Tanguy Dohollau

  • Au sommet de la gloire, un auteur de bande dessinée décide de prendre un peu de recul face à l'univers ultra commercial dans lequel il évolue et part s'isoler dans un coin de Bretagne. Au cours d'un cocktail, il remarque une jeune femmme portant des lunettes de soleil, qu'il prend pour une personne snob et condescendante et dont il se moque. C'est un peu plus tard qu'il apprendra qu'en réalité, cette personne est aveugle; elle a subi un accident et a perdu la vue. Ces deux personnages vont s'apprivoiser doucement, se nourrir l'un de l'autre et, faisant suite à leurs échanges, chacun prendra son envol vers une nouvelle vie épanouissante. "Pas à pas" est un récit très enrichissant, aux personnages attachants, permettant de plonger au coeur de la peinture du Maître Chu-Ta (1626 -1705), du cinéma japonais d'Ozu ou du Russe Tarkovski, plus ou moins présents tout au long du récit, cachés au milieu du silence... mais chut... écoutez-les plutôt !

  • Par les grèves

    Tanguy Dohollau

    • Apogee
    • 17 November 2003

    Flaubert écrivait, lors de son périple en Bretagne avec Maxime du Camp, en découvrant la baie de Saint-Brieuc : " Rien ".
    C'est ce rien que je côtoie au quotidien en habitant depuis plus d'une dizaine d'années au bord de cette vaste échancrure qui s'apparente à celle du Mont-Saint-Michel ou à la "Lieue de Grève" de Plestin. Ce recueil est une sorte de journal d'impressions fugitives qui fait suite aux longues observations de ces espaces au fil des saisons. En les arpentant fréquemment (ou non), ce sont des lieux que j'ai interprétés, il n'y a pas un site précis à reconnaître.
    Ils deviennent avec le dessin, imaginaires, ici ou là-bas... Ces endroits sont une offre devenant rare. Ils sont encore préservés de toute mainmise mais souvent ignorés et à l'occasion bafoués avec légèreté. Notre société a peur du vide. Flaubert avait raison de déclarer " rien ", un rien qu'un Chinois ou un Japonais accueillerait certainement avec un sourire de connivence, un vide salutaire dans une société du trop plein.
    Ces croquis, dessins, aquarelles, sont des approches de ces étendues étranges et fascinantes, une incitation à se perdre ou à se retrouver à travers les brumes des méandres en observant la vie de ces trésors échoués que sont la calligraphie des arénicoles, les poings des crépidules, les arbres de sable des filières, les oiseaux plus ou moins drôles, humains compris... et aussi à prendre le temps de les découvrir avec un autre regard accordé aux rythmes des marées.

  • Correspondance dessinée de plusieurs années entre les deux artistes. Leurs échanges abordent des questions intimes, de société, de la guerre et de leur rôle d'artistes dans ce monde.

  • Première femme élue à l'Académie française, Marguerite Yourcenar, qui a consacré sa vie à l'écriture et aux voyages, était aussi une amoureuse de la nature et des sagesses orientales.

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