Monique Dagnaud

  • Ils ont entre 15 et 25 ans et ils ont grandi avec internet. Ils participent massivement aux réseaux sociaux et le web a révolutionné leur façon de regarder le monde et de s'y projeter. Émergence d'une « identité numérique expressive », conversation en continu, productions artistiques amateurs, culture lol, raids de hackers, actions protestataires, attachement à une économie du gratuit : se dessinent ainsi de nouveaux profils psychologiques, une façon inédite de vivre ensemble et de s'organiser, un mode de consommation dont le modèle économique reste à créer. Mais, face à une innovation technologique d'une telle ampleur et aux transformations sociales qu'elle génère, ne peut-on d'ores et déjà parler de rupture anthropologique ?

  • Martin Hirsch a fait de la lutte contre la pauvreté un combat personnel. Militant pendant treize ans au sein du mouvement Emmaüs, il s'inscrit dans la tradition française des hauts fonctionnaires qui, à partir de l'État et en s'appuyant sur les forces politiques au pouvoir, veulent impulser des changements dans la société. C'est le pari lié à son acceptation du poste de haut commissaire aux solidarités actives. II devient, dans cet ouvrage profondément original, le fil rouge d'une observation sur les coulisses de l'État social. Comment sont traitées, dans les sphères de l'État, les questions du travail et de la solidarité ? Comment faire bouger les lignes dans un pays pétrifié dans ses principes et ses clivages idéologiques ? Comment mettre en oeuvre une politique au parfum de gauche par un gouvernement de droite libérale ? Du Grenelle de l'insertion en niai 2008 au vote de la loi sur le revenu de solidarité active en novembre 2008, Monique Dagnaud a suivi Martin Hirsch au quotidien. Son enquête est enrichie d'interviews, de textes polémiques et de statistiques qui éclairent le sens de la politique du fameux RSA. Un télescopage, troublant certes, mais passionnant !

  • Une réflexion sur ce qui fait l'originalité et le succès du modèle Californien. Autre forme d'organisation politique et économique elle propose l'exemple concret d'un nouveau modèle social fondé sur la collaboration. Cette nouvelle sociabilité, loin d'être une utopie, serait l'avenir de notre modèle occidental.

  • Martin Hirsch a fait de la lutte contre la pauvreté un combat personnel. Militant pendant treize ans au sein du mouvement Emmaüs, il s'inscrit dans la tradition française des hauts fonction­naires qui, à partir de l'État et en s'appuyant sur les forces ­politiques au pouvoir, veulent impulser des changements dans la société. C'est le pari lié à son acceptation du poste de haut commissaire aux solidarité actives.
    Il devient, dans cet ouvrage profondément original, le fil rouge d'une observation sur les coulisses de l'État social. Comment sont traitées, dans les sphères de l'État, les questions du travail et de la solidarité ? Comment faire bouger les lignes dans un pays pétrifié dans ses principes et ses clivages idéologiques ? Comment mettre en oeuvre une politique au parfum de gauche par un gouvernement de droite libérale ?
    Du Grenelle de l'insertion en mai 2008 au vote de la loi sur le revenu de solidarité active en novembre 2008, Monique ­Dagnaud a suivi Martin Hirsch au quotidien. Son enquête est enrichie d'interviews, de textes polémiques et de statistiques qui éclairent le sens de la politique du fameux RSA. Un télescopage, troublant certes, mais passionnant !

  • Quinze ans après la fin du monopole publie sur la télévision, après tant de bouleversements technologiques et industriels, comment gère-t-on une activité qui est considérée comme un domaine de souveraineté nationale, mais s'inscrit sans cesse davantage dans l'économie globale ? Sociologue, Monique Dagnaud a été intégrée aux milieux dirigeants des médias.
    De cette observation privilégiée, elle tire aujourd'hui une analyse vivante et fine des mécanismes qui président aux prises de décision, des enjeux politiques et économiques. Elle s'interroge aussi sur certaines questions cruciales aujourd'hui : faut-il réguler la vidéosphère ? Faut-il militer pour la diversité culturelle des programmes ? Y a-t-il un modèle français en matière de régulation des médias, et pour combien de temps encore ?

  • Traditionnellement, la fête était un temps de compensation et de respiration dans une vie de travail et d'activités diverses. Pour une partie croissante de la jeunesse actuelle, elle désigne tout autre chose : un état durable, un mode de vie où se joue moins une compensation qu'un oubli du monde. Les noms qui lui sont associés - la " déjante ", la " défonce " - traduisent par ailleurs une recherche d'expériences extrêmes et de mise en danger de soi. Des conduites à risques qui peuvent avoir des issues dramatiques. Fondé sur une vaste enquête de terrain, ce texte décrit et interprète un phénomène émergeant où résident quelques-uns des symptômes les plus préoccupants du désordre des générations.

  • Vingt millions de fidèles chaque soir, en France. Plus de deux millions de téléspectateurs pour le moindre téléfilm. Plus de trois heures par personne et par jour : la télévision façonne largement notre univers mental. Elle colonise notre temps libre, « télémorphose » nos vies, et nourrit notre imaginaire, véhiculant une « culture de masse » qui nous imprègne tous, même ceux qui s'en défendent et la critiquent.
    Face à cet état de fait, rien de plus surprenant, et de plus limitant pour le débat que notre ignorance de la réalité sociologique et des finalités de ceux qui « fabriquent » cette culture spécifique dans sa variante française.
    Nous sommes ici loin de la puissante et riche industrie américaine du spectacle. Derrière nos quelques grands groupes télévisuels se cache un milieu restreint, fonctionnant dans une logique de réseaux et de connivence, modelé par l'intervention de l'État sous la bannière de l'« exception culturelle »: celui des producteurs de télévision et des petites entreprises qu'ils dirigent.
    Fruit de la première grande enquête jamais réalisée auprès des producteurs de télévision et d'une parfaite connaissance de ce milieu, cet ouvrage soulève le couvercle. Sans parti pris polémique, avec un regard sociologique parfois amusé, mais toujours rigoureux, il nous permet d'appréhender les modalités de l'intervention, sur notre vie démocratique, de ces industries de l'imaginaire qui se rêvent critiques et sont passées championnes dans l'art de renvoyer au public une vision « enchantée » et positive de la collectivité nationale.Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche au CNRS, enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a été membre du CSA de 1991 à 1999.
    La rencontre de l'individu moderne et des industries culturelles. L'audiovisuel : un secteur modeste, mais levier de l'économie moderne. Fabriquer de l'éphémère. Un métier passion. Engagés en soi et pour soi. La création en vue d'un plébiscite. À qui profite l'économie de l'audiovisuel oe L'exception culturelle : une politique artisanale au service du marché intérieur. La morale médiatique. L'espace public : imaginaire rousseauiste et défoulement.

  • Et si la principale fracture au sein de nos sociétés n'opposait pas le 1 % des superriches aux 99 % restants, mais les 20 % des surdiplômés à tous les autres ?

    Environ un jeune sur cinq sort du système scolaire avec un master ou un diplôme de « grande école ». Faire partie de ces 20 % est aujourd'hui la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière : le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, celui des influenceurs culturels.

    S'appuyant sur une enquête de terrain, de nombreux entretiens auprès de jeunes actifs (25-39 ans) insérés dans le monde de l'innovation et un sondage exclusif, Monique Dagnaud et Jean-Laurent Cassely dressent le portrait de ces premiers de la classe et montrent que, loin de former un groupe homogène, ils se partagent entre tentation du pouvoir, confort et contestation du système.

    Alors que les 20 % se détachent du reste de la société, leurs prétentions à proposer un modèle de vie et à fixer un cap politique résisteront-elles à l'entre-soi social qui les caractérise ? Le changement peut-il avoir lieu sans le peuple ?

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