Rémy Herrera

  • Depuis deux ans la France est secouée par des mouvements de contestation sociale d´une ampleur inédite. Cet ouvrage retrace l´histoire de cette lutte en France depuis les années 1980 jusqu´à nos jours. S´arrêtant d´abord sur les moments importants tels que les grèves de 1995 ou le référendum de 2005, le propos accorde ensuite une large place à la période macronienne au cours de laquelle le mouvement populaire a pris une dimension inattendue face à des forces néolibérales sûr d´elles-mêmes et de plus en plus autoritaires. Car cette histoire est celle des classes populaires au sens large, au-delà du traditionnel cadre syndical, entrant en résistance contre le capitalisme transnational de ce début du 21e siècle. Au fil des années, malgré leur grande diversité, parfois leurs divergences et un discours médiatique hostile, ces luttes sociales et politiques ont été le signe annonciateur d´un mouvement de contestation beaucoup plus profond dont nous commençons seulement à prendre la mesure.

  • Le "développement" est apparu juste après la Deuxième Guerre mondiale, à une époque où l'Etat était placé au coeur de stratégies volontaristes de transformations structurelles des formations sociales. Le libéralisme des années 80 a tout remis en cause. Une dérégulation agressive a été déployée dans le monde : privatisations, recul de l'Etat producteur, planificateur et social, flexibilité et ouverture à la concurrence mondiale ont remis au goût du jour le développement mais cette fois pour discuter de sa crise.

  • Le capitalisme est en crise.
    Il pourrait même s'agir d'une des plus graves crises de l'histoire moderne. Et pourtant, à suivre l'actualité au jour le jour, l'opinion publique peut avoir le sentiment que cette crise est déjà derrière nous. Or, le pire est sans doute encore à venir, malgré les propos rassurants tenus et les aménagements envisagés. En effet, la réactivation annoncée de l'intervention étatique a notamment pour objet la négation de la nature de biens publics à la fois gratuits et libres de composantes fondamentales du patrimoine commun de l'humanité, comme le savoir, l'éducation ou les infrastructures sociales et des ressources naturelles.
    Ce livre nous propose un voyage dans les "entrailles du monstre ", car c'est la dynamique même du capitalisme qu'il faut examiner et mettre à nu pour engager la grande transformation dont l'humanité et la planète ont besoin. L'appel à la contre-offensive est lancé dans la théorie comme dans la pratique. Les limites des politiques économiques menées par les gauches au pouvoir sont mises en évidence à partir de l'étude de quatre expériences: celles de Barack Obama aux Etats-Unis, de François Mitterrand en France (1981-19861, de Lula au Brésil et de Hugo Chavez au Venezuela.
    C'est évidemment vers l'Amérique latine que les yeux se tournent. Les efforts de transformations sociales et de régionalisation mises au service des peuples font la démonstration qu'il est possible de passer de la défensive à l'offensive et d'ouvrir à nouveau les débats sur les alternatives anticapitalistes et les processus de transition socialiste.

  • Cet ouvrage est consacré au rôle de l'Etat dans la croissance économique. Il veut aider les économistes conscients de la nécessité de sortir de la science(-fiction) néo-classique à identifier les faiblesses de cette dernière, à dénoncer ses liaisons avec le néo-libéralisme et à trouver les voies d'entrée en résistance hétérodoxe afin de contribuer à la transformation du monde actuel.

  • Aujourd'hui, l'Amérique latine tout entière est en mouvement.
    Ses peuples sont debout et marchent avec l'histoire. Dans un contexte mondial encore marqué par une fragilité relative des forces de gauche, les organisations de classe et les mouvements de masse latino-américains ont su trouver ces dernières années les moyens de passer de la défensive à l'offensive, produisant dans plusieurs pays de réelles avancées révolutionnaires. Les revendications se radicalisent, poussant les critiques antimilitaristes et anti-néolibérales jusqu'à des luttes clairement anti-impérialistes et anticapitalistes.
    L'appel au lancement de processus de transition socialiste, dans les conditions difficiles de ce début de xxie siècle, reçoit un écho favorable de plus en plus large. Ce sont ces mobilisations populaires, fort diverses, mais qui partout s'intensifient, que ce livre aide à comprendre.

  • Cet ouvrage vise à renouveler en profondeur notre compréhension du modèle de développement chinois et à nourrir à long terme les réflexions de la communauté internationale des chercheurs et des économistes. Fondé sur des données parfois inédites, il propose d'une part une analyse approfondie de la dynamique de l'économie chinoise en dégageant une méthode qui s'affranchit du carcan de l'orthodoxie néoclassique et de ses satellites parfois trop rapidement qualifiés d'hétérodoxes. Les auteurs mobilisent les instruments de l'approche marxiste, notamment l'étude du taux de profit pour élargir les problématiques de la croissance à celles des cycles et des crises. À cela s'ajoutent des méthodologies statistiques et économétriques rigoureuses, grâce auxquelles les auteurs prouvent que le formalisme mathématique en économie n'est pas un monopole des courants mainstream. Ainsi l'ouvrage porte la contradiction aux théories néoclassiques en se plaçant sur leur propre terrain.

  • Sujet de fascination ou d'inquiétude, la puissance industrielle et commerciale de la Chine est un thème incontournable non seulement pour comprendre le monde contemporain, mais aussi pour anticiper ses prochaines évolutions.
    Animé d'un souci de clarté et dans un esprit didactique, l'ouvrage s'appuie sur des résultats de recherches récents permettant de jeter un regard neuf sur le développement de la Chine au cours des soixante dernières années.
    Contrairement au lieu commun, la réussite économique de la Chine ne date pas des années 1980. Elle est le résultat d'efforts colossaux et de stratégies mises en oeuvre dès la prise de pouvoir par les communistes. Tissu industriel, agriculture, infrastructures, éducation, services publics, autant de défis titanesques auxquels la Chine a dû faire face dans un contexte national et international parfois chaotique.
    Modèle de développement singulier, dont l'issue politique et économique reste incertaine.

  • The current crisis is the expression of the struggle of a dominant `fictitious capital' over real capital to redistribute the global mass of wealth. It is translated into an expansion of assets in financial markets sustained by an inverted pyramid of credits without being backed by a major growth of the real economy, which is increasingly global in scope. The conversion of fictitious capital into real capital is a geopolitical item to understand acquisitions of land in the South to produce agro-fuels, for example. Conversion from fictitious to real capital also happens, the other way round, when military expenditures are financed by more public debt, as is the case for the US today. Financial capital engages in a warlike strategy to establish a global order under its hegemony, without borders and citizens. Employment, social-economic security and political stability will be a worldwide problem. The greatest fear of the capital is that the Eurozone will become a part of the Euro-Asian Continental Bloc. This definitely means a possible military conflict of the US with Russia and China. This crisis is one of the Western `civilization' itself.

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