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  • « En janvier dernier, je publiais À la trace, une cartographie que j'espérais complète des acteurs et des enjeux de la surveillance contemporaine.

    Quelques mois plus tard, la pandémie de Covid-19 offrait un cas d'usage frappant des dispositifs que je m'étais efforcé de décrire. Elle commandait un complément aux réfléxions que je venais de faire paraître. Je ne pense pas que la crise marque une rupture dans le déploiement des technologies de contrôle. Au contraire, elle assoit leur légitimité en accélérant leur banalisation.

    On a vu des officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivoter vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades - un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. L'américain Palantir, fondé après le 11-Septembre grâce au fonds d'investissement de la CIA, a délaissé les agences de renseignement pour démarcher les autorités sanitaires britanniques, françaises ou allemandes (avec des fortunes diverses) ; l'israélien NSO, qui vend toute l'année des logiciels espions à des régimes autoritaires pour surveiller opposants et journalistes, a voulu calculer le score de contagiosité des habitants de l'État hébreu ; en France, le petit Datakalab déploie ses caméras dans les rues de Nice ou le métro parisien, capables non plus de détecter des comportements suspects mais de vérifier le port du masque et le respect de la distanciation ont développé des applications de traçage, de «suivi des contacts», misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d'un futur proche ont fait respecter le confinement.

    Le moment a offert une vue panoramique sur cette montée en régime des dispositifs de surveillance. Chaque phase de la crise s'est accompagnée de ses réponses technologico-politiques et de ses sous-traitants, en accélérant et en révélant des tendances qui lui préexistaient, comme la militarisation de l'espace public ou la mise sous tutelle du domicile. On me demande souvent s'il faut craindre la généralisation d'une surveillance dite de masse; et s'il s'agissait plutôt d'une massification de la surveillance ? » Olivier Tesquet

  • Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.

  • Qui est capable aujourd'hui de donner une définition valable et globale de WikiLeaks ?
    Comment est née cette organisation ? Avec quels moyens ? Qui est vraiment son créateur, Julian Assange ? Comment travaille son équipe ? Peut-on considérer WikiLeaks comme un nouveau modèle journalistique ? Quelles questions pose-t-il aux gouvernements ? Quelle est son influence réelle sur le monde ? Quelles sont ses limites ? Olivier Tesquet, en contact avec les équipes de Julian Assange et qui suit WikiLeaks depuis ses débuts, répond à travers ce petit guide simple et complet à nos interrogations, et nous permet de comprendre l'histoire et le fonctionnement d'une telle organisation, ainsi que les nouvelles questions qu'un tel site pose en terme de démocratie, de journalisme et de législation.

  • Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est-il l'ange de la liberté de la presse que sa pâleur christique laisse deviner ? Ou bien le démon des hackers les plus dangereux de la planète web ? « Pire que la Stasi », comme l'a imprudemment qualifié une journaliste française de la vieille garde ? Ou un espoir pour les peuples en lutte contre l'oppression ? En tout cas, l'irruption de cette organisation parfaitement inconnue jusqu'en 2010 a bouleversé le paysage médiatique mondial. Du jour au lendemain, les plus grands journaux -du New York Times au Der Spiegel, en passant par The Guardian et Le Monde- se sont mis à courtiser ce petit groupe de passionnés d'information qui partagent la culture geek.
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    Pour comprendre ce mouvement qui renverse la hiérarchie de l'information et menace les intérêts de la diplomatie américaine, il fallait revenir au parcours de ces hommes et femmes, à leur idéologie et à leur méthode inédite d'activisme. Pendant des mois, Olivier Tesquet, journaliste d'OWNI.fr, a eu l'occasion de suivre la tribut d'Assange, de Londres à Berlin. De longues heures d'entretien où il a pu cerner les objectifs de WikiLeaks, la personnalité de ses principaux animateurs.

    Une plongée dans la partie la plus créative de l'univers du web qui fait tomber quelques idées reçues. En bien, comme en mal.

  • Avec WikiLeaks, organisation dont il est l'incarnation médiatique, Julian Assange a publié des centaines de milliers de documents dénonçant pêle-mêle la corruption des élites, la surveillance de masse, la fraude fiscale, l'absence de transparence des institutions gouvernementales ou les horreurs des guerres menées par les États-Unis. Il est aussi devenu un ennemi public. Son objectif ? La transparence totale pour les puissants, la vie privée absolue pour les citoyens. Le moyen ? Des masses de documents confidentiels, et une stratégie médiatique offensive, qui ont fait de lui la figure - parfois répulsive - du lanceur d'alerte contemporain. 

  • Les 47 tweets triés sur le volet et décortiqués par Olivier Tesquet, journaliste incontournable des sphères numériques (Télérama, Le Mouv', France Inter) et Christelle Destombes, community manager, nous amènent à considérer ou reconsidérer l'influence de cet outil et de ses 230 millions d'utilisateurs (500 millions de tweets par jour) sur l'écriture de l'Histoire. Une Histoire qui s'écrirait en 140 caractères, pas un de plus...

    Ce livre est le premier véritable ouvrage de référence sur Twitter, son fonctionnement, son influence et ses innombrables communautés.
    Au sommaire :
    Twittographie illustrée 47 arrêts sur tweet, accompagnés de leur contexte, des retombées, d'outils de décryptage (chiffres, infographies, etc.), le tout commenté et analysé.
    Bibliographie etc.

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