Sabine Saurugger

  • Depuis le début des années 2010. L'Europe doit faire face à une critique publique de plus en plus visible de son « déficit démocratique », à la résurgence du populisme, à des difficultés fondamentales dans la coordination des flux de réfugiés et de leur accueil, à la transformation des démocraties libérales polonaises et hongroises en démocraties illibérales, à la décision du Royaume Uni de quitter l'Union, et peine à répondre économiquement en financièrement à la pandémie du Covid-19.
    Entièrement actualisé pour cette deuxième édition, cet ouvrage met à disposition des lecteurs les idées et concepts clés qui permettent de comprendre la complexité et les crises de l'Europe. Pour débattre de l'intégration (ou de la désintégration) européenne aujourd'hui.

  • Cet ouvrage a pour objectif de déterminer les conditions d'émergence d'un mode communautaire de représentation des intérêts, en sélectionnant les groupes d'intérêt allemand et français des secteurs agricoles et électronucléaires dans le contexte de l'élargissement de l'Union. Les besoins de légitimation et d'expertise des institutions européennes, les enjeux de pouvoir, les mécanismes de contrôle forment des modes spécifiques de représentation des intérêts au niveau européen, tout en laissant une marge de manoeuvre aux particularismes nationaux.

  • L'objectif de ce numéro est de répondre à la question "Pourquoi les approches sociologiques seraient-elles mieux adaptées à la recherche sur l'intégration européenne que les approches rationalistes, institutionnalistes ou constructivistes ?" Comme l'illustrent les contributions, ceci nécessite une confrontation précise des théories non-sociologiques contemporaines.

  • Les politiques publiques dans la crise ; 2008 et ses suites Nouv.

    Comment évoluent les politiques publiques en temps de crise? Traditionnellement, deux visions s'opposent: certaines analyses mettent en avant la continuité, tandis que d'autres insistent sur la brutalité des changements opérés. La réalité est plus nuancée: de grandes variations s'observent selon les secteurs et les échelles, comme le montre cette étude de l'action publique dans les différents pays de l'Union européenne avant, pendant et après la crise économique et financière de 2008.Trois grandes leçons s'en dégagent: tout d'abord, les principaux changements se sont produits aux niveaux supranationaux, signe d'un renforcement des politiques publiques internationales et européennes; ensuite, des dynamiques antérieures portées par des acteurs réformateurs dans des domaines tels que l'emploi et la protection sociale se sont amplifi ées; enfin, les usages politiques de la crise ont joué un rôle clé dans les variations constatées entre continuité et changement. Le cadre comparatif et international que propose cet ouvrage se révèle précieux pour comprendre l'action publique menée durant les crises, jusqu'à celle de la Covid-19.

  • Depuis le traité de maastricht, l'intégration européenne a connu des développements considérables, affectant les systèmes politiques et la vie politique des etats membres, les politiques publiques, les représentations collectives à l'égard de l'europe, le positionnement de celle-ci dans les relations internationales.
    La science politique a suivi cette évolution en se saisissant de " l'europe " dans toutes ses dimensions. les institutions et politiques de l'union européenne, les comportements et stratégies politiques qu'elle suscite ont ainsi fait l'objet de très nombreuses recherches et de controverses scientifiques complexes qui rendaient nécessaire un état des lieux de la mobilisation politologique sur l'intégration européenne.
    C'est l'objet de science politique de l'union européenne. a travers de grandes entrées thématiques, cet ouvrage analyse les travaux consacrés au système politique européen, à ses institutions et à ses acteurs (élites politiques et administratives, partis, groupes de pression, électeurs), à ses politiques internes et externes. mettant ainsi à contribution toutes les disciplines du politique (sociologie politique, politiques publiques, relations internationales, théorie politique), il offre un aperçu de l'évolution des recherches de science politique sur l'europe, présente les controverses scientifiques fécondes qu'elles nourrissent depuis une quinzaine d'années, et permet de saisir comment la science politique française et francophone se positionne au sein des études européennes.
    Rassemblant les meilleurs spécialistes francophones de l'union européenne, cet ouvrage s'adresse à tous ceux - étudiants des seconds et troisièmes cycles, enseignants, chercheurs, chargés d'études - qui souhaitent être mieux " outillés " pour étudier et enseigner l'europe.

  • À la veille d'élections européennes déterminantes pour l'avenir de l'Europe, l'ambition de ce court ouvrage est d'offrir au grand public un diagnostic sur l'état de la démocratie européenne et de proposer des pistes pour sortir l'Union européenne du marasme dans lequel elle semble plongée.

    Alors que plus de 350 millions d'électeurs seront appelés aux urnes, cet ouvrage vient dresser l'état des lieux du rapport dégradé entre l'Union européenne, les citoyens et les politiques menées.
    Pourquoi l'Union européenne ne semble-t-elle pas répondre aux attentes des citoyens ?
    Les élections européennes permettront-elles de changer la donne ?
    Quelles solutions existent pour que les institutions européennes soient plus réactives et au service de l'intérêt général ?
    La notion d'intérêt général a-t-elle un sens dans un espace aussi divers ?

    Centrés sur des questions formulées de manière volontairement polémique, les chapitres constitutifs de cet ouvrage sont rédigés par des spécialistes de plusieurs disciplines de sciences sociales issus de plusieurs grandes universités européennes. Chaque chapitre permet ainsi de disposer d'un état des lieux clair, court et informé de la réflexion sur le sujet, appuyé sur les résultats scientifiques.

    De plus, chaque chapitre esquisse des pistes pour « sauver l'Europe », en présentant des propositions de réforme précises et opérationnelles qu'il serait possible de mettre en oeuvre (plus ou moins) facilement. Avec un seul objectif : permettre à chacune et chacun de mieux saisir les enjeux démocratiques de la construction européenne et décider en connaissance de cause lors du scrutin.

  • Les groupes d'intérêt, tel que Greenpeace, ATTAC ou le MEDEF jouent un rôle croissant à tous les niveaux : national, européen, mondial. Bien au-delà des seules stratégies d'influence sur lesquelles on tend à les replier, ils sont devenus socialement structurants ; leurs oppositions tendent à prendre le pas sur celles, classiques, en employeurs et syndicats, et ils s'imposent de plus en plus comme producteurs de normes.
    L'analyse de leur fonctionnement est de ce fait devenue une clé majeure de compréhension, c'est du moins l'hypothèse des auteurs, du rôle de l'État et des conditions de l'exercice du pouvoir aujourd'hui. L'objectif de cet ouvrage est de raviver l'approche universitaire du sujet comme de fournir au lecteur des outils d'analyse pour structurer sa compréhension du phénomène. Après un rappel des premières interrogations et approches conceptuelles motivées par l'émergence des groupes d'intérêt et de leur interaction avec l'État, les auteurs développent une approche synthétique et multidimensionnelle d'une ampleur inédite.
    Ils s'intéressent aux formes organisationnelles, aux ressources et aux répertoires d'action des groupes d'intérêt ainsi qu'à la problématique de l'action collective, et font le point sur les différentes formes relationnelles qui existent entre les groupes d'intérêt et les États, en montrant les ouvertures et limites de trois idéaux-types : pluralisme, corporatisme et réseaux de politique publique.
    Surtout, ils émancipent leur analyse du seul niveau national, et se placent ainsi pleinement en phase avec l'inscription de ces groupes dans un contexte et des visées de plus en plus fréquemment supranationaux.

  • S'inscrivant dans une conception sociologique, l'objectif des auteurs est de présenter des analyses empiriques sur les modes de représentation dans l'Union européenne afin de s'approcher de la question délicate de la légitimité en son sein par des études de terrain. Il s'agit d'évaluer et de discuter dans quelle mesure le concept de représentations s'avère particulièrement heuristique dans le cadre communautaire pour saisir ses dimensions politiques.

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