Sophie Bouillon

  • « Lagos vous rend vivant. Lagos vous tue. Ici, vous aurez tort sur tout. Ici, vous n'aurez plus raison de rien. Lagos crée autant de millionnaires qu'elle envoie de pauvres au tapis. Ici, la Nature abonde autant qu'elle s'autodétruit. Et jamais, vous, humains, malgré vos croyances et vos certitudes, jamais vous n'aurez voulu tant vivre. Au milieu de ce trop-plein, de ce trop de gens, de ce trop de déchets, d'injustices, de fêtes et d'excès. De tout ce que vous aviez tenté d'ignorer jusqu'à présent. » En mars 2020, Sophie Bouillon vit à Lagos, la capitale économique tentaculaire du Nigeria, quand le premier cas de Coronavirus y est déclaré. Journaliste, elle s'extrait de sa nuit pour aller écrire la dépêche qui annoncera au monde que l'Afrique, à son tour, est touchée par ce qu'on appelle alors le « virus des Blancs ». Manuwa Street, c'est le récit incroyablement puissant d'une année qui s'achèvera par le soulèvement d'un peuple. C'est aussi et surtout une déclaration d'amour à une ville qui ne connaît jamais de répit - et, pour nous lecteurs, une invitation urgente à voir le monde autrement.
    Ouvrez Manuwa Street, vous ne pourrez plus le refermer.

  • Il y a Camilla, la gamine des cités qui se marre avec ses copines dans le décor colonial d'un bordel suisse ; Kristina, qui arpente le bois de Boulogne depuis vingt ans et s'amuse à tenter les flics avec son accent brésilien et ses seins gonflés aux hormones ; Laurence, qui a arrêté il y a vingt-neuf ans et qui tient à ce qu'on mentionne son nom de famille, parce que « c'est symbolique ».
    Il y a elles, toutes ces femmes qui vendent leur corps. Il y a les clients. Et puis il y a nous, les autres, à notre place, qui voudrions trouver un responsable, pénaliser quelqu'un, mettre de l'ordre dans le désordre.

    Sophie Bouillon n'a pas enquêté sur la prostitution ; elle est allée voir des prostituées. Puis elle a écrit ce qui est sans doute l'un des textes les plus justes sur le sujet.

    « Quand tu nous regardes là, quand tu nous vois dans ce bordel, quand on fait les connes tout ça, tu penses quoi de nous ? »

  • Le plus grand danger qui guette les touristes en voyage en Afrique du Sud, c'est de passer à côté de Johannesburg. La capitale économique du pays a été trop longtemps négligée par les voyageurs. Mais elle commence à rivaliser avec sa petite soeur Cape Town sur les circuits touristiques. Certes, Cape Town a été mieux servie par Mère Nature, qui lui a offert un physique à couper le souffle. Pourtant Johannesburg a le parfum et l'élan d'une ville au destin farouchement ancré dans la modernité. Les globe-trotteurs ne s'y trompent pas qui de plus en plus s'arrêtent à Joburg pour profiter de l'énergie de la mégapole.
    Les habitantes de Cape Town et de Johannesburg sont à l'image de leurs villes. Les Capetoniennes sont des grandes filles toutes simples, saines, musclées et dorées par le soleil austral. Les Joburgeoises sont intransigeantes et courageuses, excessives et passionnées.
    L'Afrique du Sud est la proue de l'Afrique. C'est aussi un paradoxe. Sophie Bouillon a pris à bras le corps le pays tout entier. Avec appétit, elle a relevé le défi de nous conter deux villes aux personnalités aussi fortes que des lionnes. Un combat qu'elle a mené à mains nues et à plume déliée, pour notre plus grand bonheur.
    L'Afrique du Sud est une aventure, pas une promenade. C'est une destination, par un trajet. On ne va pas trainer à l'autre bout du monde par hasard. Entre cours de yoga à Cape Town et bars branchés à Johannesburg, entre barbecue à Soweto et restaurant de curry du Cape Malay, Sophie nous aide à trouver nos repères, dans un pays fascinant et en pleine mutation.
    Les Sud-Africaines sont multiples et complexes. Ici, la diversité est bien sûr maitre-mot. Nelson Mandela a oeuvré pour la réconciliation et pour l'égalité, à l'abolition de l'apartheid. Une mission qui perdure. Le pays compte onze langues officielles et mille fois plus de nuances de vies. Sophie Bouillon est notre interprète dans ces jungles urbaines. Elle nous prend sous son aile et nous donne les codes pour naviguer sans danger dans ces basse-cours bouillonnantes, depuis les gradins des matchs de cricket et les ateliers des designers locaux, les tables de massage des spas exotiques et des bouisbouis des townships.

  • 12 super positives attitudes : une nouvelle collection pour s'épanouir dans tous les domaines.

    La recherche du bien-être ou du mieux-être est une quête, comme celle du Graal, qui, à force de courir après, pourrait nous empêcher de vivre heureux, simplement. Pour cultiver les instants de plaisir, se connecter à soi et aux autres, et porter son attention sur « les bonnes attitudes pour se faire du bien »... Elle propose 12 recettes essentielles qui font des prodiges... simplement en portant son attention là où il faut. Et oui, il suffit de regarder la vie sous un autre angle, de remarquer d'autres détails, de se concentrer sur l'essentiel, de faire des choix et de connaître ses moteurs pour changer totalement son angle de vue... Car en fait, c'est simple : le bonheur n'est pas dans le pré (d'à côté), il est là, sous la main.
    Tout est une question de point de vue, et surtout d'occasions de se consacrer à ce qui fait du bien. Être heureux, c'est une question d'entraînement ! En voici le mode d'emploi.

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