses biens. Totum ou nihil, tout ou rien, sur un seul lancer de dés. Il perd ; et aussitôt prend la fuite.

    Harcelé par les spadassins de la comtesse, la mort aux trousses, il prolongera à l'infi ni cette partita contre la carnassière comtesse.
    Maestro de l'art de la fiction, Alberto Ongaro convoque dans ce roman d'aventures les élégances vénéneuses de Casanova aussi bien que l'exubérance de Fellini.

  • Voyages aux pays des Géants d'Oddr aux Flèches, ce recueil des sagas légendaires islandaises les plus étincelantes rassemble toute la matière des mondes magiques scandinaves. Confrontés le plus souvent à une funeste destinée, les héros de ces récits hauts en couleur affrontent trölls, sorciers, guerriers-fauves et autres monstres des franges du réel, et leur soif d'aventures les pousse vers des quêtes insensées qui forment autant de romans dont William Shakespeare, Richard Wagner et surtout J.
    R. R. Tolkien surent en leur temps s'inspirer pour bâtir leur propre mythologie littéraire et poétique. Ce livre propose des sagas parues chez Anacharsis, d'autres, épuisées, publiées chez d'autres éditeurs, et des sagsa inédites.

  • Jeremiah Johnson (ou John Garrisson, en fait peu importe) arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe sie`cle pour s'y faire trappeur.
    Mais l'assassinat de son e´pouse indienne le conduisit a` mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Me´chant, il mangeait cru le foie de ses ennemis.
    Ce livre rapporte sa le´gende.
    Bourre´ d'outrances, horrifiant, traverse´ par un humour sardonique et servi par un style alerte, Jeremiah Johnson le Mangeur de Foie, petit chef-d'oeuvre de la litte´rature folklorique ame´ricaine, adapte´ au cine´ma par Sydney Pollack avec Robert Redford dans le ro^le-titre, est aux antipodes du Nature Writing classique : c'est une ode a` la sauvagerie brute.

  • Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».
    Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.
    Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fi llette.
    En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.

  • Dans un palais fané de Venise, Schultz, éditeur au passé imprécis de capitaine de marine, mène une existence désenchantée... N'était son machiavélique alter ego du nom de Paso Doble, une femme de cire nue revêtue d'un manteau en poil de chameau reposant dans une chambre du palais, et la découverte d'un manuscrit oublié.
    À la lecture de cet énigmatique ouvrage, Schultz sera projeté dans une aventure frénétique entre Londres et Venise au début du XIXe siècle, pleine de la passion fiévreuse du jeune Jacob Flint pour la volcanique Nina, patronne de La Taverne du doge Loredan et maîtresse d'un gentleman contrebandier exhalant une infâme puanteur et harcelé par deux corbeaux parlants. D'abord intrigué, Schultz est bientôt fasciné par les étranges affinités qu'il se découvre avec Jacob Flint.

  • Ce livre littéralement renversant relate l'histoire d'un empire qui, selon l'histoire conventionnelle, n'a jamais existé. Il rapporte comment, au cours des XVIIIe et XIXe siècles dans le Sud-Ouest du continent nord-américain, les Comanches inventèrent une société nouvelle et prédatrice fondée sur la chasse au bison, l'élevage de chevaux, le commerce, l'esclavage et le pillage. Il démontre l'existence, durant plus de cent-cinquante ans, d'un système politique protéiforme indigène qui, au plus fort de l'expansion coloniale européenne, en inversa radicalement le mouvement : l'Empire comanche.
    Non seulement Pekka Hämäläinen déploie un récit foisonnant qui parvient à restituer leur place d'acteurs de l'histoire aux peuples autochtones - autrefois les « peuples sans histoire » -, mais il invite à repenser l'histoire coloniale grâce à une approche novatrice des dynamiques à l'oeuvre dans les mondes frontaliers.
    En ce sens, L'Empire comanche est plus encore qu'un chapitre inédit de l'histoire universelle.

  • La Légende des Soleils et l' Histoire du Mexique sont tous deux traduits à partir de manuscrits rédigés par les Aztèques au lendemain de la conquête du Mexique. Ils racontent comment les dieux ont mis en ordre l'univers, séparant le ciel et la terre, faisant croître les premières plantes et éclore les fleurs originelles. Autour de Quetzalcoatl, le fameux « Serpent à plumes », ils mènent une lutte acharnée contre la corruption des choses. Nimbés d'une poignante poésie jaillie de l'angoisse face à la force dévorante du temps, ces récits dévoilent une pensée et un imaginaire complexes, nés d'une expérience singulière de la vie.
    Texte fondateur, La Légende des Soleils n'avait encore jamais été traduite en français.

  • En 1808, William Lockerby, jeune aventurier écossais venu dans les îles Fidji pour y collecter du bois de santal, se retrouva abandonné à terre par son navire.
    Demeuré auprès de Fidjiens engagés dans d'inexpiables guerres entre clans concurrents, il raconte dans ses mémoires comment il sut s'extirper de ces conflits - en les tournant à son propre avantage.
    Le récit haut en couleur de Lockerby témoigne du regard effaré que l'on portait alors sur les peuples aux confins des empires coloniaux, aussi bien que du souvenir ambivalent que l'Écossais garda de son expérience en ces terres alors inexplorées. Mais il offre également l'occasion d'une méditation sur les « premiers contacts » et les effets dévastateurs, sociaux comme environnementaux, de la quête effrénée du profit.

  • Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930, se souvient du Géronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet « emmerdeur [...] trouillard comme un coyote ». L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - au delà et malgré la dévastation - d'autres voix, celles du peuple anonyme qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans en Floride puis en Oklahoma avant de pouvoir retrouver ses terres. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à ma fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbre Mémoires de Géronimo (Maspero/La Découverte), écrites par ce dernier.
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  • Suite à la défaite de Salamine, où la flotte des Perses fut anéantie par les Grecs, le Grand Roi Xerxès rentre vaincu dans ses palais. Souvent regardée comme une pièce dans le goût oriental, présentant la vision des vaincus, Les Perses est surtout un tour de force phénoménal, qui associe en un même mouvement les vainqueurs et les vaincus dans les entraves d'un destin partagé. Le discours du poète se fait alors éminemment poli - tique : Eschyle questionne la cité sur les hasards de l'entreprise militaire, l'oblige à en considérer toutes les dimensions, sa légitimité, sa conduite, ses conséquences tragiques afin d'en prendre la juste mesure.
    Cette nouvelle traduction initie la série des « pièces de guerre » d'Eschyle, autant de méditations politiques sur la guerre et ses différents visages.

  • En 1788, la First Fleet de la Royal Navy, onze navires transportant plus de 1000 soldats et condamnés de croit commun, débarquait à Port Jackson, la future Sydney, pour y fonder une colonie pénitentiaire. Le jeune officier Watkin Tench a consigné dans son récit - dont c'est ici la première traduction française - l'instauration de la Loi et l'Ordre britanniques sur cette terre du bout du monde encore inexplorée.
    Animé d'une insatiable curiosité, il raconte les peines et déboires de la colonie, mais aussi les rencontres avec les Aborigènes des alentours du campement, dont il parvient à dresser des portraits d'une stupéfiante fraîcheur. Il se fait ainsi le chroniqueur de l'éclosion d'un monde neuf, pourtant déjà lourd de traumatismes coloniaux dont on peine encore à prendre toute la mesure.

  • Embarqué en 1776 comme simple matelot dans l'expédition pour le Pacifique qui fut fatale au légendaire capitaine Cook, Heinrich Zimmermann nous livre un récit d'exploration écrit au ras du pont. Plongé dans un monde à l'exotisme radical, il décrit les îles luxuriantes, les peuples insolites, les personnages hauts en couleur du monde insulaire, les populations pour lui étranges de Nouvelle-Zélande, de Tahiti ou des Tonga. Et il rapporte en témoin oculaire la mort aussi tragique qu'énigmatique de Cook sur une plage d'Hawaï. Sa parole, toute droite, emmène ainsi le lecteur à ses côtés dans une Mer du Sud encore méconnue, et nous restitue, comme de plein fouet, le sentiment vacillant de l'altérité, le mystère qui se produit au moment des tous premiers regards croisés.

  • Au milieu de la nuit du 14 juillet 1881, à Fort Sumner dans le Territoire du Nouveau-Mexique, William H. Bonney, alias Billy the Kid, était révolvérisé par le shérif du comté de Lincoln, son « ami » Pat Garrett, dans des circonstances troubles. On soupçonna aussitôt le shérif de ne pas avoir été très fair play dans cette affaire.

    Offensé par la rumeur, il décida d'écrire dans les mois qui suivirent La Véritable Histoire de Billy the Kid, avec l'aide d'un ami écrivaillon, « Ash » Upson - alcoolique et bonimenteur notoire -, afin d'établir son honorabilité.

  • Àl'été 1822, au large de Cuba, Aaron Smith était capturé par des pirates alors qu'il s'en retournait de la Jamaïque en Angleterre.
    Le malheureux fut retenu des mois durant parmi eux et participa à leur vie de rapines. Arrêté par les autorités espagnoles, il fut ensuite livré à la justice britannique, qui lui intenta, en 1823, un procès pour actes de piraterie.
    Verdict : acquitté.
    Certains des témoins de ce procès avaient pourtant reconnu en lui tout simplement le chef des pirates qui, le visage barbouillé de poudre à canon et le sabre d'abordage au poing, les avait soulagés de leurs biens au large du récif cubain...
    En 1824, il faisait paraître à Londres Les Atrocités des pirates, un livre caméléon à la fois roman d'aventures et plaidoyer en faveur de son innocence.
    Il n'en fallait pas davantage pour que l'on menât autour de cet équivoque personnage une enquête approfondie, dont les conclusions extraordinaires dévoilent une page sensationnelle de l'histoire universelle de la piraterie.
    Accompagne´ d'une Enquête comprenant la traduction complète du compte rendu de son procès et diverses investigations portant sur le reste de sa vie, son récit est enfin mis en lumière. Jusqu'à établir, pour toujours, l'incroyable vérité sur Aaron Smith.

  • Jeune chirurgien quaker capturé au lendemain d'une bataille perdue dans la guerre civile britannique, Henry Pitman fut envoyé comme prisonnier politique à l'île de la Barbade en 1685.
    Quatre ans plus tard, en 1689, il publiait à Londres le récit de sa captivité et de son évasion vers une île déserte, dans un petit livre chatoyant qui inspira Daniel Defoe pour son Robinson Crusoe.
    Ce roman d'aventures vraies nous plonge ainsi au beau milieu des Caraïbes, parmi les déclassés captifs, insoumis ou naufragés échoués dans les colonies sucrières, tout un monde interlope aux sources de la mythologie exotique de la piraterie.
    Son récit haut en couleur n'avait jamais été traduit en français.

  • En 1832, sous la poussée des colons américains, Black Hawk, chef des Indiens Sauks établis sur le Haut Mississippi dans l'Illinois actuel, se lançait dans une guerre - catastrophique - contre les États- Unis. Les Sauks, massacrés, divisés, furent refoulés vers l'Ouest et Black Hawk emmené en captivité. C'est alors qu'il écrivit sa célèbre Autobiographie.
    Ce récit, les premières mémoires d'un chef indiens, connut un immense succès. Le chef des Sauks y raconte les origines de son peuple, puis décrit sa carrière de chef de guerre, et surtout son combat contre les Américains.
    Il compose alors une fresque dépeignant le cynisme de ses adversaires et l'injustice tragique contre laquelle il a combattu jusqu'au bout. Ce livre est le dernier coup porté par le vieux guerrier à ses ennemis.

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