Mathieu Magnaudeix

  • « Vous êtes prêts pour la révolution ? » Alexandria Ocasio-Cortez commence ses meetings par cette phrase : la promesse d'un avenir radicalement différent pour des millions d'Américains laminés par les inégalités insupportables et le néolibéralisme. Plus jeune femme jamais élue au Congrès, l'ancienne serveuse de Manhattan incarne le visage d'une nouvelle gauche décidée, enfin, à remporter des batailles. « Seuls des radicaux, dit-elle, ont changé ce pays. Je représente un mouvement. » Dans l'Amérique du ploutocrate raciste Donald Trump, « AOC » est l'envoyée spéciale en politique d'une nouvelle génération. L'étoile la plus visible d'une constellation de jeunes activistes qui dessinent un avenir dont il est permis de rêver. Grandis dans la guerre et la crise financière, anciens d'Occupy Wall Street ou de Black Lives Matter, réveillés par Bernie Sanders, ils défient le capitalisme, le suprémacisme et la catastrophe climatique.
    Au coeur de l'empire américain, ils ont lancé la bataille des grandes idées. Ils s'organisent au sein de mouvements inclusifs, contestent les discours dominants qui contrôlent nos vies et limitent notre imagination. Optimistes sans être naïfs, ils importent avec créativité les savoirs mili-tants du passé dans les luttes du présent. De la réussite de leurs combats dépendra aussi notre futur. Et si nous écoutions ce qu'ils ont à nous dire ?

  • Le 7 mai 2017, l'ancien ministre de François Hollande est devenu, à 39 ans, le plus jeune président de la Ve République, au terme d'une OPA sur le pouvoir menée avec méthode, sur fond d'effondrement des partis. En coulisses, Emmanuel Macron a construit une machine électorale destinée à conquérir le pouvoir, transformant en cash machine les ramifications multiples d'un réseau accumulé au fil des ans dans le monde des affaires et le Paris mondain.
    Loin du storytelling macronien, la rédaction de Mediapart a enquêté pendant plusieurs mois sur le " monde " de l'ancien banquier d'affaires, ses réseaux, ses donateurs, la façon dont l'ancien élève de Ricoeur a bricolé une pensée ultra-pragmatique collant au moment politique, son zigzag symbolique et opportuniste entre gauche et droite, et la façon dont il s'est hissé au pouvoir. Incarnation du " système " politique, l'énarque jure qu'il saura se démarquer du " vieux monde " dont il est issu.
    À bonne distance de la communication et de la chronique des faits et gestes du président, Mediapart s'est penché sur les hommes et les femmes du nouveau pouvoir, le peuplement des cabinets ministériels, et raconte les coulisses des premiers mois d'une présidence inattendue.

  • Le 7 mai 2017, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée de François Hollande est devenu, à 39 ans, le plus jeune président de la Cinquième République, le fruit d'une véritable OPA sur le pouvoir menée avec méthode, sur fond d'effondrement des partis. En coulisses, Emmanuel Macron a patiemment construit une machine électorale destinée à conquérir le pouvoir, transformant en cash machine les ramifications multiples d'un réseau accumulé au fil des ans dans le monde des affaires et le Tout-Paris. Loin du storytelling macronien, la rédaction de Mediapart a enquêté pendant plusieurs mois sur le « monde » de l'ancien banquier d'affaires, ses réseaux, ses donateurs, la façon dont l'ancien élève de Ricoeur a bricolé une pensée ultra-pragmatique collant au moment politique, son zigzag symbolique et opportuniste entre gauche et droite, la façon dont il s'est hissé au pouvoir.
    Incarnation du « système » politique, l'énarque, ex-inspecteur des finances, jure qu'il saura au pouvoir se démarquer du « vieux monde » dont il est issu. À bonne distance de la communication et de la chronique des faits et gestes du nouveau président, Mediapart s'est penché sur les hommes et les femmes du nouveau pouvoir, le peuplement des cabinets ministériels, et raconte les coulisses des premiers mois d'une présidence inattendue.

  • Le 14 janvier 2011, Ben Ali fuyait la Tunisie, qu'il avait gouverné d'une main de fer pendant vingt-trois ans. Le pays venait de faire sa révolution, premier acte du printemps arabe. Le monde entier salue alors la quête pour la " dignité " du peuple tunisien. La France officielle, elle, reste pétrifiée et défend jusqu'au bout le dictateur.Comment expliquer que jusqu'à la fin, et au plus haut sommet de l'Etat, la France ait affiché son plus total soutien au dictateur ? Telle est la question à laquelle ont voulu répondre Lenaig Bredoux et Mathieu Magnaudeix, qui ont enquêté des deux côtés de la Méditerranée. Et le résultat de leur travail est édifiant : à droite comme à gauche, on ne compte plus les responsables politiques et diplomates qui ont tissé des liens étroits avec la dictature de Carthage, les entreprises françaises qui ont prospéré grâce à leurs liens avec la mafia de Tunis. Quant aux médias et aux intellectuels jusqu'au monde de la culture, ils sont nombreux ceux qui se sont fait les apôtres du régime de Ben Ali. Il faut dire que certains hôtels de luxe de Tunis sont particulièrement accueillants.Corruption et affairisme, réseaux politiques, liens d'amitiés : depuis la révolution, les langues se délient, ceux qui, en Tunisie, vivaient dans la peur acceptent aujourd'hui de parler. Bref, le voile trop longtemps jeté sur les complicités de l'ancienne puissance coloniale se lève peu à peu. Ce livre révèle que la France s'est compromise au-delà de ce qu'on pouvait imaginer. Et qu'elle fait tout aujourd'hui pour continuer à jouer un rôle en coulisses.

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