Sophie Béroud

  • S'écartant volontairement d'une approche historique, Sophie Béroud soulève les grandes questions qui traversent aujourd'hui les organisations syndicales : comment organiser les salariés précaires ? Comment renouveler les générations d'adhérents et de militants ? Comment peser dans des entreprises multinationales, comment s'organiser dans leurs filiales ? Quelles sont les contrepropositions syndicales face aux stratégies de délocalisations et aux suppressions d'emplois ? En détaillant les pratiques syndicales et les programmes des diverses organisations, cet ouvrage permet de comprendre ce qui sépare les différentes conceptions du rôle du syndicalisme dans la société. La prise de distance avec les partis politiques a-t-elle conduit les syndicats à s'ouvrir davantage à des coopérations avec les associations ? Qu'en est-il, par exemple, de leur insertion
    dans des mobilisations plus larges comme l'altermondialisme ? Mouvement social d'un type particulier, en tension permanente entre la représentation institutionnelle des salariés et la mise en forme de la contestation, le syndicalisme français connaît un tournant majeur. Encore capable de mettre des millions de personnes dans la rue, il se trouve cependant dans l'obligation de reconquérir le terrain perdu et de faire la démonstration de son efficacité.

  • L'Union Syndicale Solidaires représente une tentative pour retrouver un syndicalisme de contestation, contre les stratégies de cogestion prônées par le patronat et les gouvernements en place et le choix de la négociation adoptés par d'autres centrales syndicales. Depuis les années 1990, elle a tenté d'insuffler d'autres pratiques syndicales, moins bureaucratiques et plus branchées sur les luttes interprofessionnelles. Mais la spécificité de Solidaires se manifeste aussi dans la trajectoire de ses militants, dont certains ont tenté de reconvertir la dynamique du syndicalisme autogestionnaire dans la défense des salariés fragilisés et précarisés par la dérégulation croissante du marché du travail. Ce livre s'attache aux difficultés rencontrées par une telle rénovation du syndicalisme, mais il trace aussi des pistes de réflexion sur les conditions d'un rapprochement entre causes syndicales et luttes sociales.

  • Ce manuel propose une synthèse inédite des récentes recherches menées en sociologie et en science politique sur le syndicalisme.
    Il apporte des éclairages originaux sur les enjeux et les transformations actuelles de l'action syndicale.
    La perspective adoptée permet de réinscrire le syndicalisme dans une analyse attentive à son mode de fonctionnement et à ses interactions, aux trajectoires de ses adhérents et aux formes plurielles de l'action syndicale.

  • Cet ouvrage vient à son heure, celle qu'autorise le recul du temps, sinon la résolution des problèmes posés au syndicalisme. La période 1975-1995, difficile pour le mouvement syndical français, fut catastrophique pour la CGT. L'histoire de la Confédération ne manque pas d'épisodes douloureux, voire tragiques. Jamais les revers et les reculs ne s'étaient toutefois prolongés aussi longtemps. Fruit de la coopération de spécialistes reconnus et de jeunes chercheurs-historiens, sociologues, politistes - ainsi que de syndicalistes, l'ouvrage interroge la manière dont la CGT a traversé ces deux décennies.
    Au fil des chapitres, la quarantaine d'auteurs réunis offre une exploration inédite de l'organisation et de ses militants, observés du bureau confédéral aux échelons les plus élémentaires et dans les contextes les plus variés.

  • Comment des décennies de néolibéralisme ont-elles transformé le travail, les résistances collectives et l'action syndicale ? Cet ouvrage compare les transformations sociales et politiques au Brésil et en France. Dans quelle mesure les gouvernements du PT au Brésil et du PS en France se sont-ils éloignés du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes que ces pouvoirs ont traduits ? Comment identifier les « classes moyennes » et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme ? Il s'agit de comprendre les difficultés des formations de gauche : l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil. Ce second volume analyse les luttes sociales dans les deux pays et les dynamiques de reconfiguration du syndicalisme.

  • "Comment des décennies de néolibéralisme ont-elles transformé le travail, les résistances collectives et l'action syndicale ? Cet ouvrage compare les transformations sociales et politiques au Brésil et en France. Dans quelle mesure les gouvernements du PT au Brésil et du PS en France se sont-ils éloignés du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes que ces pouvoirs ont traduits ? Comment identifier les « classes moyennes » et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme ? Il s'agit de comprendre les difficultés des formations de gauche : l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil. Ce second volume analyse les luttes sociales dans les deux pays et les dynamiques de reconfiguration du syndicalisme."

  • "Comment des décennies de néolibéralisme ont-elles transformé le travail, les résistances collectives et l'action syndicale ? Cet ouvrage compare les transformations sociales et politiques au Brésil et en France. Dans quelle mesure les gouvernements du PT au Brésil et du PS en France se sont-ils éloignés du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes que ces pouvoirs ont traduits ? Comment identifier les « classes moyennes » et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme ? Il s'agit de comprendre les difficultés des formations de gauche : l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil. Ce premier volume propose une analyse détaillée des politiques néo-libérales des gouvernements socialistes et pétistes."

  • Analyse mois par mois de l'actualité sociale en 2010 : l'évolution des politiques publiques et des pratiques des entreprises, les mouvements sociaux, les acteurs de la contestation, etc.

  • La précarité est désormais, sous bien des formes, le lot commun des salariés. Précarité de l'emploi, souvent inscrite dans le contrat de travail: précarité du travail: mais aussi précarité des droits syndicaux et sociaux. Ces données sont le plus souvent interprétées comme une dégradation des acquis sociaux et des normes salariales conquises au cours du vingtième siècle. Et comment ne pas conclure, en effet, à un affaiblissement généralisé du mouvement syndical et des capacités des salariés à s'organiser et à se défendre? Au delà de cette réalité, le présent ouvrage cherche à éclairer ce qui naît des contradictions du processus de précarisation. Une vingtaine d'études conduites en France et à l'étranger (Etats-Unis. Royaume-Uni, Espagne, Argentine) explorent les formes prises par les résistances collectives et les possibilités nouvelles qui s'ouvrent à elles. L'ouvrage revient aussi sur l'histoire du salariat pour comprendre ce que sa déstabilisation contemporaine présente de spécifique et comment des collectifs de salariés sont parvenus par le passé à maîtriser des formes de précarité au point de conquérir face à leurs employeurs d'importantes marges de liberté. Il interroge surtout les dynamiques actuelles de mobilisation des précaires - notamment dans le commerce, la restauration rapide, la construction navale - et les ressources sur lesquelles elles s'appuient aussi bien que celles qu'elles tendent à renforcer. Il montre que l'acteur syndical n'est pas condamné aux seconds rôles dans une perspective de transformation sociale intégrant la sécurisation du travail et des conditions d'existence.

  • Cet ouvrage interdisciplinaire (science politique, sociologie, anthropologie, sociolinguistique, histoire) analyse de manière croisée les mouvements des Gilets jaunes français et belge sur deux années.
    À travers entretiens, corpus d'images, « portraits » de manifestants, ce livre explore deux tensions principales.
    La première est engendrée par un nouveau type de mobilisations qui se déroulent en dehors des institutions : les Gilets jaunes bousculent les catégories d'analyse classiques, les formes de mobilisation traditionnelles (notamment syndicales) et les consensus existants sur le système politique.
    La seconde tension se situe entre les aspirations et le travail réel de renouvellement démocratique portés par le mouvement et le déploiement d'une répression judiciaire et policière inégalée.
    Cette mobilisation est enfin replacée dans le contexte des politiques d'austérité mises en oeuvre au sein de l'Union européenne et dans celui des luttes sociales contemporaines sur les autres continents, nées de la « dépossession » des travailleurs de leurs conditions de vie et d'existence du fait de politiques publiques favorisant une mondialisation ravageuse.

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