Xavier Crettiez

  • La Culture générale en 20 leçons est un manuel indispensable pour aborder les différents concours de la fonction publique qui, tous, sous une forme ou une autre (composition ou dissertation, questions à réponses courtes, commentaire de texte, discussion ou entretien avec le jury, dossier de synthèse...), nécessitent un solide bagage intellectuel et conceptuel faisant l'objet d'une redéfinition depuis 2008. Au-delà des candidats aux concours, ce manuel de culture politique et sociale devrait aussi séduire quiconque prétend vouloir mieux comprendre son environnement intellectuel et cherche des réponses aux interrogations toujours nombreuses que pose l'actualité internationale, politique, économique ou sociale. Chaque leçon comprend de façon claire et synthétique : . une fiche de 11 pages clairement rédigées et structurées, faisant apparaître, au-delà des faits, une réflexion et une façon de problématiser les questions abordées ; . un «zoom» de trois pages sur une question d'actualité ou un concept difficile mais indispensable ; . deux encadrés proposant une chronologie, des extraits de textes fondamentaux, un effet de loupe sur un point d'histoire ou une biographie ; . une rubrique bibliographique qui permet de prolonger, sur les conseils des auteurs, la réflexion proposée.

  • Alors que les phénomènes de violence paraissent de plus en plus prégnants dans l'actualité quotidienne, cet ouvrage cherche à en comprendre les logiques et à en préciser les limites. Parler de la violence n'a guère de sens tant ce vocable réunit des phénomènes très différents et des manifestations plurielles. L'auteur ambitionne de les passer en revue. Pour autant, il s'agit de mettre à nu les logiques communes d'adhésion à la violence (pourquoi devient-on violent ?), de déroulement des violences (comment s'opère le passage à l'acte ?) et de transformation de ces phénomènes (la violence évolue-t-elle ?). L'Etat, les contestataires sociaux, les individus délinquants, les opposants politiques, tous utilisent une violence qui, soit exprime une colère et une insatisfaction, soit constitue une ressource politique ou même une identité collective. Même ceux qui répugnent à l'utiliser (dans les régimes démocratiques) usent toujours in fine de la menace de la violence pour conforter leur autorité. S'intéresser à la violence, c'est vouloir comprendre la face sombre de l'activité politique, qui n'en est bien souvent que la traduction civilisée.

  • Des révoltes nationalistes en Corse, au Pays basque, en Ulster à l'islamo-nationalisme du Proche-Orient, de l'Afrique des grands lacs aux déchirures ethniques dans les Balkans, des résistances dans le Caucase aux émeutes organisées en Inde, en passant par le nationalisme d'État, voici décryptées les logiques qui président à la violence nationaliste. Quelles sont les ambitions cachées des nationalistes violents ? Quête de pouvoir ou foi en la « grandeur nationale » ? Quels sont les facteurs culturels et politiques qui expliquent leur montée et leur succès ? Pour mieux comprendre les conflits contemporains, une analyse profonde et systématique des raisons, des mécanismes et des manifestations de la violence nationaliste. Xavier Crettiez est professeur de science politique à l'université de Versailles-Saint-Quentin. Il a notamment publié La Question corse, Le Silence des armes et La France rebelle.

  • Les actes violents commis au nom d'une cause ne sont pas quantifiés, contrairement à ceux de la délinquance dont les statistiques se voient diffusées régulièrement. Pourtant, les images des violences politiques s'invitent chaque jour dans nos salons: attentats, dégradations d'équipements publics, séquestrations, etc.Prenant froidement le parti des chiffres, les auteurs ont constitué une base inédite de quelque 6 000 épisodes de violence politique survenus de 1986 à nos jours, en les catégorisant selon la nature de la cause défendue: idéologique, indépendantiste, religieuse, professionnelle ou sociétale.Leur approche à la fois quantitative et narrative, portant sur une trentaine d'années, fait tomber nombre de présupposés du débat politico-médiatique. Sans masquer la tragédie des attaques terroristes ni les manifestations émeutières des années récentes, elle nuance l'idée d'un regain de violence politique en France, où le nombre d'atteintes aux personnes est aujourd'hui très inférieur à celui des atteintes aux biens. Elle confirme un net recul de la violence indépendantiste, mais révèle aussi toute la palette d'expressions d'une colère grandissante contre la démocratie représentative.

  • Violences politiques : théories, formes, dynamiques Nouv.

    Guerres, attentats, radicalisation, mouvements de révolte sociale... l'actualité nationale et internationale est fortement marquée par des manifestations de violences politiques extrêmes dans un contexte de chamboulement de l'ordre mondial et d'incertitudes sur l'avenir. Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvrage propose une grille de lecture complète des violences politiques, en convoquant les apports de la sociologie politique et de celle de l'action collective. Après une présentation des grands modèles théoriques d'explication de la violence (théories fonctionnalistes, marxistes, identitaires, émotionnelles, de la frustration...), il propose une typologie précise des violences extrêmes (terrorisation, conflictualités, etc.) et vient interroger l'activation de la violence en démocratie à des fins d'interpellation politique.

  • Ce manuel d'introduction à la science politique présente l'ensemble des grands sujets qui constituent les fondamentaux de la discipline : Quel est le rôle de l'État et du pouvoir politique ? Quels sont les différents régimes politiques ? Qui sont les principaux acteurs politiques d'une démocratie ? Comment analyser l'action publique ? Comment a évolué l'action collective ?

    Illustrés d'exemples, de portraits d'auteurs, ce nouveau manuel pratique propose en fin de chapitres des QCM, questions de cours ou sujets de dissertation.


  • la biométrie est présentée aujourd'hui comme la solution technologique la plus appropriée pour faire face aux menace inédites auxquelles l'occident est (ou serait) confronté.
    dans ce contexte, ce livre vient rappeler : l'effort constant de l'etat pour mieux identifier les personnes à des fins policières, administratives et politiques. de l'ancien régime à la france contemporaine, en passant par la troisième république et vichy, l'ouvrage retrace le cheminement mouvementé et les enjeux des processus d'identification. il montre que depuis la période absolutiste, l'etat s'est efforcé de fixer sur papier sa propre population des marginaux jusqu'aux citoyens les mieux intégrés.
    les auteurs font également la lumière sur les pratiques d'encartement de certaines catégories d'individus, dans l'urss stalinienne ou la france des trente glorieuses. on retiendra le cas des étrangers, dont la mise à l'écart administrative contribue à délimiter l'espace national tout autant qu'à prévenir de supposés périls. des initiatives régionalistes au refus britannique d'une mise en, carte des citoyens, les résistances ont été constantes.
    ainsi, la défiance envers l'encartement paraît-elle plus que jamais d'actualité, à l'heure oú la traçabilité des personnes sur internet et la biométrie s'imposent comme des exigences sécuritaires.

  • Alors que la thématique de la violence sociale est saisie par les politiques partout en Europe, la question des violences politiques, moins quotidiennes et plus exceptionnelles sur le sol européen, est souvent peu traitée. Certaines violences - singulièrement en France ou en Grande-Bretagne -présentent un visage émeutier à cheval entre l'action délictuelle civile et la contestation politique. C'est cette variété des violences politiques qui est présentée dans ce volume, réunissant des chercheurs en sciences sociales français et étrangers soucieux de rendre accessibles leurs observations empiriques concernant les violences extrémistes de type idéologique, les violences nationalistes, les violences émeutières et les violences d'état.

  • Murs rebelles Depuis plusieurs décennies, la Corse, l'Euskadi et l'Irlande du Nord se caractérisent par de vives tensions séparatistes et communautaires génératrices d'un niveau de violence politique insolite sur le vieux continent. L'analyse des traces iconographiques et graphiques protéiformes colonisant l'espace public dans ces trois régions (graffitis, dessins, pochoirs, signes, slogans, etc.) permet de porter un regard comparatiste renouvelé sur les dynamiques des révoltes périphériques qui s'y manifestent. L'étude des murs rebelles et bavards, supports de messages omniprésents le plus souvent anonymes, brutalement exprimés et ancrés de manière quasi indélébile dans la géographie de ces territoires en lutte, éclaire ainsi le rôle primordial joué par cette mise en scène visuelle de la contestation qui favorise les mobilisations, identifie les enjeux et adversaires, accompagne la radicalisation. En soulignant l'importance que revêtent les images et les inscriptions murales dans les revendications formulées par les marges, cet ouvrage propose d'appréhender les phénomènes autonomistes et régionalistes sous un angle original : il s'intéresse à des objets et des pratiques au travers desquels s'exprime et s'incarne un véritable nationalisme de la quotidienneté, pas toujours en phase avec les discours officiels des entrepreneurs de cause identitaire. Xavier CRETTIEZ est professeur de science politique à l'université de Versailles Saint-Quentinen- Yvelines (CESDIP). Auteur de plusieurs ouvrages sur la violence politique en Corse et au Pays Basque, il travaille depuis peu sur l'iconographie contestataire violente de type nationaliste.

  • Cet ouvrage présente les cadres cognitifs (idéologies, doctrines, visions du monde, valeurs) développés par les acteurs islamistes djihadistes qui opèrent en France au nom d'Al Quaida ou de l'Etat islamique. Alors que beaucoup a été dit sur les trajectoires de ces militants islamistes, sur leurs fêlures ou leurs réseaux, on sait finalement peu de choses des discours qui les animent, des haines qui les habitent et de leur rapport à la France, à la démocratie, à la politique, au monde qui les entoure mais aussi à la violence qu'ils défendent et justifient ou à la religion qu'ils disent adorer. Sans aucune complaisance mais en prenant au sérieux des propos et des références qui légitiment les actes les plus violents, ce livre donne à voir l'état d'esprit d'un islamiste français en 2017.

  • Dans les cursus de droit, comme dans ceux de science politique, l'approche originale de Philippe Braud a bousculé les savoirs acquis et ouvert l'auditoire sur une face longtemps tue de la politique. L'État, les partis, le vote, les phénomènes contestataires, les identités collectives sont toujours abordés bien sûr, mais au prisme de l'étude du symbolique comme levier pour parvenir à une sociologie des émotions cherchant systématiquement à dévoiler les ressorts invisibles, masqués ou ignorés, de l'exercice et de l'appréhension de la chose publique.

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