Ofce

  • Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2021 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes contemporains, et offre une analyse inédite de la crise de la Covid-19.
    Quelles conséquences la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 aura-t-elle sur l'activité française ? Quels secteurs seront durablement impactés par cette crise ? Comment le marché du travail se transformera-t-il ? Doit-on s'attendre à une hausse des défaillances d'entreprises ? Quelles incidences ces défaillances d'entreprises auront-elles sur l'emploi salarié ? Quel impact doit-on attendre du contre-choc pétrolier sur le pouvoir d'achat des ménages et sur les marges des entreprises ?
    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent cet ouvrage.

  • L'OFCE propose un bilan annuel de l'économie européenne. L'édition 2021 se concentre sur les conséquences de la crise de la Covid-19 et de ses mesures prophylactiques. Elle présente un état des lieux conjoncturel d'une zone euro soumise à une grande incertitude quant à la persistance de l'épidémie et aux politiques budgétaires et monétaires mises en oeuvre pour y faire face. Elle dresse ainsi un premier bilan des conséquences de l'épidémie sur les marchés du travail européens, sur les politiques publiques et budgétaires et sur les liens de ces dernières avec l'action de la Banque centrale européenne. Elle expose également les avancées de la gouvernance budgétaire européenne avec l'adoption du nouvel outil de gestion Next Generation EU et s'interroge sur le futur cadre budgétaire commun. L'adaptation du Green Deal aux nouveaux enjeux sanitaires, les avancées timides en faveur d'une politique européenne de santé publique et la question non encore résolue des ressources propres pour financer le budget européen sont tour à tour discutées en lien avec ce nouvel instrument.
    L'ouvrage inclut des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques.

  • Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2020 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes contemporains.
    Quelle stratégie de décarbonation pour l'économie française ? Faut-il mettre en place un bonus-malus pour lutter contre le recours abusif aux contrats courts ? Quels effets faut-il attendre de la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales ? Quel bilan peut-on dresser des mesures socio-fiscales prises au cours de la période d'après crise ? Quels seront les effets sur la croissance et qui seront les gagnants et les perdants du budget 2019, notamment après la loi portant sur les mesures d'urgence économiques et sociales ?
    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent cet ouvrage.

  • Quel est l'impact macroéconomique sur le pouvoir d'achat des ménages des premières mesures prises par le nouveau gouvernement ? Comment expliquer les pertes de compétitivité de l'économie française ? Que devons-nous attendre de la réforme de l'assurance chômage ?

    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent un ouvrage dont les précédentes éditions ont été particulièrement bien accueillies par les lecteurs, les spécialistes et la presse.

  • Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2018 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes.
    Quelles sont les trajectoires possibles de l'économie française au cours du prochain quinquennat ? Quel est l'impact macroéconomique des premières mesures prises par le nouveau gouvernement ?
    Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent un ouvrage dont les précédentes éditions ont été particulièrement bien accueillies par les lecteurs, les spécialistes et la presse.

  • Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2013 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes.
    Quel est l'impact macroéconomique des premières mesures prises par le nouveau gouvernement ? Dans un contexte de crise du système bancaire, comment réussir à poursuivre l'octroi de crédits au secteur privé et quelles peuvent être les réponses publiques (Banque centrale européenne, gouvernement, Parlement européen) dans ce domaine ? Peut-on compléter le pacte budgétaire par un pacte de Croissance ? Comment concilier solidarité européenne et responsabilité nationale ? Des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques complètent un ouvrage dont les précédentes éditions ont été particulièrement bien accueillies par les lecteurs, les spécialistes et la presse.

  • Cet ouvrage dresse un bilan des caractéristiques et des performances de l'industrie manufacturière française. Représentant moins d'un emploi sur sept, l'industrie manufacturière concentre pourtant 75 % des exportations et 80 % de l'effort de recherche national privé. Loin d'être un secteur isolé, l'industrie manufacturière demeure un facteur central de la croissance économique future de la France. Retenant un découpage fondé sur la nomenclature internationale industrielle, cet ouvrage offre de nombreux indicateurs qui sont autant d'éléments d'appréciation des différents aspects de notre spécialisation industrielle et de son évolution.

  • Comme chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2010 est la suite d'une nouvelle série profondément remaniée qui présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes. Des références bibliographiques, de nombreux tableaux et graphiques, ainsi qu'une liste de sites web de bases de données comparant la France à ses principaux partenaires complètent un ouvrage dont les précédentes éditions ont été particulièrement bien accueillies par les lecteurs, les spécialistes et la presse.

  • OFCE N.154 ; varia

    Ofce

    • Ofce
    • 14 February 2018

    DOSSIER : Revenus universels.

    Introduction. Revenus universels.
    Guillaume Allègre.

    Revenu pour toutes et tous : l'introuvable universalité.
    Anne Eydoux.

    Le Revenu d'existence, une réforme triple : impôt, cotisations, prestations.
    Marc de Basquiat.

    Impact du Crédit d'impôt recherche : une revue bibliographique des études sur données françaises.
    Evens Salies.

    L'impact attendu du CICE sur les exportations : une analyse à partir de données d'entreprises.
    Sarah Guillou, Raul Sampognaro, Tania Treibich.

    Le marché français de capacité d'électricité.
    Frédéric Marty, Thomas Reverdy.

  • Partie I. Convergences et divergences dans l'Union européenne.
    Partie II. Quelle politique monétaire européenne face à l'instabilité financière ?
    Partie III. Quelle politique budgétaire en Europe ?
    Partie IV. Fiscalité des entreprises en Europe.
    Partie V. L'Europe du bien-être et du climat.
    Partie VI. Démocratie et Institutions en Europe.

  • Présentation générale.
    Éric Heyer et Xavier Timbeau.
    PRÉVISION.
    Croissance sous tensions.
    Perspectives 2018-2020 pour l'économie mondiale et la zone euro.
    Département analyse et prévision.
    France : heurts supplémentaires sur la reprise.
    Perspectives 2018-2020 pour l'économie française.
    Département analyse et prévision.
    ÉTUDE SPÉCIALE.
    Une analyse de la contribution de la politique monétaire à la croissance économique.
    Christophe Blot et Paul Hubert.
    Débat sur les perspectives économiques.

  • Présentation générale.
    Éric Heyer et Xavier Timbeau.

    Coup de frein sur la croissance.
    Perspectives 2019-2021 pour l'économie mondiale et la zone euro.
    Département analyse et prévision.

    France : croissance épargnée.
    Perspectives 2019-2021 pour l'économie française.
    Département analyse et prévision.

    L'inversion de la courbe des taux est-elle toujours suivie d'un ralentissement économique ?
    Christophe Blot et Éric Heyer.

    Tendances et cycles de productivité par grande branche marchande pour l'économie française.
    Bruno Ducoudré.

    Débat sur les perspectives économiques avec :
    Sébastien Jean et Philippe Waechter.

  • OFCE N.165

    Ofce

    • Ofce
    • 1 January 2020
  • OFCE N.164

    Ofce

    L'euro-isation de l'Europe : trajectoire historique d'une politique « hors les murs » et nouvelle question démocratique.
    Guillaume Sacriste et Antoine Vauchez.
    Plateformes numériques, algorithmes et discrimination.
    Frédéric Marty.
    « Base Montesquieu » : les données du commerce extérieur français de 1836 à 1938.
    Stéphane Becuwe, Bertrand Blancheton et Karine Onfroy.

    DOSSIER: INTERNATIONAL MACROECONOMICS.
    Post-Congress China: New era for the country and for the world.
    Michel Aglietta and Guo Bai.
    Country size, economic performance and volatility.
    Olfa Alouini and Paul Hubert.
    Public debt and the world financial market.
    Xavier Ragot and Ricardo Pinois.

  • OFCE N.160 ; varia

    Ofce

    • Ofce
    • 31 January 2019

    Hypergamie et célibat selon le statut social en France depuis 1969.
    Une convergence entre femmes et hommes ?
    Milan Bouchet-Valat.

    La désinflation manquante.
    Un phénomène américain uniquement ?
    Paul Hubert et Mathilde Le Moigne.

    Asymmetric Responses to Dividend Announcements.
    A Case for Ambiguity.
    Yaovi Sélom Agbetonyo, Emmanuelle Fromont et Jean-Laurent Viviani.

    Les voies de la recherche cliométrique ouvertes par Le Capital au XXIe siècle.
    Antoine Parent.

    Convergence des taux de chômage et persistance des inégalités femmes-hommes.
    L'impact du diplôme et de la présence des jeunes enfants sur l'emploi et le non-emploi.
    Mathilde Guergoat-Larivière et Séverine Lemière.

  • OFCE N.137 ; varia 2014

    Ofce

    Dossier.
    À PROPOS DU CAPITAL AU XXIe SIÈCLE DE THOMAS PIKETTY.

    Présentation.

    Les métamorphoses du capital.
    Réflexions autour du Capital au XXIe siècle.
    Thomas Piketty.

    La critique du Capital au XXIe siècle.
    À la recherche des fondements macroéconomiques des inégalités.
    Guillaume Allègre et Xavier Timbeau.

    Capital, richesse et croissance.
    De la recherche empirique aux éclairages théoriques.
    Jean-Luc Gaffard.

    Le capital-logement ne contribue-t-il vraiment pas aux inégalités ?
    Réponse à O. Bonnet, P.-H. Bono, G. Chapelle et É. Wasmer (2014).
    Guillaume Allègre et Xavier Timbeau.

    Les Français et la justice fiscale.
    Michel Forsé et Maxime Parodi.

    Réforme des retraites 2013.
    La contribution implicite du pouvoir d'achat des retraités.
    Stéphane Hamayon et Florence Legros.

    /> Revisiting the Greenbook's relative forecasting performance.
    Paul Hubert.

    Politique budgétaire et stabilité macroéconomique en Union économique et monétaire.
    Le cas de l'UEMOA.
    Mamadou Diop et Adama Diaw.

  • Europe is experiencing a threefold crisis with economic, institutional as well as political dimensions. The crisis is first economic as European countries have endured the most severe recession since World War Two. This recession exposed the weaknesses of European governance, i.e. of the macroeconomic policies but also of the EU institutions. A crisis of trust results from those events. Indeed, the difficulties to overcome the crisis have caused a drop in European citizens' support towards the EU. In this context, the on-going public debate is monopolized by the two extreme positions of self-satisfaction and Euroscepticism. The former has its roots in the fact that the reforms implemented during the crisis have enabled the euro and the EU to survive. At the opposite, the depth of the crisis has fed Eurosceptic views arguing in favour of restoring national currencies as well as the primacy of domestic norms. The contributions of this volume tend to reject both visions. Our ambition is indeed to feed the public debate by exploring different possibilities of reform for the EU. Given the multidimensional nature of the on-going crisis, a multidisciplinary approach is followed throughout this special issue in order to grasp the political, legal and economic aspects of the debate.

  • La croissance du PIB est à nouveau positive dans la plupart des pays développés ! Faut-il s'en réjouir et crier victoire parce que nous sommes sortis de la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale ? Les sacrifices consentis et les sueurs froides, tout ceci a-t-il finalement payé ? La réponse est négative : la croissance est positive mais insuffisante pour induire une baisse du chômage. Y compris aux États-Unis, où pourtant le chômage a baissé, le taux d'emploi ne se redresse pas. Au-delà de 2015, comme l'indiquent nos prévisions d'avril 2014 réunies dans ce volume, les perspectives ne sont pas meilleures. La situation durablement dégradée sur le marché du travail alimente les pressions déflationnistes et le débat sur le salaire minimum, réveillé en France récemment, s'inscrit dans cette logique. En situation de chômage élevé, le fonctionnement concurrentiel du marché du travail conduit à la réduction du salaire réel, c'est-à-dire du pouvoir d'achat. Pour sortir de la déflation qui s'annonce, tous les regards se tournent vers les banques centrales. Puisqu'elles ont comme mandat la stabilité des prix, elles sont donc obligées de tout mettre en oeuvre pour l'empêcher. Elles ont d'ailleurs montré une grande créativité ces derniers temps en ajoutant à leur arsenal des politiques monétaires non-conventionnelles ... dont on va chercher encore pendant des années à caractériser les modes opératoires et analyser les impacts. Mais les banques centrales risquent de ne pas y arriver : ce qui fait la déflation c'est le chômage. Ce qui a fait le chômage, c'est l'austérité immédiate, quand les multiplicateurs budgétaires sont élevés. Compter sur la politique monétaire seule contre la déflation est insuffisant. Pour vraiment sortir de la déflation, il nous faut réduire rapidement le chômage, en recourant aussi à la politique budgétaire.
    C'est aussi ce que montre Mahito Uchida qui présente une analyse de la mise en oeuvre de « l'Abenomics » au Japon.

  • Ce numéro spécial trouve son origine dans la conférence de consensus sur la fiscalité des ménages et des entreprises organisée par l'OFCE. Il contribue aux débats actuels sur le niveau, la structure et l'évolution de la fiscalité française.
    Après la forte augmentation de la fiscalité entre 2010 et 2013, la France occupe le deuxième rang mondial en termes de taux de prélèvements obligatoires derrière le Danemark. Un tel niveau d'imposition est difficile à maintenir dans une économie ouverte où les possibilités d'exil fiscal sont importantes pour les ménages les plus riches comme pour les grandes entreprises.
    La grande réforme fiscale est souvent évoquée dans le débat public.
    Depuis juin 2012, de nombreuses mesures fiscales ont été prises ou annoncées. Dans quelles directions faut-il faire évoluer dorénavant la fiscalité française ? Faut-il poursuivre la baisse des impôts sur les entreprises ? Comment faire monter en puissance la fiscalité écologique ? Faut-il toujours envisager une grande réforme de la fiscalité des ménages ? Faut-il augmenter la fiscalité des revenus du capital (avec un objectif de redistribution) ou au contraire la réduire (pour encourager l'épargne et l'investissement) ? Sur ces sujets, y-a-t-il un consensus des économistes ?

  • The economic crisis which began in 2008 has hit European countries diversely, causing economic and labour market disequilibria of more or less magnitude. As with past global crises, the current one has gendered implications. While women's employment was preserved relative to men's in the early stage of the Great Recession, austerity plans implemented in several countries to limit public deficits and debts seem to have affected female workers more deeply thereafter. How gendered are labour market changes in recession and austerity and how should crosscountry differences be analysed? This special issue of the Revue de l'OFCE aims to shed light on the differences in the gendered dimensions of past and/or present crises and their related policy impacts on European labour markets. The issue includes several comparative papers that either deal with the effects of the crisis at a European Union level, or focus on events in country groups most hit by the crisis and austerity (the central and eastern European (CEE) countries). To complete the panorama, this issue also includes case-studies of several countries to help understand the great variety of crises and the gender impacts on labour markets of subsequent public policies.

  • Introduction.
    Catherine Mathieu and Henri Sterdyniak.
    Is the «Debt Brake» Behind Germany's Successful Fiscal Consolidation?
    Katja Rietzler and Achim Truger.
    New Output Gap Estimates for the Euro Area and Elsewhere.
    Heikki Oksanen.
    Euro Area Macroeconomics-Where Do We Stand 20 Years Later?
    Catherine Mathieu and Henri Sterdyniak.
    Fiscal Implications of the ECB's Public Sector Purchase Programme.
    Harmen Lehment.
    Bank Stability and the European Deposit Insurance Scheme.
    Ilkka Kiema and Esa Jokivuolle.

  • La reprise en zone euro ne se produit pas. La croissance mondiale reste également à la peine, sous le coup de la faiblesse de la zone euro et en l'absence de moteur vigoureux. L'année 2015 serait marquée par une légère accélération, mais là encore à un rythme de croissance trop faible dans la plupart des pays de la zone euro pour induire une baisse significative du chômage.
    Pourtant, à la suite des interventions de la Banque centrale, de la mise en place d'un mécanisme européen de résolution des crises bancaires, de la modération dans la consolidation budgétaire ou même de la baisse de l'euro par rapport au dollar intervenue au cours de l'année 2014, une sortie de crise des dettes souveraines en zone euro était espérée. La dynamique de l'impact des plans de consolidation budgétaire peut expliquer en partie que ceux-ci jouent encore négativement. Mais le rôle joué par les taux d'intérêts réels anticipés par les agents privés (entreprises et ménages) indique que la dynamique de déflation est centrale. La résolution de la crise des dettes souveraines n'a pas produit la baisse attendue des taux pratiqués aux agents privés.
    Le ralentissement de l'inflation a conduit à une hausse des taux réels (en Espagne et en Italie principalement). Un passage, même temporaire, par la déflation accentuera le poids de la dette publique et appellera de nouvelles consolidations budgétaires. Un « désancrage » des anticipations refermerait sûrement le piège de la déflation.
    Les ajustements en cours sur les salaires et coûts unitaires sont un facteur supplémentaire contribuant à cette spirale déflationniste. Les pays en crise cherchent dans la compétitivité un substitut à une demande intérieure atone. Mais les gains des uns réduisent ceux attendus par les autres et maintiennent la pression à la baisse sur les salaires nominaux ou obligent aux dévaluations fiscales.
    L'ajustement interne de la zone euro passera par les coûts relatifs, mais la sortie de crise suppose une politique monétaire vigoureuse, une fragmentation réduite du financement de la zone euro mais aussi un stimulus de la demande que la baisse de l'euro ne suffira pas à produire.

  • Alors que la zone euro était jusqu'à présent restée à l'écart de la reprise mondiale, la conjonction de facteurs favorables (baisse du prix du pétrole et dépréciation de l'euro) permettra l'enclenchement d'une dynamique de croissance plus soutenue et partagée par l'ensemble des pays de l'Union. Ces facteurs interviennent au moment où la consolidation budgétaire, massive et synchronisée, qui avait poussé la zone euro à nouveau en récession en 2011, s'atténue.
    Les freins à la croissance sont progressivement levés si bien qu'en 2015 et 2016 le PIB devrait progresser de respectivement 1,6 % et de 2 %, ce qui permettra une réduction du chômage de 0,5 point par an. La zone euro serait donc cette fois-ci engagée sur la voie de la reprise. Pourtant, avec un taux de chômage de 10,5 % à la fin 2016, la situation sociale resterait précaire et la menace déflationniste serait encore présente.
    Si les éléments qui soutiennent la croissance de la zone euro ne sont pas de simples hypothèses sur le futur mais résultent bien de facteurs tangibles dont les effets vont se faire sentir progressivement, il n'en demeure pas moins qu'ils sont en partie fragiles. Ainsi, la baisse du prix du baril de pétrole n'est sans doute pas pérenne. La baisse de l'euro semble plus durable ; elle devrait se prolonger au moins jusqu'à la fin de l'assouplissement quantitatif de la BCE annoncée au plus tôt en septembre 2016. L'euro ne devrait cependant pas baisser en-deçà de 0,95 dollar pour un euro. Les délais de transmission des variations de taux de change aux volumes échangés permettront toutefois à la zone euro de profiter en 2016 d'un gain de compétitivité.
    Il faut également souligner qu'un scénario de sortie de la Grèce de la zone euro pourrait aussi mettre un coup d'arrêt à la reprise naissante. Les pare-feux mis en place au niveau européen pour réduire ce risque devraient limiter la contagion, du moins tant que le risque politique n'a pas pris corps. Il serait difficile en effet à la BCE de soutenir un pays dans lequel un parti plaidant explicitement pour la sortie de la zone euro est aux portes du pouvoir. La contagion que l'on croit éteinte pourrait alors se rallumer et rouvrir la crise des dettes souveraines en zone euro.
    Les perspectives économiques ont été réalisées sous la direction d'Éric Heyer et Xavier Timbeau avec les contributions de Céline Antonin, Christophe Blot, Bruno Ducoudré, Amel Falah, Sabine Le Bayon, Pierre Madec, Catherine Mathieu, Hervé Péléraux, Mathieu Plane, Christine Rifflart, Raul Sampognaro et Sébastien Villemot. Laurent Clavel et Ariel Emirian ont participé au débat sur les prévisions inclus dans ce numéro.

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