Marc Lazar

  • Au moment oú mondialisation, antilibéralisme, crise européenne et chômage élevé exhument la lutte des classes, marc lazar en décortique les ressorts, via le communisme.
    Déconsidéré comme expérience historique du pouvoir, dénué de crédibilité comme projet, le communisme jouit d'une étonnante bienveillance d'ordre moral. ses partis sont groupusculaires, mais l'affiche séduit encore. le passé communiste borne l'horizon de notre présent, car il exprime à la fois la passion soviétique, la passion totalitaire, la passion de la nation, la passion du social et la passion du bonheur.
    C'est l'histoire de cette curieuse passion tricolore que brosse, pour la première fois, marc lazar.

  • L'Italie sur le fil du rasoir

    Marc Lazar

    • Perrin
    • 15 January 2009

    L'Italie sidère quand elle élit pour la troisième fois Silvio Berlusconi. L'Italie inquiète quand on voit les ordures s'accumuler dans les rues de Naples, l'économie en panne de croissance, une tendance au repli frileux ou la mainmise sur les médias. Sauf que Milan organisera l'Exposition universelle de 2015, que le pays tente de se réformer, qu'il a su depuis 1945 se colleter avec tous les défis que représentaient une démocratie fragile, une fracture Nord/Sud et une européanisation à marche forcée. Au fond, l'Italie joue avec le feu ; tout est réuni pour que l'incendie prenne et, à chaque fois, il est conjuré à temps. Dans un essai incisif qui combine une approche historique et un jeu d'allers-retours comparatifs, Marc Lazar explore cette Italie à la fois insolite, beaucoup plus compliquée qu'il n'y paraît et capable d'inventer une manière inédite de se moderniser à partir de recettes et d'ingrédients largement immuables.

  • Figée dans l'imaginaire occidental comme étant le berceau de l'art et de la culture, ou réduite à la caricature d'un pays de non-droit soumis aux guerres des « familles », l'Italie, dont l'expansion depuis la Deuxième Guerre mondiale a été spectaculaire, n'en finit pas de surprendre. Or ce pays, perçu pourtant comme le creuset où s'est élaborée la civilisation européenne, est mal connu de ses plus proches voisins. Deux malentendus survenus entre la France et l'Italie en témoignent : les trois victoires électorales de Silvio Berlusconi, qui ont provoqué la stupeur des Français, et la protection que la France accorde aux ex-terroristes italiens, à commencer par Cesare Battisti, qui ne cesse d'indigner les Italiens.
    Cet ouvrage restitue les multiples aspects de la trajectoire de l'Italie depuis 1945 : la difficile formation d'une démocratie qui, après deux décennies de totalitarisme fasciste, a su relever de grands défis ; la lente mise en place de l'unité nationale qui a tenu compte des diversités géographiques ; son action en Europe, en Méditerranée et dans le monde ; ses grandes mutations économiques ; la modernisation de sa société, mais également la persistance de ses traditions et des héritages non résolus, à savoir la question du Mezzorgiorno ou encore les relations entre l'Etat et l'Eglise catholique. Pour parachever ce tableau riche et contrasté, c'est aussi toute la créativité culturelle et l'inventivité artistique de l'Italie qui sont présentées ici, ainsi que la place de la télévision et le rôle des intellectuels.
    Une trentaine de spécialistes de l'Italie, français ou franco-italiens travaillant en France, historiens, historiens de l'art, du cinéma, de la littérature, politistes, sociologues, économistes et géographes, ont ainsi oeuvré à la réalisation de cet ouvrage, complet et indispensable au spécialiste comme au néophyte.

    Autour de Marc Lazar, professeur d'histoire et de sociologie politique à Sciences Po et à la Luiss (Rome), ont participé à cet ouvrage : David Alcaud, Jacques Andréani, Frédéric Attal, Christophe Bouillaud, Bruno Cousin, Philippe Dagen, Fabrice d'Almeida, Paul Dietschy, Catherine Drubigny-Saraceni, Jean-Dominique Durand, Didier Francfort, Mario Fusco, Jean-Yves Frétigné, Alessandro Giacone, Jean A. Gili, Jacques Le Cacheux, Marie-Anne Matard-Bonucci, Pierre Milza, Paola Monperrus-Veroni, Pierre Musso, Marco Oberti, Gilles Pécout, Hervé Rayner, Christophe Roux, Isabelle Sommier, Colette Vallat, Antoine Vauchez, Eric Vial.

  • La dynamique conquérante des populismes, particulièrement en Europe, est le symptôme d'un problème démocratique. Elle reflète ce phénomène considérable de l'antipolitique qui est à la fois le rejet de toute politique et l'aspiration à une autre forme de régime.

    Après l'ère de la démocratie des partis et des parlements au sortir de la guerre, puis au tournant du siècle, la démocratie du public, marquée par le déclin des cultures politiques traditionnelles, le recul des grands partis et le personnalisation du pouvoir, sa présidentialisation et sa médiatisation, nous entrons dans une nouvelle ère, qu'Ilvo Diamenti et Marc Lazar appellent la « peuplecratie ».

    La peuplecratie résulte d'un double processus. D'une part, l'ascension des mouvements et partis populistes ; de l'autre, par effet de contamination, la modification des fondements de nos démocraties. Les populistes sacralisent le peuple souverain dans le même temps où ils s'attaquent aux représentants politiques et se livrent à une critique radicale des formes institutionnelles organisant cette même souveraineté populaire. Le peuple est systématiquement valorisé en tant qu'entité homogène, porteur de vérité et considéré comme fondamentalement bon, par opposition aux élites supposées sans racines nationales. Cet antagonisme, à l'heure de la prise immédiate de parole numérique, donne une nouvelle vigueur et une toute autre dimension à la vieille idée de l'expression directe, voire référendaire, de l'opinion vraie des « vraies gens ». Ainsi, est altérée la signification de la démocratie en tendant à récuser la représentation et les contre-pouvoirs ; ainsi est favorisée la montée en puissance des figures, pour le moins autoritaires, de l'incarnation.
    Cet ouvrage, qui a eu en Italie un formidable écho, réfléchit à partir de la France et de l'Italie à l'émergence sous nos yeux de la peuplecratie.

  • Sidérant, impensable, incompréhensible, un événement-monde comme la pandémie de Covid-19, au moment où il se produit, prend autant de sens différents que d'acteurs chargés de le gérer et d'en parler : responsables politiques, scientifiques, médecins, médias, réseaux sociaux... Dans cette cacophonie interprétative, les sciences sociales sont d'une grande utilité. Dès le déclenchement de ce "fait social total" , la communauté scientifique de Sciences Po s'est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification.
    Il n'est pas seulement nécessaire d'éclairer les aspects éruptifs et disruptifs de telles crises, mais aussi de saisir ce qu'elles révèlent de nos sociétés et ce qu'elles leur font, alors que nous devons apprendre à exister avec le coronavirus, peut-être pour longtemps.
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  • La V e République a 60 ans. Née d'un coup d'État, elle résiste trois ans après à un putsch.
    En 1968, elle semble sur le point de disparaître. Depuis, sa plasticité lui a permis d'absorber révisions, alternances et cohabitations, dissolutions hasardeuses ou encore renouvellements partisans.

    En mêlant les approches d'économistes, d'historiens, de politistes, de juristes, cet ouvrage dresse un portrait renouvelé de cette V e République qui suscite aujourd'hui tant de débats. Il se penche sur tout ce qui a changé, pour permettre que tout change.

  • Les socialistes européens et l'Etat Nouv.

    S'il y a un lieu commun fort répandu en Europe, c'est bien celui qui associe les socialistes à la puissance de l'État. Or, le stéréotype d'une gauche « malade de l'État » résiste mal à une plongée dans l'histoire longue de la relation que les partis socialistes et sociaux-démocrates ouest-européens entretiennent avec l'État. Il s'avère ainsi intéressant de tenter de démêler cet écheveau constitué par les rapports complexes, ambivalents et contradictoires qui, au fil du temps, se sont noués entre les socialistes et l'État en Europe.

  • De Gaulle et les communistes. D'un côté, un militaire d'origine catholique, devenu un chef, un stratège. De l'autre, un parti, une idéologie marxiste, l'internationalisme prolétarien. À partir de 1940 et jusqu'en 1970, ces deux forces vont aimanter le champ magnétique de la vie et de la symbolique politique et culturelle française. De leur affrontement naît une fascinante relation. Une relation caractérisée par un antagonisme fondamental et irréductible entre un homme et une organisation qu'a priori tout, vraiment tout, oppose mais qui, tous deux, voulaient incarner la France, son passé, son présent, son avenir. D'où une relation faite aussi de convergences issues des combats communs durant la nuit de l'Occupation, contre la IVe République, de complicités quant à la politique étrangère de la République gaullienne, de curieuses coïncidences sur la question des institutions, voire des accointances sur les valeurs que l'un et l'autre véhiculent. À l'occasion du centenaire de la naissance de De Gaulle et du soixante-dixième anniversaire du PCF, Stéphane Courtois et Marc Lazar ont voulu explorer la généalogie, le déroulement et la postérité dans la mémoire collective de cette singulière confrontation. Ils ont fait appel à 20 historiens et politistes. En outre, Daniel Cordier, frère d'armes de Jean Moulin, livre des documents inédits sur les rapports qui ont suscité tant de polémiques entre son ancien « patron » et le PCF. Enfin, pour la première fois, l'interprète des entretiens Ceausescu-De Gaulle en 1968, à Bucarest, dévoile la teneur des propos qu'échangèrent les deux hommes.

  • Le communisme - tel qu'il s'est stabilisé depuis 1917 en un système mondial contrôlé par l'Union soviétique - constitue à l'évidence l'un des quelques grands phénomènes qui ont façonné le XXe siècle. Phénomène violemment controversé, le communisme suscite passions et combats qui en obscurcissent la connaissance et l'analyse. Au-delà des polémiques partisanes et idéologiques, nous avons donc tenté une approche, sinon objective, du moins aussi informée que possible de ce phénomène dont le secret est l'une des règles fondamentales de fonctionnement. Le système communiste est si vaste et si complexe, que cet ouvrage ne peut constituer qu'une initiation, même s'il tient compte des recherches les plus récentes menées en France et à l'étranger.

  • This edited volume promotes a comparative and transnational approach to the complex and ambiguous relationship between West European socialism and the contemporary state over the longue durée. It encourages a better understanding of socialism while also casting an original light on the history of the contemporary state in Europe. Socialists have been a prime political force since the late nineteenth century through to the present. Through their strength, their presence at the heart of societies, their dynamism, inventiveness, and influence, they have left their mark on the European physiognomy and helped to forge part of its identity. This is particularly true where the welfare state is concerned, and the role played by the state in constructing, embedding, and extending this social model. Surprisingly, there has been no research aiming to systematically analyse the relationship between socialism and the state. This volume fills a gap in knowledge by rejecting the media simplification and political polemic maintained by opponents of socialism - and sometimes by socialists themselves - which systematically links socialism with "statism". It focuses on numerous case studies involving France, Italy, Spain, Greece, Austria, Germany, Belgium, the United Kingdom and Scandinavia, and highlights the diversity of organisations within European socialism. Ultimately, this book demonstrates that the fate of this political culture depends on the socialist parties themselves but also on any new configurations that states may assume. Conversely, the future of states will also depend partly on the choices made by socialists, if they still exist and still have the means to shape decisions and make their voices heard.

  • En 2017, la France a connu un véritable tsunami politique. La victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle et celle de son mouvement, La République En Marche, constituent deux événements électoraux parmi les plus surprenants de l'histoire de la Ve République, qui fête cette année son soixantième anniversaire. Emmanuel Macron a conquis l'Elysée à seulement 39 ans en pariant sur le dépassement du clivage entre la gauche et la droite et l'épuisement des partis traditionnels, en cherchant à répondre à l'aspiration au changement des Français, en voulant insuffler de l'optimisme dans un pays qui depuis longtemps se morfondait dans le pessimisme et en se présentant de manière très claire comme un Européen convaincu, décidé à relancer et à approfondir la construction européenne. Ce livre entend analyser les raisons, les modalités mais aussi les limites de son succès.

    Il rassemble des chercheurs venus de différentes disciplines, français, italiens et anglais, ce qui permet de jeter des regards croisés sur cette année 2017 si étrange.

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