Éditions Anacharsis

  • Au milieu de la nuit du 14 juillet 1881, à Fort Sumner dans le Territoire du Nouveau-Mexique, William H. Bonney, alias Billy the Kid, était révolvérisé par le shérif du comté de Lincoln, son « ami » Pat Garrett, dans des circonstances troubles. On soupçonna aussitôt le shérif de ne pas avoir été très fair play dans cette affaire.

    Offensé par la rumeur, il décida d'écrire dans les mois qui suivirent La Véritable Histoire de Billy the Kid, avec l'aide d'un ami écrivaillon, « Ash » Upson - alcoolique et bonimenteur notoire -, afin d'établir son honorabilité.

  • Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï. Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann. Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

    Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï.
    Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Qui, de Tristan ou Lancelot, sera proclamé meilleur chevalier du monde ? Dans ce second tome de Tristan, le héros tragique est saisi d'une sauvage folie où l'a plongé le dépit amoureux. Errant, hirsute, par les forêts sombres, il affronte pourtant un géant avant de se voir exilé par le roi Marc. Il s'en ira par les routes en quête d'aventures, jsqu'à rejoindre la Table Ronde. On assiste ici à un pas de deux entre Tristan et Lancelot, qui se danse par réputation interposée et qui vient charpenter ce livre de bout en bout, dans le tourbillon insatiable du cycle arthurien où s'affrontent l'ignominie et la grandeur, dont rigoureusement personne n'est jamais exempt. Risquer son honneur, déchoir et se relever, c'est l'huile essentielle de l'aventure, qui trouve ici son expression première.
    L'auteur du Tristan est anonyme ; le manuscrit ici traduit date de la fin du XVe siècle. Préface de Sophie Divry.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de 10 ans, était enlevée avec son grand frère Dot par une bande d'Indiens Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « mère squaw ». Près de soixante ans plus tard, dans les années 1920, elle décida de mettre en ordre la mémoire de cette expérience fondatrice de son existence. Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, les souvenirs que la vieille dame rapporte de la petite fille qu'elle a été au coeur d'un campement comanche - le travail exténuant, les terreurs enfantines, la faim tenaillante, mais aussi les joies, les jeux et les peines - plongent le lecteur dans l'ordinaire d'un monde révolu qui était en train de disparaître. Il existe des centaines de récits de captivité chez les Indiens ; aucun ne possède la vigueur évocatrice de celui de Bianca Babb. « Mon nom est Madame J. D. Bell, de Denton, au Texas. Avant mon mariage, je m'appelais Bianca Babb, fille de J. S. et Isabel Babb, des pionniers du Texas. À l'époque de ma capture par les Indiens Comanches, j'étais une petite fille âgée de neuf étés, et je vivais avec mes parents dans un ranch situé sur la Dry Creek, à environ vingt kilomètres à l'ouest de Decatur, Wise County, Texas. Mon histoire commence véritablement à la fin des années 1860, aux temps anciens du Territoire indien, quand les bisons parcouraient les prairies de l'Ouest du Texas par milliers et qu'il y avait encore quantité d'antilopes et de daims. »

  • En 1808, William Lockerby, jeune aventurier écossais venu dans les îles Fidji pour y collecter du bois de santal, se retrouva abandonné à terre par son navire. Demeuré auprès de Fidjiens engagés dans d'inexpiables guerres entre clans concurrents, il raconte dans ses mémoires comment il sut s'extirper de ces conflits - en les tournant à son propre avantage.

    Le récit haut en couleur de Lockerby témoigne du regard effaré que l'on portait alors sur les peuples aux confins des empires coloniaux, aussi bien que du souvenir ambivalent que l'Écossais garda de son expérience en ces terres alors inexplorées. Mais il offre également l'occasion d'une méditation sur les « premiers contacts » et les effets dévastateurs, sociaux comme environnementaux, de la quête effrénée du profit.

    William Lockerby (1782-1853) est écossais d'origine. Engagé de force dans la marine américaine, il est second sur un navire de commerce à Boston en 1807. En 1808-1809, il est aux Fidji, d'où il revient en Angleterre pour si'installer à Liverpool, où il devient finalement armateur dans le quartier de Fairfield. Une rue porte encore son nom (Lockerby road).
    Frantz Olivié est éditeur chez Anacharsis.

  • L'Expédition à Botany Bay, publié dans son intégralité pour la première fois en France, est considéré comme un texte fondateur pour l'Australie.
    D'une plume alerte et du style sobre et direct de celui qui se veut « témoin transparent » - à l'image de ses illustres prédécesseurs Cook ou Bougainville - Watkin Tench, jeune capitaine de la Royal Navy britannique, consigne le voyage de la "Première flotte" vers l'autre bout du monde, en 1787.

  • Tirant le Blanc, chevalier breton, parcours le monde pour clamer les mérites de sa dame, la princesse Carmésine. Les jeux de l'amour et de la guerre vont, d'un rebondissement à l'autre, à un rythme effréné, se déployer dans tous les horizons. La prose de

  • À l'aube du 29 mai 1453, après un siège spectaculaire de presque deux mois, les troupes du sultan ottoman Mehmed II entraient dans Constantinople, mettant fin à l'empire millénaire de Byzance. Un monde basculait, et Constantinople devint capitale ottomane.

    L'événement fit à l'époque grande impression et fut par la suite surchargé de significations dans l'histoire universelle : on y voyait notamment, avec la consécration de la puissance ottomane, la fin du Moyen Âge et les débuts de l'époque moderne.

    Ce livre remet en perspective ce moment catalyseur, et de la façon la plus vivante qui soit : par les textes. Pour la première fois en français, il rassemble les sources grecques, ottomanes et occidentales, mises en contexte et éclairées à la lumière des derniers états de la recherche. Elles témoignent ensemble de la bataille, de ses suites immédiates et de sa postérité à plus long terme, jusque dans ses dimensions légendaires.

    À partir des points de vue les plus divers, ces textes de ton, de nature et d'origine très différents dévoilent ainsi toute la complexité de l'événement : une invitation à en repenser le sens.

  • The Buffalo Harvest (La Moisson des buffalos) fut publié en 1958. Frank Mayer y détaille avec minutie le quotidien d'années de tueries et ravive l'univers hallucinant d'une gigantesque boucherie en plein air. La mythologie sentimentale et naturaliste du bison comme symbole romantique d'un monde perdu tombe en lambeaux devant le trivial du réel.

  • L'enfermement systématique des lépreux sur l'îlot de Spinalonga, au large de la Crète, débuta en 1904. Il devait perdurer jusqu'en 1957. Epaminondas Remoundakis y fut interné pendant vingt ans. Soucieux de revendiquer l'existence pleine d'un homme normal, il témoigne ici de la totalité de sa vie et non de son seul destin de proscrit. Il raconte avec un talent virtuose sa jeunesse buissonnière, sa vie d'étudiant à Athènes, son arrestation, son quotidien sur l'île. À travers la mémoire des combats collectifs menés contre l'injustice et l'arbitraire, il nous convie à une traversée de l'histoire de la Grèce et nous renvoie aux grands récits des expériences concentrationnaires. Maurice Born enregistra puis traduisit la parole vive de Remoundakis en 1972. Dans l'essai vigoureux qui suit, il trace un parcours historique de la lèpre et du sort de ses victimes, exposant la façon dont les malades furent le jouet des préjugés religieux ou idéologiques, puis de l'aveuglement des scientifiques. De quoi penser nos réactions face aux épidémies, quelles qu'elles soient.

  • Chants populaires conservés par les proscrits et les aventuriers des confins septentrionaux de l'Empire russe, ces bylines ont été recueillies puis retranscrites par les folkloristes du XIXe siècle. Il s'échappe un puissant souffle narratif de ces chants

  • La Saga de Hrólfr kraki est comme la lueur de l'aube se levant sur la littérature des sagas légendaires islandaises, dites aussi « sagas des temps anciens » ou « sagas mensongères ». Façonnée probablement au VIe siècle, elle puise à pleines mains dans les légendes archaïques du Nord pour donner matière à son propos.

  • Rome, milieu du XIVe siècle. Le pape est à Avignon, la Ville éternelle en proie à la tyrannie des barons. Mais en 1347 Cola di Rienzo, fils d'une lavandière, l'esprit enflammé par l'idée de la grandeur de Rome et de l'Italie, se met à la tête du peuple en armes et s'empare du pouvoir. Enivré par sa puissance, il finira massacré par la foule. À quelque temps de là, un écrivain inconnu prend la plume pour composer en langue romaine une chronique rapportant les faits et gestes de Cola di Rienzo - mais pas seulement. Et ce sera un chef-d'oeuvre de la littérature italienne, tourbillon au parler truculent nous transportant sur les champs de bataille de Crécy, en Espagne ou en Turquie et dans le monde chatoyant de cette Italie du gonfalon à l'humanisme frémissant, théâtre des fureurs des hommes, de leurs prouesses et de leurs misères.

  • Carmine Crocco, né dans une famille de petits paysans du Midi de l'Italie, devint, entre 1861 et 1864, le « général des brigands » du Mezzogiorno. S'opposant aux forces libérales engagées dans l'unité du pays sans jamais abandonner ses activités de brigandage, il sema le feu et la désolation avant de se constituer prisonnier. Condamné à la perpétuité, il écrivit son autobiographie depuis sa cellule de bagne.

    Ces pages, retraçant selon lui la voie du crime, dépeignent un homme issu d'une terre déshéritée, porté par une rage et une ambition gigantesques. Tour à tour matois, sincère, séduisant, cynique ou repoussant, Carmine Crocco se livre à l'édification d'un étrange autoportrait, méditatif ou arrogant, pour planter au bout du compte la figure protéiforme d'un homme de peu en quête de grandiose.
    Que le Risorgimento ait été une oeuvre d'unification ou la conquête du Sud par le Nord, l'Italie vacille encore aujourd'hui au souvenir de ces jours terribles, dont Crocco cristallise toutes les contradictions.

  • En 1878, les Kanak de Nouvelle-Calédonie, écrasés par la machine coloniale française, se révoltent sous le commandement du chef Ataï. La France fait donner la troupe, et c'est ainsi que Michel Millet débarque à Nouméa comme simple artilleur.
    Michel Millet consigne dans ses Carnets de campagne les marches et contremarches à pousser dans la forêt moite un canon qui s'enlise, parle des privations, du sommeil rare, des ennemis invisibles, des colons et des bagnards, de cette Grande Insurrection noyée dans le sang.
    Mais les carnets de Michel Millet ne sont pas un simple document. Tout juste alphabétisé, il entre en littérature par effraction. Ignorant toutes les conventions, orthographiques, syntaxiques ou grammaticales, il se fabrique une écriture sans équivalent, qui parvient, à force de volonté, à une puissance saisissante. Ses phrases, en touches impressionnistes, souvent pleines d'humour, peignent cette armée française en campagne, évoquant comme par inadvertance le Casse-pipe de Céline. Et sous sa plume surgissent les atmosphères de la Grande Terre plongée dans le chaos : villages de cases brûlés, colons massacrés, têtes de Kanak tranchées et portées en trophées...

    La Guerre d'Ataï, telle que la dénomment les Kanak, est encore aujourd'hui dans les mémoires ; la traduction d'un récit contemporain face au texte de Millet dévoile, entre la parole kanak et l'écriture au ras du sol du soldat français, l'abîme d'incompréhension qui sépare les deux mondes. Une déchirure que l'on cherche toujours à exprimer par de justes mots.

  • Hector France n'est pas un écrivain pour lecteurs délicats. Officier en Algérie durant les années 1860, il compose ici à partir de ses souvenirs de jeunesse seize fictions qui forment les mille et un jours du cauchemar colonial.
    Armé d'un style affûté et d'un humour grinçant, loin de se complaire dans des bizarreries exotiques nimbées des vapeurs du kif, il écorche vif l'orientalisme flamboyant : délires de soldats traumatisés, bassesses révulsantes de misérables poussés à la dernière extrémité, ignominies des puissants - le cynisme et l'oppression envahissent la scène jusqu'à basculer parfois dans l'horreur pure.
    La gifle remue aujourd'hui avec d'autant plus d'efficacité que Sous le burnous, paru en 1886, constitue comme une épouvantable préface à l'autre guerre d'Algérie - en réalité la même, sans doute - dont les plaies profondes n'ont pas fini de suppurer.

  • Jeremiah Johnson (ou John Garrisson, en fait peu importe) arriva dans les montagnes Rocheuses au milieu du XIXe siècle pour s'y faire trappeur. Mais l'assassinat de son épouse indienne le conduisit à mener une sanglante vendetta contre la tribu des Crows. Méchant, il mangeait cru le foie de ses ennemis. Ce livre rapporte sa légende. Bourré d'outrances, horrifiant, traversé par un humour sardonique et servi par un style alerte, Jeremiah Johnson le Mangeur de Foie, petit chef-d'oeuvre de la littérature folklorique américaine, adapté au cinéma par Sydney Pollack avec Robert Redford dans le rôle-titre, est aux antipodes du Nature Writing classique : c'est une ode à la sauvagerie brute.

  • On a perdu le Groenland. Colonisé par les vikings d'Éric le Rouge puis rattaché au royaume du Danemark, il disparut pourtant corps et âme des annales du monde occidental. Mais il ne fut pas oublié. À la fin du XVIe siècle, on tenta l'aventure, on partit le chercher. Ce qu'il en coûta, on le découvrira ici. Car Isaac de Lapeyrère, homme de lettres et aventurier de passage à Copenhague au milieu du XVIIe siècle, rencontra dans un cabinet de curiosités les reliefs de ce monde perdu : anciens manuscrits, récits de voyages, ossements de créatures étranges, vêtements de peaux... Il se lança aussitôt dans la rédaction de sa Relation du Groenland. Cette vaste chronique ne se limite pourtant pas à l'histoire des explorations du « Pays vert » et des rencontres - souvent tragiques - avec ses autochtones. C'est aussi un exercice d'étonnement devant les splendeurs et les énigmes de ces contrées aujourd'hui en train de sombrer - peut-être à jamais.

  • En ce début de XIXe se joue dans cette pointe septentrionale de l'Afrique une drôle de pièce. Ici, se mélangent les ultimes soubresauts de l'époque moderne, les derniers avatars des guerres Napoléoniennes et les débuts de ce qui occupera les nations européennes pendant plus d'un siècle, la colonisation de l'Afrique. C'est là que débarque en 1818, venu d'Angleterre, le jeune Henry Francis Fynn.

  • Au mois d'avril 1431, Messer Pietro Querini, de Venise, appareille de Candie, en Crête, à destination des Flandres, avec 68 compagnons et associés. Après avoir traversé la Méditerranée et remonté la façade Atlantique, le navire est emporté par une tempête. L'effroyable histoire des marins vénitiens dans les mers froides commence. En avril 1431, le nef Querina, navire vénitien, quitte la Crète pour les Flandres, avec à son bord soixante-huit hommes. Le voyage devait durer dix mois. Dix-huit mois plus tard, seuls onze rescapés emplis d'effroi reviennent à Venise. De leur épouvantable naufrage aux abords du cercle polaire, nous possédons deux témoignages, à la fois complémentaires et divergents, l'un de Pietro Querini, propriétaire et capitaine du navire, et l'autre des marins Cristoforo Fioravante et Nicolò de Michiel. Tous racontent comment, poussés par des tempêtes incessantes en plein Atlantique, après des semaines de dérive sur une nef en désagrégation qu'il fallut abandonner pour de frêles chaloupes, ils échouèrent finalement, au coeur de l'hiver boréal, sur une île déserte de l'archipel des Lofoten, au nord de la Norvège. Dans ces récits de survivants nous est révélée avec une force rare la peur universelle de l'engloutissement dans les abysses.

  • Ouvrage unique dans la littérature millénaire de l'Empire grec de Byzance, les Conseils et récits du général en retraite Kékauménos, rédigés à la fin du XIe siècle, nous font pénétrer l'intérieur d'un monde insoupçonné. Avec ce recueil de sagesse mêlant une tradition immémoriale et ses propres expériences dans l'armée, au palais ou sur ses terres, agrémenté d'anecdotes imagées puisées aux quatre coins de l'Empire, Kékauménos compose un traité de vie politique pratique. Le résultat est stupéfiant. On y découvre comment la dissimulation, le subterfuge, les alliances précaires, la concurrence généralisée, la méfiance universelle et une conduite finalement pragmatique font contrepoids à l'absolutisme théocratique de l'Empire byzantin. Un monde en tension perpétuelle à la confluence de l'Orient et de l'Occident qu'il faut se donner la peine de méditer.

  • Qui fut véritablement João Bermudes ? Personne ne le sait vraiment. Menacé d'imposture, il amène pourtant, entre les lignes, à la découverte des premiers contacts entre l'Éthiopie et le royaume d'Occident, mais aussi à la lecture des mémoires falsifiées d'un aventurier de la plus belle trempe.

  • Au tout début du XVIe siècle, Nicandre de Corcyre, copiste grec de Venise, se fait admettre dans la suite d'un diplomate envoyé vers Istanbul par Charles Quint. Au retour de l'ambassade, il décide de prolonger son voyage dans les pays occidentaux. Parti d'Italie avec les négociateurs, il remonte jusqu'en Allemagne, rejoint Charles Quint, puis continue seul vers l'Angleterre, où il rencontre une compagnie de mercenaires grecs. Il les accompagne dans leurs guerres en France, puis retourne à Venise.

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