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  • Phénicien, araméen, hébreu, grec, latin, étrusque, berbère, arabe, turc, espagnol, italien, français?: ces langues du pourtour méditerranéen nous parlent de l'histoire de ce continent liquide. Elles sont d'abord la trace des empires et puissances qui se sont succédé en Méditerranée, mais aussi celle du commerce des hommes, des idées et des denrées, qui ont constitué cet espace en un ensemble homogène.
    Ce livre se fondant sur une approche sociolinguistique et géopolitique, prend donc les langues comme le fil rouge de cette histoire, en tant que témoins des interactions, des conquêtes, des expéditions, des circulations. Que ce soit dans les emprunts, la sémantique, les alphabets ou la toponymie, les traces des échanges au sein de cette mare nostrum sont nombreuses.
    Du voyage d'Ulysse aux migrations d'aujourd'hui, en passant par les croisades et les échelles du Levant, ces langues ont façonné et habité la Méditerranée, laboratoire de l'humanité depuis plus de 3?000 ans.
    Prix Ptolémée 2016.
    Prix Georges Dumézil de l'Académie française 2017.

  • Les langues n'échappent pas à la mondialisation. Certaines sont de plus en plus parlées, d'autres de moins en moins. Selon les lieux, les nécessités, les besoins et les politiques, les individus recherchent celles qui leur sont le plus utile ou le plus profitable : ainsi, le « marché aux langues » n'est pas le même à Dakar, à Hong-Kong, à Barcelone ou à São Paulo. Mais alors, quelles chances peut avoir une langue de subsister sur ce marché, quels risques a-t-elle d'en disparaître ? Cet ouvrage original, nourri d'exemples concrets, jette les bases d'une « politologie linguistique » qui permet de lire la mondialisation à travers son versant linguistique, d'élaborer des hypothèses sur l'évolution de cette situation et d'en explorer les modes possibles de gestion, afin, éventuellement, d'influer sur le sort des langues.

  • Il y a bien des façons d'acquérir des langues. Nos parents nous en transmettent, nous en étudions au cours de notre scolarité et il arrive qu'à l'âge adulte, nous décidions d'en acquérir de nouvelles.
    Il existe pour cela des cours privés, des guides de conversation et surtout des méthodes variées.
    Ce livre est une enquête sur ces « glottotropies », sur l'autoapprentissage et sur les méthodes de langue. Ainsi que sur le choix des langues et des orientations pédagogiques des différents éditeurs de méthodes. S'intéressant plus particulièrement à la méthode Assimil et à son histoire, Louis-Jean Calvet teste sur elle les hypothèses formulées. Il souligne les liens entre la vie éditoriale de ces méthodes et les événements politiques et sociaux majeurs qui ont marqué l'histoire française. En ceci, ces méthodes disent beaucoup de notre histoire individuelle et surtout collective.

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