Olivier Borraz

  • Nous vivons dans une société du risque. Non que les dangers qui nous entourent soient plus nombreux ou redoutables qu'auparavant, mais tout simplement parce que la notion de risque occupe désormais une place centrale dans les politiques publiques, le management des organisations publiques et privées, et les controverses autour des nouvelles technologies.

    OGM, téléphonie mobile, déchets nucléaires, boues d'épuration urbaines: on ne compte plus les activités qualifiées de risque pour la santé ou l'environnement. Cette qualification met les pouvoirs publics en demeure d'assurer la sécurité des populations, quand bien même l'État constitue lui-même parfois un facteur de risque.

    Comprendre comment une activité se transforme en risque, et comment dès lors elle est gérée par les pouvoirs publics ainsi que par les entreprises, les associations et les collectivités locales. Tel est l'objectif de cet ouvrage qui s'inscrit dans une sociologie de l'État et des mouvements sociaux, mobilise les acquis de la sociologie des sciences, et privilégie une entrée par les territoires.

  • De mars à mai 2020, les Français ont dû rester confinés chez eux. Comment cette mesure aux effets considérables a-t-elle pu être présentée comme la seule solution face à la pandémie de Covid-19?Les auteurs, qui ont mené l'enquête «à chaud» auprès d'acteurs de la crise, formulent quelques hypothèses originales. Plutôt que des défaillances individuelles ou des dysfonctionnements techniques, ils mettent en avant des facteurs organisationnels: mauvaises leçons tirées du passé, faux sentiment de sécurité, confiance aveugle dans les outils de planification.Leur analyse des relations de pouvoir dans la gestion de la crise révèle d'autres phénomènes surprenants, tels que la création de nouvelles instances dans un paysage déjà saturé d'organisations et le niveau inédit de coopération au sein des hôpitaux.

  • Cette nouvelle série aura pour objectif de rendre compte régulièrement des transformations de l'action publique et des analyses nouvelles des politiques publiques.
    Sa première livraison a pour thème la france dans la gouvernance européenne. la première partie est consacrée aux changements d'échelle de l'action publique avec l'analyse de plusieurs secteurs diversement exposés à l'européanisation, à l'internationalisation et à la décentralisation des politiques publiques : environnement, agriculture, défense, immigration, enseignement supérieur, politiques économiques et sociales.
    La deuxième à l'évolution du " modèle français ". celui-ci est-il encore pertinent à l'heure de l'intégration européenne et de la réforme des institutions locales ? voit-on se dessiner un nouveau modèle d'administration publique ? finalement, si le rôle de l'etat évolue, les transformations récentes laissent entières la question de la place des citoyens dans l'action publique, comme celle du contrôle démocratique des politiques publiques.

  • Deuxième livraison de la série Politiques publiques, cet opus a pour objet les effets de l'action publique sur le corps social et politique.

    La première partie, consacrée aux liens entre politiques, comportements et intérêts, fait l'analyse de politiques qui visent explicitement à « changer la société », en agissant notamment sur les comportements des individus : famille, sécurité, santé publique, logement, développement, télécommunications. La deuxième s'intéresse quant à elle aux rapports entre politiques publiques et démocratie, privilégiant des dispositifs, initiatives ou démarches qui entendent permettre l'accès des citoyens à la construction et la mise en oeuvre des politiques publiques.

    Cette série, dont l'objectif est de rendre compte des transformations de l'action publique et des analyses nouvelles qui en sont faites, illustre ainsi avec ces travaux l'avènement de la figure du citoyen autonome, éclairé, actif et consommateur dans l'action publique ; différents chapitres de ce volume discutant cette fiction, et en révélant tant les ressorts que les implications.

    Ont contribué à cet ouvrage : Henri Bergeron, Cécile Blatrix, Vincent Dubois, Laurence Dumoulin, Yankel Fijalkow, Neil Fligstein, Jean-Pierre Lévy, Jacques de Maillard, Claude Martin, Hélène Michel, Olivier Nay, Violaine Roussel, et Philippe Warin.

  • La lutte contre le sida a constitué durant plusieurs années une priorité de l'agenda politique national.
    Comment s'est opérée l'inscription territoriale de cette préoccupation ? Comment les institutions locales se sont-elles mobilisées dans la lutte contre ce " fléau " ? Quelles leçons peut-on tirer des actions menées tant en matière de prise en charge que de prévention par les nombreux intervenants qui ont participé localement à la lutte contre le sida ? L'ouvrage entend répondre à ces questions au travers d'une analyse des actions de lutte contre le sida dans trois départements métropolitains : la Gironde, l'Hérault et le Val d'Oise.
    L'analyse porte tout d'abord sur les contestations dont a fait l'objet la prise en charge hospitalière, qui débouchent sur la constitution d'un milieu associatif critique, l'organisation d'actions de suivi extra-hospitalières et l'ouverture de l'hôpital sur son environnement - sans toutefois remettre en cause la prééminence de l'hôpital dans le système sanitaire français. L'ouvrage s'attache ensuite à montrer que les actions de prévention sont le produit de configurations locales qui confèrent des sens particuliers au risque-VIH et qui débouchent sur des discours alternatifs par rapport aux campagnes nationales de prévention.
    Enfin, il entreprend de cerner le rôle de l'Etat dans la lutte contre le sida, notamment dans sa capacité à mettre en forme l'action publique locale.

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